Andreas Morell - Gottfried Wilhelm Leibniz - 1701-8-9

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Andreas Morell - Gottfried Wilhelm Leibniz - 1701-8-9
FINA IDUnique ID of the page  8555
InstitutionName of Institution.
InventoryInventory number. LBr. 661 bl. 74-75 4°. 1 Bog. 4° 2 ½ S.
AuthorAuthor of the document. Andreas Morell
RecipientRecipient of the correspondence. Gottfried Wilhelm Leibniz
Correspondence dateDate when the correspondence was written: day - month - year . August 9, 1701
PlacePlace of publication of the book, composition of the document or institution. Arnstadt 50° 50' 5.68" N, 10° 56' 46.14" E
Associated personsNames of Persons who are mentioned in the annotation. Jakob Perizonius, Ezechiel Spanheim, Eberhard von Danckelmann, Friedrich I of Prussia, Christian Schlegel, Lorenz Beger
LiteratureReference to literature. Leibniz 17011, Morell 17012, Babin - Van den Heuvel - Widmaier 2006, lettre 218, p. 334-3373
KeywordNumismatic Keywords  book, roman republican, berlin, unpublished book, collection numbers, engraved plates, roman, gratianus, constantinople, letters, mint, health, plate engraver
LanguageLanguage of the correspondence French
LinkLink to external information, e.g. Wikpedia https://books.google.be/books?id=QQboBQAAQBAJ&pg=PA498&lpg=PA498&dq=sarbouse+sainte-genevi%C3%A8ve&source=bl&ots=9a5UpnACqA&sig=ACfU3U3JQFzgWZxLLSDDEZUMay7iaPbwEQ&hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwj2zY7a0LHpAhVJ-aQKHUsYA9oQ6AEwBXoECAkQAQ#v=onepage&q=sarbouse%20sainte-genevi%C3%A8ve&f=false
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Grand documentOriginal passage from the "Grand document".

-Lettre du 9 août 1701 (d’Arnstadt) : « J’ai reçu l’agréable vôtre et vous remercie très humblement de la peine que vous avez bien voulu prendre touchant mon épître des médailles consulaires, et vous assure que j’observerai régulièrement ce que vous écrivez, et trouvez à propos que je fasse, corrige, et change, et cela fort exactement, non tant par complaisance envers un ami, pour lequel on a de la considération, mais plutôt par une conviction de ne pouvoir faire mieux. Je dicte cela non pas comme une civilité, mais avec le sentiment cordial de gratitude, et respect, dont je vous supplie d’être persuadé, et vous en ai une entière obligation. J’ai changé partout cette épître en sortre que vous ne la reconnaîtrez presque plus, ayant trouvé encore de très belles remarques, et corrections. J’ai aussi reçu une très obligeante lettre de Monsieur Perizonius de Leide touchant ce qui le regarde. Par cette lettre il se défend comme il peut, mais très bien, doctement et avec une grande honnêteté, ainsi j’ai inséré de la même façon toutes ses raisons avec approbation, où je trouve qu’il a raison, et où je trouve encore difficulté, je la mets aussi d’une manière que le lecteur pourra bien connaître que nous n’avons point de procès ensemble, et qu’il n’y a aucune intention de se charger, et accuser d’hérésie. J’ai aussi reçu des lettres de Berlin par lesquelles on me mande que l’on a envyé mon épître à Monsieur de Spanheim, et que l’on attend sa réponse pour prendre une résolution sur mon affaire, et peut-être que tout cela ira encore mieux que je ne pense ; peut-être qu’il y aura quelque honte de m’avoir abandonné si impitoyablement, quoique dans toute cette affaire il n’y ait aucune malveillance ou lâcheté, car mon malheur ne provient que de la disgrâce inopinée de Monsieur de Danckelmann ; s’il m’en revient quelque chose j’en louerai Dieu, et ferai les remerciements nécessaires aux amis, et patrons, qui y auront contribué, et témogienrai aussi ma très humble gratitude par la dédication à la nouvelle Majesté, ce qui sera plus convenable GLORIAE NOVI SECVLI, que si on me laisse dans la nécessité de réciter ce qui m’est arrivé. Si vous allez à Berlin, faites-moi la grâce d’en parler un ot avec Monsieur Kroug, Premier médecin de sa Majesté, lequel m’a écrit ce que dessus, de la part de Monsieur Wedel, Maître des Requêtes, lequel peut beaucoup contribuer pour réussir l’affaire, et on m’a déjà écrit une fois, que j’obtiendrai la grâce d’être satisfait, mais comme cela se devait prendre sur les amendes pécuniaires, et que rien n’est arrivé, il faut que tout le monde ait été fort sage à Berlin, ou bien que ces amendes soient toutes arrivées in partibus infidelium. Je n’ai jamais eu le bonheur de parler à Monsieur Fuchs, sans cela j’espérerais beaucoup de la grâce, et protection d’un si grand homme, car tout le monde dit de lui qu’il est très bon et généreux. Etant l’autre jour à ruminer sur mon travail, et mes affaires j’ai trouvé qu’il est presque impossible que je puisse continuer à travailler, c’est pourquoi j’ai songé à la nouvelle Société des sciences et lettres et vous supplie de me dire si parmi cette compagnie il n’y a personne qui soit curieux de médailles, et qui puisse s’appliquer dans ce travail ; car si l’on me voulait promettre de publier à la postérité mon action, je voudrais donner à la Société toutes mes collections, et dessins de médailles, et puis assurer, que jamais homme vivant n’a amassé, ni pu amasser de si belles choses, ni peut-être pourra amasser à l’avenir. Avec cela je m’offrirais de dire et communiquer tout ce qui sera en mon pouvoir, pendant le reste de ma misérable vie. Outre ce que dessus, touchant ma mémoire, je ne demanderais aucune récompense, ni utilité et j’ai pensé à cela par un principe généreux, sans aucune vue d’intérêt et seulement pour servir le public. Si on voit et examine toutes mes collections, et le travail surprenant que j’ai essuyé, tout le monde me plaindra de n'en avoir pu profiter, outre cela je voudrais être sûr, que le tout fut à la fin mis et conservé dans la Bibliothèque royale à Berlin ad perpetuam rei memoriam. Si, mon cher Monsieur, vous trouvez que cette pensée ne soit pas une folie, je vous supplie d’y songer, et m’en dire vos sentiments, et ne croyez pas que je cherche par cela quelque service ou engagement, car je suis dans un état incapable de cela. Quant à l’exécution, je laisse songer aux autres d’employer les moyens de pouvoir réussir. Je vous ferai graver les médailles demandées, mais cela ne se pourra faire que dans 15 jours, à cause que le Magister Schlegel est présenteent à Coburg, et je ne asais où il a mis les trois médailles, après en avoir tiré les colles, mais si vous m’aviez renvoyé les dessins, cela serait déjà fait, et je vous l’aurais pu envoyer présentement, car il ne faut que 2 ou 3 heures pour achever cette gravure. Les lettres CON* ne signifient autre chose que cette monnaie a été frappée à Constantinople, et les lettres ajoutées A. T. N. et semblables ne sont que des marques de monétaires pour distinguer les ouvriers. Pour OF. II. et OF. III ces lettres confirment cela, car elles ne disent autre chose que la médaille ait été faite in Officina secunda et Officina tertia. Quant au titre de AVGG. je crois que ce n’est autre chose, sinon que Gratian s’est voulu élever par-dessus Valentinan, et Theodose, en leur laissant le titre d’Augustes, ainsi il a voulu dire qu’il est l’Augustus de ces jeunes Augustes. J’ai appris avec bien du déplaisir que Monsieur Beger est très malade et hors d’espérance de guérison. C’est un homme d’une grande lecture, et fort savant, mais pour les médailles il n’en a pas assez vues pour en avoir une grande connaissance. Si son neveu est à Berlin, et si on voulait entreprendre quelque chose, on se pourrait servir de lui. Cependant j’ai présentement un graveur qui est plus habile que lui pour les médailles. Dans quinze jours je renverrai sans faute à Wolffenbüttel les livres de la bibliothèque et suis de toute mon âme… Arnstat le 9 août 1701 » (LBr. 661 bl. 74-75 4°. 1 Bog. 4° 2 ½ S. ; Babin - Van den Heuvel - Widmaier 2006, lettre 218, p. 334-337).

References

  1. ^  Leibniz, Gottfried Wilhelm (1701), "Dissertatio de Nummis Gratiani Augusti cum GLORIA NOVI SAECULI", Monatlicher Auszug, August, p. 1-30
  2. ^  Morell, Andreas (1701), De nummis consularibus. Epistola ad virum clarissimum Jacobum Perizonium, in-4°, s. l.
  3. ^  Babin, Malte-Ludolf, Van den Heuvel, Gerd and Widmaier, Rita (2006), Gottfried Wilhelm Leibniz. Allgemeiner politischer und historischer Briefwechsel. 20. Juni 1701-März 1702, Berlin.