François Hemsterhuis - Adelheid Amalia von Schmettau - 1784-4-23

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François Hemsterhuis - Adelheid Amalia von Schmettau - 1784-4-23
FINA IDUnique ID of the page  8811
InstitutionName of Institution. Münster, Universitäts- und Landesbibliothek
InventoryInventory number. Gallitzin-Nachlaß Band 7
AuthorAuthor of the document. François Hemsterhuis
RecipientRecipient of the correspondence. Adelheid Amalia von Schmettau
Correspondence dateDate when the correspondence was written: day - month - year . April 23, 1784
PlacePlace of publication of the book, composition of the document or institution. The Hague 52° 4' 29.82" N, 4° 16' 10.85" E
Associated personsNames of Persons who are mentioned in the annotation. Anne-Claude de Caylus, Philipp von Stosch
LiteratureReference to literature. Sluis 2010b, lettre 5/31, p. 126-1271
KeywordNumismatic Keywords  gems, beauty, errors
LanguageLanguage of the correspondence French
LinkLink to external information, e.g. Wikpedia https://www.rug.nl/library/heritage/hemsterhuis/brieven
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Grand documentOriginal passage from the "Grand document".

-Lettre du 23 avril 1784 (de Den Haag) : « Le jugement sur les pierres gravées m’a amusé, quoiqu’à cet egard j’aimerois tout autant m’en fier à nos Comtes de Stadion. Juger des effets de la beauté des productions de l’art est un droit que chaqu’individu a pour soi, et le seul juge competent c’est le tact naturel de chaqu’individu; mais juger de l’art meme, et des siècles et des hommes qui le modifient, cela demande un beaucoup plus grand nombre de vraies connoissances que les sciences les plus profondes et les plus inportantes. J’ose dire cela à vous, ma chère Diotime, puisque vous le sçavez et que vous le sentez, mais de prêcher cela au monde actuel, ce seroit degouter la plus part des personnes distinguées de la culture des arts. Ce qui m’a paru remarquable, c’est qu’ayant connu grand nombre d’amateurs de presque toutes les nations, soit personnellement, soit par lettres, les Allemans sont mieux faits, sans comparaison, pour juger de l’art en general que les autres nations, et les François sans comparaison le moins. Lorsque je pense à cett illustre et digne Comte de Caylus, qui m’honoroit assez de son estime, j’ai dû repentir de ne lui avoir pas marqué ingenuement les bevues palpables et inportantes qu’il a fait dans ses beaux ouvrages. Le vieux Stosch deFlorence et Caylus etoient fort liés et firent bien des trâcs ensemble. Jugez qui fut dupe de l’Allemand ou du François. Sur cet article je pourrois dire des nouvelles, sans la grande cloche de cette ville » (Universitäts- und Landesbibliothek Münster, Gallitzin-Nachlaß Band 7 ; Sluis 2010b, lettre 5/31, p. 126-127).

References

  1. ^  Sluis, Jacob van (2010), François Hemsterhuis. Ma toute chère Diotime. Lettres à la princesse de Gallitzin, 1784, Hemsterhusiana, volume 5, Berltsum - Van Sluis