Nicolas-Claude Fabri de Peiresc - Claude Ménestrier - 1629-4-25

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Nicolas-Claude Fabri de Peiresc - Claude Ménestrier - 1629-4-25
FINA IDUnique ID of the page  10664
InstitutionName of Institution. Montpellier, Bibliothèque de l’Ecole de Médecine
InventoryInventory number. Ms. H 271, f° 54
AuthorAuthor of the document. Nicolas-Claude Fabri de Peiresc
RecipientRecipient of the correspondence. Claude Ménestrier
Correspondence dateDate when the correspondence was written: day - month - year . April 25, 1629
PlacePlace of publication of the book, composition of the document or institution. Aix-en-Provence 43° 31' 47.42" N, 5° 26' 50.89" E
Associated personsNames of Persons who are mentioned in the annotation. Natalizio Benedetti, Lelio Pasqualini, Claude Mellan
LiteratureReference to literature. Tamizey de Larroque 1894, V, lettre XXIX, p. 567-5721
KeywordNumismatic Keywords  engraving, samaritan, coin fabrication, sidon, phoenician, sulphur cast, antinous, sidon, roman provincial, bithynia, moulder, plate engraver
LanguageLanguage of the correspondence French
LinkLink to external information, e.g. Wikpedia https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k62631048/f583.item.r=claude menestrier correspondance
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Grand documentOriginal passage from the "Grand document".

-Lettre du 25 avril 1629 (d’Aix) : « Je reçus votre lettre (du) 17 février, par une voie extraordinaire sans avoir le loisir de vous répondre, comme je le marquai à Mr Aubery par mes dernières, et par le dernier ordinaire, j’ai reçu un paquet votre que j’estime être de la fin de mars bien qu’y ayez oublié la date, ensemble les trois gravures et la médaillette qu’y aviez jointes, bien conditionnées, mais non pas la procuration que promettiez par votre précédente. J’ai été bien aise que soyez demeuré satisfait de vos lettres de naturalité, mais pour les fournitures que j’y ai faites, il n’est pas besoin que vous mettiez en aucune peine. Je voudrais bien en pouvoir faire de plus considérables pour votre service et qui vous fussent plus utiles, et si l’occasion s’en présente, les effets le vous témoigneront. Vous me faites plaisir de vous souvenir du médaillon d’argent de Gordien, et je pense qu’il serait bon de vous vider de cette affaire si le pouvez, tandis que Mr Aubéry est de par-delà, pour vous fournir le prix qu’aurez convenu, puisque sa bourse est toujours si libéralement ouverte quand il est question de m’obliger. Car après son départ, je suis en peine à qui je pourrai recourir pour faire pareilles fournitures à point nommé si volontiers comme il les faisait. Vous m’avez obligé de me faire part si courtoisement des trois gravures et de la médaillete que m’aviez envoyées, et je vous en remercie très affectueusement, mais vous m’eussiez encore plus obligé de dire librement à Mr Aubéry ce qu’elles vous coûtaient à peu près, et d’en recevoir votre remboursement comme de coutume, et comme je vous supplie encore de vouloir faire sans cérémonie. Autrement vous m’ôteriez la liberté de recourir si librement comme je fais à votre honnêteté, pour le recouvrement des curiosités qui se peuvent présenter de mon goût, lequel vous est meshuy (aujourd’hui) assez connu pour ne pas craindre de vous y méprendre » ; « La médaillette hébraïque ou samaritaine m’a été fort agréable, nonobstant que j’en eusse déjà une demi douzaine de pareilles, d’autant qu’elles sont ordinairement si mal cognées qu’il est malaisé d’en lire toutes les légendes ou inscriptions sans en avoir bon nombre ; surtout en ces sortes de médailles de caractères étrangers, il y a du plaisir d’en voir plusieurs ensemble à cause qu’un même caractère y est bien souvent représenté en forme aucunement différente que l’on est bien aise de reconnaître. C’est pour cela que j’en ramasse volontiers autant que j’en trouve et que je serai bien aise aussi d’avoir celle que vous dîtes avec la galère et l’inscription ΖΙΔΩΝΙΩΝ (Sidon) et autres caractères phéniciens, bien que j’en aie sept ou huit de la même ville, avec de tels caractères et différents revers tant de la galère que de l’Europe et autres » ; « Les empreintes de souffre sont si faciles à faire, qu’il ne faut que la volonté d’y employer quelques heures un après-dîner, sans qu’il soit de besoin d’aller chercher de mouleur. Que si cette peine vous est encore trop griève, et que me veuillez laisser voir les originaux dans un paquet de lettres, je vous les renvoierai fidèlement, et vous saurez qu’il n’y a danger quelconque par les chemins quoi qu’on ait voulu dire, les dépêches étant toujours sûrement passées, à travers même les armées. Le feu sieur Natalitio et le feu Monsignor Lelio Pasqualini m’en ont autrefois envoyé des pleines boîtes, et de gravures et de médailles, sans que jamais il se soit rien perdu Dieu merci, non plus que de ce que je leur rendis à eux ou que je leur envoyais montrer du mien « : « Je vous remercie des médailles romaines et autres que m’avez apprêtées, même de ces arabiques et d’autres caractères étrangers et de celles qui ont les notes S et H et autres. Vous priant de me les faire tenir le plus tôt que vous pourrez après en avoir relevé votre remboursement de Mr Aubery. Il m’écrit que vous lui avez présenté un Antinous fort extraordinaire que je voudrais bien avoir vu en empreinte ou en original, et suis marri que ne m’ayez fait retenir une empreinte aussi de cette médaille de Sidon, dont m’aviez envoyé le dessin, et de ce médaillon d’Hadrien cogné en Bithynie, avec le diadème royal, avant que vous défaire des originaux. Et m’étonne que vous trouviez tant de difficulté à disposer d’un mouleur, étant chose si commune partout, et de fait Mr de Bonnaire vous aura pu dire que le sieur Mellan, graveur, en avait trouvé un qui eût fait tout ce qu’eussiez pu lui ordonner pour ce regard et Mr Aubery eut volontiers payé les frais qui y pouvaient échoir autant de fois que l’eussiez voulu employer, comme il fera encore aux occasions qui s’en présenteront, où je vous prie de ne le pas épargner » (Montpellier, Bibliothèque de l’École de Médecine, Ms. H 271, f° 54 ; Tamizey de Larroque 1894, V, lettre XXIX, p. 567-572).

References

  1. ^  Tamizey de Larroque, Ph. (1894), Lettres de Peiresc. V. Lettres de Peiresc à Guillemin, à Holstenius, à Menestrier, Paris.