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A
-Lettre du 7 mars 1732 (de Marseille) : « J’ai reçu Monsieur votre lettre par un frère minime que le P. Revetz m’a envoyé, et ayant facilement reconnu qu’elle a été ouverte par la cire d’Espagne qui manquait à moitié (cela n’étant point gracieux) de crainte que la même chose arrivât à celle que je vous envoie, j’ai pris le parti de la mettre à la poste ; je n’ai pas pu vous écrire plutôt. C’a été un […] de joie pour moi d’avoir que nous ayons un curieux aussi riche que vous en médailles d’or. Le P. Revetz m’avait donné de vos nouvelles en quelques occasions. Il n’était point besoin de me dire que M. Gravier, M. Cosy le fils et le P. René encore pourront me dire que vous vous portez volontiers à obliger vos amis. L’estime que j’ai de vous me l’aurait fait concevoir, et ce sera un plaisir bien doux pour moi si vous voulez me souffrir au nombre de vos dits amis ; je me fais un plaisir de les obliger aussi quand je le puis, et ce qui me déplaît aujourd’hui c’est de ne pouvoir pas vous donner les preuves de ce que je vous dit car m’étant accommodé depuis quelque temps avec un étranger qui [passe ?] à Marseille de quelques médailles au nombre desquelles sont les deux d’or que vous me marquez dans votre lettre. Je suis fâché de ne pouvoir pas vous faire plaisir en ce rencontre, et de répondre en même temps à vos offres généreuses, mais s’il me serait occasion dans la suite de trouver quelque chose encore qui me passât digne de votre cabinet à pouvoir vous accommoder, je le ferais bien volontiers ; je suis cependant avec tout l’attachement pôssible, Monsieur, votre très humble, et très obéissant serviteur. L’abbé Boullez » (Paris, BnF, Manuscrits, Français 15185, f° 247).  +
-Lettre du 3 août 1732 (de Marseille) : « Quelques petites affaires, Monsieur, m’ont empêché de répondre plutôt à votre lettre que j’ai reçue le 21 ou 22 du mois passé ; parce que je vous ai écrit le 7 mars de cette année, vous deviez penser que si j’avais pu vous accommoder je l’aurais fait de tout mon cœur pour vous faire plaisir, d’autant plus que les propositions de votre première lettre sont les mêmes que celles de votre dernière comme je l’ai vérifié ; je suis bien aise de vous dire que dans le plan que je me suis fait aujourd’hui touchant les médailles, j’ai résolu de mêler les grecques et les lartines dans la suite des bronzes, et celles d’argent de les mêler avec celles qui me viennent en or comme cela les suites sont plus belles, et plus instructrices attendu qu’il y a des médailles qu’on ne peut pas trouver d’une façon, et qu’on trouve d’une autre ; j’ai pro[ ?] dans moi-même, et je me suis fait une loi de ne me plus défaire de certaines pièces que je ne […] doubles pas même pour mon frère car il m’est arrivé que pour m’être défait depuis longtemps de plusieurs médailles rares je me trouve dans le déplaisir de ne pouvoir plus les recouvrer peut être malgré tous les soins, et les peines que je me donne pour cela ; cependant, Monsieur, s’il me venait de notre Maison du Levant, ou de quelque autre endroit quelques pièces en or […] a pouvoir vous accommoder, je le ferais très volontiers comme je vous ai dit dans ma première lettre. Car j’aime à faire plaisir si je le puis aux personnes que je considère et malgré l’éloignement entre nous je veux véritablement trouver l’occasion de pouvoir vous rendre service, et de vous faire connaître en même temps avec combien d’attachement je suis, Monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur. L’abbé Boullez » (Paris, BnF, Manuscrits, Français 15185, f° 245).  +
Lettre du « 29 de l’an 1732 » (de Reims) : « Mon Révérend Père, Si vous ne trouvez pas la juste valeur de mon médaillon, je vous prie de m’en donner avis et je le ferai réviser par quelqu’un de mes amis en vous indemnisant des ports de lettre qu’il nous a fait coûter et peut-être que ce seul médaillon pourra me faire vendre un ( ?) que j’ai et qui est composé par un millier de médailles entre lesquelles est une petite médaille d’or qui m’est tombée dernièrement entre les mains et dont je ne connais pas la figure que je crois gothique quoique les lettres soient romaines et voici l’inscription qui est du côté de la tête : INTICIVATASPOV ce qui n’est distingué d’aucun point ; quant au revers, la multitude des lettres m’empêche quasi d’en connaître le commencement que je crois cependant être ainsi : ANOONUIIVRI AVG. Quant aux petites lettres, je n’ai pas bien pu les déchiffrer. Si cependant vous souhaitez la voir, je vous l’enverrai. Je vous prie s’il vous plaît de vouloir bien continuer vos soins pour moi et de croire que personne n’est avec plus de respect que moi, mon Révérend Père, votre très humble et obéissant serviteur. Brulon fils » (Paris, BnF, Fonds français 17703, f° 265r).  +
-Lettre du 14 juin 1778 (de Paris) :« Monsieur,Il y a très longtemps que je désirais trouver une occasion de vous faire mon compliment sur l’excellent ouvrage que vous avez publié sur les médailles. En voici une qui se présente et je la saisis avec empressement. Mr Pellerin vient de faire imprimer des Additions à ses neuf volumes, et il m’a chargé de vous en faire parvenir un exemplaire : vous y trouverez des observations qui vous regardent ; je ne sais si elles seront tout à fait de votre goût, quoi qu’il en soit vous pouvez croire qu’il sait vous rendre justice, ainsi que les personnes qui connaissent votre ouvrage. Le nombre n’en est pas grand dans ce pays-ci car la frivolité à laquelle on se livre plus que jamais ne permet pas de cultiver les sciences, et elle dégoûte absolument de tout ce qui s’appelle érudition. Il n’y a personne qui fasse plus de cas de cet ouvrage que moi et je le regarde comme un des meilleurs qui ait paru en ce genre ; et quand il aurait quelques articles sur lesquels on ne serait pas dans le même avis, cela ne doit rien faire pour le fonds. Je serais très flatté si la commission dont Mr Pellerin m’a chargé pour vous pouvoir me ménager l’honneur de votre correspondance ; et pour la commencer permettez-moi / je vous prie Monsieur de vous demander votre avis sur une petite dissertation que j’ai lue, il n’y a pas longtemps, à l’Académie, tout le monde n’est pas de mon avis sur ce point de critique. Votre décision sera une loi pour moi ; quand vous l’aurez eue, je vous prie de vouloir bien me la renvoyer par le courrier de Mr l’Ambassadeur de l’Empire qui vient ordinairement tous les mois à Paris ; il m’a permis de me servir de cette voie quand j’ai quelque chose à recevoir de Vienne ou à y envoyer. J’ai l’honneur d’être avec toute l’estime possible, Monsieur Votre très humble et très obéissant serviteur l’Abbé LeBlond de l’Académie des Belles-Lettres » (Vienne, Kunsthistorisches Museum, lettre 11 ; Callataÿ 2013, p. 222).  +
-Lettre du 10 avr. 1779 (de Paris) : « Monsieur,J’ai assurément besoin de toute votre indulgence et je ne sais quelle opinion vous avez de moi. Mon intention fut d’abord d’entrer dans quelques détails pour répondre à la première lettre que vous me fîtes l’honneur de m’écrire, et en voulant faire plus que vous n’exigiez de moi, il s’est insensiblement écoulé un long intervalle de temps qui m’a fait perdre tout à fait de vue mes obligations à cet égard. Mais j’ai été charmé que votre dernière lettre me présentât une occasion de vous en faire mes excuses et de renouveler avec vous une correspondance qui me sera toujours très précieuse : je vous promets aussi d’être plus exact par la suite. Quoi que Mr Pellerin soit mon maître et mon ami et que je lui sois attaché pour la vie, je ne vous dissimulerai point néanmoins qu’il ne m’a point paru mettre ni assez d’aménité ni même assez de justice dans la manière dont il a parlé de vous ; mais je puis vous assurer aussi qu’il ne vous avait point / en vue quand il a parlé de certains auteurs possédés d’une basse jalousie ; je sais même très bien à qui cela s’adresse. Du reste les observations que vous avez bien voulu me communiquer m’ont paru en général fort judicieuses, et quand elles paraîtront imprimées, je m’empresserai d’en faire l’acquisition. Je pense aussi tout à fait comme vous sur la légende bizarre de cette médaille dont vous avez bien voulu m’envoyer l’empreinte ; ce ne peut être qu’une faute de monétaire comme il y en a tant d’exemples. Vous connaissez sans doute la dissertation de Mr l’abbé Belley sur l’année sacrée ; elle est imprimée au tome XIX des Mémoires de l’Académie des Belles Lettres, je n’y ai rien trouvé qui puisse avoir rapport à la légende en question. D’ailleurs, si j’avais moi même quelques doutes et que trouvasse quelques difficultés sur de semblables matières, je me ferais un devoir de vous consulter. J’espère que le premier volume de la description des pierres gravées de Mr. le Duc d’Orléans pourra paraître dans deux mois s’il n’arrive point quelqu’obstacle imprévu. Toutes les gravures des pierres de ce 1er. volume qui sont au nombre de cent, sont achevées ; le frontispice et les vignettes sont aussi gravées, ainsi que le plus grand nombre des culs de lampe ; il ne reste plus que quelques-uns de ces derniers à graver / et à peu près cent vingt ou cent trente pages à imprimer, ce qui formera à peu près trois cent cinquante pages pour le 1er volume, ce qui joint aux gravures fera environ cinq ou six cent pages. Je désire fort que cet ouvrage mérité votre approbation quand il paraîtra. J’ai beaucoup profité dernièrement pour un de nos articles de votre savante observation sur la médaille de la famille Plautia au revers de laquelle on voit l’Aurore tirant quatre chevaux ; et je vous en ai fait hommage. J’aurais bien désiré d’être à portée de vous consulter pour le reste. J’aurais profité avec bien de la reconnaissance de vos conseils et de vos lumières. J’ai l’honneur d’être avec un respectueux attachement Monsieur Votre très humble et Très obéissant serviteur Le Blond » (Vienne, Kunsthistorisches Museum, lettre 12 ; Callataÿ 2013, p. 222-223).  
-Lettre du 15 sept. 1780 (de Paris) : « L’approbation d’un homme tel que vous, Monsieur, doit nous encourager infiniment et assurer le succès de notre ouvrage ; mais ce premier jugement que vous avez porté est dicté sans doute par votre politesse et votre indulgence. Quoique je sois persuadé que cet ouvrage n’est pas mal fait, je sais aussi qu’il y a encore bien des points qui mériteraient de nouvelles discussions et qu’il y a même des fautes qui s’y sont glissées. Quand vous l’aurez lu, je vous prierai de me dire tout ce que vous y aurez trouvé de défectueux ; cette franchise, loin d’offenser mon amour-propre deviendra pour moi la marque la plus certaine de votre amitié. Si j’avais pu mettre plus souvent à profit votre excellent ouvrage, le nôtre n’en serait devenu que plus intéressant. Agréez, je vous prie, tous les sentiments d’estime et de reconnaissance avec lesquels je suis Monsieur Votre très humble et très obéissant serviteur Le Blond. P.S. Un savant de Vienne ne m’a point paru satisfait de l’explication que j’ai donnée du Bœuf à face humaine« (Vienne, Kunsthistorisches Museum, lettre 13 ; Callataÿ 2013, p. 223-224).  +
-Lettre du 23 sept. 1786 (de Paris) : « J’ai lu avec le plus grand intérêt l’ouvrage que vous avez eu la bonté de me faire parvenir. Je n’ai pas eu l’honneur de vous en faire mes remerciements plutôt parce que j’ai voulu le lire attentivement et par ailleurs j’ai manqué une fois l’occasion du Courier de Vienne. Votre ouvrage intitulé Nummi veteres anecdoti est certainement très précieux pour la science numismatique ; mais celui-ci ne l’est pas moins et quand on est comme vous si fort au dessus de sa matière, on n’a guère besoin de conseils. D’ailleurs vous trouverez peu de personnes à Paris qui soient même assez instruites dans cette partie pour vous entendre. Depuis la mort de Mr. Pellerin, nous n’avons plus ici que Mr. l’abbé Barthélemy, car je ne compte pas quelques curieux qui rassemblent des médailles, sans aucune connaissance. Il n’y a qu’un moyen de vous être utile ici : c’est de faire quelquefois des vérifications au cabinet du Roi par rapport à des médailles publiées par Mr. Pellerin, / alors vous pourrez avoir recours à Mr. l’abbé Barthélemy qui se fera sans doute un plaisir de vous obliger. Je suis aussi à vos ordres et pour cela et pour tout ce qui dépendra de moi. Je n’entrerai point dans de longs détails sur votre ouvrage, car il faudrait le copier pour vous rendre compte de tout ce qui m’a paru utile : j’ai remarqué entr’autres la note sur les médailles de Rhegium pag. 12. Le médaillon d’argent de Messine Tab. II, n° 10. Les médailles puniques ibid n° 13, 14 et 15. La petite médaille d’argent de Therma Sicilia, pag. 22. Celle de Trajan Dèce pag. 44. Le médaillon d’Hadrien pag. 47. Le cistophore de bronze de Tralles pag. 49. Cesarea Panias pag. 59. Quant au prénom ou au nom de Lucius Livius donné à Galba sur ses médaillons d’argent, il n’y a rien qui doive vous surprendre. Mr. Pellerin en avait quatre dans son cabinet avec les mêmes noms, ainsi que je m’en suis assuré par le catalogue manuscrit de ce cabinet qui m’appartient et qui est unique, étant de la maison de Mr. Pellerin lui-même. Le mot CHMACIA que vous substituez à celui de CHMANC pag. 73 mériterait peut-être de nouvelles observations, et je crois que / le dernier se lit très distinctement sur la médaille de Vérus publiée par Mr. Pellerin. Vos réflexions sur les noms terminés en OM, pag. 91. et sur ceux terminés en NO. pag. 95 me paraissent très judicieuses. J’ai encore remarqué la médaille de Régalien et quelques autres ; mais ce qu’il y a surtout d’intéressant dans votre ouvrage c’est ce qui a rapport aux médailles d’Antioche et l’on doit convenir que pour le fonds et pour la forme cet ouvrage est excellent. Je le relirai, la plume à la main, pour en profiter et faire des additions à un dictionnaire numismatique que j’espère faire paraître dans quelque temps et dont je rassemble les matériaux depuis plus de dix ans. Je suis tout à fait de votre avis sur les dictionnaires : cependant si celui que je prépare était bien fait, il ne laisserait pas d’être utile à ceux qui désirent d’être initiés à la connaissance des médailles, et ils les prédisposeraient à lire les savants ouvrages de Mr. Pellerin de Mr. l’abbé Eckhel et de Mr. l’abbé Neumann. Je ne connais que de réputation l’ouvrage que vous avez publié / sur le cabinet impérial et je désirerais bien en faire l’acquisition. Agréer je vous prie les sentiments de ma reconnaissance et du respectueux attachement avec lequel je suis Monsieur Votre très humble et obéissant serviteur Le Blond » (Vienne, Kunsthistorisches Museum, lettre 14 ; Callataÿ 2013, p. 224-225).  
-Lettre du 4 avr. 1787 (de Paris) : « Lorsque vous m’avez fait l’honneur, Monsieur, de m’envoyer votre excellent ouvrage intitulé Sylloge prima &c, je me suis empressé de le lire, et en vous priant d’agréer tous mes remerciements pour ce beau présent je vous ai rendu compte de l’intérêt avec lequel j’avais lu cet ouvrage qui contenait des vues nouvelles et une érudition profonde. Ma lettre avait été remise à un courrier de sa Majesté Impériale et je crois bien que vous l’avez reçue dans le temps. Je désire fort de voir la continuation que vous nous promettez et je ne négligerai rien pour me procurer toutes les productions dont vous enrichissez la littérature. Je vois souvent un de vos ouvrages cités dans le Dictionnaire numismatique de Rasch (nb : Rassche)), sous le nom de Catalogue ; je vous prie de vouloir bien me faire savoir ce que c’est que ce Catalogue, s’il est imprimé à Vienne, et s’il est différent (comme cela doit être) du catalogue du cabinet impérial imprimé in fol. en langue latine. Je vous prie d’agréer mes offres de service pour ce pays-ci, et d’être persuadé des sentiments du sincère et respectueux attachement avec lequel je suis Monsieur Votre très humble et très obéissant serviteur Le Blond » (Vienne, Kunsthistorisches Museum, lettre 15 ; Callataÿ 2013, p. 225  +
-Lettre du 7 juil. 1787 (de Paris) : « Monsieur, J’apprends avec le plus grand plaisir que vous vous occupez de la collection des pierres gravées du Cabinet Impérial. C’est une entreprise digne de vous, et à laquelle le public ne peut qu’applaudir puisque vous ouvrez tous les trésors de S.M. Impériale, et que vous accompagnez d’explications si intéressantes les monuments que vous publiez. Je serai trop heureux si je puis vous être de quelque utilité, et je vous prie de disposer de moi avec une entière confiance. Je ne doute nullement que l’Empereur ne possède de très beaux camées ; celui dont je connais la gravure, et qu’on voit dans l’ouvrage de Jacques le Roi est sûrement un des plus magnifiques et pour l’étendue et pour la finesse du travail. J’en connais un autre qui a été publié dans l’ouvrage du Baron de Stosch et qui vient de reparaître dans le recueil de M. Bracci de Florence : il représente un sphinx. Je vois avec peine que vous proposiez d’écrire votre ouvrage en français ; je crois qu’il serait d’un usage plus général s’il était écrit en latin, et je vous assure que si j’avais sçu écrire aussi élégamment que vous dans cette langue je n’aurais pas balancé à la choisir. Si vous n’avez point fait l’acquisition de la description des pierres gravées de M. le Duc d’Orléans je vous prierai d’en agréer un exemplaire, et si vous ne voulez pas l’accepter / comme un présent, je vous demanderai en échange, soit votre catalogue du Cabinet des médailles que je n’ai pu encore me procurer, soit votre Description des pierres gravées que vous préparez. Nous nous servirions dans ce cas pour nos envois respectifs du moyen de M. le Garde noble chargé des paquets de la Cour, moyen que M. le Prince de Kaunitz a bien voulu permettre que j’employasse à la recommandation de M. le Comte de Merci ambassadeur de l’Empereur en France, et qui m’honore de sa bienveillance ; j’en préviendrais alors M. de Blumendorf secrétaire d’ambassade qui a aussi pour moi toutes sortes de bontés. Sans doute vous aurez eu recours à M. Mansfeld pour la gravure de vos pierres ; il m’a paru d’après ses ouvrages que c’est un bon artiste, et comme je ne crois pas qu’ils soient en très grand nombre à Vienne, il pourrait bien être le meilleur ; mais je ne dois pas sur cela vous donner de conseils. J’ai l’honneur d’être avec la plus parfaite estime Monsieur Votre très humble et très obéissant serviteur Le Blond. P.S. Dès que le Catalogue de M. d’Ennery paraîtra je m’empresserai de vous en faire parvenir un exemplaire » (Vienne, Kunsthistorisches Museum, lettre 16 ; Callataÿ 2013, p. 226).  
-Lettre du 21 oct. 1788 (de Paris) : « Monsieur,J’ai fait porter chez M. l’Ambassadeur de l’Empereur, il y a environ un mois un paquet destiné pour vous : il contient deux exemplaires du second volume de la description des pierres gravées de M. le Duc d’Orléans, l’un pour vous, l’autre pour M. de Rosenberg. J’y ai joins une lettre qui contient mes remerciements et mes compliments bien sincères. Permettez que dans celle-ci je vous renouvelle la demande que je vous fais dans la première, c’est qu’au lieu de m’envoyer le prix de l’exemplaire de M. le Comte de Rosenberg, je vous prie de me faire parvenir le plutôt possible par le prochain Courier un exemplaire de votre choix des pierres gravées. Quelqu’un à qui j’ai fait connaître cet excellent ouvrage a dû en demander à Vienne six exemplaires. Je vous fais parvenir une lettre de M. l’Abbé Chaupy ; elle contient un catalogue de médailles que je vous prie de communique à Monsieur / l’Abbé Neumann que j’en ai prévenu. Je vous prie d’être persuadé des sentiments d’estime et d’attachement avec lesquels je suis Monsieur Votre très humble et très obéissant serviteur Le Blond » (Vienne, Kunsthistorisches Museum, lettre 19 ; Callataÿ 2013, p. 229).  +
-Lettre du 4 oct. 1788 (de Paris) : « J’ai l’honneur de vous envoyer deux exemplaires du second volume des Pierres gravées de M. le duc d’Orléans. Le premier est pour vous comme nous en sommes convenus ; le second est destiné pour M. le comte de Rosenberg. Au lieu des 45 (livres) que vous voudrez bien vous faire payer pour ce dernier par son Excellence, je vous prierai de me faire parvenir encore un exemplaire de votre Choix de pierres gravées du cabinet de l’Empereur. J’ai lu cet ouvrage avec empressement et beaucoup d’intérêt. La plupart des pierres qui y sont décrites, surtout les premières, sont infiniment précieuses, et vos explications plus précieuses encore. On doit vous savoir un gré infini de l’indication que vous avez donnée des pays où l’on pourrait retrouver ces belles matières, qu’il semble que la nature ait formées avec une sorte de complaisance, et dont les / artistes grecs ont si bien su profiter. La forme qui représente Orestes matricide est devenue entre vos mains un sujet d’autant plus intéressant qu’il explique le bas-relief qui avait causé tant d’embarras à Winckelmann. Il eût été à désirer que vous eussiez trouvé des artistes qui eussent répondu à vos vues ; mais où en trouver maintenant. Il faut pourtant convenir que votre ouvrage, tant pour les gravures, et l’exécution typographique, doit être mis au rang des plus beaux. Vous pouvez croire que je le ferai connaître ici, et que j’engagerai nos amateurs à se le procurer. Je ne sais comment vous exprimer ma reconnaissance pour les choses honnêtes que vous avez bien voulu dire de notre ouvrage, malgré les fautes qui s’y sont glissées, et que j’ai reconnues depuis. J’ai l’honneur d’être avec un inviolable attachement, Monsieur Votre très humble et très obéissant serviteur Le Blond » (Vienne, Kunsthistorisches Museum, lettre 20 ; Callataÿ 2013, p. 229-230).  +
-Lettre du 15 avr. 1788 (de Paris) : « Monsieur, J’ai reçu de M. Avril la lettre que vous m’avez fait l’honneur de m’écrire le 2. du même mois avec votre prospectus, la lettre de M. Neumann, la note des médailles que vous désiriez acquérir l’un et l’autre et la lettre de change de trois mille livres qui y était jointe. Si vous n’avez pas reçu par la même voie que M. Neumann le catalogue de M. d’Ennery, c’est qu’il y avait un trop grand nombre de paquets chez M. l’Ambassadeur pour le Courier de Vienne. Vous serez surpris de recevoir dans ce paquet votre lettre de change ; mais elle me devient inutile et voici pourquoi : la vente doit se faire le 28 de ce mois par vacations et il y en aura je crois 8. Dans chaque vacation on vendra une partie de Rois, une partie de Villes, une partie de médailles Impériales &c. de sorte que pour se procurer une médaille de roi, ou de ville ou d’empereur, on sera obligé d’en acheter 20, 30 ou peut-être 40, ce qui n’entre vraisemblablement point dans vos arrangements. Si l’on eût vendu médaille à médaille, je me serais trouvé présent à chaque vacation et j’aurais acheté moi-même les médailles que vous m’aviez indiquées. / En général, elles sont toutes parfaitement bien conservées et très authentiques à l’exception de trois ou quatre qui sont portées sur le catalogue. L’Antiochus nicéphore par exemple, en or, a été moulé sur un médaillon d’argent, ce qui se reconnaît à l’inspection et surtout au poids qui n’est point analogue aux autres médailles (d’or) de ce temps. Je suis bien fâché que les circonstances ne vous aient point permis de proposer à l’Empereur de faire l’acquisition de ce cabinet. J’aurais pu négocier cette affaire et le procurer à S. M. pour 200 ou 220 mille livres. Vous auriez eu quelques doubles, mais aussi le cabinet des médailles de Vienne aurait pu le disputer à celui de Paris, qui cependant est bien magnifique, puisqu’il était déjà composé de vingt mille médailles avant la réunion de celui de M. Pellerin qui en contenait trente-deux mille. Comme j’avais le projet de faire toucher par prudence la somme assignée par la lettre de change sur M. Busoni et de l’envoyer chercher par un ( ?) que j’avais mis mon acquit au dos de la dite lettre ; mais étant exactement au courant des conditions de la vente et voyant que je ne pourrais faire aucun usage de votre argent, je me suis présenté chez M. Busoni à qui j’ai dit ce qui s’était passé et qui m’a conseillé / de ne point toucher l’argent pour vous éviter des frais et de vous renvoyer votre lettre de change tout de suite, ce que je fais. C’est lui-même qui a effacé mon acquit ; ainsi tout me paraît en règle ; mais je n’en suis pas moins fâché, que vous ne le serez, de ce que je ne puis vous procurer aucune médaille de ce beau cabinet. Quant à votre ouvrage sur les pierres gravées je vous prie de m’en faire parvenir un exemplaire par le moyen de M. l’abbé Neumann, qui sait à qui il faut s’adresser pour cela ; j’aurai soin, à la première occasion, de vous envoyer le second volume de nos pierres gravées, dont le prix est exactement le même, c’est-à-dire 48 (livres). Dans une autre occasion j’enverrai celui qui manque à M. de Rosenberg. J’ai trouvé un moyen de me procurer votre Museum Vindobonense et j’espère qu’on voudra bien me l’envoyer. Je vous prie donc de ne faire à ce sujet aucune démarche. Vous recevrez incessamment, par quelqu’un de Mrs les Courriers, le Catalogue de M. d’Ennery, car il y a deux mois, comme j’ai eu l’honneur de vous le dire, qu’il y en a un destiné pour vous chez M. l’Ambassadeur et que je vous prie d’accepter en présent. J’ai l’honneur d’être avec une parfaite estime Monsieur Votre très humble et très obéissant serviteur Le Blond » (Vienne, Kunsthistorisches Museum, lettre 17 ; Callataÿ 2013, p. 227-228).  
-Lettre du 8 sept. 1788 (de Paris) : « Monsieur, Je viens de recevoir votre description des pierres gravées du Cabinet Impérial, avec votre lettre, du 24 Mai ; comme je viens d’essuyer une longue maladie, et que j’entre à peine en convalescence, il ne m’a pas été possible de lire ce bel ouvrage avec attention ; j’ai seulement jeté les yeux sur les gravures qui m’ont parues fort bien exécutées. Je connaissais déjà la première, qui est gravée dans l’ouvrage de Jacques le Roi intitulé Achates Tiberianus. Amsterdam. (praestant Bruxellensis apud (foremus cum ?) Foppens 1683 fol.) et sur quoi je prendrai la liberté de vous observer qu’ici la gravure qui est fort belle, est dans un sens contraire de la vôtre, c’est-à-dire que l’Auguste, par exemple, qui est le personnage principal, regarde de gauche à droite, tandis que dans la vôtre, il regarde de droite à gauche ce qui n’est pas indifférent, comme je l’ai / remarqué ailleurs, et pour cela il est souvent nécessaire de faire la gravure au miroir ; mais il s’agit de savoir en quel sens les gravures sont posées sur la pierre originale. L’auteur a donné une explication de ce sujet, et sans doute vous la connaissez. (je vois en ouvrant votre livre que vous la connaissez en effet). Vous avez toute raison de trouver bizarre la disposition de vente des médailles de M. Dénnery (nb : d’Ennery)) ; aussi ce cabinet qui était estimé trois cent mille livres de France n’en a-t-il été vendu que cent quatre mille. On m’a permis de faire enfin parvenir à Vienne par le prochain Courier les paquets qui sont destinés et pour vous et pour M. l’Abbé Neumann, et qui sont en séquestre chez M. l’Ambassadeur depuis près de six mois. Vous ne recevrez encore cette fois que le catalogue de d’Ennery. Le second vol. de nos pierres que je vous dois sera pour un autre courrier, et ensuite viendra l’exemplaire / de S. E. M. le Comte de Rosenberg. Je vous prie de croire qu’il n’y a dans tous ces délais aucune négligence de ma part, et que je me ferai toujours un vrai plaisir d’exécuter vos ordres avec le plus grand empressement. J’ai l’honneur d’être avec un respectueux attachement Monsieur Votre très humble et très obéissant serviteur Le Blond » (Vienne, Kunsthistorisches Museum, lettre 18 ; Callataÿ 2013, p. 228).  
-Lettre du 6 juillet 1764 ( ?) : sur un aureus de Vespasien découvert par La Falloize : « Le Cabinet des médailles du roi n’est point de mon district ; c’est M. l’abbé Barthélemy qui est chargé de la collection des médailles de Sa Majesté. Je pense qu’il faut que vous lui écriviez pour savoir si celle que vous avez découverte peut avoir sa place dans ce Cabinet ; c’est un homme très versé dans ce genre, qui vous dira ce qu’il en pense » (Paris, Archives Nationales, O1 1910, f° 63 ; Sarmant 1994, p. 194, note 73).  +
-Lettre du 9 jan. 1772 (de Paris) : « M. Baggiano banquier en cette ville vient, Monsieur, de me présenter votre lettre en date du 9 décembre dernier, et je lui ai remit sur le champ toute la pacotille de livres que je vous ai annoncé à laquelle j’ai cru devoir joindre un nouvel ouvrage qui vient de paraître sous le titre d’observations de quelques médailles du cabinet de M. Pellerin ; il est de la façon de l’abbé Leblond sous-bibliothécaire de la bibliothèque mazarine mais au style on reconnaît les impressions de M. Pellerin (passage raturé) sur l’édition de cet ouvrage, qui par son format et le caratère paraît destiné à former une suite aux productions de ce savant antiquaire, aussi est-ce pour cette raison que je me suis déterminé à vous l’envoyer. Quand vous aurez reçu ce premier article, faites-moi le plaisir de me marquer si vous en êtes content, et si vous juger à propos, je continuerai à vous ramasser ce qui paraîtra de plus intéressant sur la curiosité et quand j’en aurai formé une demi douzaine de volumes, je vous les adresserai par la même voie. Je vous étais redevable de huit sequins pour prix de la bague que vous avez eu la bonté de me céder ; j’en ai déboursé neuf pour l’emplette de vos livres ainsi ce sera un sequin, dont vous me tiendrez compte sur les premières commissions que je prendrai la liberté de vous donner puisquer vous me permettez d’en user ainsi. M. l’abbé Barthélemy n’a pas quitté sa place de garde du cabinet du roi, ce serait une perte bien réelle et dont en mon particulier je serais inconsolable ; c’est M. l’abbé Belley, garde de la bibliothèque et des pierres gravées de M. le du d’Orléans que nous venons de perdre ; ce membre de l’académie royale des inscriptions s’était distingué dans cet illustre corps par un nombre considérable de savantes dissertations chronologiques qu’on trouve répandues dans les mémoires de l’académie et qui rassemblées en /corps particulier formerait une excellente suite aux époques du cardinal Noris. Quoique nous ayons perdu plusieurs confrères habiles, il nous en reste encore quelques-uns capables de ranimer cette branche expirante de la curiosité et je vous assure que je n’épargne rien pour les exciter. En attendant celle de la curiosité naturelle est au comble de sa gloire, et dans le courant de ce mois, il va paraître plus d’un ouvrage neuf sur cette matière ; deux des plus intéressants sont de M. Lesage ( ?), l’un des membres de l’académie des sciences, et de M. de Romé de Lisle ; le premier offrira une nouvelle minéralogie par l’analyse des corps soutenue par d’expériences répétées, qui, à ce que je crois, apportera bien du changement aux idées reçues jusqu’à ce jour dans cette partie. Le second sera un essair de cristallographie où l’on développera les formes géométriques que la nature suit constamment dans les principes de différents corps … Votre très humble et très obéissant serviteur d’Ennery. PS : oserai-je vous demander des nouvelles du docteur Bianchi que j’ai eu le plaisir de connaître à Rimini ; s’il a l’avantage d’être connu de vous, vous me feriez plaisir de me marquer comment il se porte, et ce que sont devenues ses médailles » (Paris, BnF, Man. Fr. N. acq. 14898, f° 134).  
-Lettre du 2 déc. 1771 (de Paris) : annonce la parution d’un ouvrage de l’abbé Leblond : « Il vient, Mon Révérend Père, de paraître une brochure in-4° de 67 pages, qui par son format, le caractère de son impression et la nature du sujet paraît destiné à servir de suite aux ouvrages de M. Pellerin ; ce sont des observations sur quelques médailles du cabinet de ce savant par M. l’abbé Leblond, sous-bibliothécaire de la bibliothèque Mazarine. Ce titre doit vous annoncer que les pièces gravées dans les deux planches dont vous m’avez fait l’honneur de me parler dans votre précédente, ont servi de base à cet ouvrage qui me paraît dirigé par M. Pellerin et fait sous ses yeux, et quoiqu’à la page 12 la médaille de Gargara soit rapportée, on a respecté vos plaisirs scrupuleusement, et l’on a rendu à votre sagacité toute la justice qui lui est due. Vous jugerez par cet essai que l’auteur se présente de bonne grâce dans la carrière et qu’il ne craint pas de se mesurer avec nos plus grands maîtres, si on n’a pas eu l’attention de vous envoyer l’ouvrage dont il s’agit, je me ferai un vrai plaisir de vous le procurer. Il y a apparence que l’abbé Leblond ne s’en tiendra pas là, puisque je lui communiquai il y a quelques jours deux médailles fort intéressantes de mon cabinet pour en prendre les dessins, l’une en grand bronze de Tibère frappée à Hippone avec le titre de Libera et la figure de Julie assise au revers entre les syllabes IVL. AVG. dans le champ en gros caractères, la seconde Drusus au ( ?) de Tibère en moyen bronze frappée dans la même ville et avec le même titre de Libera ; au surplus rien de neuf en curiosité de notre genre ; s’il survient quelque chose, j’aurai l’honneur de vous en faire part. J’ai celui d’être avec respect, mon Révérend Père, votre très humble et très obéissant serviteur, D’Ennery » (Vienne, Kunsthistorisches Museum, enquête personnelle en oct. 2010).  +
-Lettre du 10 fév. 1772 (de Paris) : évoque la collection Savorgnan et l’abbé Belley : « J’ai reçu, mon Révérend Père, vos deux derniers ; et si j’ai différé d’y répondre jusqu’à ce jour, c’était pour vous accuser l’envoi de deux exemplaires de l’Abbé Leblond par le courrier de notre ambassadeur. J’ai eu l’honneur de vous l’annoncer comme le début d’un jeune athlète, aussi ne le trouverez-vous pas à l’abri de toutes critiques, mais on doit plus d’indulgence à un pareil essai qu’aux productions d’un antiquaire qui a vieilli sous le harnais. J’ai vérifié sur la médaille même de Gargara la position du Telesphore qui est exactement rendue dans la gravure ; ainsi il ne faut avoir aucun égard au piédestal que le dessinateur a jugé à propos d’imaginer dans le dessin à l’égard de l’existence de la médaille de ΠΙΟΥ ou de ΠΙΘΥ. Je vous en rendrai compte par ma première après avoir fouillé dans tous nos cabinets afin de ne rien vous laisser à désirer. Vos idées sur le type des cydoniates me paraissent justes et bien mieux fondées que tout ce qu’en dit l’abbé Leblond, d’après la position de ces hommes nus dont tout l’effort porte sur la corde de l’arc, et d’après l’attitude du chien, on doit y reconnaître une préparation à la chasse, et la lampe dans l’un de ces revers ainsi que le flambeau dans l’autre présentent naturellement une composition préparée au feu dont on enduit la corde pour lui donner plus de ressort et de flexibilité. J’en ai conféré avec M. Pellerin qui m’a parut goûter cette explication, à l’égard de la tête adolescente qui se remarque sur les médailles des cydoniates, la couronne de pampres ne permet pas de la donner à une autre qu’à Bacchus jeune. Vous êtes bien instruit sur la destinée du cabinet de votre ancien ami, le sénateur Savorgnan, car à mon passage par Venise en 1770, je n’ai pu obtenir la permission de jeter un coup d’œil, quoique je me fusse présenté à la maison sous le titre d’acquéreur, c’est peut-être le seul cabinet intéressant de toute l’Italie que je n’ai pu voir. Peut-être serais-je plus heureux dans un autre voyage. Je suis bien fâché du retard qu’a souffert ma lettre que je ne puis attribuer qu’à la friponnerie de mon domestique puisque je l’avais chargé expressément de l’affranchir mais j’espère que cela n’arrivera plus parce que je vous adresserai mes lettres sous l’enveloppe de notre ambassadeur, et vous pourrez remettre les vôtres à M. l’abbé Georgel son secrétaire d’ambassade sous une double enveloppe, la première à M. d’Ennery rue Neuve des Bons Enfants à Paris et une autre adressée à M. Lebègue au Palais de Monseigneur le Prince de Soubise à Paris. Au moyen de cet arrangement nos paquets nous arriveront sans ( ?) et sans frais. J’accepterais avec plaisir de votre main un exemplaire broché du supplément aux Praestentiora de Vaillant et votre ouvrage sur la Magnia Urbica de l’abbé Belley que nous avons perdu depuis quelques mois. J’ai le reste de vos ouvrages dont je fais tout le cas qu’ils méritent. Si je puis vous être de quelque utilité, disposez de mes services et comptez sur un zèle qui ne peut être ( ?) que par l’estime et l’attachement avec lesquels j’ai l’honneur d’être, mon Révérend Père, votre très humble et très obéissant serviteur. D’Ennery » (Vienne, Kunsthistorisches Museum, enquête personnelle en oct. 2010).  
-Lettre du 3 mai 1772 : a reçu le complément à Vaillant : « J’ai reçu, mon Révérend Père, vos deux lettres par la dernière desquelles je vois que vous avez enfin reçu le paquet que je vous avais fait passer dans celui de notre ministre ; vous avez raison de penser que par cette voie notre commerce sera et plus sûr et moins dispendieux, et je crois que dans une correspondance littéraire, ce double objet n’est point à négliger. J’ai reçu votre supplément à Vaillant et votre ouvrage sur Magna Urbica que je lirai avec plaisir, en attendant permettez-moi de vous représenter qu’à l’ouverture du livre je suis tombé à l’article Pacatianus p. 167 où je ne retrouve ni les traits ni la vraie légende de ce tyran qui ne portait point les prénoms de T. IVL mais ceux de TI. CL. ainsi que je me suis assuré par toutes les médailles de ce prince qui passent pour indubitables ; et vous pouvez être sûr que celles où vous ne reconnaitrez pas les mêmes prénoms de Tiberius Claudius sont d’une fabrique moderne, c’est une erreur que j’ai déjà fait corriger dans plusieurs ouvrages, et je me flatte que vous ne me saurez pas mauvais gré de vous avoir communiqué mes idées à ce sujet. Quelques recherches que j’ai fait jusqu’à présent, je n’ai pu découvrir aucune médaille de ΠΙΟΥni de ΠΙΘΥ, pas même au cabinet du roi ; je verrai si dans le nombre de mes correspondants, il ne s’en trouverait pas quelqu’un qui possédât l’une ou l’autre de ces médailles dans son cabinet, et je vous ferai part des découvertes que je pourrai faire à ce sujet. Je suis fâché que l’on vous ait enlevé le plaisir de publier les deux médailles de rois qui terminent l’ouvrage de l’abbé Leblond ; mais quand vous aurez fini celui de villes et que vous en serez aux rois, on tâchera de vous fournir de quoi réparer cette perte. Portez-vous bien, conservez-moi votre estime et soyez persuadé du retour exact avec lequel j’ai l’honneur d’être, mon Révérend Père, votre très humble et très obéissant serviteur. D’Ennery » (Vienne, Kunsthistorisches Museum, enquête personnelle en oct. 2010).  
25 Oct. (1557) (from Antwerp): “Maer ick verblyde mij met v dat ghij wederom gesondt syt geworden, ende oock om dat ghij medaglien gecocht hebt, wilt mij toch schryven wat figueren ende scriften dat op de reversen staen daer na sal ick haer weerde wel estimeren ende wilt desen brief aen desen schilder bestellen die welcke oock veele medalien heeft silver, copere, ende oock gouden (so ick meijne). Desen brief houdt inne dat jih de syne soude willen oversenden ende de selve estimeren om hier te betalen, oft hij het weygert te doene van sorgen oftse achter beleven sonder gelt, wilter ghij voor spreecken. Ick bender v goet voore, maer dates sekerlycken bestelt worden. Oft die al nyt en geschiede so wilde ick weld at ghyse eens te siene quaemt ende besaecht oft daer geen rare medaglien onder en waeren als Julius, Otho, Vitellius, Avidius Cassius, Helvius Pertinax, Septimius Geta, Opelius Macrinus, Pescennius Niger, Didius Julianus, Elegablus. (Desen soudt ghij daer aen kennen want hij heft gemeeynlycken op de reverse een inscriptie: Summus Sacerdos Dei Solis. Dit schrijve ick v want hij en heet anders nyt dan Antoninius Pius ende is sonder baert). Dese sijn al quaelycken te becomen, ick en hebber nauwelycken egeene. Voort van ander medalien met seltsaeme reversern, als die wat anders syn dan een vrouken, want medalien die op haer reversen maer slechts een enckele personagie en hebben die syn redelycken gemeyn,wtgenomen dese boven genoemde die syn gansch ende in als seltsaem. Vrouwen aensichten syn rare, wtgenomen dese Faustina, Lucilla, Crispina, ende sommijge meer, maer dese syn oock seltsaem, Antonia, Agrippna, Sestilia, Domitilla, Julia, Livia, Plotina, Sabina, Paulina, Messalina ende noc andere. Maer in somma alle medaglien die net syn ende een seltsaeme reverse hebben die syn ser weerdt. So veel van medaglien gesproecken” (New York, The Morgan Library & Museum: LHMS, Unbound International Ortelius; Hessels 1887, nos 7, 2-8, p. 15-17).  +
3 July 1559 (from Antwerp): “Sy hebben gelt gestroijt te dier tijt, waer af icker eene gecocht hebbe, op deen zijde staen onsen coninck ende syn nieuwe hijsvrouwe nae het leven met deze inscriptie Philippus et Elisabeth dei gracia R. R. Hispanie; op dander syde een pauwinn met Mercurij caduceo, de inscriptie Concordia, die scrijve ick v tot een lieteeken der waerheijt” (Hessels 1887, no. 8, p. 18).  +