Ferdinando Galiani - Joseph Pellerin - 1770-8-18

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Ferdinando Galiani, Naples

Ferdinando Galiani - Joseph Pellerin - 1770-8-18
FINA IDUnique ID of the page  5493
InstitutionName of Institution. Paris, Bibliothèque nationale de France
InventoryInventory number. NAF Ms. 1074, f° 15-16
AuthorAuthor of the document. Ferdinando Galiani
RecipientRecipient of the correspondence. Joseph Pellerin
Correspondence dateDate when the correspondence was written: day - month - year . August 18, 1770
PlacePlace of publication of the book, composition of the document or institution. Naples 40° 50' 9.35" N, 14° 14' 55.61" E
Associated personsNames of Persons who are mentioned in the annotation. Abraham Michelet d'Ennery, Dominique Magnan
LiteratureReference to literature. Sarmant 2003, p. 224, note 1461
KeywordNumismatic Keywords  Postage , Roman , Samaritan , Greek , Price , Venice , Market , Levant , Naples , Gordianus , Constantius , State Of Preservation, Forgeries , Duplicates
LanguageLanguage of the correspondence French
External LinkLink to external information, e.g. Wikpedia  https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53084153v/f38.image
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Grand documentOriginal passage from the "Grand document".

-Lettre du 18 août 1770 (de Naples) : « J’ai tardé, Monsieur, à répondre à votre lettre du 14 du mois passé, en attendant le paquet de médailles du bas empire que vous me mandez avoir donné à Mr de la Meinière pour me le faire parvenir sans frais. Comme rien ne m’est arrivé jusqu’à cette heure, je ne veux pas tarder à vous remercier de la peine que vous vous êtes donnée ppur moi. L’écriture de votre lettre, aussi bien que la recherche de ces médailles que vous venez de faire me font espérer que vos yeux iront encore longtemps, et je m’en réjouis du fond de mon cœur. La numismatique perdrait plus à l’affaiblissement de votre vue qu’à celle d’aucun autre, et surtout à celle de Mr d’Ennery qui est en fait de médailles grecques et samaritaines du nombre de ceux qui oculor habent et non videbunt. Ne vous étonnez pas de l’acquisition considérable qu’il a faite en Italie. D’abord il avait pour précurseur Mr Giraldi, et le père Magnan, et peut-être d’autres aussi ; en second lieu il a en général payé fort cher tout ce qu’il a acquis ; troisièmement il a beaucoup acheté à Venise, et donc la Lombardie, pays dans lequels à cause de la proximité et du commerce du Levant on trouve beaucoup plus de médailles qu’ici ou à Rome, et le goût en est passé. Au reste je crois quil faut rabattre quelque chose de ses triomphes, et je suis persuadé, que parmi les médailles qu’il vient d’acquérir on en trouverait le trois quart que vous avez déjà. Pour ce qui regarde Naples, je vous ai mandé le peu qu’il en a emporté, et je crois qu’il ne me démentira pas. Je continue à vous marquer ce qui vient à ma connaissance. Il y a actuellement en vente deux belles médailles. Une allocution à plusieurs figures de Gordien Pie grand bronze, fort belle, et riche en métal. On en demande 80 livres. Un médaillon de Constance en bronze avec l’enlèvement des Sabines dans le revers. Je n’ai pas vu de mes yeux cette médaille, mais on me la dit incontestable pour l’antiquité, et fort bien conservée. On en demande trois louis. Voilà tout ce que sais de nouveau en fait de numismatique. Pour moi je n’ai rien acquis depuis plusieurs mois, et je ne me flatte pas de rien trouver ici. Le peu de médailles qui existent encore à Rome sont à des prix fous pendant qu’on n’en veut rien donner des belles doubles que j’aurais à vendre ou à troquer. Pour les nouvelles du grand monde, vous saurez que les Russes ont réussi à brûler et détruire totalement la flotte turque : ils sont à présent à Ténédos occupés à bloquer les Dardanelles. Si leur armée de terre eût autant de bonheur, on pourrait voir arriver des très grands événements mais si Romanoff a été battu, et renvoyé au-delà du Niester, comme on le dit, la flotte seule ne fera rien qui vaille la dépense énorme, et incroyable qu’elle a coûtée à la Russie. Conservez-moi votre précieuse amitié. Je promène souvent dans mon imagination les soirées agréables que j’ai passées à votre cheminée. Je vous prie de mes respects à Mr de La Porte, et aux autres personnes de notre connaissance. Donnez-moi des occasions de vous procurer les sentiments du plus parfait attachement que je vous ai vouées, et croyez-moi toujours votre très humble et très obéissant serviteur. Galiani » (Paris, BnF, Ms. N. acq. fr. 1074, Correspondance numismatique de Joseph Pellerin, f° 15-16 ; Sarmant 2003, p. 224, note 146).

References

  1. ^  Sarmant, Thierry. La République Des Médailles. Numismates et Collections Numismatiques à Paris Du Grand Siècle Au Siècle Des Lumières. Vol. 72. Les Dix-Huitièmes Siècles. Paris, 2003.