Jules-François-Paul de Fauris de Saint-Vincent - Jean-François Séguier - 1772-1-6

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Jules-François-Paul de Fauris de Saint-Vincent - Jean-François Séguier - 1772-1-6
FINA IDUnique ID of the page  5010
InstitutionName of Institution. Nîmes, Bibliothèque Carré d'Art
InventoryInventory number. Ms. 149, f° 149-150
AuthorAuthor of the document. Jules-François-Paul de Fauris de Saint-Vincent
RecipientRecipient of the correspondence. Jean-François Séguier
Correspondence dateDate when the correspondence was written: day - month - year . January 6, 1772
PlacePlace of publication of the book, composition of the document or institution. Aix-en-Provence 43° 31' 47.42" N, 5° 26' 50.89" E
Associated personsNames of Persons who are mentioned in the annotation. Nicolas-Claude Fabri de Peiresc, Henri-Joseph de Thomassin de Mazaugues
LiteratureReference to literature. Fauris de Saint-Vincent 17711
KeywordNumismatic Keywords  book, greek, massalia, manuscript, correspondence, engraving, letters, local finds
LanguageLanguage of the correspondence French
LinkLink to external information, e.g. Wikpedia https://www.seguier.org/correspondance/edition.aspx?id=1017
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Grand documentOriginal passage from the "Grand document".

-Lettre du 6 janvier 1772 (d’Aix) : « Vous êtes en vérité, Monsieur, bien bon de vouloir faire mention de quelque chose qui n’en vaut pas la peine et que j’apprécie à sa juste valeur. Je n’ai cherché en faisant imprimer cette rapsodie qu’à me procurer quelque distraction, et en vérité j’en ai besoin dans la situation où je me trouve. L’intérêt que vous voulez bien y prendre m’engage à vous la peindre en deux mots. Après 35 ans de magistrature je perds mon état et celui d’un fils de 22 ans dont je ne sais plus que faire et qui avait les plus grand talents pour ce métier. Je perds outre cela la moitié de ma fortune qui était en contrats sur le parlement et la cour des aides. Je suis chassé de ma maison, privé de mon cabinet, de mes livres, mis au mois de janvier en plein champs dans une maison isolée où je suis malade depuis 2 mois. Voilà mon excuse. Convenez, Monsieur, qu’on est pardonnable de chercher à s’amuser dans les circonstances où je me trouve et qu’on est même dispensé de faire un bon ouvrage. [fol. 149v°] J’en viens aux manuscrits de / M. de Peiresc/ dont vous me faites l’honneur de me parler dans votre lettre. Je peux vous attester qu’il n’en existe point à Aix, ceux de M. de Mazaugues ont passé dans la bibliothèque publique de Carpentras. J’ai ouï dire que le dernier évoqué qui en avait fait l’acquisition, en avait envoyé plusieurs qui contenaient des détails sur la liturgie au pape Benoît XIV. Quant aux lettres de M. de Peiresc, le recueil que M. de Mazaugues en avait fait et qu’il voulait donner au public était fort avancé lorsqu’il mourut en 1743. Il y a apparence que ces lettres sont à Carpentras. Feu M. l’avocat général de Gaufridi avait aussi quelques manuscrits de M. de Peiresc, mais après sa mort je crois qu’ils furent vendus à Paris. Je vous prie de vouloir bien m’envoyer une notice exacte de la médaille de Marseille sur laquelle est la massue dont vous me parlez dans votre lettre. Je crains que vous ne vous soyez trompé lorsque vous m’avez dit qu’il y avait d’un côté une tête semblable à celle du n° 13 de la planche 3. Si vous m’en donnez la permission, je la ferai graver. [fol.150] Quant aux médailles d’argent, je crois de n’avoir laissé échappé aucune des attitudes différentes du lion ni aucunes des variétés qu’on peut observer sur l’habillement et sur la coiffure de Diane. Je ne me suis point arrêté aux différentes lettres qui sont soit dans l’exergue, soit dans les jambes du lion. Je peux vous attester qu’il n’est pas ordinaire de trouver les mê[mes] lettres répétées sur plusieurs médailles, de sorte qu’il est inutile de faire la liste des lettres qu’on voit sur ces médailles. Cette liste serait sans fin. J’avais fait cette observation depuis longtemps et je m’y suis confirmé en visitant examinant une partie considérable du dépôt trouvé à Roquefruit. Permettez-moi, Monsieur, en finissant de faire des vœux bien sincères pour le parfait rétablissement de votre santé. Je souhaite qu’elle ne vous fournisse plus de prétexte pour suspendre votre grand ouvrage que l’Europe entière attend avec le plus grand empressement. Ce serait un vrai malheur que vous ne le publiassiez pas vous-même. Ressouvenez-vous du sort qu’ont eu les manuscrits les plus précieux de l’immortel Peiresc. Une de ses nièces en alluma son feu pendant deux hivers et ce fut de ces mains barbares que le père de M. de Mazaugues sauva ce recueil de lettres dont vous me parlez » (Nîmes, Bibliothèque municipale, Ms. 149, f° 149-150).

References

  1. ^  Fauris de Saint-Vincens, Jules-François-Paul (1771), Mémoire sur les médailles de Marseille, s.l., s.n.