Andrew Fountaine - Andreas Morell - 1702-4-22

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Andrew Fountaine - Andreas Morell - 1702-4-22
FINA IDUnique ID of the page  5363
InstitutionName of Institution. Paris, Bibliothèque nationale de France
InventoryInventory number. Ms. NAL 389, p. 68-71
AuthorAuthor of the document. Andrew Fountaine
RecipientRecipient of the correspondence. Andreas Morell
Correspondence dateDate when the correspondence was written: day - month - year . April 22, 1702
PlacePlace of publication of the book, composition of the document or institution. Rome 41° 53' 41.28" N, 12° 29' 7.22" E
Associated personsNames of Persons who are mentioned in the annotation. Carlo Torta, Giuseppe Magnavacca, Taddeo Ammonio, Francesco de' Ficoroni, Pietro Rossini, Charles Patin, Enrico Noris, Lorenz Beger, Giovanni Pietro Bellori, Gottfried Wilhelm Leibniz, Charles-Joseph-Procope de Ligne
LiteratureReference to literature. Patin 16631, Morell 16832, Callataÿ 2015a, p. 306–7, no. I.53, Burnett 2020b, p. 1596.4
KeywordNumismatic Keywords  collection sale, roman, drawing, petronius, licinia eudoxia, autopsy, book, death
LanguageLanguage of the correspondence French
LinkLink to external information, e.g. Wikpedia https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b52502592j/f76.image
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Grand documentOriginal passage from the "Grand document".

-Lettre du 22 avril 1702 (de Rome) : « Mon cher Monsieur Morel, Les tristes nouvelles qui sont venues à Rome de l’Angleterre depuis peu m’ont empêché d’écrire les deux dernières semaines ; mais à cette heure la bonne espérance que j’ai en notre Reine me console un peu et je commence à parler des médailles, et de vous assurer, que je n’ai pas oublié vos instructions. La collection du Sr Torta à Padoue est fort considérable ; et il s’y trouve les médailles que vous avez nommé ; mais il est un homme fort mélancolique et bizarre et je vous assure que c’est une chose impossible de faire aucun négoce avec lui ; et de plus il dit qu’il est résolu de ne pas vendre sa collection ; car le consul d’Angleterre à Venise, qui est un honnête homme et fortment de mes amis, et aussi un intime du Sr Torta ; pour m’obliger il faisait exprès un voyage à Padoue, il parlait à M. Torta sur cette affaire, et enfin après beaucoup de discours il reçût pour réponse/ qu’il était résolu de garder ses médailles à la fin de sa vie. Je parlai aussi avec le Prince de Ligne qui connaît fort bien Sr Torta ; il est d’opinion qu’il est facile de le persuader de vendre sa collection, et m’a promis d’aller aussi à Padoue, de parler avec lui, et de venir en donner avis. Il est un prince savant, mais malheureux. J’espère que vous avez reçu sa lettre avec la mienne. J’ai fait quelque commerce avec Sr Magnavacca à Bologne, qui est plutôt un marchand, qu’un amateur des médailles ; c’est un homme pourtant assez savant, qui vous estime infiniment. Je lui ai donné une de vos lettres, comme j’ai fait aussi au Sr Abbate Ammonio, qui a une des plus belles suites du grand et du moyen bronze, que j’ai jamais vue. Enfin je n’ai pas passé par aucun lieu où j’ai trouvé des médaillistes, que je n’aie pas recommandé le savant l’honnête Morellus et j’ai dispersé 13 de vos lettres depuis que j’ai eu le plaisir et le bonheur de vous voir. Il m’en reste seulement sept, c’est pourquoi je vous prie de m’envoyer une douzaine de plus, car si j’avais un [ ?] ils seraient agrébales aux savants de Rome. Le pauvre Pietro Rosini mourut deux jours après mon arrivée ici. Il a laissé une grande famille, fort peu de médailles et très peu d’argent. Sr Francesco de Ficoroni est un des plus savants auteurs dans Rome. Il entend très bien les médailles et publiera dans six semaines un livre, où vous verrez beaucoup d’inscriptions et beaucoup de médailles. Il est mon antiquaire, et tous les matins nous buvons à votre santé le caffé. Il a lu votre lettre avec application et vous aurez en dix jours les dessins de quelques médailles qui ne setrouvent pas dans Patin. Lundi, j’aurai audience du cardinal Noris à laquelle je recommanderai vous et votre ouvrage et lui présenterai une de vos lettres. Mais sans compliments, vous n’aurez pas besoin de recommandation, vous êtes estimé partout, et il y a fort peu de savants qui n’ont pas vu votre specimen. J’ai seulement l’honneur de vous servir avec un témoignage car il y a fort peu de gens qui pourraient XXX que vous aviez fait tant, que j’ai vu avec mes propres yeux, et il n’y a personne qui ne prend pas parti dans le malheur que votre maladie apporte à vous et au public. Tous les médaillistes ici sont fort intéressés ; j’ai pourtant eu le bonheur d’acheter depuis peu quelques bonnes médailles, entre autres un Petronius Maximus en or et une Licinia Eudoxia. La dernière a donné occasion à beaucoup de disputes aux antiquaires de Rome. Et elles ne sont pas encore finies. Car le visage et l’habit sont tout différents de ceux d’Aelia Eudoxia, et la médaille est plus grande aussi. Par la poste prochaine vous en aurez le dessin. J’ai oublié de vous dire que Sr Ficoroni dans son livre a fort [ ?sé] Mr Begerus, et il m’a assuré que cet antiquaire a tort partout, où il prétend de corriger Bellori ; car, dit-il j’ai vu les pierres mêmes, les bas-reliefs mêmes, et je suis un meilleur juge que Mr Beger, qui demeure à Berlin. Enfin Begerus avec ses grands volumes in folio n’est pas estimé ici. A Bologne, Magnavacca me disait que Mr Leibniz était mort, mais je n’ai pas eu aucune confirmation. Je vous prie de m’en donner avis dans la vôtre. J’irai à Naples dans peu de jours, où je tâcherai de voir toutes les collections, et vous en aurez le conte. Je n’ai trouvé personne en Italie qui soit du même sentiment avec Mr Begerus touchant la médaille de la famille Aemilia. Excusez mon ( ?) français» (Paris, BnF, Manuscrits, Nouvelles acquisitions latines 389 : Correspondance numismatique d’André Morell d’Arnstatt, pendant les années 1702-1703, p. 68-71 [en ligne sur Gallica] ; Callataÿ 2015, p. 306-307).

Nouvelles acquisitions latines

Bibliothèque nationale de France

References

  1. ^  Patin, Charles (1663), Familiae Romanae in antiquis numismatibus, ab urbe condita ad tempora Divi Augusti ex bibliotheca Fulvii Ursini cum adjunctis Antonii Augustini, episc. Llerdensis, Jean du Bray, Pierre Variquet e Rober de Ninville, Paris.
  2. ^  Morell, André (1683), Specimen universae rei nummariae antiquae, quod literatorum Reipublicae, Paris, Thomam Moette, octavo (190 x 125mm). p. (iv), 136. Plus 18 numbered plates
  3. ^  Callataÿ, Fr. de (2015), “Sir Andrew Fountaine (1676-1753) and his early numismatic correspondence with Andreas Morell (1646-1703)”, in R. Bland and D. Calomino (eds.), Studies in Ancient Coinage in Honour of Andrew Burnett, London, p. 293-316.
  4. ^  Burnett, Andrew M. (2020), The Hidden Treasures of this Happy Land. A History of Numismatics in Britain from the Renaissance to the Enlightenment, BNS Special Publ. No 14 = RNS Special Publ. No 58, London, Spink & Son.