Revest - Claude Picard Duvau - 1731-9-9

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Revest, Marseille

Revest - Claude Picard Duvau - 1731-9-9
FINA IDUnique ID of the page  12439
InstitutionName of Institution. Paris, Bibliothèque nationale de France
InventoryInventory number. Ms. Fonds français 15185, f° 218 et 219r
AuthorAuthor of the document. Revest
RecipientRecipient of the correspondence. Claude Picard Duvau
Correspondence dateDate when the correspondence was written: day - month - year . September 9, 1731
PlacePlace of publication of the book, composition of the document or institution. Marseille 43° 17' 46.21" N, 5° 22' 11.82" E
Associated personsNames of Persons who are mentioned in the annotation. Félix Cary
LiteratureReference to literature.
KeywordNumismatic Keywords  Philistis , Greek , Sicily , State Of Preservation, Roman Imperial , Exchange , Coin Price , Roman Republican , Toulon , Marseille , Maximus , Antony , Commodus , Aelius , Crispina , Nero , Hadrian , Claudius , Didia Clara , Albinus , Plotina , Brutus , Galba , Connoisseurship , Plautilla , Sabina , Philip The Arab, Gordianus , Diadumenianus , Julia Titi
LanguageLanguage of the correspondence French
External LinkLink to external information, e.g. Wikpedia  https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9065154d/f223.item
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Grand documentOriginal passage from the "Grand document".

-Lettre du 9 septembre 1731 (de Marseille) : « Monsieur, Vous trouverez ci-joint le médaillon de Philistis qui me paraît bien conditionné. J’ai enfin déterminé Mr l’officier de galère à vous le donner pour les onze médailles consulaires qu’il a vues ici chez Mr Carri (Cary) et que vous aurez la bonté de m’adresser le plus tôt que vous pourrez parce qu’il doit partir le 22 de ce mois pour un voyage qu’il va faire loin d’ici de trois ou quatre mois. Si l’échange des deux quinaires d’or que vous avez vus pour les dix médailles d’argent n’est pas proportionné, je suis tout disposé à vous satisfaire, mais ou je me trompe, ou vous en êtes content. J’attends la réponse au sujet du Néron d’or que je vous ai proposé, il est à Toulon et suivant que vous l’ordonnerez je l’enverrai prendre. Je compte que vous auriez la bonté de m’envoyez le Maxime que vous m’annoncez à 24 livres, la (Questia) severa dont on veut aussi 24 livres et l’Albin et le Marc Antoine Rv d’Auguste que vous me faites la bonté de m’offrir à 3 livres chacun. Je n’ai point encore de Commode, de Crispine, d’Aelius, de Claudius. Ce sont là des méd. qui ne sont pas fort rares ; si vous pouviez me les procurer à un prix raisonnable / vous me feriez bien plaisir ; pour les plus rares, il faut attendre l’occasion de les avoir au moins à leur juste valeur, car qui peut donner ce qu’on demande de la Plotine, du Brutus et de la Didia Clara dont vous me parlez. Je crois qu’il n’y a guère que des seigneurs tels que vous qui puissent acheter si cher. Le médaillon d’Hadrien au rv de Jupiter qui est joint au Galba d’or et aux autres est commun comme vous savez mais celui qui le possède ayant entendu dire que les médailles à deux têtes sont bonnes, s’imagine que celle-ci est bien précieuse et rien ne peut le détromper à cet égard à moins que le temps ne le fasse ; il ne veut rien rabattre des deux cent quarante livres qu’il demande de ses médailles ; il est très ( ?) à faire à des gens qui ne sont pas au fait de l’antique et que ( ?) prévenir. Je ne perdrai point cependant de vue cette partie des médailles. Il faut bien au reste qu’on suive ici la maxime qu’on suit chez vous de ne donner des médailles d’or communes que quelque chose au plus de leur poids. Comme elles sont rares dès que quelqu’un en possède et qu’on les veut avoir, on les paye au double de leur valeur intrinsèque comme il m’est arrivé à moi-même mais à l’avenir, je me conformerai à l’usage de Paris, que je trouve fort équitable. Je vous donnerai de bonne foi les médailles d’or sur le même poids que je les / aurai achetées en vous ( ?) avant de vous les envoyer. J’en cherche dans tous les coins d’entre( ?) et tout sera pour vous. Tâchez, je vous prie, de m’avoir des Plautilles et des Sabines. Je n’en ai qu’une de chacune fort mal conservée, mais ne prenez jamais pour moi des Philippes et des Gordiens, à moins que les revers n’en fussent rares, ou que vous n’eussiez les communes pour dix sols la pièce et qu’ils fussent de la dernière conservation et beauté. Je serai bien aise d’apprendre que vous ayez fait quelque bon marché avec le chanoine de St Paul ou quelqu’échange avantageux avec l’Anglais. Faites-moi la grâce de me dire combien vous estimez ma Matidie d’argent que vous m’aviez offert autrefois afin que s’il me venait quelque chose de bien rare je ne le laisse pas échapper au cas que vous soyez toujours dans le dessein de la troquer. On m’offre ici une Julia Titi d’argent pour un Louis d’or avec un Diaduménien d’argent, ce qui revient à deux Louis d’or. Si je faisais ce troc j’aurais espoir d’avoir un autre Diaduménien pour remplacer celui que je donnerais et qui est unique dans ma suite ; voici bien des demandes que je vous fais, n’en serez vous point fatigué. Je me flatte que vous voudrez bien y répondre. J’ai cependant l’honneur d’être avec bien de la sincérité, Monsieur, votre très humble et obéissant serviteur. Fr. G. Revest assistant provincial des Minimes. A Marseille le 9 septembre 1731 » (Paris, BnF, Manuscrits, français 15185, f° 218 et 219r).