Gisbert Cuper - Jean-Paul Bignon - 1714-2-9

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Gisbert Cuper - Jean-Paul Bignon - 1714-2-9
FINA IDUnique ID of the page  3376
InstitutionName of Institution.
InventoryInventory number.
AuthorAuthor of the document. Gisbert Cuper
RecipientRecipient of the correspondence. Jean-Paul Bignon
Correspondence dateDate when the correspondence was written: day - month - year . February 9, 1714
PlacePlace of publication of the book, composition of the document or institution. Deventer 52° 14' 57.37" N, 6° 10' 34.07" E
Associated personsNames of Persons who are mentioned in the annotation. Jean Hardouin, Anselmo Maria Banduri, Jean Masson, Johann Carl Schott, Antoine Galland, Andreas Morell, Gian Domenico Tiepolo, Jacques Bary, Francesco de' Ficoroni, François de Camps, Jean Foy-Vaillant, Pierre-Daniel Huet
LiteratureReference to literature. Cuper 1743, XLIV, p. 322-3251, Sarmant 2003, p. 132, note 1142
KeywordNumismatic Keywords  roman, hadrian, forgeries, errors, parthian, arsaces, augustus, smyrna, roman provincial, aemilianus, tarsus, cilicia
LanguageLanguage of the correspondence French
LinkLink to external information, e.g. Wikpedia https://books.google.be/books?id=VbQWAAAAQAAJ&pg=PA325&dq=J%E2%80%99ai+communiqu%C3%A9+l%E2%80%99inscription+%C3%A0+l%E2%80%99illustre+Mr.+Huet+;+ce+pr%C3%A9lat+ne+vous+la+refusera+point&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwiYw7qjjbDkAhXRDuwKHQ3bC5AQ6AEINzAC#v=onepage&q=J%E2%80%99ai%20communiqu%C3%A9%20l%E2%80%99inscription%20%C3%A0%20l%E2%80%99illustre%20Mr.%20Huet%20%3B%20ce%20pr%C3%A9lat%20ne%20vous%20la%20refusera%20point&f=false
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Grand documentOriginal passage from the "Grand document".

-Lettre du 9 février 1714 (de Déventer) : « La médaille de l’empereur Hadrien, publiée dans les Mémoires de Trévoux, est bien singulière ; mais elle ne ressemble en aucune manière aux types des médailles du même empereur touchant la restitution des provinces. Car on y voit une femme tout vêtue debout, qui donne ses deux mains à une figure couronnée de laurier, et assise, pour l’élever ; et c’est pour cela que j’approuverais l’explication qui s’y trouve, à savoir qu’Hadrien était échappé à une grande et dangereuse maladie, et ainsi rendu au peuple romain. Il est vrai que la figure assise est jeune et ne ressemble guère à l’empereur nommé ; c’est pourtant un mâle, et couronné, ce me semble, de laurier. Je vous envoie la copie de la médaille de Bias de Priène, qui a été publiée depuis peu, et vous jugez bien aussi que ce ne peut être qu’une supposition. Vous m’exhortez, Monsieur, de réfuter cet écrit et la médaille, et vous me faites l’honneur de me dire, que je n’avancerai rien, qui ne doive être reçu avec approbation. Je vous suis bien obligé de cet encens ; je pourrais facilement en dire mon sentiment, mais de telles médailles ne valent pas la peine qu’on y perde son temps. J’en parlerai peut-être dans mon Apothéose d’Homère, où est nommé un statuaire de la même ville. Votre conjecture de COL. A. A. P. me flatte beaucoup, et je pourrais vous en dire mon sentiment, si j’avais vu la médaille ; car je m’imagine, qu’on pourrait trouver quelques traces des lettres, qu’on n’y trouve pas présentement » ; « M. de Ballonfeaux m’a envoyé quelques copies de médailles, entre lesquelles se trouvent des Augustes inconnus, comme le D.N. FVINTNVS… D. N. CALPITIANVS AVG. et D. N. VECVNNIVS P… dont je n’en connais aucun ; sans doute, si la légende est bonne, qu’ils se sont révoltés et faits Augustes dans les Gaules, quae tyrannorum erant feraces tunc temporis. Si vous en désirez des copies, je vous les communiquerai très voloniters, dans l’espérance que vous pourrez m’en apprendre quelques nouvelles. Je ne parlerai plus audit conseiller des bizarres opinions du Père Hardouin, et il me suffira d’en pouvoir obtenir des copies de quelques médailles singulières » ; « Je l’en ai entretenu (nb : Anselmo Banduri) il y a quelques années, mais il n’a pas trouvé bon de me répondre là-dessus, quoique je lui aie communiqué auparavant copie d’une médaille unique et anecdote de l’impératrice Theophano, femme de Romanus, dont il m’a remercié » ; « Je vous ai entretenu, si je ne me trompe, de cette histoire (nb : J. Masson, Annus solaris antiquus) ; elle est digne d’être lue, et il s’y trouve tant d’érudition qu’on en doit être étonné ; les médailles y ont grande part, et vous ne vous repentirez pas de l’avoir achetée et lue, car je ne doute pas qu’elle ne se trouve à Paris, du moins chez quelques curieux. Il y en a déjà sept volumes in-12°. Votre explication de la médaille d’Auguste, opposée à celle de Mr. Schott, occupe le premier article du dernier tome, et on y ajoute un éloge : « le lecteur saura qu’il doit cette dissertation, non seulement au savant auteur, Mr. Galland, dont les manières sont si obligeantes, mais aussi aux soins de Mr. Bignon, cet illustre abbé, qui de nos jours fait les délices des gens de lettres ». Je suis très content que vous approuviez ma considération sur les médailles des Arsacides, et je suis presque persuadé que le premier Arsacès se voit sur la médaille publiée par Mr. Morel, à la table 23 de la seconde édition de son Specimen, parce que tous ces titres peuvent lui être donnés sans inconvénient, ce que j’ai aussi remarqué de quelques autres » ; « Ce que vous me dites du Père Hardouin est plaisant ; Mr. Masson lui répond à l’article X de l’Histoire critique sur la fameuse médaille du cabinet du noble vénitien Jean Dominique Tiepolo, laquelle a fait bien du bruit parmi les savants, comme aussi celle de Sévère, où il faut lire PABA, comme le même savant le montre. Et à propos de la première médaille, j’en trouve parmi les lettres de M. de Bary une copie, qui lui a été envoyée par Mr. Ficoroni le 18 du mois de septembre 1706 quand j’avais l’honneur d’être député au siège d’Ath. Les deux premières lignes sont écrites ainsi c. NAOI/WNE dont Mr. Vignoli fait, comme vous le savez . Certamen primum Olympium Antoninionum. Je vous suis infiniment obligé de m’avoir communiqué l’acquisition que Mr. l’Abbé de Camps a fait de deux médaillons. Ils ne pouvaient tomber en de meilleures mains ; je l’en félicite, et je vous prie de vouloir l’assurer de mes très humbles services. Vous expliquez ces deux médaillons admirablement bien, et il ne se peut rien de mieux. Quand est-ce que nous aurons ce trésor ? Je vous prie de vouloir exciter et presser cet illustre abbé et antiquaire, d’obliger le public auusitôt qu’il pourra, et il peut être assuré, que toute la république des lettres lui rendra un million de grâces. Si je finissais à l’heure, je rencontrerais le même vide, qui vous a obligé de parler des deux médaillons. Pour ne pas tomber dans le même inconvénient, je vous entretiendrai sur deux médailles de bronze, qui son dans mon petit cabinet, et sans aucun doute authentiques ; en voici les copies. La première est d’Auguste, et frappée par ceux de Smyrne. Je ne me souviens pas de l’avoir vue ailleurs ; vous m’obligerez de m’apprendre si elle se trouve, et de me faire savoir sa légende, qui est bien difficile pour moi ; je crois cependant qu’on doit mettre d’un côté I K… Les figures m’embarrassent aussi, et si vous ne pouvez me les expliquer, comme étant un optimus interpres divum, c’en est fait, et je n’y saurais remédier. La seconde est d’Emilianus, dont vous savez que les médailles sont extrêmement rares. Le nom de cet empereur s’y lit bien clairement ; et la ville où cette médaille est frappée, est sans doute Tarsus en Cilicie, les lettres m’y condusient, et je crois que OU sont les deux dernières de ce nom. Il est constant que Tarsus est appelée LIBERA ; et que sur ses médailles on voit fort souvent Minerve ou Pallas ajustée de la même manière, comme il paraît par les médailles de quelques autres empereurs et impératrices, à savoir de Commode, d’Alexandre Sévère, de Crispina et de Julia Domna, sur la première desquelles feu Mr. Vaillant croit trouver une Diane, sans doute par un , puisque c’est indubitablement une Pallas, comme le montre assez le hibou, qu’elle y tient assise sur sa droite. Je pourrais vous entretenir sur quelques autres médailles de mon cabinet, mais il est temps de finir » ; « P.S. Les médailles, dont j’ai reçu les listes, seront réservées pour un autre temps. J’ai communiqué l’inscription à l’illustre Mr. Huet ; ce prélat ne vous la refusera point » (Cuper 1743, XLIV, p. 322-325 ; Sarmant 2003, p. 132, note 114).

References

  1. ^  Cuper, G. (1743), Lettres de Critique, de Litterature, d ́Histoire, etc, ecrites a divers savans de l’Europe, Amsterdam.
  2. ^  Sarmant, Th. (2003), La République des médailles. Numismates et collections numismatiques à Paris du Grand Siècle au Siècle des Lumières, Paris.