Gaspard Michel Leblond - Joseph Eckhel - 1788-4-15

From Fina Wiki
Revision as of 11:21, 30 August 2022 by DWilliams (talk | contribs)


Gaspard Michel Leblond, Paris

Gaspard Michel Leblond - Joseph Eckhel - 1788-4-15
FINA IDUnique ID of the page  7721
InstitutionName of Institution. Vienna, Kunsthistorisches Museum
InventoryInventory number. MK Archiv V, lettre 17
AuthorAuthor of the document. Gaspard Michel Leblond
RecipientRecipient of the correspondence. Joseph Eckhel
Correspondence dateDate when the correspondence was written: day - month - year . April 15, 1788
PlacePlace of publication of the book, composition of the document or institution. Paris 48° 51' 24.12" N, 2° 21' 5.26" E
Associated personsNames of Persons who are mentioned in the annotation. Franz Neumann, Joseph Pellerin, Abraham Michelet d'Ennery
LiteratureReference to literature. Eckhel 1779Eckhel 1779, La Chaud - Leblond 1784La Chaud - Leblond 1784, Campion de Tersan - Gosselin 1788Campion de Tersan - Gosselin 1788, Eckhel 1788Eckhel 1788, Callataÿ 2013b, p. 227-228Callataÿ 2013b
KeywordNumismatic Keywords  Book , Collection Sale , Greek , Antiochos , Casted Coins , Coin Weight , Connoiseurship , Forgeries , Collection Price , Collection Numbers , Book Price
LanguageLanguage of the correspondence French
External LinkLink to external information, e.g. Wikpedia 
Map
Loading map...
You can move or zoom the map to explore other correspondence!
Grand documentOriginal passage from the "Grand document".

-Lettre du 15 avr. 1788 (de Paris) : « Monsieur, J’ai reçu de M. Avril la lettre que vous m’avez fait l’honneur de m’écrire le 2. du même mois avec votre prospectus, la lettre de M. Neumann, la note des médailles que vous désiriez acquérir l’un et l’autre et la lettre de change de trois mille livres qui y était jointe. Si vous n’avez pas reçu par la même voie que M. Neumann le catalogue de M. d’Ennery, c’est qu’il y avait un trop grand nombre de paquets chez M. l’Ambassadeur pour le Courier de Vienne. Vous serez surpris de recevoir dans ce paquet votre lettre de change ; mais elle me devient inutile et voici pourquoi : la vente doit se faire le 28 de ce mois par vacations et il y en aura je crois 8. Dans chaque vacation on vendra une partie de Rois, une partie de Villes, une partie de médailles Impériales &c. de sorte que pour se procurer une médaille de roi, ou de ville ou d’empereur, on sera obligé d’en acheter 20, 30 ou peut-être 40, ce qui n’entre vraisemblablement point dans vos arrangements. Si l’on eût vendu médaille à médaille, je me serais trouvé présent à chaque vacation et j’aurais acheté moi-même les médailles que vous m’aviez indiquées. / En général, elles sont toutes parfaitement bien conservées et très authentiques à l’exception de trois ou quatre qui sont portées sur le catalogue. L’Antiochus nicéphore par exemple, en or, a été moulé sur un médaillon d’argent, ce qui se reconnaît à l’inspection et surtout au poids qui n’est point analogue aux autres médailles (d’or) de ce temps. Je suis bien fâché que les circonstances ne vous aient point permis de proposer à l’Empereur de faire l’acquisition de ce cabinet. J’aurais pu négocier cette affaire et le procurer à S. M. pour 200 ou 220 mille livres. Vous auriez eu quelques doubles, mais aussi le cabinet des médailles de Vienne aurait pu le disputer à celui de Paris, qui cependant est bien magnifique, puisqu’il était déjà composé de vingt mille médailles avant la réunion de celui de M. Pellerin qui en contenait trente-deux mille. Comme j’avais le projet de faire toucher par prudence la somme assignée par la lettre de change sur M. Busoni et de l’envoyer chercher par un ( ?) que j’avais mis mon acquit au dos de la dite lettre ; mais étant exactement au courant des conditions de la vente et voyant que je ne pourrais faire aucun usage de votre argent, je me suis présenté chez M. Busoni à qui j’ai dit ce qui s’était passé et qui m’a conseillé / de ne point toucher l’argent pour vous éviter des frais et de vous renvoyer votre lettre de change tout de suite, ce que je fais. C’est lui-même qui a effacé mon acquit ; ainsi tout me paraît en règle ; mais je n’en suis pas moins fâché, que vous ne le serez, de ce que je ne puis vous procurer aucune médaille de ce beau cabinet. Quant à votre ouvrage sur les pierres gravées je vous prie de m’en faire parvenir un exemplaire par le moyen de M. l’abbé Neumann, qui sait à qui il faut s’adresser pour cela ; j’aurai soin, à la première occasion, de vous envoyer le second volume de nos pierres gravées, dont le prix est exactement le même, c’est-à-dire 48 (livres). Dans une autre occasion j’enverrai celui qui manque à M. de Rosenberg. J’ai trouvé un moyen de me procurer votre Museum Vindobonense et j’espère qu’on voudra bien me l’envoyer. Je vous prie donc de ne faire à ce sujet aucune démarche. Vous recevrez incessamment, par quelqu’un de Mrs les Courriers, le Catalogue de M. d’Ennery, car il y a deux mois, comme j’ai eu l’honneur de vous le dire, qu’il y en a un destiné pour vous chez M. l’Ambassadeur et que je vous prie d’accepter en présent. J’ai l’honneur d’être avec une parfaite estime Monsieur Votre très humble et très obéissant serviteur Le Blond » (Vienne, Kunsthistorisches Museum, lettre 17 ; Callataÿ 2013, p. 227-228).