Jean-Jacques Barthélemy - Marie-Gabriel-Florent-Auguste de Choiseul-Gouffier - 1789-11-23

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Jean-Jacques Barthélemy - Marie-Gabriel-Florent-Auguste de Choiseul-Gouffier - 1789-11-23
FINA IDUnique ID of the page  1317
InstitutionName of Institution. Paris, Archives nationales
InventoryInventory number. armoires de fer, carton n°4, autographes, AE/I/2/12
AuthorAuthor of the document. Jean-Jacques Barthélemy
RecipientRecipient of the correspondence. Marie-Gabriel-Florent-Auguste de Choiseul-Gouffier
Correspondence dateDate when the correspondence was written: day - month - year . November 23, 1789
PlacePlace of publication of the book, composition of the document or institution. Paris 48° 51' 23.80" N, 2° 21' 5.40" E
Associated personsNames of Persons who are mentioned in the annotation. Charles Olier de Nointel, Jean-Denis Barbié du Bocage
LiteratureReference to literature.
KeywordNumismatic Keywords  athens, epigraphy, book
LanguageLanguage of the correspondence French
LinkLink to external information, e.g. Wikpedia http://www.culture.gouv.fr/Wave/image/web/archim/pagination.php?ref=AF-02135&page=7
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Grand documentOriginal passage from the "Grand document".

Lettre du 23 novembre 1789 (de Paris) : sur l’inscription avec les comptes d’Athènes : « J’ai tant de choses à vous dire, mon cher comte, que je ne sais par où commencer. Je me hâte de vous exprimer un sentiment qui m’oppresse depuis longtemps et tous les jours de ma vie : c’est le regret de votre absence, qui se mêle sans cesse dans mon cœur, avec l’image de vos peines, et les craintes du retour périodique de vos maux, et tout cela dans des circonstances si malheureuses pour nous, que nous ne pouvons penser au passé, au présent et à l’avenir sans une douleur amère ; si je n’avais été attaché ici, par des liens indissolubles, j’aurais suivi Monsieur votre fils, j’aurais parcouru les pays qui pendant trente ans ont répandu tant de douceurs sur mes travaux ; j’aurais été auprès de vous, et peut-être que mes soins auraient adouci la rigueur de votre situation. Qui aurait crû, lors de votre départ, que vous et nous aurions également besoin de consolation ! Mais ne pensons ni au passé, ni à l’avenir. Je viens à votre Troade, et je ne puis vous dire le plaisir qu’elle m’a fait ; je me suis / mis entre Homère et vous ; et je le voyais sourire à vos découvertes. » /… « Dans la lettre que j’avais remise à M. de Gasville ( ?) et dont vous m’avez accusé la réception dans votre lettre de 10 août, je vous avais fait une prière, que je vais vous réitérer, c’est de donner vos ordres pour transporter à Paris un marbre qui est dans votre dépôt de Marseille, et que vous fassiez venir tôt ou tard. Il contient une inscription précieuses, que j’ai tâché d’expliquer dans une dissertation lue l’année dernière à la rentrée publique de l’Aca démie. C’est un compte rendu de ce que la ville d’Athènes avait dépensé pour la célébration de ses fêtes pendant une année entière, et cette année est l’année 409 avant J.-C. vers la fin de la guerre du Péloponnèse. Vous sentez combien l’objet et l’ancienneté de ce monument doit lui donner du prix. J’ai travaillé d’après une copie que M. Gaspari avait envoyée, où M. le C. de la Lurevne ( ?). Elle est très peu exacte, et les chiffres qui désignent les sommes s’y trouvent totalement défigurés. J’ai besoin de consulter l’original, mais un besoin pressant, comme ma dissertation sera imprimée dans le recueil de l’Académie, je la ferai graver sous mes yeux, et il faudra du temps pour retrouver les lettres à demi effacées. J’en ai parlé souvent à M. Gris, qui doit être à présent à Constantinople ; il m’avait promis de s’arranger avec vous pour faire transporter le marbre à Paris. J’enverrai quand il le faudra à M. son fils une note pour distinguer ce marbre des autres. Il suffit de dire à présent que l’inscription est surmontée d’un bas-relief qui représente un arbre entre deux figures. Si vous vous rendez à ma prière, je ferai placer ce beau monument dans une remise de la maison où je suis ey quand j’en aurai une copie exacte, je le ferai porter chez vous. Ne m’oubliez pas, mon cher comte, je vous le demande en grâce. Le travail que j’ai fait, inutile si je n’ai pas la meilleure copie possible, m’a coûté beaucoup de temps. Il m’intéressait par la singularité du sujet, et par le plaisir de faire valoir une de vos possessions. Nous avons à l’Académie deux tables de marbre que M. de Nointel avait acquises pendant son ambassade, et qu’on appelle les marbres de Nointel ; le vôtre plus vieux d’environ 40 ans et plus essentiel parce qu’il contient des faits, tandis que les / autres ne contiennent que des noms, sera connu sous le nom de marbre de Choiseul, et puisque vous avez tant de bontés pour moi, vous ne serez pas fâché de voir le plus précieux de vos monuments éclairci par le plus dévoué de vos serviteurs. M. Barbier a travaillé, travaille et travaillera encore sur les parties géographiques de votre note. Il m’a montré une partie de ses recherches, qui sont bien faites, mais la plupart vous seront inutiles. Je ne l’ai pas convaincu, et je n’ai pas pu obtenir de lui de me les livrer pour vous les envoyer. Il m’a répondu qu’il vous les fairait passer par M. Fouchesot( ?). Il est dans la garde nationale, et je ne vois plus. Il y a plus de trois semaines qu’il n’a mis les pieds chez moi. Vous devez juger par là, du pouvoir que j’ai sur son esprit, et du cas qu’il fait de mon amitié. Adieu, mon cher comte, je vous embrasse mille et mille fois. A Paris ce 23 9bre 1789 » (Paris, Archives nationales, armoires de fer, carton n°4, autographes, AE/I/2/12 ; original reproduit : http://www.culture.gouv.fr/Wave/image/web/archim/pagination.php?ref=AF-02135&page=7).