Joseph Pellerin - Jean-François Séguier - 1761-3-6

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Joseph Pellerin, Paris

Joseph Pellerin - Jean-François Séguier - 1761-3-6
FINA IDUnique ID of the page  11251
InstitutionName of Institution. Nîmes, Bibliothèque Carré d'Art
InventoryInventory number. Ms. 150, f° 204-205
AuthorAuthor of the document. Joseph Pellerin
RecipientRecipient of the correspondence. Jean-François Séguier
Correspondence dateDate when the correspondence was written: day - month - year . March 6, 1761
PlacePlace of publication of the book, composition of the document or institution. Paris 48° 51' 24.12" N, 2° 21' 5.26" E
Associated personsNames of Persons who are mentioned in the annotation. Joseph-Mathieu Gérouin, Francesco Maria Carafa, Jean-Jacques Barthélemy, Anne-Claude de Caylus, Claude Génébrier, Pierre-Joseph de Grainville
LiteratureReference to literature.
KeywordNumismatic Keywords  Death , Collection Sale , Catalogue , Albinus , Iberian , Melting Down , Exchange , Greek , Etruscan , Collection Numbers , Rhegion , South Italy , Monograms , Engraved Plates , Errors , Neapolis , Cumae , Capua
LanguageLanguage of the correspondence French
External LinkLink to external information, e.g. Wikpedia 
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Grand documentOriginal passage from the "Grand document".

-Lettre du 6 mars 1761 (de Paris) : «L’on m’avait informé, Monsieur, de la perte que nous avons faite de Mr l’abbé Gerouin aussitôt après l’accident qui lui est arrivé. Je vois partout ce qui m’en a été mandé de différents endroits qu’il est généralement regretté, et j’ai lieu de le regretter de ma part autant que personne. L’on m’a écrit d’Etoignon que ses médailles y ont été transportées pour les y vendre. Je vous suis obligé de m’avoir fait part du sort qu’ont eu celles dont vous m’aviez envoyé la note et de l’offre que vous me faites du prétendu Albin ayant pour légende Clementia. Du moment que c’est un Sept. Sévère, il ne me convient point. Les médailles espagnoles d’argent qui n’ont point de légende ne peuvent servir à rien, et ne sont bonnes qu’à être fondues. Mr le duc de Noia est venu me voir souvent pendant le séjour qu’il a fait ici, et nous avons / [fol. 204v°] fait ensemble des échanges en médailles, mais sans vouloir me plaindre de lui, il ne m’a point tenu ce qu’il m’avait promis, lui ayant donné beaucoup plus que je n’ai reçu de lui, sur les assurances de sa part qu’il m’enverrait en médailles grecques et étrusques de quoi me dédommager. Je n’ai reçu aucune marque de son souvenir, et [des] gens qui le connaissent bien, me font entendre que je n’y dois pas compter. Il a débité ici, comme dans l’imprimé dont vous me parlez, qu’il avait quatorze mille médailles de villes du royaume de Naples, et pour laver les doutes que l’on pouvait en concevoir, il en appellait à Mr l’abbé Barthélemy qui les avait vues ; mais celui-ci ayant répondu qu’il n’en avait vu tout au plus que quatorze cent, il en est survenu une brouillerie entre eux. Il m’a fait voir plusieurs planches gravées de médailles de Rheggio et de quelques autres villes. La même médaille y est répétée 30, 40 fois, et souvent d’avantage. Le plus petit sigle, symbole ou monogramme lui a suffi pour multiplier ces gravures à l’infini. Je doute fort qu’il vienne jamais à bout d’achever cette entreprise. / [fol. 205] J’ai même reconnu qu’il n’avait pas à beaucoup près des médailles de toutes les villes de ce pays-là qui en ont fait frapper, et il m’en a enlevé près d’une centaine qui lui manquaient. Il est vrai qu’il attribue à des villes de la Grande Grèce, des médailles d’autres villes qui portaient le même nom, telles que sont la Neapolis de Macédoine, la Cumé d’Eolie &c. Tout ce que j’ai pu lui dire sur cela, n’a pu le dissuader. Parmi celles que je lui ai cédées, il y en a une d’Aquino qu’il regardoit comme unique, une d’argent de la ville de Capoue avec une légende étrusque, c’est la seule de cette ville qu’il connaît en ce métal. Il serait trop long de vous dire le reste. La lettre que vous m’avez adressée pour Mr le comte de Caylus lui a esté remise aussitost après la réception. Je tâcherai de savoir les noms de baptême de Genebrier et du père de Grainville, et j’aurai l’honneur de vous en informer. » (Nîmes, Bibliothèque municipale, Ms. 150, f° 204-205).