Guillaume Beauvais - Claude Picard Duvau - 1733-3-8

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Guillaume Beauvais, Orléans

Guillaume Beauvais - Claude Picard Duvau - 1733-3-8
FINA IDUnique ID of the page  1571
InstitutionName of Institution. Paris, Bibliothèque nationale de France
InventoryInventory number. Ms. Fonds français 15186, f° 262r et v
AuthorAuthor of the document. Guillaume Beauvais
RecipientRecipient of the correspondence. Claude Picard Duvau
Correspondence dateDate when the correspondence was written: day - month - year . March 8, 1733
PlacePlace of publication of the book, composition of the document or institution. Orléans 47° 54' 9.83" N, 1° 54' 31.00" E
Associated personsNames of Persons who are mentioned in the annotation. Charles d'Orléans de Rothelin
LiteratureReference to literature.
KeywordNumismatic Keywords  Roman , Justinianus , Legend , Septimius Severus , Julia Domna , Price , Goldsmiths , Jews
LanguageLanguage of the correspondence French
External LinkLink to external information, e.g. Wikpedia 
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Grand documentOriginal passage from the "Grand document".

Lettre du 8 mars 1733 (d’Orléans) : « J’aurai eu, Monsieur, l’honneur de répondre plutôt à votre dernière lettre du 23 février dernier si je n’avais eu quelques raisons pressantes pour cela. Je suis charmé que vous ayez gardé la médaille d’or que je vous avais annoncée comme appartenant à Justinien ; quelque chose qu’on en puisse dire, sa légende se va toujours regarder par les curieux comme une de ces singularités extraordinaire qui rendent les médailles précieuses aux connaisseurs. Monsieur l’abbé de Rothelin dont j’ai l’honneur d’être élève m’a si fort imprimé ces idées-là dans les ( ?) qu’il n’y a peut-être personne qui fasse plus d’attention que je le fais à une médaille la première fois qu’elle me passe par les mains. J’en ai assez découvert de ce nombre depuis que j’ai pris quelque goût pour les médailles et le cabinet de Monsieur de Rotelin s’en est ressenti. Heureux si je me crois quelquefois moins piqué de connaissance et si j’avais eu la fermeté de ne rien sacrifier en bronze, mais il m’est échappé des mains des raretés que je sens bien que je ne retrouverai jamais. Il m’est tombé par hasard depuis quelque temps un Sept. Sévère grand bronze avec le revers consecratio. (P ?) animam muliebrisinn coelum ferens. Voilà de l’extraordinaire, c’est sans contredit la consécration de Faustine la Jeune. Je ferai peut-être connaître cette médaille au public, et j’y oindrai aussi une Julia Domna que j’ai découverte à (Evreux ?) au revers Primi decennales cos. ii. pp. J’en reviens, Monsieur, à la médaille d’or que je n’ai payée que 9tt au Sieur Leo orfèvre ; ainsi je vous suis débiteur de 3tt que / je vous enverais bien si ce n’était pas une trop petite ( ?) pour tirer une lettre de change. Cette somme se trouvera avec autre chose et je prends, Monsieur, la liberté de compter sur vos bontés et que vous voudrez bien m’annoncer les médailles de bronze qu’on vous fera voire et qui vaudront la peine d’être acquises. Je vous prie, Monsieur, me rendre ce service et de mon côté je ne négligerai rien pour vous découvrir ( ?) nouveau. Il y a un curieux ou deux à Tours qui ont sûrement des médailles d’or. Je verrai si je n’aurai pas occasion d’aller cette année dans cette ville. Comme j’ai quelquefois été et eu ce cas. Je verrai de quoi il s’agira et je me suis déjà informé de ce fait dont on ne m’a pas vendu de bonnes raisons parce que je n’ai eu affaire qu’à des ignorants, mais sûrement je ne négligerai point l’avis qu’on m’en a donné. Adieu, Monsieur, je vous souhaite une santé parfaite et vous prie de me croire avec un profond respect votre très humble et très obéissant serviteur. Beauvais l’Aîné. A Orléans ce 8 mars 1733(Paris BnF, Manuscrits, Français 15186, f° 262r et v).