Difference between revisions of "Jean-François Séguier - Rudolf Erich Raspe - 1772-11-9"

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|Grand document=Lettre du 9 novembre 1772 (de Nîmes) : A Nismes le 9e novembre 1772. Monsieur, J’ai été charmé de faire connaissance avec Mr Long, qui m’a remis votre lettre du 15e septembre. Il est passé depuis peu ici, en poursuivant sa route par la Guienne pour s’en retourner en Angleterre. Je vous suis sensiblement obligé de m’avoir procuré l’honneur de le connaÎtre. Votre lettre, Monsieur, m’apprend que vous avez eu la première que je vous mandai par la voye de Mr Mallet à Genève. Vous ajoutés que je dois avoir reçu votre réponse. J’ai tout lieu de croire que cette réponse ne m’est point parvenue, puisque vous aiant fait savoir que Mr Boudon de Clérac avait une suite de médailles de grand bronze, dont il voulait se défaire, vous ne m’avez point répondu sur tout ce que je vous marquai de sa part à ce sujet. J’y fis un détail assez circonstancié de cette suite, de l’état des médailles, et j’ajoutai qu’il y avait environ 1330 médailles, dont le maÎtre demandait 150 louis. Mr Mallet me fit savoir dans le mois d’avril dernier qu’il avait reçu la lettre que je vous écrivais et qu’il vous la ferait passer incessamment. Si c’est donc à celle-là que vous avez fait réponse, je puis vous assurer que je n’en ai eu aucune. Le maÎtre du médailler désire fort de savoir ce que vous avez résolu, afin de se déterminer à profiter d’autres occasions si elles se présentent, en cas que ses propositions ne pussent point vous convenir. Il m’a / prié de vous en écrire, et il s’est chargé de vous faire passer ma lettre par une voye assurée, afin qu’elle vous parvienne facilement. Vous aurez la bonté de lui en écrire et de lui addresser votre réponse A Monsieur Boudon de Clérac, à Nismes. Je ne répète point ici tout ce que je vous marquai sur cette suite qui contient un assez bon nombre de médailles très bien conservées et qui peuvent trouver place dans le cabinet de Monseigneur le prince de Hesse. Je suis fort empressé de pouvoir exécuter ses ordres, et de lui témoigner en les remplissant le profond respect que je conserve pour Son Altesse. Quant à ce que vous me dites de faciliter à ma famille les moyens de placer un jour mes collections d’histoire naturelle et d’antiquités lorsque je ne serai plus, je dois vous faire observer que je tâche d’éloigner autant que je puis le moment où elle pourra en disposer. J’ai pris la résolution de conserver mon cabinet jusqu’à ce qu’il arrive. Mes héritiers en feront ensuite ce qu’ils voudront. Si pendant que je serai en vie je puis vous être de quelque utilité, j’aurai un plaisir sensible de vous obliger, et de vous témoigner combien j’ai l’honneur d’être, Monsieur, Votre très humble et très obéissant serviteur Séguier (Kassel, Universitätsbibl., 4° Ms. Hist. Litt. 2 – online : https://www.seguier.org/correspondance/edition.aspx?id=175).
 
|Grand document=Lettre du 9 novembre 1772 (de Nîmes) : A Nismes le 9e novembre 1772. Monsieur, J’ai été charmé de faire connaissance avec Mr Long, qui m’a remis votre lettre du 15e septembre. Il est passé depuis peu ici, en poursuivant sa route par la Guienne pour s’en retourner en Angleterre. Je vous suis sensiblement obligé de m’avoir procuré l’honneur de le connaÎtre. Votre lettre, Monsieur, m’apprend que vous avez eu la première que je vous mandai par la voye de Mr Mallet à Genève. Vous ajoutés que je dois avoir reçu votre réponse. J’ai tout lieu de croire que cette réponse ne m’est point parvenue, puisque vous aiant fait savoir que Mr Boudon de Clérac avait une suite de médailles de grand bronze, dont il voulait se défaire, vous ne m’avez point répondu sur tout ce que je vous marquai de sa part à ce sujet. J’y fis un détail assez circonstancié de cette suite, de l’état des médailles, et j’ajoutai qu’il y avait environ 1330 médailles, dont le maÎtre demandait 150 louis. Mr Mallet me fit savoir dans le mois d’avril dernier qu’il avait reçu la lettre que je vous écrivais et qu’il vous la ferait passer incessamment. Si c’est donc à celle-là que vous avez fait réponse, je puis vous assurer que je n’en ai eu aucune. Le maÎtre du médailler désire fort de savoir ce que vous avez résolu, afin de se déterminer à profiter d’autres occasions si elles se présentent, en cas que ses propositions ne pussent point vous convenir. Il m’a / prié de vous en écrire, et il s’est chargé de vous faire passer ma lettre par une voye assurée, afin qu’elle vous parvienne facilement. Vous aurez la bonté de lui en écrire et de lui addresser votre réponse A Monsieur Boudon de Clérac, à Nismes. Je ne répète point ici tout ce que je vous marquai sur cette suite qui contient un assez bon nombre de médailles très bien conservées et qui peuvent trouver place dans le cabinet de Monseigneur le prince de Hesse. Je suis fort empressé de pouvoir exécuter ses ordres, et de lui témoigner en les remplissant le profond respect que je conserve pour Son Altesse. Quant à ce que vous me dites de faciliter à ma famille les moyens de placer un jour mes collections d’histoire naturelle et d’antiquités lorsque je ne serai plus, je dois vous faire observer que je tâche d’éloigner autant que je puis le moment où elle pourra en disposer. J’ai pris la résolution de conserver mon cabinet jusqu’à ce qu’il arrive. Mes héritiers en feront ensuite ce qu’ils voudront. Si pendant que je serai en vie je puis vous être de quelque utilité, j’aurai un plaisir sensible de vous obliger, et de vous témoigner combien j’ai l’honneur d’être, Monsieur, Votre très humble et très obéissant serviteur Séguier (Kassel, Universitätsbibl., 4° Ms. Hist. Litt. 2 – online : https://www.seguier.org/correspondance/edition.aspx?id=175).
 
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Revision as of 10:22, 9 August 2019


Jean-François Séguier - Rudolf Erich Raspe - 1772-11-9
FINA IDUnique ID of the page  2181
InstitutionName of Institution. Kassel, Universitätsbibliothek
InventoryInventory number. 4° Ms. Hist. Litt. 2
AuthorAuthor of the document. Jean-François Séguier
RecipientRecipient of the correspondence. Rudolf Erich Raspe
Correspondence dateDate when the correspondence was written: day - month - year . November 9, 1772
PlacePlace of publication of the book, composition of the document or institution. Nîmes 43° 50' 14.71" N, 4° 21' 36.25" E
Associated personsNames of Persons who are mentioned in the annotation. Pierre Boudon de Clairac
LiteratureReference to literature.
KeywordNumismatic Keywords 
LanguageLanguage of the correspondence
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Grand documentOriginal passage from the "Grand document".

Lettre du 9 novembre 1772 (de Nîmes) : A Nismes le 9e novembre 1772. Monsieur, J’ai été charmé de faire connaissance avec Mr Long, qui m’a remis votre lettre du 15e septembre. Il est passé depuis peu ici, en poursuivant sa route par la Guienne pour s’en retourner en Angleterre. Je vous suis sensiblement obligé de m’avoir procuré l’honneur de le connaÎtre. Votre lettre, Monsieur, m’apprend que vous avez eu la première que je vous mandai par la voye de Mr Mallet à Genève. Vous ajoutés que je dois avoir reçu votre réponse. J’ai tout lieu de croire que cette réponse ne m’est point parvenue, puisque vous aiant fait savoir que Mr Boudon de Clérac avait une suite de médailles de grand bronze, dont il voulait se défaire, vous ne m’avez point répondu sur tout ce que je vous marquai de sa part à ce sujet. J’y fis un détail assez circonstancié de cette suite, de l’état des médailles, et j’ajoutai qu’il y avait environ 1330 médailles, dont le maÎtre demandait 150 louis. Mr Mallet me fit savoir dans le mois d’avril dernier qu’il avait reçu la lettre que je vous écrivais et qu’il vous la ferait passer incessamment. Si c’est donc à celle-là que vous avez fait réponse, je puis vous assurer que je n’en ai eu aucune. Le maÎtre du médailler désire fort de savoir ce que vous avez résolu, afin de se déterminer à profiter d’autres occasions si elles se présentent, en cas que ses propositions ne pussent point vous convenir. Il m’a / prié de vous en écrire, et il s’est chargé de vous faire passer ma lettre par une voye assurée, afin qu’elle vous parvienne facilement. Vous aurez la bonté de lui en écrire et de lui addresser votre réponse A Monsieur Boudon de Clérac, à Nismes. Je ne répète point ici tout ce que je vous marquai sur cette suite qui contient un assez bon nombre de médailles très bien conservées et qui peuvent trouver place dans le cabinet de Monseigneur le prince de Hesse. Je suis fort empressé de pouvoir exécuter ses ordres, et de lui témoigner en les remplissant le profond respect que je conserve pour Son Altesse. Quant à ce que vous me dites de faciliter à ma famille les moyens de placer un jour mes collections d’histoire naturelle et d’antiquités lorsque je ne serai plus, je dois vous faire observer que je tâche d’éloigner autant que je puis le moment où elle pourra en disposer. J’ai pris la résolution de conserver mon cabinet jusqu’à ce qu’il arrive. Mes héritiers en feront ensuite ce qu’ils voudront. Si pendant que je serai en vie je puis vous être de quelque utilité, j’aurai un plaisir sensible de vous obliger, et de vous témoigner combien j’ai l’honneur d’être, Monsieur, Votre très humble et très obéissant serviteur Séguier (Kassel, Universitätsbibl., 4° Ms. Hist. Litt. 2 – online : https://www.seguier.org/correspondance/edition.aspx?id=175).