Antoine Galland - Gisbert Cuper - 1700-11-22

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Antoine Galland - Gisbert Cuper - 1700-11-22
FINA IDUnique ID of the page  5514
InstitutionName of Institution. The Hague, Koninklijke Bibliotheek
InventoryInventory number.
AuthorAuthor of the document. Antoine Galland
RecipientRecipient of the correspondence. Gisbert Cuper
Correspondence dateDate when the correspondence was written: day - month - year . November 22, 1700
PlacePlace of publication of the book, composition of the document or institution. Caen 49° 10' 58.08" N, 0° 22' 8.69" W
Associated personsNames of Persons who are mentioned in the annotation. Claude Nicaise, Ezechiel Spanheim, Pierre-Daniel Huet, Jean Hardouin, Jean-Baptiste Dubos, Nicolas-Joseph Foucault
LiteratureReference to literature. Dubos 16951, Galland 16962, Abdel Halim 1964, p. 339-341, n° CXLIII3
KeywordNumismatic Keywords  book, gordianus, roman, constantinus, errors, catalogue, dissertation, roman provincial
LanguageLanguage of the correspondence French
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Grand documentOriginal passage from the "Grand document".

-Lettre du 22 nov. 1700 (de Caen) : « Ayant appris par une lettre de M. l’Abbé Nicaise sur ce que vous lui en aviez écrit, qu’un de vos libraires avait dessein de réduire en un recueil latin ce qui a été écrit touchant les trois Gordiens, et pour cela de faire traduire ce qui en est en français, j’ai cru qu’il était plus à propos que je fisse moi-même les traductions de ce qui me regarde. J’y ai employé quelques heures perdues et après les avoir achevées, j’ai pris pour vous les faire tenir, la même voie que j’avais déjà prise en vous envoyant la lettre de Philoxène, je veux dire celle de l’illustre savant M. de Spanheim, qui veut bien avoir cette bonté, afin que vous puissiez en disposer à votre bon plaisir, puisque vous trouvez que ces petits écrits valent la peine d’être mis en un état de se conserver plus longtemps, à la satisfaction de ceux qui y prennent quelque goût. Comme j’y ai corrigé et adouci l’endroit de la lettre française, où il y a quelque chose d’un peu fort contre M. de Lompré, je souhaiterais, si l'on n’a pas encore commencé à l’imprimer, qu’elle parût seulement imprimée en latin, telle que j’ai l’honneur de vous l’envoyer. Si elle se trouve déjà en français sous la presse, il faudra prendre patience : je tâcherai de faire ma paix avec M. de Lompré, qui est cependant le premier auteur du renouvellement de l’opinion des quatre Gordiens. Outre cette correction, M. Huet, ancien évêque d’Avranches, m’ayant fait l’honneur de me dire que vous lui aviez marqué par une de vos lettres, la surprise où vous étiez sur le sentiment du P. Hardouin, touchant la mutlitude des Constantins qu’il s’est avisé de vouloir introduire, je ne me suis pas contenté de lui avoir retranché le Constantinius Maximus, comme je l’ai fait dans la lettre française, j’ai cru, puisque la matière m’y conduisait, devoir faire une addition dans la traduction latine, pour retrancher les autres, et les réduire au seul Constantin que nous connaissons tous. C’est ce que j’ai fait ; et vous trouverez cette addition à la page 125. Vous aurez peut-être déjà fait là-dessus la même observation que moi. Si cela n’est pas, vous pourrez la faire par le moyen de vos médailles et de celles de vos amis. Les médailles antiques nous apprennent quelque chose de plus que l’histoire ; elles peuvent même la corriger en de certaines circonstances. Mais d’ailleurs, elles y sont très conformes, et ceux qui en font une étude particulière ne doivent ni espérer, ni avoir pour but, d’y trouver de quoi la renverser, et y faire les changements qu’ils pourraient s’imaginer. Je ne doute pas que vous ne soyez dans le même sentiment. Le P. Hardouin et M. l’Abbé Dubos s’y sont laissés tromper. Ayant eu l’occasion de lire l’Histoire des quatre Gordiens du dernier avant qu’il l’eût fait imprimer, comme nous étions amis, comme je crois l’être encore, je combattis son sentiment par deux ou trois lettres. Après qu’il l’eût fait imprimer, croyant être obligé de prendre la défense de la vérité, je réduisis ces lettres en une, et je la publiai sous le nom d’Entyphron. Vous savez ce qui est arrivé depuis… Depuis plus de trois ans que je suis chargé du cabinet des médailles antiques de M. Foucault, dont je crois que les richesses en cette curiosité vous sont connues, j’ai presque toujours été occupé à les ranger et à en faire les catalogues. Il y a environ un mois que me voyant délivré de ce travail, j’ai commencé à m’appliquer à un autre. C’est de faire le choix de celles qui n’ont pas encore été vues, ou publiées, et de les éclaircir par des remarques, pour lesquelles j’aurais un grand besoin de vos lumières. Je n’y épargnerai pas le peu que j’en ai ; et je croirai avoir réussi, si je puis mériter l’approbation d’une personne comme vous, qui a une si grande intelligence dans cette sorte de matière. Cette entreprise qui regarde les médailles impériales latines, particulièrement des colonies, et grecques, sera un peu de longue haleine, à cause de la quantité dont le cabinet est fourni » (Den Haag ; Abdel Halim, p. 339-341, n° CXLIII).

References

  1. ^ Dubos 1695 
  2. ^  Galland, Antoine (1696), Lettre touchant l'histoire des quatre Gordiens prouvée par les médailles, chez Jean Boudot, Paris.
  3. ^ Abdel Halim 1964