Nicolas-Claude Fabri de Peiresc - Claude Ménestrier - 1630-10-25

From Fina Wiki


Nicolas-Claude Fabri de Peiresc - Claude Ménestrier - 1630-10-25
FINA IDUnique ID of the page  10668
InstitutionName of Institution. Montpellier, Bibliothèque de l’Ecole de Médecine
InventoryInventory number. Ms. H 271, f° 63
AuthorAuthor of the document. Nicolas-Claude Fabri de Peiresc
RecipientRecipient of the correspondence. Claude Ménestrier
Correspondence dateDate when the correspondence was written: day - month - year . October 25, 1630
PlacePlace of publication of the book, composition of the document or institution. Belgentier 43° 14' 42.90" N, 6° 0' 1.04" E
Associated personsNames of Persons who are mentioned in the annotation.
LiteratureReference to literature. Tamizey de Larroque 1894, V, lettre XXXV, p. 581-5851
KeywordNumismatic Keywords  arabic, celtic, greek, weights, roman, coin casts, augustus, claudius, vitellius
LanguageLanguage of the correspondence French
LinkLink to external information, e.g. Wikpedia https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k62631048/f597.item.r=claude menestrier correspondance
Map
Loading map...
Grand documentOriginal passage from the "Grand document".

-Lettre du 25 octobre 1630 (de Boysgency) : « Et si je pouvais servir ces messieurs ou autres de vos amis, je le ferais tant plus volontiers que je suis en imptaience de ne vous pouvoir servir vous-même comme je souhaiterais, en revanche de la continuation de votre bonne volonté en notre endroit et de la faveur que vous me faites de me faire part de vos conquêtes, en quoi certainement vous m’obligez bien fort. Et particulièrement en ces médailles et gravures que m’avez envoyées en dernier lieu, qui se sont la plupart trouvées à mon goût, et je vous en sais encore plus de gré puisque m’en avez fait savoir la dépense qu’y aviez faite (des 36 Jules que Mr de Bonnaire vous fera rembourser), que si m’aviez fait un présent de vingt écus, pour la liberté que vous me donnez de vous prier de me continuer les mêmes faveurs et préférence aux choses que vous estimerez de mon goût et qui ne seront pas tant du vôtre. Je n’ai pas eu le loisir de les examiner encore, à ma mode, parce que je le veux faire conjointement avec d’autres que j’ai de pareille manière à peu près, et que ces choses si goffes (sic !) ne se déchiffrent pas facilement sans en rencontrer plusieurs à peu près semblables, qui s’entraident les unes les autres. J’en ai même aucune où sont les mêmes figures que vous appelez squelettes entendues aux pieds d’une autre. Et passerai volontiers quelque après-dîner, un jour de loisir, à cet exercice, ayant 80 ou 100 gravures de cette nature à prix tolérable. C’est pourquoi quand vous en rencontrerez vous me ferez plaisir de me les retenir, et d’en prendre votre remboursement du sieur de Bonnaire. Quant aux médailles étrangères, il y en a une arabique et une selanone. La grosse empreinte du bœuf est de pareille manière à plusieurs autres qui se trouvent marquées d’un crucifix entre deux anges, qui a possible je ne sais quoi de l’abyssin. J’en ai bien de six ou sept différentes sortes de même manière, et d’aucunes ont un temple au revers, avec une croix dedans. J’en ai même une fort grande à deux têtes. Celle qui n’a qu’une petite tête avec un caducée d’un côté, je l’eusse pris pour avoir été auparavant cognée d’un plus grand coin, comme on voit en plusieurs autres grecques. Des poids, les deux de la famille Marcia m’ont été bien agréables, et encore plus le troisième qui a un S et quatre ballottes. Et voudrais bien en avoir quelque autre de même un peu plus nette pour voir s’il n’y avait pas un C après les quatre ballottes pour faire S.C. ou bien s’il y a seulement S…. Car cela fournirait de la matière à de jolis discours, mais étant mal nette en cet endroit-là où peut avoir été le C, je n’en voudrais rien avoir déterminé. Tant est que vous me ferez plaisir de m’envoyer toujours de ces sortes de médailles-là, quand vous en trouverez de nettes, à prix honnête, n’estimant pas qu’il y ait grande presse à en acheter en concurrence, ayant été jusqu’à cette heure tant négligées par les antiquaires, pour le grand nombre qu’il s’en trouve, comme elles ont été de toute ma souvenance, et si vous ne les avez mises en réputation par la recherche qu’en avez faite pour moi, je ne pense pas qu’elles y soient encore » ; « Dans les médailles mêmes si vous rencontrez rien de bien reconnaissable et extraordinaire, vous m’obligerez bien de m’en recouvrer ou les originaux ou les empreintes. Comme en plusieurs du temps d’Auguste et de Claudius, il s’en voit où se distinguent fort bien les têtes de chèvre au chapiteau de chacun des jambages et autres choses semblables. Il y en a aussi sur quoi sont posés des symboles, des étoiles, des dauphins, aucuns qui sont couverts d’un couvercle convexe, come une coupe, qui n’est guère plus propre à s’asseoir que le bassin concave. Mais surtout si vous avez jamais observé aucune figure assise sur un trépied soit en marbre ou en médaille, vous me feriez un singulier plaisir de m’en faire avoir quelque empreinte, ou griffonnement. Et beaucoup plus si vous rencontriez aucune figure dans ledit trépied entre le bassin et le soubassement, au lieu où est l’oiseau de la médaille de Vitellius, vous me feriez un singulier plaisir de m’en faire avoir ce qui s’en pourrait recouvrer, soit en original ou en modèle et empreinte ou dessin. Et vous supplie d’y veiller avec soin, et de ne pas épargner de m’en écrire souvent selon le progrès que vous ferez maintenant que les ordinaires d’Avignon recommencent à marcher comme l’on m’a assuré » (Montpellier, Bibliothèque de l’École de Médecine, Ms. H 271, f° 63 ; Tamizey de Larroque 1894, V, lettre XXXV, p. 581-585).

References

  1. ^  Tamizey de Larroque, Ph. (1894), Lettres de Peiresc. V. Lettres de Peiresc à Guillemin, à Holstenius, à Menestrier, Paris.