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Charles-François de Calvière - Jean-François Séguier - 1762-10-13

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Charles-François de Calvière - Jean-François Séguier - 1762-10-13
FINA IDUnique ID of the page  2188
InstitutionName of Institution. Nîmes, Bibliothèque Carré d'Art
InventoryInventory number. Ms. 141, f° 9
AuthorAuthor of the document. Charles-François de Calvière
RecipientRecipient of the correspondence. Jean-François Séguier
Correspondence dateDate when the correspondence was written: day - month - year . October 13, 1762
PlacePlace of publication of the book, composition of the document or institution. Vézénobres 44° 3' 10.30" N, 4° 8' 10.68" E
Associated personsNames of Persons who are mentioned in the annotation. Pierre Boudon de Clairac
LiteratureReference to literature.
KeywordNumismatic Keywords  jews, market, greek, philip ii of macedonia, price, trajan, tiberius, roman, vespasianus, titus, otho, antoninus pius, commodus, plotina
LanguageLanguage of the correspondence French
LinkLink to external information, e.g. Wikpedia https://www.seguier.org/correspondance/edition.aspx?id=527
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Grand documentOriginal passage from the "Grand document".

Lettre du 13 octobre 1762 (de Vézenobres) : « Tous les marchés, mon cher Monsieur, que l’on fait avec des Juifs doivent se sentir un peu de l’ancien goût de l’érain et je crois qu’il faut passer par-dessus cette observation quand on veut se satisfaire et qu’on est trop vieux pour attendre les bons marchés. Ainsi, je vous renvoie par la présente que je compte que M. de Castelnau voudra bien vous faire remettre avec sûreté : 1°. Le Philippe de Macédoine, parce que j’en ai un infiniment plus beau, bien mieux conservé et qui ne m’a jamais coûté que 30 lt. Cela serait inutile à dire à présent, si cela n’était pas exactement vrai, mais il faut bien que tout le monde vive et le juif tout comme un autre. 2°. Celui des deux Trajan que je ne prends pas. 3 °. Le Tibère que j’ai promis. Par ce moyen, Monsieur, un autre Trajan se trouvera payé par les 33tt que j’aurai pris la liberté de vous adresser et que vous lui avez données. Il ne me réserve donc à lui faire compte que du Vespasien nouvellement envoyé et que je garde volontiers, de façon qu’au moyen de 6 lt de bénéfice qu’il demande et que je vous prie bien du tout jusqu’à nouvelle découverte. Le Tibère que je lui envoie est certainement très beau et je ne m’en défais que pour n’en avoir pas une trop grande quantité d’incompatible avec mes facultés présentes. Je vous redevrai donc 6 lt que je ne joindrai pas cette lettre pour éviter les frottements et dont je vais faire note parmi les affaires les plus sacrées./ [fol. 9 v°] Il me reste à troquer un Titus en or qui est assez bien. Vous m’obligerez si à votre plus grand loisir, vous pouvez m’en faire défaire en troc avec du retour de ma part pour un Antonin Pie surtout, ou pour un Othon en or, et à leur défaut pour un Commode, mais rien ne presse pour cela, et encore moins pour les curiosités de M. Boudon, dont il est juste d’attendre la commodité, c’est-à-dire le caprice. Sa bague de Mercure est bien la même que vous m’indiquez et quoi que ce ne soit pas une merveille, je voudrais fort qu’elle ne sortit pas de la banlieue. Je prendrais volontiers aussi la Plautine d’argent, mais son prix est trop rebutant et il ne faut pas s’accoutumer à glisser trop au bord du précipice quand on ne veut pas tomber au fonds. Je vous prierai seulement de m’en dire le revers. Je vous remercie de m’avoir mis à portée de faire mon juste remerciement à M. le président de la Boissières, et je finis à la hâte, parce que l’exprès de M. de Castelnau presse, mais ce ne sera pas sans vous renouveler les assurances sincères de l’attachement le plus vrai et le plus respectueux. Calvière. Vous aurez la bonté de m’apprendre par la poste quand vous aurez reçu cette lettre et les 3 médailles. » (Nîmes, Bibliothèque municipale, Ms. 141, f° 9).