Jules-François-Paul de Fauris de Saint-Vincent - Jean-François Séguier - 1779-12-28

From Fina Wiki


Jules-François-Paul de Fauris de Saint-Vincent - Jean-François Séguier - 1779-12-28
FINA IDUnique ID of the page  5030
InstitutionName of Institution. Nîmes, Bibliothèque Carré d'Art
InventoryInventory number. Ms. 149, f° 162-163
AuthorAuthor of the document. Jules-François-Paul de Fauris de Saint-Vincent
RecipientRecipient of the correspondence. Jean-François Séguier
Correspondence dateDate when the correspondence was written: day - month - year . December 28, 1779
PlacePlace of publication of the book, composition of the document or institution. Aix-en-Provence 43° 31' 47.42" N, 5° 26' 50.89" E
Associated personsNames of Persons who are mentioned in the annotation. Thomas Andres Gusseme y Delgado
LiteratureReference to literature. Gusseme y Delgado 17731
KeywordNumismatic Keywords  book, dictionary, roman, subaerata, postumus, gordianus, local finds, valentinianus, anastasius, maurice tiberius, justinianus, byzantine
LanguageLanguage of the correspondence French
LinkLink to external information, e.g. Wikpedia https://www.seguier.org/correspondance/edition.aspx?id=1029
Map
Loading map...
Grand documentOriginal passage from the "Grand document".

-Lettre du 28 décembre 1779 (d’Aix) : « Je n’ai point d’expression, Monsieur, pour vous témoigner ma sincère reconnaissance pour tout ce que vous faites pour moi. Me voilà à même grâce à vos soins, d’être bientôt possesseur du dictionnaire numismatique dont j’espère retirer beaucoup de fruit pour la connaissance des médailles. Je vous prie, si cela est possible, de me le faire expédier directement de Bajon [Bayonne] par la voie de la messagerie. L’impatience que j’ai de l’avoir ne me permet pas d’attendre le retour du sieur Carreiron qui me renverrait trop loin. Une sœur de Madame de Calvière doit partir un de ces jours pour Nîmes. Elle veut bien se charger de vous porter les 34 l.t. du prix de l’achat et les autres frais que je vous dois à ce sujet. Je vous remercie bien de l’attention que vous avez eu de m’avertir de la découverte qu’on a fait des médailles saussées depuis Gordien jusqu’à Posthume. Dès que vous m’assurez que parmi ces médailles il n’y a aucun revers rares, je n’en prendrai aucune. Il y a quelques années qu’on trouva près d’une de mes terres un dépôt de plus de mille médailles saussées de ces mêmes empereurs. J’en choisis environ 300 parmi lesquelles il y en avait de très rares. On trouva plusieurs [162v°] bagues, mais ce qui était encore plus précieux c’étaient des ustensiles en argent que l’avidité d’un orfèvre dénatura dans le moment sans que personne ait pu me dire ce que c’était, ni même leur forme. J’ai présumé que c’étaient des instruments de sacrifices. Les troubles qu’il y eut dans les Gaules sous le règne des Posthumes occasionnèrent vraisemblablement plusieurs dépôts dans la terre. C’est ce qui fait qu’on trouve assez fréquemment dans ces provinces des amas de monnaies qui ont régné dans le second et le troisième siècle. Le fameux dépôt trouvé à Maion il y a environ quinze ans est de cette époque. Je finis, Monsieur, comme j’ai commencé en vous renouvellant les assurances de ma reconnaissance pour tout ce que vous faites pour moi. J’ai l’honneur d’être avec le plus sincère et le plus respectueux attachement, Monsieur, Votre très humble et très obéissant serviteur. Saint Vincens. C’est par une fatalité singulière que je ne profite pas de l’avis que vous avez la bonté de me donner sur la découverte des 350 médailles, mais je vous prie de ne pas vous rebuter et s’il se présentait encore quelque occasion pareille, de vouloir bien me mettre à même d’en profiter. Je suis surtout fort curieux des médailles d’or et d’argent [fol.163] du Bas Empire. Ce qui est un peu rare dans ce genre me manque mais j’ai en très grande abondance ce qui est commun comme Valentinien, Valère Théodose et ses enfans Anastase, Justin, Justinien, Tibère, Constantin, Maurice. J’ai fait ces dernières années une suite en bronze très nombreuse et assez suivie depuis Anastase jusqu’aux derniers Comnènes et aux Anges. J’ai eu recours aux médailles creuses qui pendent aux chapelets des bonnes femmes et j' ai trouvé quelquefois des choses précieuses. J’en fait une recherche toute particulière. Je ne suis pas sans espérance de pouvoir par ce moyen parvenir jusqu’aux Paléologues. Pardonnez-moi, monsieur, si je vous entretiens de mes rêveries. » (Nîmes, Bibliothèque municipale, Ms. 149, f° 162-163).

References

  1. ^  Gusseme y Delgado, Thomas Andres (1773), Diccionario numismatico general, para la perfecta inteligencia de las medallas antiguas, sus signos, notas e inscripciones y generalmente de todo lo que se contiene en ellas..., vol. 1 (A-B), imprimé par D. Joachim Ibarra, Madrid.