Jean-Pierre Delecouls - Claude Picard Duvau - 1730-2-23

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Jean-Pierre Delecouls - Claude Picard Duvau - 1730-2-23
FINA IDUnique ID of the page  4433
InstitutionName of Institution. Paris, Bibliothèque nationale de France
InventoryInventory number. Manuscrits, Français 15186, f° 17r et v et 19r
AuthorAuthor of the document. Jean-Pierre Delecouls
RecipientRecipient of the correspondence. Claude Picard Duvau
Correspondence dateDate when the correspondence was written: day - month - year . February 23, 1730
PlacePlace of publication of the book, composition of the document or institution. Albi 43° 55' 39.94" N, 2° 8' 52.44" E
Associated personsNames of Persons who are mentioned in the annotation.
LiteratureReference to literature.
KeywordNumismatic Keywords  exchange, duplicates, roman, vespasianus, geta, price, trajan, hadrian, nero, titus
LanguageLanguage of the correspondence French
LinkLink to external information, e.g. Wikpedia https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9065155t/f20.image.r=duvau%20correspondances%2015186
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Grand documentOriginal passage from the "Grand document".

-Lettre du 23 février 1730 (d’Albi) : « J’ai reçu par notre dernier ordinaire la lettre que vous m’avez fait l’honneur de m’écrire du 9 de ce mois. J’ai vu avec grand plaisir l’acquisition que vous venez de faire du Forum trajani qui ne peut pas mieux convenir à la médaille basilica ulpia que je vous ai laissée, la tête de laquelle quoiqu’il y ait un tant soit peu d’usage, n’avait pas le moindre trait de gâté quand je vous l’ai envoyée. ( ?) me vous savez que ( ?) a son opinion en fait de médailles. Je puis m’être trompé plus facilement que vos habiles antiquaires, en ayant cru moderne votre Geta en bronze, mais je n’ai pas seulement eu l’ombre de pensée que vous la crussiez belle. Eu égard du change que je vous avais proposé dans lequel je vous demandais un Géta dor que je croyais que vous eussiez offert, je me suis aperçu que j’en avais fait ( ?) avec celui de bronze que je vous ai renvoyé. L’offre que vous me faites de vos médailles doubles m’est très gracieuse, et on ne peut pas vous en être plus obligé que je le suis ; mais je comprends bien que je vous ferai plus grand plaisir de vous les prendre en troc que non pas avec ( ?) aussi m’y suis-je résolu. ( ?) choses m’y font beaucoup de peine pour Vespasien. La première est la résolution que j’avais faite de ne me défaire jamais, de cette médaile à cause du trait d’histoire qu’elle contient ou du moins que ce ne fut avec toutes les autres que j’ai soit en bronze soit en argent. La seconde est la parole que j’avais donnée à cette personne de considération que vous savez de la lu bailler en cas je pourrais m’empêcher de la bailler avec les autres, ou que je voulusse m’en défaire. La troisième que si vous en trouvez ma demande trop (forte ?) vous ne croyez que je veux me prévaloir de la fantaisie que je puis croire que vous en avez, en quoi vous me feriez beaucoup de tort, car quoique je veuille en tirer en troc, (rien n’approcherait ?) de ce que j’en refusai il y a environ dix-huit ou vingt ans en quoi je puis même avoir avoir tort de l’avoir refusé, mon principal motif du change est de vous obliger et elle est si rare que je puis vous assurer en l’honneur que j’en refuserais encore aujourd’hui en espèces beaucoup au-delà de la valeur des médailles que je vous propose, aimant mieux en avoir moins comme celles que non pas qu’il fut dit que je l’eusse vendue. Venant donc au change. Je vous baillerai le Vespasien triumph. Aug., le Trajan restitutori Italiae et l’Hadrien vota recepta in corona quercea si vous voulez me bailler en premier lieu huit de vos médailles doubles des dix dont m’avez envoyé la liste, desquelles vous sortirez seuelement la consulaire et le Néron Salus et quatre autres médailles d’or qui seront un Vespasien, un Trajan, un Adrien et un Antonin p/e que vous m’avez offert par votre lettre du 19 septembre dernier. Vous me ferez plaisir d’y ajouter un Titus pour le mien que je vous renverrai avec les autres. Si vous trouvez le change que je vous propose trop écarté de la raison, j’aurai beaucoupde peine de vous l’avoir proposé et que si je le croyais tel je me serais gardé de vous le proposer. Ce qu’il y a de bien sûr et positif en cela est que je ne me déferai jamais / plus d’aucune de ces trois médailles qu’avec encore plus davantage. Au surplus, je n’oublierai jamais que je vous ai promis de vous donner avis de toutes les médailles d’or rares qui me tomberont en main ; c’est pourquoi vous pouvez compter et que personne ne vous sera jamais avec plus d’estime et de considération que j’ai l’honneur de l’être, etc. » (Paris BnF, Manuscrits, Français 15186, f° 17r et v et 19r).

Bibliothèque nationale de France