Antoine Galland - Jean Foy-Vaillant - 1699-6-7

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Antoine Galland - Jean Foy-Vaillant - 1699-6-7
FINA IDUnique ID of the page  5667
InstitutionName of Institution.
InventoryInventory number.
AuthorAuthor of the document. Antoine Galland
RecipientRecipient of the correspondence. Jean Foy-Vaillant
Correspondence dateDate when the correspondence was written: day - month - year . June 7, 1699
PlacePlace of publication of the book, composition of the document or institution. Caen 49° 10' 58.08" N, 0° 22' 8.69" W
Associated personsNames of Persons who are mentioned in the annotation. Nicolas-Joseph Foucault, Adolf Occo, Francesco Mezzabarba Birago, Claude du Molinet
LiteratureReference to literature. Occo 15791, Mezzabarba Birago 16832, Molinet 16923
KeywordNumismatic Keywords  tiberius, roman, aurelianus, legend, invictus, constantinus, chrism
LanguageLanguage of the correspondence French
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Grand documentOriginal passage from the "Grand document".

-Lettre du 7 juin 1699 (de Caen) : «Le R. P. Roudil, qui a joint comme vous le savez, l’amour et la connaissance des médailles antiques, aux sciences et à la belle érudition qu’il possède parfaitement, a depuis peu envoyé trois médailles à M. Foucault qui ont leur mérite, et qui embelissent son cabinet, quoi qu’elles ne soient pas fort considérables par leur valeur. / La première est un Tibère de moyen bronze, incus ; et la seconde un Aurélien, avec cette inscription remarquable autour de la tête : IMP. C. AVRELIANVS INVICTVS AVG. Revers RESTITVT ORBIS KAL. Je n’avais pas encore vu sur aucune médaille le mot invictus entier ; mais seulement en abrégé en cette manière, INV. La troisième médaille est du grand Constantin, petit bronze, de même que celle d’Aurélien. Revers : GLORIA EXERCITVS, avec le type ordinaire de deux soldats qui se regardent, chacun près d’un signe militaire, et une croix très nette, et très bien formée, entre les deux signes militaires. C’est la seule médaille de Constatin, que j’ai vue avec cette marque indubitable du christianisme. Je n’en trouve aucune citée, ni dans Occo, ni dans le Comte Mezzabarba, et je n’ai connaissance que de deux autres médailles du même empereur, qui se voient au cabinet du Roi, l’une avec la même légende au revers, dont je vous ai entendu parler, ou le monogramme du nom de N. S. paraît sur le labarum élevé entre les deux soldats. L’autre qui m’a été annoncée par M. Oudinet, et qui est d’or, avec la légende VICTORIA CONSTANTINI, représente le même monogramme en croix, à la droite du champ. J’y joins aussi celle du même cabinet du Roi qui représente Constantin voilé dans un char tendant la main vers une autre main qui sort d’un nuage, ce que l’on ne peut rapporter qu’à une apothéose chrétienne, suivant l’observation que le P. du Molinet en faisait autrefois. Avant ces découvertes, l’on n’a pu inférer par les médailles de Constantin le Jeune, n’étant encore que César, où la marque du christianisme paraît par le même monogramme du nom de N. S. qu’il pouvait y en avoir de semblables de Constantin le Grand son père, ayant été frappées dans le temps qu’il vivait encore : mais l’on ne peut plus douter présentement qu’il n’y en ait. En effet il n’était point croyable, qu’il n’y eût pas de monnaies du grand Constantin qui portaient des marques de la véritable religion qu’il avait embrassée, et protégée si hautement, en employant sa puissance pour détruire le paganisme. Cela me donne occasion de remarquer que je pourrais bien m’être trompé dans le catalogue des médailles de M. Foucault, en décrivant une autre médaille du même Constantin, qui a pour inscription au revers : MARTI CONSERVATORI, où il y a dans le champ du revers, à gauche de la figure, une petite croix carrée en cette forme +, que j’ai prise pour un x, prévenu / qu’il n’y avait pas de marques du christianisme sur les médailles de cet empereur. Au contraire, je crois aujourd’hui être bien fondé pour changer d’avis, et pour croire que cette croix, est véritablement marquée sur cette médaille, pour une croix, et non pour un x : et voici le motif qui m’y oblige. Quoique la légende soit païenne en apparence, néanmoins le type représenté sous une figure armée, étant celui de Constatin, et non celui de Mars, les monétaires qui sans doute étaient chrétiens, comme il est aisé de le juger par la petite croix, peuvent bien avoir eu l’intention de faire comprendre, qu’ils donnaient le nom de Mars à Constantin, de la même manière que les poètes et les panégyristes modernes le donnent à nos héros. Il est très vraisemblable qu’ils en ont ainsi usé, pendant que les autres monétaires qui étaient païens, et qui ne mettaient point une croix sur les médailles qu’ils faisaient frapper, entendaient la même légende à la lettre, de même que celles de IOVI. et, HERCULI CONSERVATORI, qui se trouvent aussi sur des médailles de Constantin. Ainsi voilà cinq médailles de Constantin que les antiquaires peuvent regarder comme les premières qui ont été frappées dans le christianisme, et dans le temps de la grande décadence du culte des faux dieux. Il y a lieu de croire qu’elles ne sont pas seules, et d’espérer que l’on en découvrira encore d’autres semblables. Je me fais un plaisir tout particulier de faire part de ces découvertes à une personne comme vous, qui en a fait, et qui en fait encore tous les jours de si considérables sur la même matière ; et j’espère que vous m’en saurez bon gré. Je suis … » (voir JS, 1699, pp. 322-324 : «Extrait d’une lettre de M. Galland à M. Vaillant, garde du cabinet des médailles antiques de M. le duc du Maine«).

References

  1. ^  Occo, Adolf (1579). Imperatorum Romanorum numismata a Pompeio Magno ad Heraclium: quibus insuper additae sunt inscriptiones quaedam veteres, arcus triumphales, et alia ad hanc rem necessaria. Antwerp: Christophe Plantin.
  2. ^  Mezzabarba Birago, Francesco (1683). Imperatorum romanorum numismata a Pompeio magno ad Heraclium ab Adolfo Occo ne olim congesta, nunc augustorum iconibus, perpetuis historico / Chronologicis notis, plubribusque additamentis illustrata, et aucta. Mediolani: Ex Typographia Ludovici Montiae.
  3. ^  Molinet, Claude du (1692). Le Cabinet de la Bibliothèque de Sainte–Geneviève … A Paris: Chez Antoine Dezallier.