Andreas Morell - Charles-Joseph-Procope de Ligne - 1702-5-24

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Andreas Morell - Charles-Joseph-Procope de Ligne - 1702-5-24
FINA IDUnique ID of the page  8481
InstitutionName of Institution. Paris, Bibliothèque nationale de France
InventoryInventory number. Ms. NAL 389, p. 65-67
AuthorAuthor of the document. Andreas Morell
RecipientRecipient of the correspondence. Charles-Joseph-Procope de Ligne
Correspondence dateDate when the correspondence was written: day - month - year . May 24, 1702
PlacePlace of publication of the book, composition of the document or institution. Arnstadt 50° 50' 5.68" N, 10° 56' 46.14" E
Associated personsNames of Persons who are mentioned in the annotation. Gisbert Cuper, Nicolo Bon, Anton Günther von Schwarzburg-Arnstadt, Andrew Fountaine, Carlo Torta, Charles Patin
LiteratureReference to literature. Patin 16971, Callataÿ 2015a, p. 312, II.72, Burnett 2020b, p. 1598.3
KeywordNumismatic Keywords  roman, augustus, roman provincial, crete, engraved plates, drawing, draftsman, tiberius, roman republican, ectypes, copies, catalogue, coin price, connoisseurship, collection sale, collection price, forgeries, ptolemies, egypt, juba
LanguageLanguage of the correspondence French
LinkLink to external information, e.g. Wikpedia https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b52502592j/f73.item.zoom
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Grand documentOriginal passage from the "Grand document".

-Lettre du 24 mai 1702 (d’Arnstatt) : « Ayant fait suivre la réponse susdite, et étant sur le point de cacheter la lettre, je reçois avec une grande joie la très obligeante réponse en même temps et la remercie très humblement d’avoir bien voulu me faire cette grâce, et je la supplie de ne pas trouver mauvais que je fasse une réflexion sur ces mots : j’aime votre mérite à la folie, elle consistera en me donnant des louanges à perte de vue, que je ne mérite pas, et qui ne sont qu’un excès de bienveillance, sans un être effectif. J’ai lu avec tristesse le malheur arrivé à V. A. à la cour de Vienne, et suis bien aise d’apprendre en même temps qu’elle ait été déclarée innocente au plus sévère tribunal, après quel jugement il est inutile d’avoir d’autres sentiments. Pour moi je n’ai rien su, que quelque peu, que les gazettes publient, et n’ai jamais pu comprendre qu’un ambassadeur d’une couronne ait pu faire ce qu’on y disait être arrivé au Comte de Halevoit, lequel était sorti d’une famille suisse. La maison originaire subsiste encore, et n’est éloignée du vieux château d’Habsbourg que de cinq lieues. On trouve même, qu’un de Halevoit a épousé une de Habsbourg(origine de la maison d’Autriche) et ils sont été très grands seigneurs depuis beaucoup de siècles. Il y a même apparence que cette maison soit établie pendant que la langue latine subsistait encore dans le pays, car ils ont des ailes dans leurs armes, et le château se nommait alae villa. Je souhaite que V. A. puisse retourner bientôt en Portugal avec une entière satisfaction. Pour venir aux médailles, je trouve que le médaillon d’argent d’Auguste frappé in Creta est très considérable, et il est différent des deux autres que j’ai fait graver, et j’en envoie la copie, mais comme je n’ai pas encore assez fait imprimer mes planches, j’ai été obligé de les faire trans-dessiner par mon écrivain, quoique pitoyablement. Le Tibère, où il y a C. CASTRICIO REGVLO semble avoir souffert une restitution, ce qui se pourra juger par la colle de poisson. Les deux autres familles PROCILIA et CONCORDIA sont très jolies, et je ne les ai point et quand j’aurai reçu les colles je les ferai dessiner en publiant dans mon ouvrage tout ce que j’ai reçu par la bonté de V. A. A ce propos je suis obligé de dire que la colle de poisson gache quelquefois les médailles d’argent en ôtant une petite pellicule noirâtre ; c’est pourquoi il ne faut pas trop hasarder, et quand on a peur de cela, il n’y a qu’à prendre les médailles, mouiller un morceau de papier fin, mettre la médaille dedans, et envelopper encore deux ou trois fois dans le même papier avec le reste qui n’aura pas été mouillé, après quoi il n’y a qu’à frotter avec quelque petit bois, ou manche de canif jusqu’à ce que la médaille soit bien imprimée dans le papier, laisser sècher, et cette manière pourra aussi servir pour discerner et connaître la médaille, et en cas qu’un endroit soit frustre, et ne puisse pas être bien imprimé, il n’y a qu’à y (souvenir ?) avec une plume fine pour connaître le tout. Tout ce que V. A. écrit touchant les centaures de la famille AVRELIA (incal ?) d’une source si savante, que personne ne pourrait chercher dans un grand Prince. Je l’enverrai à Mr Cuperus lui-même, lequel en sera ravi, et je puis assurer que c’est une personne d’un mérite incomparable, tant pour la science que les ( ?) d’Etat. Il y a cinq années que j’ai eu l’honneur de la voir à Deventer, et en ai été reçu le plus obligeamment du monde, et il a une grande quantité de très belles médailles. Le bonhomme MITREIVS a eu le malheur de forger occasion à une pensée à quoi je ne songeais pas. Ensuite, on raille les maîtres d’école qu’ils font entrer la gazette aux enfants par le derrière en les fouettant cum vergas ( ?)lacea, et autre manière est Dieu merci extrêmement ( ?). Je serais aussi fâché si le pauvre Dr Bon était un docteur ( ?), ainsi on ne pourra pas dire de lui qu’il soit un deponens, puisqu’il a ( ?). Cependant St Paul nous a déjà enseignés que les Candiols (nb: habitants de Candie) ne valent pas grand-chose. J’ai bien reconnu que le Dr Bon était un homme ( ?) intéressé, car il m’a envoyé un catalogue de médailles d’argent avec des demandes si ridicules que je n’ai pas voulu y faire réponse ; et pour sa ( ?) et connaissance de médailles, elle n’a été admirée d’aucuns qui le connaissent, et que j’ai parlé. Monsieur le Comte de Schwartsbourg a lu avec un extrême contentement l’endroit où V. A. m’a commandé de l’assurer de ses respects. Et il m’a ordonné exprès de faire de sa part les réciproques, et d’assurer V. A. qu’il voudrait bien avoir l’honneur de sa connaissance avec offre de tous ses services. A cette occasion, j’avertis V. A. que Mr le Chev. Fountaine m’a écrit de Rome qu’il y a vu à Padoue les médailles du Sr Torta, mais comme il n’a pu le faire résoudre à une vente, V. A. avait promis d’entreprendre la même chose, et faire persuader ledit Sr Torta à vouloir laisser, et peut-être vendre ses médailles, mais s’il y a de si grandes difficultés et s’il croit d’extorquer par là un prix déraisonnable il n’aura peut-être rien à faire. Car Monsieur le Comte aime bien à payer raisonnablement ce qu’il désire, mais de pousser les choses jusqu’au ridicule, ce ne serait pas son fait. Cependant on serait bien aise d’avoir un catalogue de ces médailles avec une sûre information si elles sont véritablement antiques, et hors de crainte de moulées ou décorées modernes. Il m’a aussi chargé de faire ses remerciements là-dessus à V. A. et la prier d’écrire son sentiment, et s’il n’y aurait pas moyen d’avoir quelques autres médailles d’or qui soient rares, car une telle suite fait un honneur véritable et est digne d’un grand seigneur. Le temps m’oblige à finir, et je confirme les assurances de la susdite subscription. Les libraires d’Amsterdam ont dit à la foire de Leipzig, que l’impression des inscriptions de Gruterus ne se continue pas. En fermant cette lettre il me vient dans la pensée ce qui suit : AVRELIA Gens ex Sabinis orta fuit et prius AVSELIA dicta. Sextus Pompeius quidem a Sole dictam putat quod publice ei a P. R. datus locus sid, in quo faena Soli fierend, et si prior nominatis non resisteret, conficere possemus Aureliae nomen compositum esse ex Graeca lingua, Aura, vel ventus levior, sive AURA, Solis, EILIOS, quasi aura Solis, vel expiratio ex humido prodrens, quam Sol attraxit. Pour ce qui est de la famille LAETITIA, elle se trouve dans Cicéron, qui parle d’un Laetitius tabellanus Verris, mais je ne saurais accorder la tête d’Auguste avec Ptolémée, car il n’y en avait plus en Egypte et Ptolémée fils de Juba ne régnait pas encore. Patin a publié cette médaille dans son livre du moyen bronze. Celle de Juba devrait être parmi les incertaines, mais comme la terminaison du nom du IIvir est aussi … LIVS, j’ai mis les deux rois, père et fils ensemble. Un moment avant que d’envoyer à la poste, je reçois la lettre de V. A. du 13 mai, et je n’y puis répondre ; voici cependant comme j’ai fait graver le médaillon de Tibère, et le revers je connais distinctement hormis le I qui ne se peut voir dans ma colle. Pour les autres dessins, il faut que j’ai les colles – Le Dr Bon est ridicule dans sa dissertation » (Paris, BnF, Manuscrits, Nouvelles acquisitions latines 389 : Correspondance numismatique d’André Morell d’Arnstatt, pendant les années 1702-1703, p. 65-67 [en ligne sur Gallica] ; Callataÿ 2015, p. 312, II.7).

Nouvelles acquisitions latines

Bibliothèque nationale de France

References

  1. ^  Patin, Ch. (1697). Imperatorum romanorum numismata ex aere mediae et minimae formae, descripta et enarrata. Apud Viduam Cramoisy, Paris.
  2. ^  Callataÿ, Fr. de (2015), “Sir Andrew Fountaine (1676-1753) and his early numismatic correspondence with Andreas Morell (1646-1703)”, in R. Bland and D. Calomino (eds.), Studies in Ancient Coinage in Honourof Andrew Burnett, London, pp. 293-316.
  3. ^  Burnett, Andrew M. (2020), The Hidden Treasures of this Happy Land. A History of Numismatics in Britain from the Renaissance to the Enlightenment, BNS Special Publ. No 14 = RNS Special Publ. No 58, London, Spink & Son.