Jules-François-Paul de Fauris de Saint-Vincent - Jean-François Séguier - 1780-11-15

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Jules-François-Paul de Fauris de Saint-Vincent - Jean-François Séguier - 1780-11-15
FINA IDUnique ID of the page  5034
InstitutionName of Institution. Nîmes, Bibliothèque Carré d'Art
InventoryInventory number. Ms. 149, f° 172-173
AuthorAuthor of the document. Jules-François-Paul de Fauris de Saint-Vincent
RecipientRecipient of the correspondence. Jean-François Séguier
Correspondence dateDate when the correspondence was written: day - month - year . November 15, 1780
PlacePlace of publication of the book, composition of the document or institution. Aix-en-Provence 43° 31' 47.42" N, 5° 26' 50.89" E
Associated personsNames of Persons who are mentioned in the annotation. Joseph Eckhel, Charles Patin, Hubert Goltzius, Jean-Jacques Barthélemy, André Barthélemy de Courçay
LiteratureReference to literature. Fauris de Saint-Vincent 17711
KeywordNumismatic Keywords  alexander severus, autopsy, book, hierocaesarea, smyrne, price, dealer, balbinus, roman, errors, massalia, medallions
LanguageLanguage of the correspondence French
LinkLink to external information, e.g. Wikpedia https://www.seguier.org/correspondance/edition.aspx?id=1047
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Grand documentOriginal passage from the "Grand document".

-Lettre du 15 novembre 1780 (d’Aix) : « Personne au monde Monsieur n’est aussi bon et aussi communicatif que vous. Vous voulez bien perdre votre temps avec le premier oisif qui veut s’en emparer. Quand je pris la liberté de vous adresser ces dix médailles ce fut sans trop de réflexion que je fis la démarche. J’étais impatienté de l’inutilité de mes recherches. Je vous les envoyai profitant d’une occasion que j’avais pour Nîmes, comptant que vous ne daigneriez pas vous en occuper et que vous les mettriez au rebut sans y perdre votre temps. Elles m’ont valu des remarques et des instructions très savantes dont je ferai mon profit. Quant au médaillon d’Alexandre Sévère frappé par les habitants de Hierocesarée, je respecte comme je le dois les lumières de M. Eckhel. Mais je prends la liberté de vous dire que je crois avoir vu des médailles où le mot AYTONOMOC était précédé par des lettres numérales. J’ai tort de vous dire que j’ai vu moi-même ces médailles. Mais j’ai vu les livres où elles étaient rapportées et si j’en avais le temps je vous les citerais. Je viens de recevoir un nouvel envoi de médailles de Smyrne qu’on m’a fait payer très cher et qui ne contient rien de précieux. C’est ce qui arrive ordinairement lorsqu’on n’a pas sur les lieux des personnes affidées et qu’on est obligé d’en passer par les mains de ces fripons de Grecs qui se font un jeu de tromper. Sur ce nombre j’ai trouvé une médaille en petit bronze que je crois de Balbin. Les caractères en sont peu lisibles. Voici ce que je crois y déchiffrer A. K. ΔΕΚ, ΚΗΛ BΑΛBΙΝΟC. CΕB. leBΑΛBΙΝΟC me faisait de la peine parce que le nom grec [fol. 172v°] est BAΛBEINOC mais j’ai été un peu rassuré par une médaille rapportés par Patin où il y a BAΛBINOC. Le revers est à peu près le même que celui de la médaille rapportée par Patin. Je prends la liberté de vous adresser par la voie de M. de Nicolay un exemplaire de mon mémoire sur les médailles de Marseille. Je rougis de mettre sous les yeux d’un homme de mérite de M. Eckhel un ouvrage aussi mauvais. Il n’a que le mérite d’être rare par la précaution que j’ai pris de n’en faire faire qu’une vingtaine d’exemplaires. Je ne l’avais fait imprimer que pour quelques uns de mes amis qui avaient voulu que je recueille ce qui était dans les auteurs sur les médailles de Marseille. Il y a plusieurs fautes et en voici une dont je suis tout honteux. Contre l’assertion de Goltzius j’ai osé y affirmer que les Marseillais n’avaient point de monnaies d’or. Et voilà que M. l’abbé Barthélémi (Barthélemy) vient de m’apprendre que son neveu a trouvé en Hollande une médaille d’or de Marseille dont l’antiquité est incontestable. Et c’est vraisemblablement la même médaille que Goltzius avait vu dans quelque cabinet de Hollande. Voilà une leçon sur les assertions des faits négatifs et cela fait voir en même temps qu’on ne rend pas toujours justice à cet auteur. » (Nîmes, Bibliothèque municipale, Ms. 149, f° 172-173).

References

  1. ^  Fauris de Saint-Vincens, Jules-François-Paul (1771), Mémoire sur les médailles de Marseille, s.l., s.n.