Antoine Galland - Gisbert Cuper - 1705-12-22

From Fina Wiki


Antoine Galland - Gisbert Cuper - 1705-12-22
FINA IDUnique ID of the page  5552
InstitutionName of Institution.
InventoryInventory number.
AuthorAuthor of the document. Antoine Galland
RecipientRecipient of the correspondence. Gisbert Cuper
Correspondence dateDate when the correspondence was written: day - month - year . December 22, 1705
PlacePlace of publication of the book, composition of the document or institution. Caen 49° 10' 58.08" N, 0° 22' 8.69" W
Associated personsNames of Persons who are mentioned in the annotation. Nicolas-Joseph Foucault, Walraven van Heeckeren, Alexander Cunningham, Jean Foy-Vaillant, Louis XIV of France, Louis-Auguste de Bourbon
LiteratureReference to literature. Foy-Vaillant 16981, Abdel-Halim 1964, p. 520-523, n° CCXXXIII2
KeywordNumismatic Keywords  numismatics, elephant, homer, dissertation, collection sale, price, greek, roman provincial, book
LanguageLanguage of the correspondence French
LinkLink to external information, e.g. Wikpedia
Map
Loading map...
Grand documentOriginal passage from the "Grand document".

-Lettre du 22 déc. 1705 (de Caen) : « Dans un océan aussi vaste que celui des difficultés qui se rencontrent dans l’étude des médailles, je m’estime heureux de rencontrer assez bien en quelques-unes pour mériter l’approbation d’une personne aussi éclairée que vous l’êtes. Il y en a de si épineuses, que très souvent je ne suis pas plus satisfait de mes propres conjectures, que de celles des autres ; et il y en a un plus grand nombre de celles qui sont impénétrables à un point que j’aime mieux faire un aveu sincère de mon ignorance, que d’en rien avancer légèrement. A propos de l’éléphant que vous avez remarqué sur une médaille […]» ; « Je vous enverrai mon Discours sur la monnaie d’Homère avec bien du plaisir. Mais vous voudrez bien que ce ne soit pas pour cette fois […] Comme M. Foucault a pris la peine de lire votre lettre, l’article du cabinet à vendre de feu M. le baron de Heckeren l’a frappé, et il m’a chargé de vous marquer que vous l’obligeriez très sensiblement si vous pouviez le lui ménager. Il pourrait se résoudre à l’acheter tout entier, pourvu que’il y eut un nombre de médailles un peu considérable, qu’il n’eut pas, et qu’on voulut l’en accommoder à un prix un peu raiosnnable. Vous me faites un très grand plaisir de me faire part des médailles, que vous avez remarquées à Amsterdam, dont vous ne m’aviez pas encore fait mention […] M. de Cuningham ne m’était connu ni de nom, ni de réputation. Il faut qu’il soit venu à Paris depuis le temps que je suis à Caen. A l’égard des médailles les plus rares du cabinet du duc de Maine, dont il souhaite une liste, il faudrait s’adresser à M. Vaillant qui en a la garde. Mais, comme ces médailles rares sont presque toutes grecques, M. de Cuningham peut les trouver dans les Villes grecques impériales de M. Vaillant, où M. Vaillant a pris soin de les insérer : car M. le duc de Maine n’a pas fait d’acquisition depuis ce temps-là. Pour ce qui est des rares du cabinet du roi, il est certain qu’il y en a un grand nombre. Mais, dans le dessein que l’on a de donner un jour le cabinet entier au public, il y a longtemps qu’on a résolu de n’en plus communiquer aux particuliers, afin d’en avoir un plus grand nombre à publier qui n’aient pas encore été vues. M. Vaillant, qui n’ignorait pas cette résolution, ne s’est pas même hasardé de demander la communication de celles qui pouvaient augmenter et embellir davantage son ouvrage. Il a été obligé de se contenter d’y placer celles dont il avait fait les mémoires pendant le peu de temps qu’il avait eu la garde du cabinet, ou qu’il avait observé depuis qu’il le fréquentait. Quant à celles du cabinet de M. Foucault, il n’y en a qu’un petit nombre de grecques d’augmentation à toutes celles qui se trouvent dans les Villes grecques impériales de M. Vaillant, d’où M. de Cuningham peut tirer ce qui lui conviendrait. Pour ce qui est des dernières, M. Foucault est bien aise qu’elles aient l’agrément de la nouveauté dans le Selecta de son cabinet auquel je travaille. Sauf un meilleur avis, il me semble que M. de Cuningham ne doit pas tant s’attacher à remplir son ouvrage de médailles connues, qu’à en donner un petit nombre de celles dont on n’a pas entendu parler. On veut de la nouveauté, et non pas des répétitions » (Abdel Halim, p. 520-523, n° CCXXXIII).

References

  1. ^  Foy-Vaillant, Jean (1698), Numismata imperatorum augustarum et cæsarum, à populis Romanæ ditionis græce loquentibus ex omni modulo percussa... per Joan. Vaillant bellovacum, doct(orem) medicum, & serenissimi ducis Cenomanensis antiquarum, à Paris, chez Cramoisy.
  2. ^  Abdel-Halim, M. (1964), Antoine Galland, sa vie et son œuvre, Paris.