Nicolas-Claude Fabri de Peiresc - Claude Ménestrier - 1627-8-26

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Nicolas-Claude Fabri de Peiresc - Claude Ménestrier - 1627-8-26
FINA IDUnique ID of the page  10637
InstitutionName of Institution. Montpellier, Bibliothèque de l’Ecole de Médecine
InventoryInventory number. Ms. H 271, f° 34
AuthorAuthor of the document. Nicolas-Claude Fabri de Peiresc
RecipientRecipient of the correspondence. Claude Ménestrier
Correspondence dateDate when the correspondence was written: day - month - year . August 26, 1627
PlacePlace of publication of the book, composition of the document or institution. Aix-en-Provence 43° 31' 47.42" N, 5° 26' 50.89" E
Associated personsNames of Persons who are mentioned in the annotation. Francesco Gottifredi, Lelio Pasqualini, Lodovico Compagni
LiteratureReference to literature. Tamizey de Larroque 1894, V, lettre n° XVII, p. 531-5341
KeywordNumismatic Keywords  roman, 30 tyrans, domitianus, coin price, titus, roman provincial, samaritan, siglos, paleography, zenobia, constantinus, roman republican, whitening, collection numbers
LanguageLanguage of the correspondence French
LinkLink to external information, e.g. Wikpedia https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k62631048/f547.item.r=claude%20menestrier%20correspondance
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Grand documentOriginal passage from the "Grand document".

-Lettre du 26 août 1627 (d’Aix) : « Venant au surplus de votre lettre, je trouve certainement un peu étrange la procédure de Messrs les Godifredi, mais il faut laisser un chacun dans son humeur, et se contenter de ce qu’on en peut avoir; si pour le moins ils vous disaient les noms des Tyrans qu’ils ont, ce serait quelque chose pour juger s’il y en aurait aucun qui fut plus extraordinaire que le commun. Je vous remercie de la relation que m’avez faite de la chaîne du Cardinal Sacrati et avais cru que c’eût été quelque chose de meilleur siècle. Pour le sr Ludovico Cornpagni, il témoignait autrefois d’être de mes amis, et m’a écrit quelquefois. S’il mettait prix à son Domitius Domitianus, et qu’il fut à quelque raison, je l’achèterais. Parlez lui en de ma part et m’en écrivez la réponse. Quant à votre petite suite, je trouve cela assez curieux, et je pense en avoir un grand nombre, bien que sans avoir affecté d’en faire aucune suite. Mais je voudrais bien que m’eussiez fait voir ce petit Titus, avec le revers TVD. CAPT. Car j’ai quelque chose d’approchant et je n’ai pas bien su discerner pour n’être pas bien net. Au reste je vous ai bien de l’obligation des médailles que m’avez envoyées, tant des deux d’argent, dont il vous a plu souffrir que Monsr d’Aubery vous ait remboursé, comme j’ai pris plaisir de voir cet astragale (que je n’avais pas autrefois reconnu pour tel en autres pièces quasi-pareilles) et cette balance ou qui se peut bénignement interpréter pour telle, comme des quatre de cuivre, lesquels je pensais vous renvoyer par cet ordinaire, mais je n’ai pas eu le loisir de chercher deux ou trois pièces que j’y voulais comparer et j’ai bien cru que pour un ordinaire plustôt ou plus tard, vous ne le trouveriez pas mauvais de moi. Car elles ne tarderont pas de vous être fidèlement rendues. Et si je trouve ce que j’ai sur ce sujet, possible ne serez vous pas marry d’en apprendre la conférence. Cependant, pour la couronne, elle semble fort celle du Commode, dont vous m’avez ci-devant accommodé, et c’est grand dommage que l’inscription en soit si effacée comme elle est. Celle des caractères inconnus est fort bizarre, et bien que de goffe main ne mérite pas d’être négligée non plus que toutes celles où vous trouverez des caractères extraordinaires. Il s’en trouve souvent là de celles qui ont des caractères samaritains, comme les sicles. Quand vous en rencontrerez, vous me ferez plaisir singulier de me les retenir, s’il vous plaît. Celle des astragales a quelque chose de meilleur que l’autre semblable, principalement en ce qu’elle est vergine, mais l’autre a aussi quelque avantage en ce qu’elle semble de métal corinthien, ce qui peut aussi servir pour conjecturer à peu près le temps que l’une et l’autre peuvent avoir été battues, car l’usage de ce métal n’a pas duré trop longtemps dans Rome. Et pour celle de votre ZHNOBIA c’est la vérité que la faute ou manquement d’un 6 au mot de CEΠTIMIA pour CEΠTEIMIA pourrait aider l’ombrage, avec ce peu qu’il y a de brouillé, ce semble, aux trois premières lettres ZHN. Et sur la première veüe, il me revint en mémoire une médaille de même manière qui était autrefois passée par les mains [sic pour: mes mains] ΕΥCEBIA, femme de Constantin. Mais l’ayant bien considérée je ne pense pas que ce soit la même, et ne voudrais pas opiniâtrer que ce ne puisse être véritablement une Zenobia. C’est pourquoi vous m’avez fait un singulier plaisir de trouver bon que j’en eusse la vue, aussi je vous en remercie bien fort et espère de n’en demeurer pas ingrat. Au reste je me suis aperçu que les deux médailles consulaires d’argent ont été reblanchies d’une façon que tenait feu Mgr Lelio Pasqualini en la plupart des siennes, et que je pratiquerais volontiers en aucunes qui sont trop couvertes d’ordure et de saleté, et vous prie de vous enquérir comment se fait ce blanchiment sans qu’il y demeure rien de la farine ou couleur de plâtre qui y demeure au blanchiment commun des orfèvres, et de m’en donner avis à votre première commodité. Reste le fait de vos colonies, sur quoi je vous prie de vous mettre un jour à en faire un inventaire pour l’amour de moi, estimant que vous l’aurez fait dans moins d’une journée, puisqu’il n’y en a que cent et quinze. Cela n’empêchera pas que vous n’y ajoutiez du jour à la journée celles du sr Ludovico Compagni et autres et que nous ne voyions, un jour, les originaux, si vous passez par ici. Je me promets cette faveur de vous, et que vous nous ferez voir cette petite médaille deTite, et je finirai demeurant,… » (Bibliothèque de l’Ecole de Médecine de Montpellier, Ms. II, 271, f° 34 ; Tamizey de Larroque 1894, V, lettre n° XVII, p. 531-534).

References

  1. ^  Tamizey de Larroque, Philippe (1894), Lettres de Peiresc. V. Lettres de Peiresc à Guillemin, à Holstenius, à Menestrier, Paris.