François Hemsterhuis - Adelheid Amalia von Schmettau - 1783-9-28

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François Hemsterhuis - Adelheid Amalia von Schmettau - 1783-9-28
FINA IDUnique ID of the page  8801
InstitutionName of Institution. Münster, Universitäts- und Landesbibliothek
InventoryInventory number. Gallitzin-Nachlaß Band 6
AuthorAuthor of the document. François Hemsterhuis
RecipientRecipient of the correspondence. Adelheid Amalia von Schmettau
Correspondence dateDate when the correspondence was written: day - month - year . September 28, 1783
PlacePlace of publication of the book, composition of the document or institution. The Hague 52° 4' 29.82" N, 4° 16' 10.85" E
Associated personsNames of Persons who are mentioned in the annotation. Philipp von Stosch, Johann Joachim Winckelmann, Friedrich II of Prussia
LiteratureReference to literature. Winckelmann 17601, Sluis 2010, lettre 4/68, p. 174-1762
KeywordNumismatic Keywords  gems, book, sulphur cast, sulphur casts price, wax cast, plaster cast, gem price, catalogue
LanguageLanguage of the correspondence French
LinkLink to external information, e.g. Wikpedia https://www.rug.nl/library/heritage/hemsterhuis/brieven
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Grand documentOriginal passage from the "Grand document".

-Lettre du 28 septembre 1783 (de Den Haag) : « Dans le moment, ma chère Diotime, je reçois la votre avec l’incluse dont j’ai deja eu soin, et avec le catalogue de feu l’aimable Stosch. Pour ce qui est des souffres, je suppose qu’ils sont assez bien conservés, qu’il y ait des catalogues joints à chaque caisse ou à chaque tiroir, et que la plus part soient bien attachés au fond des layettes. Dans ce cas la on peut en donner hardiment jusqu’à 250 ducats. On n’a pas fait de meilleurs souffres que du temps du vieux Stosch. Cet art d’en faire doit beaucoup à lui et à son ecole. Mais d’ailleurs Stosch avoit une reputation prodigieuse comme dactyliologue et par consequent commerce avec tous les cabinets de l’Europe, et on se faisoit un plaisir de lui fournir des empreintes, prises sur les originaux même. Il vendit ou fit vendre même des petites collections de ces empreintes originales, mais cela ne pouvoit pas durer long temps. Ainsi on fit des moules sur ces empreintes, qui devinrent mères d’autres qui ne valoient pas leur pères, mais qui se vendoient encore assez chers. Voila l’une des sources des mauvaises empreintes qui ne sont pas à fleur de coin. L’autre c’est que du temps de Stosch l’art de faire des pastes devint commun, et alors les possesseurs de pierres et les directeurs de cabinets aimoient mieux de faire une fois un paste sur une belle pierre, que de la risquer par cent fois plus en tirer des empreintes en souffre ou en cire. Ces pastes remplacerent les pierres, et les souffres qu’on en tira devoient être mauvaises, puisque le meilleur paste doit porter les marques des grains de la pierre ponce dans laquelle il a été jetté, quelque raffinés qu’elle pût être, ce qui donna lieu à une methode detestable. On retoucha ces pastes et on les polit soit au tourret, soit à la main, ce qui detruisit non seulement toutes les vives arrêttes qui se trouvoient encore plus ou moins dans ces pastes, mais même les contours des figures. Jugez des empreintes qu’on tira de ces pastes, et qu’on vend très bien en Italie en souffre et en Allemagne en plâtre aux amateurs apprentifs. Somme que les souffres de Stosch etant bien conservés sont les meilleurs qui existent. Si j’etois l’antiquaire du Roi de Prusse je les acheterois à tout prix pour servir à l’histoire des pierres gravées que le Roi a achêté de Stosch et où il a été horriblement trompé par l’addresse de Winckelman, qui en a donné le catalogue in quarto, infiniment curieux que vous avez et que vous devez garder avec soin. Notez que le Roi n’a pas été trompé par la friponnerie de personne, mais l’etourderie et l’ignorance de ceux qu’il a emplojé dans cette affaire. Pour les pierres gravées, ma Diotime, il est impossible d’en juger sur un tel catalogue. D’ailleurs je ne lui ai connu qu’une seule bonne pierre, c’etoit la tête d’un Silene en camée sardaine brun et blanc, qui valoit certainement deux cent ducats, mais il m’a dit ici, si je ne me trompe, qu’il ne l’avoit plus. Si vous aviez envie de risquer 6 ou 7 ducats, j’en ferai de même et alors nous risquerons à tout hazard sur les no. 5 Marquera et sur 13 Isis, ne fut ce que pour avoir quelque chose de cet homme vraiment aimable. Adieu, je n’ai plus de main ». (Universitäts- und Landesbibliothek Münster, Gallitzin-Nachlaß Band 6 ; Sluis 2010, lettre 4/68, p. 174-176).

References

  1. ^  Winckelmann, Johann Joachim (1760), Description des pierres gravées du feu baron de Stosch, Florence.
  2. ^  Sluis, Jacob van (2010), François Hemsterhuis. Ma toute chère Diotime. Lettres à la princesse de Gallitzin, 1783, Hemsterhusiana, volume 4, Berltsum - Van Sluis