Jules-François-Paul de Fauris de Saint-Vincent - Jean-François Séguier - 1772-2-27

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Jules-François-Paul de Fauris de Saint-Vincent - Jean-François Séguier - 1772-2-27
FINA IDUnique ID of the page  5011
InstitutionName of Institution. Nîmes, Bibliothèque Carré d'Art
InventoryInventory number. Ms. 149, f° 153-154
AuthorAuthor of the document. Jules-François-Paul de Fauris de Saint-Vincent
RecipientRecipient of the correspondence. Jean-François Séguier
Correspondence dateDate when the correspondence was written: day - month - year . February 27, 1772
PlacePlace of publication of the book, composition of the document or institution. Aix-en-Provence 43° 31' 47.42" N, 5° 26' 50.89" E
Associated personsNames of Persons who are mentioned in the annotation. Nicolas-Claude Fabri de Peiresc, Henri-Joseph de Thomassin de Mazaugues, Joseph Pellerin
LiteratureReference to literature. Gassendi 16411, Pellerin 17622, Requier 17703, Fauris de Saint-Vincent 17714
KeywordNumismatic Keywords  drawing, numismatics, draftsman, engraving, greek, massalia, correspondence, collection sale
LanguageLanguage of the correspondence French
LinkLink to external information, e.g. Wikpedia https://www.seguier.org/correspondance/edition.aspx?id=1018
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Grand documentOriginal passage from the "Grand document".

-Lettre du 27 février 1772 (d’Aix) : « J’ai envoyé Monsieur, plusieurs fois à Marseille chez M. Jean Jacques Fornier pour savoir s’il avait reçu quelque chose pour moi et il m’a fait dire qu’il n’avait rien reçu, de sorte que je crains bien que la médaille que vous aviez eu la bonté de m’annoncer n’ait été perdue. Si elle m’était parvenue, je l’aurais faite dessiner, et vous l’aurais renvoyée avec beaucoup d’exactitude. Connaissant les lois de la discrétion en fait de curiosité et sachant qu’il y a beaucoup de verres parmi les amateurs et surtout parmi les médaillistes, si par hasard vous n’avez pas fait partir la médaille en question, je vous prie de m’en envoyer seulement le dessin en cas que vous ayez sous la main quelqu’un qui soit en état de la dessiner. Cela remplira mon objet [fol. 153v°] qui est de la faire graver à la suite des autres confronter avec celle que j’ai fait graver au n° 13 de la planche 4. Elle ne m’appartient pas et est dans le cabinet d’un négociant de Marseille qui me la prêtera aisément. Autant que je peux m’en ressouvenir, le mot mazza y était distinctement, mais cela demande d’être mieux examiné. Je voudrais fort qu’on publia les lettres de Peiresc. Autant qu’il m’en souvient, le dessein de M. de Mazaugues était d’en faire un choix, et d’y joindre des notes. Cet ouvrage serait sûrement bien accueilli des gens de lettre de toute l’Europe. Il y a environ un an qu’il a paru une vie de cet homme illustre où il est étrangement défiguré. C’est un ouvrage mesquin et décharné où [on] ne trouve rien du tout. Un nommé Requier de Marseille en est l’auteur. C’est je crois celui qui a traduit et abrégé Vittorio Siri. Puisque cet homme a la rage de faire des livres, il n’avait qu’à traduire la vie de Peiresc par Gassendi, qui est un ouvrage [fol.154] fort bien fait où on retrouve ce grand homme tout entier et tel qu’il était. Je vous remercie bien sincèrement de la petite notice que vous avez bien voulu me donner de votre cabinet et de toutes les choses précieuses qu’il renferme. J’ai grande envie de les voir et plus encore celui à qui elles appartiennent. Je ne saurais assez insister sur l’obligation où vous êtes de mettre la dernière main à votre ouvrage sur les inscriptions antiques et à le donner au public. C’est une dette que vous avez contracté envers vos contemporains et envers la postérité. Représentez-vous sans cesse l’inconvénient de voir dissiper tant de richesses. Il me semble qu’on meurt plus tranquille lorsqu’on a paré à cet inconvénient et qu’on a rempli un objet qui nous a occupé la meilleure partie de notre vie. M. Pellerin a prévenu cet accident en donnant au public les médailles précieuses qu’il avait rassemblé pendant le cours d’une longue vie. Et en vous engageant par mes instantes prières, de finir l’ouvrage intéressant que vous avez tant advancé, je voudrais rendre à la postérité le même service que vous lui avez rendu en engageant M. Pellerin à publier son recueil. Je connais assez [fol. 154v°] son fils aîné pour pouvoir vous assurer que dès que son père sera mort, il se pressera de vendre ses médailles sans en garder une seule. C’est un fort honnête homme, mais qui n’a hérité ni des goûts ni du génie de son père. » (Nîmes, Bibliothèque municipale, Ms. 149, f° 153-154).

References

  1. ^  Gassendi, Pierre (1641), Viri illustris Nicolai Claudii Fabricii de Peiresc, Paris.
  2. ^  Pellerin, Joseph (1762), Recueil de médailles de rois, qui n’ont point encore été publiées ou qui sont peu connues, Paris.
  3. ^  Requier Jean-Baptiste (1770), Vie de Nicolas-Claude Peiresc conseiller au parlement de Provence; où l'on trouve quantité de choses curieuses, concernant la Physique, l'Histoire & l'Antiquité, Paris, Musier (père).
  4. ^  Fauris de Saint-Vincens, Jules-François-Paul (1771), Mémoire sur les médailles de Marseille, s.l., s.n.