Nicolas-Claude Fabri de Peiresc - Jean-Jacques Chifflet - 1621-1-25

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Nicolas-Claude Fabri de Peiresc - Jean-Jacques Chifflet - 1621-1-25
FINA IDUnique ID of the page  10495
InstitutionName of Institution. Besançon, Bibliothèque municipale
InventoryInventory number. Ms Chifflet, t. XXV, fol. 379-380. Autographe - Carpentras, minutes, reg. III, fol. 7a v°
AuthorAuthor of the document. Nicolas-Claude Fabri de Peiresc
RecipientRecipient of the correspondence. Jean-Jacques Chifflet
Correspondence dateDate when the correspondence was written: day - month - year . January 25, 1621
PlacePlace of publication of the book, composition of the document or institution. Paris 48° 51' 24.12" N, 2° 21' 5.26" E
Associated personsNames of Persons who are mentioned in the annotation. Hubert Goltzius, Fulvio Orsini, Jacopo Strada
LiteratureReference to literature. Tamizey de Larroque 1898, VII, lettre n° CCCLXXXVII, p. 882-8861
KeywordNumismatic Keywords  roman, 30 tyrans, postumus, errors, casts, collection classification, autopsy, vaballathus, procopius, julian the apostate, constantinople, domitianus
LanguageLanguage of the correspondence French
LinkLink to external information, e.g. Wikpedia https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k62459169/f895.item
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Grand documentOriginal passage from the "Grand document".

-Lettre du 25 janvier 1621 (de Paris, à Besançon) : « J’admire ce que vous me dites d’avoir mis ensemble tous les 30 tyrans du temps de Gallien, car je n’eusse pas cru qu'il eût été facile de trouver de la monnaie de personnes qui ont si peu régnés ou qui ont résidé en provinces si éloignées des nôtres comme aucuns d’iceux; votre assertion me sert d’une grande garantie. Mais si vous n’avez les pièces mêmes ou de bonnes empreintes des originaux, j’estime qu’il y faille aller avec beaucoup de réserve, car j’ai vu les plus beaux cabinets d’Italie, de France, d’Angleterre et des Pays-Bas, et ai été fort curieux de cette recherche, mais je n’y ai jamais rencontré plusieurs des dits 30 tyrans. Je sais bien que Goltzius fait mention de la plupart d’iceux. Mais ce n’est pas un bon garant, car il se montre imposteur à beaucoup de choses qui l’ont tellement discredité en Italie qu’on ne le crois qu’autant qu’on voit des pièces pareilles aux siennes et non autrement. Le Strada et le Fulvius Ursinus qui l’a suivi en font de même et ne sont pas crus par les plus curieux. La vue des pièces ou de leurs empreintes décidera le doute. J’en ai quelques-unes en Provence en mon cabinet, mais ce ne sont pas des plus rares si ce n’est que pour les noms de leurs familles, dont aucuns n’était pas connus si communément que je sache. Entre les autres des Postumes : j'ai trois ou quatre pieces où ils sont représentés tous deux ensemble père et fils, d’où il se tire des distinctions qui ne sont pas vulgaires entre les antiquaires. Si c’est chose que vous n’ayiez déjà et que vous veuilliez voir, je les vous ferai envoyer très volontiers. Du Vaballattus, j’en ai assez bon nombre de grecques, avec des inscriptions différentes, et quelques latines aussi. Des autres que vous dites vous manquer, je n’en ai aucun que le Procopius qui est en argent fort conservé battu en Constantinople avec le revers des voeux quinquennaux; il ressemble aucunement Julien l’Apostat, sinon qu’il n’a pas la barbe si longue. Mais j’ai la médaille de SEBASTIANUS du temps de Victor duquel possible vous ne vous seriez pas douté, attendu qu'il n’a pas laissé beaucoup de mémoire de son nom. Elle est en argent fort petite comme celles de Victor, avec le revers de Roma, si je ne me trompe; car il y a de bonnes années que je ne l’ai maniée. J’ai encore le DOMITIUS DOMITIANUS et quelque autre encore qui ne sera pas des communes et dont je vous ferai part de bon coeur aussitôt que je pourrai être en Provence, mais ce ne peut être avant l’automne. Et si je n’y suis, malaisément trouvera on ce que je demanderais de mon cabinet, attendu qu’il n'est pas bien en ordre et que le nombre des pièces que j’ai ramassées est fort grand et fort universel. J’ecrirai pourtant à mon père pour essayer s’il trouve rien de ce que je juge vous pouvoir servir ». (Bibliothèque de Besançon, mss Chifflet, t. XXV, fol. 379-380. Autographe - Carpentras, minutes, reg. III, fol. 7a v° ; Tamizey de Larroque 1898, VII, lettre n° CCCLXXXVII, p. 882-886).

References

  1. ^  Tamizey de Larroque, Philippe (1898), Lettres de Peiresc. VII. Lettres de Peiresc à divers, 1602-1637, Paris.