Guillaume Beauvais - Claude Picard Duvau - 1733-1-22

From Fina Wiki
Revision as of 12:51, 23 September 2019 by FDeCallatay (talk | contribs)
(diff) ← Older revision | Latest revision (diff) | Newer revision → (diff)


Guillaume Beauvais - Claude Picard Duvau - 1733-1-22
FINA IDUnique ID of the page  1566
InstitutionName of Institution. Paris, Bibliothèque nationale de France
InventoryInventory number. Manuscrits, Français 15186, f° 275r et v
AuthorAuthor of the document. Guillaume Beauvais
RecipientRecipient of the correspondence. Claude Picard Duvau
Correspondence dateDate when the correspondence was written: day - month - year . January 22, 1733
PlacePlace of publication of the book, composition of the document or institution. Orléans 47° 54' 9.83" N, 1° 54' 31.00" E
Associated personsNames of Persons who are mentioned in the annotation.
LiteratureReference to literature.
KeywordNumismatic Keywords  roman, orbiana, julia paula, soemias, salonina, tranquillina, agrippina, elagabalus, julia, price, galba
LanguageLanguage of the correspondence French
LinkLink to external information, e.g. Wikpedia https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9065155t/f287.image.r=15186%20duvau
Map
Loading map...
Grand documentOriginal passage from the "Grand document".

Lettre du 22 janvier 1733 (d’Orléans) : « J’ai, Monsieur, reçu la dernière lettre dont il vous a plu de m’honorer avec la liste des … ‘or que vous souhaiteriez trouver. Je le souhaiterais peut-être aussi passionnément que vous, de vous en découvrir quelqu’une pour vous témoigner la sensibilité où je suis des honnêtetés que vous avez pour moi, et je vous prie d’être bien persuadé que lorsque j’entendrai parler de médailles d’or que je ne négligerai rien pour les voir et vous les procurer. Quand elles vous manqueront, comme les affaires m’engagent, de temps à temps à faire quelque voyage, j’aurai soin de m’en informer dans les endroits où je me trouverai. Je vous fais mes humbles remerciements de l’Orbiana et de la Paulina que vous avez eu la bonté de m’indiquer ; j’ai ces deux méd. avec les mêmes revers assez bien conservés pour n’en point acquérir de nouvelles (qui n’aient) point de revers différents. Je profiterais avec plaisir de la médiation que vous voulez bien m’offrir. J’ai bien des têtes de femmes & manque la Livie Genetrix orbis, la Julia Paula aquilia Severa, Soemias et Salonine. Si vous en découvriez quelqu’unes, je vous serais très redevable de m’en donner avis ; je souhaiterais aussi une Tranquillina grecque … j’en … une car pour Zalatina ainsi que Lammia Faustina, la Domitia et l’Agrippine de Claude, ce sont quatre têtes sur lesquelle je ne compterai jamais non plus que sur les femmes appartenant à Trajan, à moins que le hasard ne m’en procura quelqu’une. Puisque vous voulez bien me faire le plaisir de me céder de vos médailles de l’antiquaire romain, je prends Monsieur la liberté de vous en mander deux. C’est un Elagabale qui m’a paru fort beau à ce que je crois une Julie de … dont les revers me manquent, car j’ai six ou sept Elagable dans ma suite / que j’ai eus tous de Mr de Rotelin. Je crois que vous avez encore un Trajan Imperator eques et un Vespasien Judaea capa, mais j’ai ces deux médailles-là, et je ne prendrai point la liberté de vous en priver. Si votre dessin est Monsieur, comme vous me faites l’honneur de me le mander, dessin céder la ( ?) et l’Elagabale, je vous en envoie ci-inclus le paiment en une petite lettre de change de 24 tt à vue sur Jean Rohan ( ?) rue St Denis ; vous aurez soin seulement de mettre votre acquis au dos et d’envoyer votre valet à qui on la paiera et votre commodité. Je vous prie m’envoyer au carosses les deux médailles dans une enveloppe sous mon adresse. Je vous en fais d’avance, Monsieur, tous les remerciements imaginables. Il y a en outre, parmi vos méd., un Galba que vous avez eu la bonté de m’offrir à Paris et que je crois que je n’ai pas, et une Sabine au X avec Cérès sans légende. Cette méd. quoique très commune est mieux conservée que celle que j’ai. Si vous souhaitez, Monsieur, me mettre ces deux médailles et me marquer ce qu’elles valent, je vous la tiendrai ( ?) et vous serai très obligé ; pardonnez, Monsieur, ma liberté en faveur de la curiosité, qu’on pourrait je crois mettre au rang des trois choses du monde que Salomon dit( ?) insatiable, à propos de quoi La Fontaine a dit dans un vers : « On ne s’attendait pas de voir Ulysse ici », mais aussi, Monsieur, ne vous attendiez vous point de voir Salomon cité dans une lettre de curieux, quoiqu’il ait été le plus curieux de tous les hommes, pardonnez, Monsieur, à l’échappée et me croyez je vous prie avec le plus profond respect, Monsieur, votre très humble et très obéissant et très soumis serviteur. Beauvais l’Aîné. A Orléans ce 22 janvier 1733» (Paris BnF, Manuscrits, Français 15186, f° 275r et v).

Bibliothèque nationale de France