Nicolas-Claude Fabri de Peiresc - Claude Ménestrier - 1634-12-29

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Nicolas-Claude Fabri de Peiresc - Claude Ménestrier - 1634-12-29
FINA IDUnique ID of the page  11136
InstitutionName of Institution. Montpellier, Bibliothèque de l’Ecole de Médecine
InventoryInventory number. Ms. H 271, fol. 134
AuthorAuthor of the document. Nicolas-Claude Fabri de Peiresc
RecipientRecipient of the correspondence. Claude Ménestrier
Correspondence dateDate when the correspondence was written: day - month - year . December 29, 1634
PlacePlace of publication of the book, composition of the document or institution. Aix-en-Provence 43° 31' 47.42" N, 5° 26' 50.89" E
Associated personsNames of Persons who are mentioned in the annotation. Louis Aubery du Maurier, Pietro Stefanoni, François de Fontenay, Antoine Coëffier de Ruzé d'Effiat, Hubert Goltzius
LiteratureReference to literature. Goltzius 1618b1, Tamizey de Larroque 1894, lettre n°XCII, p. 744-72
KeywordNumismatic Keywords  theft, postal loss, drawing, cleaning, flanders, coin casts, weights, naples, chios, greek, postage
LanguageLanguage of the correspondence French
LinkLink to external information, e.g. Wikpedia https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k62631048/f760.item.r=Lettres%20de%20Peiresc
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Grand documentOriginal passage from the "Grand document".

-Lettre du 29 déc. 1634 (d’Aix) :p. 744-5 : « Car s’il n’a été tué et volé par quelques bandits, on en devrait savoir quelques nouvelles dans les hôpitaux sur le chemin qu’il pouvait tenir, parce qu’on y tient registre de ceux qui meurent. Il faudra se donner encore un peu de peine de ce côté-là, pour voir si elle nous pourrait faire trouver des nouvelles de nos pauvres médailles et autres curiosités que vous y avez jointes. J’en ai reçu quelques-unes de cette nature à peu près que Mr Aubery m’a achetées à Paris de sa grâce, en nombre d’une soixantaine, entre lesquelles il y en a deux qui ont d’in côté un trident, et de l’autre je ne sais quoi que je n’ai pu bien déchiffrer à mon gré. Ce qui me fait bien regretter la perte de celle que vous aviez eue du sieur Stefanoni, qu’il croyait être une fleur de lys. Car pour certains, c’était la même sorte de médaille que vous m’avez dessinée. Mais il est très assuré aussi que ce que vous y mettez comme une fleur de lys est indubitablement un trident dont l’antiquité ou l’indiscrétion de l’ouvrier qui avait nettoyé la médaille avait retranché le manche du trident et les pentes des deux côtés dudit manche, qui paraissent fort bien en celle que Mr Aubery m’a fait avoir. Mais le revers ne paraît pas assez bien à mon gré dans la médaille ni dans le dessin que vous aviez fait de la pareille de Stefanoni, pour en pouvoir rien déterminer sans avoir le secours de quelque autre pareille. Il me souvient d’en avoir vu deux semblables à feu Mr Joly qui vendit après tout son cabinet à feu Mr de Fontenay Olivier, des successeurs duquel le Maréchal d’Effiat les acheta, mais Dieu sait ce que le tout sera devenu. J’en ai autrefois vu de semblbables encore en Flandre, mais je n’avais pas alors tant de curiosité à ces choses-là, comme à cette heure. Et crois que si dans Rome il y a des curieux qui en aient fait tant soit peu de recueil, vous y en trouverez plusieurs semblables, auquel cas je vous prie d’essayer de m’en faire avoir des empreintes si ne pouvez leur troquer les originaux, car j’en verrais volontiers plus d’un semblable, à cause que de ces ouvrages si goffes, si la mutliplicité ne fait bien discerner ce que peut être, mal aisément un seul y peut suffire. Avec ceux que Mr Aubery m’a fait avoir j’ai encore eu une douzaine de ces poids carrés avec des lettres d’argent de rapport dont j’avais déjà une trentaine, et dont le nombre m’a fait prendre plus de goût que je n’en avais. C’est pourquoi je vous prie de m’en retenir tout autant que vous en trouverez gros et petits, principalement de ceux qui seront bien conservés. Et si le sieur Stefanoni me veut faire bon marché de tout ce qui leur peut être demeuré de reste, je ne ferai pas de difficulté de les faire tous prendre » ; p. 747 : « Et ces médailles avec des nombres, et si dans ces gravures qu’on vous promet de Naples, vous n’aurez rien qui vaille. Vous y devriez être allé faire un tour, car c’est sans doute qu’il s’y trouve d’aussi belles choses que dans Rome. … PS : Je vous avais demandé de ces médailles de XIOC de toutes grandeurs tant qu’il vous en viendra, principalement quand elles seront bien nettes. Et entre autres en voudrais bien une qui est dans le supplément de la Grèce de Goltzius, au premier rang de celles de cette ville-là, qui a d’un côté deux claves d’Hercule entrecroisées, où les lettres de l’inscription fussent bien nettes et entrecroisées ; p. 748 : « La voie de Gênes est toujours la meilleure. Et quand même vous auriez des médailles à envoyer, vous trouverez, je m’assure, autant de courtoisie du côté du sieur Gir. Mayno, commis au bureau de la poste de Gênes établi à Rome par le sieur Go Spinola, comme en vos courriers français, qui ne sont pas toujours d’humeur d’être courtois les uns que les autres, comme je l’avais souvent éprouvé quand ils passaient par ici » (Montpellier, Bibliothèque de l’Ecole de Médecine, Ms. H 271, fol. 134 ; Tamizey de Larroque 1894, lettre n°XCII, p. 744-7).

References

  1. ^  Goltzius, Hubert (1618), Sicilia et Magna Graecia, sive Historiae urbium populorumq. Graeciae ex antiquis nomismatibus. Liber Primus, ex officina Gerardi Wolfschat, sumptibus Iacobi Biaei, Antwerp.
  2. ^  Tamizey de Larroque, Ph. (1894), Lettres de Peiresc. V. Lettres de Peiresc à Guillemin, à Holstenius, à Menestrier, Paris.