Jules-Charles de Cotte - Jean-François Séguier - 1775-11-2

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Jules-Charles de Cotte - Jean-François Séguier - 1775-11-2
FINA IDUnique ID of the page  3034
InstitutionName of Institution. Nîmes, Bibliothèque Carré d'Art
InventoryInventory number. Ms. 141, f° 76-78
AuthorAuthor of the document. Jules-Charles de Cotte
RecipientRecipient of the correspondence. Jean-François Séguier
Correspondence dateDate when the correspondence was written: day - month - year . November 2, 1775
PlacePlace of publication of the book, composition of the document or institution. Réveillon 48° 43' 32.63" N, 2° 36' 11.12" E
Associated personsNames of Persons who are mentioned in the annotation. Jean-Jacques Barthélemy, Antoine Galland
LiteratureReference to literature.
KeywordNumismatic Keywords  book, bibliophily, manuscript, collection, dictionary
LanguageLanguage of the correspondence French
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Grand documentOriginal passage from the "Grand document".

-Lettre du 2 novembre 1775 (de Réveillon, près de la Ferté en Brie) : « Votre lettre, Monsieur, vient de m’être rendue avec le billet qui est dedans pour l’abbé Barthelémy. Vous pouvez être sûr qu’il lui sera rendu aussi exactement que le 1er paquet dont vous m’aviez chargé pour lui. Le dictionnaire que vous m’annoncez, et dont vous m’aviez fait déjà l’honneur de me parler, est, je vous l’avais dit, dans la bibliothèque de mon père. Il n’a jamais appartenu à M. Boutin et je connais très bien ce manuscrit précieux pour la partie numismatique. J’en ai parlé à mon père qui m’a dit que quant à une copie, il serait bien difficile d’en faire une. Vous savez aussi bien /[fol. 76 v°] que moi, Monsieur, combien messieurs les bibliomanes sont jaloux de leurs manuscrits et les trois quart du temps il ne les communique pas plus que leurs maîtresses, mais comme je connais le livre je vous en ferai moi-même aussitôt que je serai revenu à Paris un extrait détaillé et raisonné autant que mes faibles lumières me le permettront. Je vous en transcrirai des passages entiers et ceux qui me paraitront pouvoir vous donner une idée plus juste et plus fidèle de cet ouvrage. Pour le reste, votre science, Monsieur, voudra bien venir au secours de mon ignorance et vous servirai plus peut-être que mon extrait auquel je /[fol. 77 r°] vous assure que je mettrai tout mes soins. Heureux si je puis vous être utile à quelque chose. Vous voyez que je vous promets que ce qui dépendra de moi. Comme ce manuscrit ne m’appartient pas, je ne puis vous promettre que ce quiest en mon pouvoir de vous tenir. Comme mon père a beaucoup de trésor dans la partie métallique, tant en livres qu’en manuscrits, et en médailles de moyen bronze la plus belle collection connue, si vous aviez besoin de quelque détail, de quelques éclaircissements sur quelque point de numismatique, je m’offre avec le plus grand plaisir de vous donner par un extrait l’idée de ce que vous désirerez éclaircir, idée qui partira ensuite au creuset de vos connaissances et qui s’y épurera/[fol. 77 v°] Voilà, Monsieur, ce que je puis faire pour votre service, et vous me ferez le plus grand plaisir de m’employer le plus que [vous] pourrez. J’ai passé à Chanteloup ou l’abbé Barthelémy restera jusqu’à la fin du mois. Il est toujours incommodé. Pour moi, je compte regagner mes pénates à Paris dans une quinzaine de jour au plus tard. Dès que j’y serai, je mettrai après le dictionnaire dont vous m’avez parlé. Aussitôt que mon extrait sera fait, j’aurai l’honneur de vous le faire passer. Mon projet est aussi à mon retour de vous envoyer la médaille du sacre que vous avez bien voulu accepter. Je vous prie d’être persuadé, Monsieur, de la sincérité des sentiments avec lesquels j’ai l’honneur d’être votre très humble et très obéissant serviteur. » ; « [f° 78 r°] Note découpée de Séguier :Dictionnaire historique et numismatique contenant l’explication des noms et dignités, des titres d’honneurs, et généralement de tous les termes singuliers qu’on trouve sur les médailles antiques grecques et romaines par Antoine Galland. C’est ainsi qu’on l’annonça page 393 n° 2104 du catalogue de cette bibliothèque. Ce manuscrit passa entre les mains de M. Boutin. C’est l’original à ce qu’on me marqua en 1754 et on ajouta que cet ouvrage n’était point accompli, que Galland l’avait laissé très imparfait et que dans l’état où il était on ne jugeait pas à propos de le faire imprimer. Je fis pour lors quelques tentatives, au moyen de mes amis, pour tâcher d’engager M. Boutin a m’en laisser prendre une copie. Il ne fut possible de l’obtenir et les choses en restèrent-là. On me marqua ensuite que M. de Cotte, votre père, an avait un. Si cela est, permettez-moi de vous demander s’il voudrait en laisser prendre copie.] (Nîmes, Bibliothèque municipale, Ms. 141, f° 76-78).