Nicolas-Claude Fabri de Peiresc - François de Malherbe - 1613-10-6

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Nicolas-Claude Fabri de Peiresc - François de Malherbe - 1613-10-6
FINA IDUnique ID of the page  10293
InstitutionName of Institution.
InventoryInventory number.
AuthorAuthor of the document. Nicolas-Claude Fabri de Peiresc
RecipientRecipient of the correspondence. François de Malherbe
Correspondence dateDate when the correspondence was written: day - month - year . October 6, 1613
PlacePlace of publication of the book, composition of the document or institution. Aix-en-Provence 43° 31' 47.42" N, 5° 26' 50.89" E
Associated personsNames of Persons who are mentioned in the annotation. Paul Petau
LiteratureReference to literature. Petau 16101, Lebègue 1976, Lettre LVIII, p. 71-732
KeywordNumismatic Keywords  paper cast, roman, augustus, celtic, treviri
LanguageLanguage of the correspondence French
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Grand documentOriginal passage from the "Grand document".

-Lettre du 6 octobre 1613 (d’Aix) : [vifs remerciements pour l’envoi de la pièce d’or]« Quant à la devise qui y est d’un côté, il faut confesser que c’est une chose fort semblable à une cloche, comme vous dites. Mais j’ai vu trois ou quatre autres pieces où se trouve la même figure, en aulcune desquelles se lisent diverses inscriptions, dont la situation des lettres monstre que le droict sens de l’aspect de la médaille est tout au contraire de ce qu’il debvroit être pour representer une cloche, et même en trouverez-vous une dans le livre de Monsieur Petau, où il se lit l’inscription VOLCARAN (sic, VOCARAN, Petau) entre les estoiles et ladicte figure. Vous en aurez un petit griffonnement cy-joint pour mieux exprimer ma conception qu’il m’était difficile de represanter dans une lettre ... J’avais une fois estimé que ce fussent des boucliers mal arrangéz tant ceux de forme ronde que de la quarrée. Depuis il m’était venu en fantaisie que ce fut quelque habillement triomphale ou sacerdotal, comme il s’en trouve un presque semblable en médaille d’Auguste. Tantost j’allois songeant si ce ne pouvoit pas être un corps humain decapité en memoire de ce cruentum sacrificium de ces siecles-là. Je pensois bien aussi que ce pouvoit être un œil, et audit cas j’eusse creu que ce fut plutôt l’œil de quelque divinité qui regardast du ciel en terre, puisqu’ilz le mettent tousjours si près des estoilles (et que l’œil était hierogliphique de la divinité entre les Egyptiens), que non pas d’aulcun humain qui regardast le ciel, bien encores en ceste façon-là il ne seroit pas incompatible tout à fait. Jusques là que j’avais voulu mettre en deliberation si ce ne pouvoit pas être quelque instrument de mathematique, comme une espece d’astrolabe et de quadrant geometrique pour viser les astres. Enfin je l’ai tourné de tous les biais que j’ai peu, et, plus j’y pense, moins j’y trouve de certitude. Il sera bon que vous y pensiez un peu de votrecôté et qu’il vous plaise m’en dire votre advis. (...)Mr de Bagaris a une piece d’or pareille à la votre... Dans ce sens ici l’inscription ne se trouve pas renversée sans dessus dessoubs, et les estoilles se trouvent toujours occuper la place supérieure » (voir Lebègue, Lettre LVIII, p. 71-73).

RemarksRemarks regarding the annotation. (fr)

Note (Guy Meyer) : Le livre de Paul Petau, conseiller au Parlement de Paris, Antiquariae supellectis portiuncula (Paris, 1610, réédité en 1757 sous le titre Explications de plusieurs antiquités recueillies par Paul Petau, à Amsterdam, avec une légende générale, page 8, n° 23, «près de 300 Médailles anciennes & pièces de monnaies d’or, d’argent & cuivre en 22 planches, désignées par A, B, C, &c.», pl. C, de cette édition), reproduit diverses antiquités, d’objets égyptiens jusqu’à des miniatures carolingiennes sur des planches non-numérotées, dont une planche de monnaies gauloises, intitulées AVREI. Dans la quatrième rangée, en partant du haut, on trouve à gauche, la monnaie signée VOCARAN, au droit et au revers (fig. 2, du dessin ci-dessus), et une seconde anonyme avec les mêmes motifs de droit et de revers (fig. 3, du dessin ci-dessus). Les deux monnaies ci-dessous sont extraites de la planche de Pétau (la planche complète est reproduite dans l’édition Lebègue): Le titre indiqué par Peiresc, p. 73 de l’édition Lebègue, Veterum nummorum, correspond à une page de titre intermédiare, PA(uli) P(etavii), in francorum curia consilari (conseiller au Parlement), Veterum nummorum C, Parisius 1610. Les monnaies d’or des Trévires, avec la légende VOCARAN[T], au droit un œil, au dessus d’un motif en forme de chevron, R. cheval galopant à gauche, cf. base Joconde, Musée archéologique de Dijon. (fr)

References

  1. ^  Petau, Paul (1610), Veterum nummorum gnorisma, Paris.
  2. ^  Lebègue, Raymond (ed.) (1976), Peiresc, Lettres à Malherbe (1606-1628), Paris.