Nicolas-Claude Fabri de Peiresc - Claude Ménestrier - 1629-2-22

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Nicolas-Claude Fabri de Peiresc - Claude Ménestrier - 1629-2-22
FINA IDUnique ID of the page  10662
InstitutionName of Institution. Montpellier, Bibliothèque de l’Ecole de Médecine
InventoryInventory number. Ms. H 271, f° 87
AuthorAuthor of the document. Nicolas-Claude Fabri de Peiresc
RecipientRecipient of the correspondence. Claude Ménestrier
Correspondence dateDate when the correspondence was written: day - month - year . February 22, 1629
PlacePlace of publication of the book, composition of the document or institution. Aix-en-Provence 43° 31' 47.42" N, 5° 26' 50.89" E
Associated personsNames of Persons who are mentioned in the annotation.
LiteratureReference to literature. Tamizey de Larroque 1894, lettre XXVI, p. 558-5631, Bresson 1975, p. 672
KeywordNumismatic Keywords  coin casts, recutting, cleaning, lead cast, roman market, rome, roman, aes grave, roman republican, coin cabinet (managing), double strike, greek, obol
LanguageLanguage of the correspondence French
LinkLink to external information, e.g. Wikpedia https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k62631048/f574.item.r=claude menestrier correspondance
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Grand documentOriginal passage from the "Grand document".

-Lettre du 22 février 1629 (d’Aix) : « J‘ai reçu la vôtre du 6 janvier, ensemble les six petites médailles y contenues fort bien conditionnées, dont je reprendrai quelque empreinte pour les vous renvoyer par après, vous remerciant très affectueusement de la faveur qu'il vous a plu m’en faire » ; « Mais je voudrais les voir toutes pucelles, comme on dit des médailles non ritocche, c’est à dire toutes closes et enveloppées de leur argile naturelle,… » ; « Vous m’envoyâtes, il y a environ deux ans, une trentaine d’empreintes de médailles en plomb entre lesquelles y en avait une petite que je recouvrerais volontiers pour quelque autre chose, si l’avez encore. Il n’y a rien qu’un trident d’un côté façonné à feuillages et comme s’il était accompagné de deux dauphins qui servent d’ornement. Et, de l’autre côté, il n’y a qu’une tête sans barbe coiffée d’une certaine peau extravagante qui n’est pas de lion ni de chèvre, ainsi quasi comme si c’était du poisson. Le mal est qu’il n’y a point de lettres, mais encore serait-elle de quelque usage pour l’extravagance de la coiffure. Et si vous avez rien observé de pareil ou d’approchant en autres médailles, vous me ferez faveur de me l’écrire. Il me reste à vous dire que, quand j’étais à Rome, je voyais ordinairement les bancs de tous ces quincailleurs et autres vendeurs de vieux cuivre et de médailles qui avaient une infinité de certaines sortes de médailles de cuivre battues à Rome, devant l’Empire, sans autre inscription que Roma, si ce n’est parfois quelque nom de famille romaine parmi lesquelles ont souvent les marques des ballottes ou des onces, aussi bien que l’AES grave, et les notes de l’S et de I. ou de IL. Encore que leur poids soit beaucoup moindre, et fort différent entre celles mêmes qui ont les mêmes notes, ou pareil nombre de ballottes. Mais toutes celles ici sont de fort bas relief et quasi de ronde bosse. Je n’en avais pas tenu grand compte si ce n’est d’aucunes où se rencontraient nommés aucuns citoyens romains. Et toutefois je ne pouvais si bien faire qu’en achetant souvent quantité de médailles antiques assemblées il ne s’y en trouvât plusieurs de cette sorte-là, qui demeuraient comme super-numéraires et au rejet hors de mes suites et assortiments. Or ayant rencontré ces jours passés, dans mon étude une boîte qui en était toute remplie, les ayant voulu revoir et considérer leur diversité, j’y ai trouvé quelque sorte de fondement et de conjecture, pour la pleine vérification de laquelle je voudrais bien en avoir retenu plus grand nombre. C’est pourquoi je vous prie, quand vous en trouverez à bon marché, de m’en retenir autant que vous en rencontrerez, principalement celles qui seront bien nettes et bien conservées. Et de ne faire pas difficulté d’en retenir plusieurs d’une même sorte principalement de celles qui ont la note II. Soit qu’elles aient le Janus et la proue ordinaire ou autres usages et symboles quelconques. Même encore qu’elles n’aient aucune desdites notes de valeur de monnaie pourvu qu’elles soient un peu nettes et conservées et le moins retouchées que faire se pourra. Sans négliger celles qui se trouvent parfois besognées, on mal cognées, et à deux fois, comme si la première n’avait pas bien achevé l’empreinte, et l’avait doublée, comme il s’en trouve souvent de toutes sortes. J’avais eu deux ou trois de ces petites médaillettes d’argent consulaires qui n’étaient que le quart du denier et avaient la note IIS, que j’ai laissé confondre et égarer en mon étude en sorte que je ne les ai su retrouver quand je les ai cherchées. Vous m’obligerez bien si vous m’en pouvez recouvrer cinq ou six, de quelque sorte qu’elles soient figurées, et de me les envoyez dans la première lettre que vous m’écrirez. Mr Aubery remboursera tout ce que vous y aurez dépensé. Je vous en demeurerai redevable. Vous aurez ici l’empreinte d’une médaille que j’ai, battue par ces Grecs avec beaucoup d’écriture, sans toutefois qu’il soit facile de reconnaître la ville où elle a été cognée. J’en ai encore deux autres différentes au sujet du revers et de la tête et au nom de celui sous l’autorité duquel elles ont été faites. Mais toutes pareilles en tout le restant de l’inscription du revers. Je vous prie d’aviser si vous n’en auriez point encore quelque autre de pareille manière à peu près, et dont l’inscription du revers se terminant en mêmes termes qui eût néanmoins quelque autre différence, auquel cas je vous prie m’en envoyer l’empreinte, si ne voulez pas hasarder l’original, aux fins que je voie si la comparaison pourrait fournir quelque similitude pour appuyer la conjecture que j’ai ai prise. Je vous envoierai les originaux sans faillir, si me les envoyez. J’oubliais encore de vous dire que si vous rencontriez de ces petits sesterces ou médaillettes d’argent, qui au lieu de la note IIS avaient le nombre III, et des demi deniers qui, au lieu du V, avaient le nombre VIII ou IX, je les achèterais très volontiers, comme aussi de ces médailles grecques qui ont l’inscription ΔΡΑΤΜΑ et ΔΙΔΡΑΤΜΟΝ, et de celles de cuivre qui ont l’inscription ΟΒΟΛΟC. Voilà bien des commissions importunes tout à la fois, mais si l’une ne rencontre, l’autre pourrait réussir, et quoi qui en vienne, je vous en serai toujours infiniment obligé, et Mr Aubery ne laissera pas de rembourser toutes vos fournitures, et moi d’être à jamais, Monsieur, votre etc. » (Montpellier, Bibliothèque de l’École de Médecine, Ms. II, 271, f° 87 ; Tamizey de Larroque 1894, lettre XXVI, p. 558-563 ; Bresson 1975, p. 67).

References

  1. ^  Tamizey de Larroque, Ph. (1894), Lettres de Peiresc. V. Lettres de Peiresc à Guillemin, à Holstenius, à Menestrier, Paris.
  2. ^  Bresson, A. (1975), "Peiresc et le commerce des antiquités à Rome", Gazette des Beaux-Arts, 85, févr. 1975, pp. 61-72.