Jacques Bary - Jean Le Clerc - 1704-12

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Jacques Bary - Jean Le Clerc - 1704-12
FINA IDUnique ID of the page  1265
InstitutionName of Institution. Amsterdam
InventoryInventory number. Ms C 160 d
AuthorAuthor of the document. Jacques Bary
RecipientRecipient of the correspondence. Jean Le Clerc
Correspondence dateDate when the correspondence was written: day - month - year . December 1704
PlacePlace of publication of the book, composition of the document or institution. Amsterdam 52° 22' 28.34" N, 4° 53' 52.73" E
Associated personsNames of Persons who are mentioned in the annotation.
LiteratureReference to literature. Grazia - Sina 1994, II, lettre n° 3781
KeywordNumismatic Keywords  phoenician, local finds, paleography, shape of letters, iberic, hispania
LanguageLanguage of the correspondence French
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Grand documentOriginal passage from the "Grand document".

Lettre de décembre 1704 (d’Amsterdam) : « Je vous ai témoigné de bouche que j’admirais vos belles remarques sur mes médailles puniques, mais à présent Monsieur que vous m’avez fait la grâce de les étendre en vos quatre lettres, de quels termes me dois-je servir ? Les plus expressifs me paraissent trop faibles pour marquer ce que j’en pense ; et si je m’hasarde à faire votre éloge, on me dira sans doute, ce que le garçon dit au duc de la Feuillade quand il eût érigé la statue de Louis Quatorze en la place des Victoires, et une lanterne sur chaque coin : « Je crois que tu nous bernes/ de placer le soleil entre quatre lanternes ». En effet Monsieur vous n’avez fait que repasser ces médailles, et sans que je vous ai communiqué peu ou rien de ce que d’autres savants en ont jugé ni de mes faibles conjectures, vous en avez si heureusement développé les mystères, que je suis persuadé que personne n’ira si loin, tout s’accorde parfaitement à la situation des lieux où ces médailles ont été trouvées et au génie des anciens habitants, et puisque vous m’ordonnez d’en dire ma pensée, je prendrai la liberté de le faire ingénument. Votre explication de la médaille de ASIDO me paraît très heureuse, car quoique d’autres savants es langues orientales supposent, que la première lettre du revers est un L, il est constant que en Cadiz et le voisinage on s’en servait pour A, et même après avoir abandonné la langue punique, ils s’en sont servi en leurs inscriptions latines […] La 7(ème) médaille de la première planche n’est pas de Juliatraducta, mais de Dedyma, une petite ville dans l’île de Cadiz. J’aurai l’honneur de vous communiquer ce que j’ai noté là-dessus ; passons à la 5e méd(aill)e de la quatrième planche, elle fut trouvée dans le comté de Niebla, et la fabrique me persuade qu’elle est frappée entre le Betis et Lanas, et quoique ma conjecture qu’on y pourrait lire TAVILAK et qu’elle pourrait être de Tavila, près de Lanas, s’évanouit par vos doctes remarques, je ne la saurais croire de Tolède et suis persuadé que ces sortes de lettres n’ont été en usage que dans la Bétique et Lusitanie, mais principalement en la Iurdetania pour la Carpetania dont Tolède est la capitale, on se servait des lettres celtibériennes ou celtiques ; si au lieu de THOLAD le génie des langues orientales permettait de lire THYLED, on sortirait peut-être de cet embarras, car on trouve dans l’ancien bréviaire de l’église cathédrale de Séville, nommé hesado antiguo de la iglesia de Sevilla, « a 26 » de octobre, qui est le jour qu’on y célèbre la fête du martyr S. Florence, ce qui suit … » (Amsterdam, R.K., Ms C 160 d ; Jean Le Clerc, Epistolario, II, lettre n° 378, p. ).

References

  1. ^  Grazia, M. and Sina, M. (eds.) (1994), Jean Le Clerc. Epistolario, III. 1706-1718, Florence..