Antoine Galland - Gisbert Cuper - 1708-10-15

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Antoine Galland - Gisbert Cuper - 1708-10-15
FINA IDUnique ID of the page  5629
InstitutionName of Institution.
InventoryInventory number.
AuthorAuthor of the document. Antoine Galland
RecipientRecipient of the correspondence. Gisbert Cuper
Correspondence dateDate when the correspondence was written: day - month - year . October 15, 1708
PlacePlace of publication of the book, composition of the document or institution. Paris 48° 51' 23.80" N, 2° 21' 5.40" E
Associated personsNames of Persons who are mentioned in the annotation. Nicolas-Joseph Foucault, Gottfried Wilhelm Leibniz
LiteratureReference to literature. Abdel-Halim 1964, p. 570-573, n° CCLXVI1
KeywordNumismatic Keywords  collection sale, price, greek, antiochos iv, seleucids, noyon, academy, antoninus pius
LanguageLanguage of the correspondence French
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Grand documentOriginal passage from the "Grand document".

-Lettre du 15 oct. 1708 (de Paris) : "Car, j’ai l’honneur de vous dire, in aurem, qu’il (Foucault) en a usé d’une manière si désobligeante à mon égard au moment de notre séparation, sans que je lui en ai donné sujet, que je suis bien résolu de ne plus le voir. Je sais qu’il se plaint de ce que je ne vais pas chez lui, et qu’il prétend que je dois avoir oublié ce qui s’est passé alors de sa part, de même, dit-il, qu’il l’a effacé de sa mémoire. N’est-ce pas là une belle morale, de faire injure, et de l’oublier, et de vouloir que celui qui l’a reçue l’oublie de son côté, sans aucune réparation ? Voici donc ce qu’il m’écrit : ‘M. de Leibnitz a raison de dire que ce n’est pas faire plaisir aux intendants des princes, de proposer à leurs maîtres d’acheter des cabinets considérables de médailles. Je ne me déferai du mien que lorsque j’en trouverai à peu près ce qu’il m’a coûté, n’étant pas bien pressé de le vendre. Et il faut que le prince qui sera dans le dessein de l’acheter envoie ici un homme intelligent en médailles, pour les examiner toutes. Ce sera pour lors que je lui en dirai le prix, ces sortes de marché se devant faire avec grande connaissance de cause. Ce que vous pouvez mander à M. Cuper’. Voilà, Monsieur, ce que contient le billet de M. Foucault. Il doit vous faire connaître qu’il n’a pas encore bien déterminé s’il doit le vendre, ou ne pas le vendre. Ce qu’on dit dans le monde de son dessein, et ce qu’on en dit encore, lui a fait naître apparemment quelque remords de l’avoir conçu, et de l’avoir publié. J’ai vu plusieurs médailles grecques des villes […] Il me semble que j’ai vu plus d’une médaille d’Antiochus Deus Epiphanus […] » ; Galland a fait « un voyage de quatrorze jours en Picardie, c’est-à-dire à Noyon, à vingt-trois lieues d’ici, où j’ai été élevé dès l’âge de six mois. Il y avait quarante et un an passés, que je n’y étais allé … Avant d’entreprendre ce petit voyage, j’ai fait, et mis au net, un discours pour être lu dans l’Académie royale des inscriptions et des médailles, sous le titre : Discours qui fait connoistre que la colonne représentée sur une médaille de moienne grandeur d’Antonin Pie, du cabinet de M. Foucault, n’est pas la même que celle qu’on voit sur d’autres du même empereur qui ont été frappées après sa mort avec la légende DIVO PIO« [nb : voir séance du 8 février 1709] (Abdel Halim, p. 570-573, n° CCLXVI).

References

  1. ^  Abdel-Halim, M. (1964), Antoine Galland, sa vie et son œuvre, Paris.