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A
-Lettre du 7 mars 1732 (de Marseille) : « J’ai reçu Monsieur votre lettre par un frère minime que le P. Revetz m’a envoyé, et ayant facilement reconnu qu’elle a été ouverte par la cire d’Espagne qui manquait à moitié (cela n’étant point gracieux) de crainte que la même chose arrivât à celle que je vous envoie, j’ai pris le parti de la mettre à la poste ; je n’ai pas pu vous écrire plutôt. C’a été un […] de joie pour moi d’avoir que nous ayons un curieux aussi riche que vous en médailles d’or. Le P. Revetz m’avait donné de vos nouvelles en quelques occasions. Il n’était point besoin de me dire que M. Gravier, M. Cosy le fils et le P. René encore pourront me dire que vous vous portez volontiers à obliger vos amis. L’estime que j’ai de vous me l’aurait fait concevoir, et ce sera un plaisir bien doux pour moi si vous voulez me souffrir au nombre de vos dits amis ; je me fais un plaisir de les obliger aussi quand je le puis, et ce qui me déplaît aujourd’hui c’est de ne pouvoir pas vous donner les preuves de ce que je vous dit car m’étant accommodé depuis quelque temps avec un étranger qui [passe ?] à Marseille de quelques médailles au nombre desquelles sont les deux d’or que vous me marquez dans votre lettre. Je suis fâché de ne pouvoir pas vous faire plaisir en ce rencontre, et de répondre en même temps à vos offres généreuses, mais s’il me serait occasion dans la suite de trouver quelque chose encore qui me passât digne de votre cabinet à pouvoir vous accommoder, je le ferais bien volontiers ; je suis cependant avec tout l’attachement pôssible, Monsieur, votre très humble, et très obéissant serviteur. L’abbé Boullez » (Paris, BnF, Manuscrits, Français 15185, f° 247).  +
-Lettre du 3 août 1732 (de Marseille) : « Quelques petites affaires, Monsieur, m’ont empêché de répondre plutôt à votre lettre que j’ai reçue le 21 ou 22 du mois passé ; parce que je vous ai écrit le 7 mars de cette année, vous deviez penser que si j’avais pu vous accommoder je l’aurais fait de tout mon cœur pour vous faire plaisir, d’autant plus que les propositions de votre première lettre sont les mêmes que celles de votre dernière comme je l’ai vérifié ; je suis bien aise de vous dire que dans le plan que je me suis fait aujourd’hui touchant les médailles, j’ai résolu de mêler les grecques et les lartines dans la suite des bronzes, et celles d’argent de les mêler avec celles qui me viennent en or comme cela les suites sont plus belles, et plus instructrices attendu qu’il y a des médailles qu’on ne peut pas trouver d’une façon, et qu’on trouve d’une autre ; j’ai pro[ ?] dans moi-même, et je me suis fait une loi de ne me plus défaire de certaines pièces que je ne […] doubles pas même pour mon frère car il m’est arrivé que pour m’être défait depuis longtemps de plusieurs médailles rares je me trouve dans le déplaisir de ne pouvoir plus les recouvrer peut être malgré tous les soins, et les peines que je me donne pour cela ; cependant, Monsieur, s’il me venait de notre Maison du Levant, ou de quelque autre endroit quelques pièces en or […] a pouvoir vous accommoder, je le ferais très volontiers comme je vous ai dit dans ma première lettre. Car j’aime à faire plaisir si je le puis aux personnes que je considère et malgré l’éloignement entre nous je veux véritablement trouver l’occasion de pouvoir vous rendre service, et de vous faire connaître en même temps avec combien d’attachement je suis, Monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur. L’abbé Boullez » (Paris, BnF, Manuscrits, Français 15185, f° 245).  +
Lettre du « 29 de l’an 1732 » (de Reims) : « Mon Révérend Père, Si vous ne trouvez pas la juste valeur de mon médaillon, je vous prie de m’en donner avis et je le ferai réviser par quelqu’un de mes amis en vous indemnisant des ports de lettre qu’il nous a fait coûter et peut-être que ce seul médaillon pourra me faire vendre un ( ?) que j’ai et qui est composé par un millier de médailles entre lesquelles est une petite médaille d’or qui m’est tombée dernièrement entre les mains et dont je ne connais pas la figure que je crois gothique quoique les lettres soient romaines et voici l’inscription qui est du côté de la tête : INTICIVATASPOV ce qui n’est distingué d’aucun point ; quant au revers, la multitude des lettres m’empêche quasi d’en connaître le commencement que je crois cependant être ainsi : ANOONUIIVRI AVG. Quant aux petites lettres, je n’ai pas bien pu les déchiffrer. Si cependant vous souhaitez la voir, je vous l’enverrai. Je vous prie s’il vous plaît de vouloir bien continuer vos soins pour moi et de croire que personne n’est avec plus de respect que moi, mon Révérend Père, votre très humble et obéissant serviteur. Brulon fils » (Paris, BnF, Fonds français 17703, f° 265r).  +
-Lettre du 14 juin 1778 (de Paris) :« Monsieur,Il y a très longtemps que je désirais trouver une occasion de vous faire mon compliment sur l’excellent ouvrage que vous avez publié sur les médailles. En voici une qui se présente et je la saisis avec empressement. Mr Pellerin vient de faire imprimer des Additions à ses neuf volumes, et il m’a chargé de vous en faire parvenir un exemplaire : vous y trouverez des observations qui vous regardent ; je ne sais si elles seront tout à fait de votre goût, quoi qu’il en soit vous pouvez croire qu’il sait vous rendre justice, ainsi que les personnes qui connaissent votre ouvrage. Le nombre n’en est pas grand dans ce pays-ci car la frivolité à laquelle on se livre plus que jamais ne permet pas de cultiver les sciences, et elle dégoûte absolument de tout ce qui s’appelle érudition. Il n’y a personne qui fasse plus de cas de cet ouvrage que moi et je le regarde comme un des meilleurs qui ait paru en ce genre ; et quand il aurait quelques articles sur lesquels on ne serait pas dans le même avis, cela ne doit rien faire pour le fonds. Je serais très flatté si la commission dont Mr Pellerin m’a chargé pour vous pouvoir me ménager l’honneur de votre correspondance ; et pour la commencer permettez-moi / je vous prie Monsieur de vous demander votre avis sur une petite dissertation que j’ai lue, il n’y a pas longtemps, à l’Académie, tout le monde n’est pas de mon avis sur ce point de critique. Votre décision sera une loi pour moi ; quand vous l’aurez eue, je vous prie de vouloir bien me la renvoyer par le courrier de Mr l’Ambassadeur de l’Empire qui vient ordinairement tous les mois à Paris ; il m’a permis de me servir de cette voie quand j’ai quelque chose à recevoir de Vienne ou à y envoyer. J’ai l’honneur d’être avec toute l’estime possible, Monsieur Votre très humble et très obéissant serviteur l’Abbé LeBlond de l’Académie des Belles-Lettres » (Vienne, Kunsthistorisches Museum, lettre 11 ; Callataÿ 2013, p. 222).  +
-Lettre du 10 avr. 1779 (de Paris) : « Monsieur,J’ai assurément besoin de toute votre indulgence et je ne sais quelle opinion vous avez de moi. Mon intention fut d’abord d’entrer dans quelques détails pour répondre à la première lettre que vous me fîtes l’honneur de m’écrire, et en voulant faire plus que vous n’exigiez de moi, il s’est insensiblement écoulé un long intervalle de temps qui m’a fait perdre tout à fait de vue mes obligations à cet égard. Mais j’ai été charmé que votre dernière lettre me présentât une occasion de vous en faire mes excuses et de renouveler avec vous une correspondance qui me sera toujours très précieuse : je vous promets aussi d’être plus exact par la suite. Quoi que Mr Pellerin soit mon maître et mon ami et que je lui sois attaché pour la vie, je ne vous dissimulerai point néanmoins qu’il ne m’a point paru mettre ni assez d’aménité ni même assez de justice dans la manière dont il a parlé de vous ; mais je puis vous assurer aussi qu’il ne vous avait point / en vue quand il a parlé de certains auteurs possédés d’une basse jalousie ; je sais même très bien à qui cela s’adresse. Du reste les observations que vous avez bien voulu me communiquer m’ont paru en général fort judicieuses, et quand elles paraîtront imprimées, je m’empresserai d’en faire l’acquisition. Je pense aussi tout à fait comme vous sur la légende bizarre de cette médaille dont vous avez bien voulu m’envoyer l’empreinte ; ce ne peut être qu’une faute de monétaire comme il y en a tant d’exemples. Vous connaissez sans doute la dissertation de Mr l’abbé Belley sur l’année sacrée ; elle est imprimée au tome XIX des Mémoires de l’Académie des Belles Lettres, je n’y ai rien trouvé qui puisse avoir rapport à la légende en question. D’ailleurs, si j’avais moi même quelques doutes et que trouvasse quelques difficultés sur de semblables matières, je me ferais un devoir de vous consulter. J’espère que le premier volume de la description des pierres gravées de Mr. le Duc d’Orléans pourra paraître dans deux mois s’il n’arrive point quelqu’obstacle imprévu. Toutes les gravures des pierres de ce 1er. volume qui sont au nombre de cent, sont achevées ; le frontispice et les vignettes sont aussi gravées, ainsi que le plus grand nombre des culs de lampe ; il ne reste plus que quelques-uns de ces derniers à graver / et à peu près cent vingt ou cent trente pages à imprimer, ce qui formera à peu près trois cent cinquante pages pour le 1er volume, ce qui joint aux gravures fera environ cinq ou six cent pages. Je désire fort que cet ouvrage mérité votre approbation quand il paraîtra. J’ai beaucoup profité dernièrement pour un de nos articles de votre savante observation sur la médaille de la famille Plautia au revers de laquelle on voit l’Aurore tirant quatre chevaux ; et je vous en ai fait hommage. J’aurais bien désiré d’être à portée de vous consulter pour le reste. J’aurais profité avec bien de la reconnaissance de vos conseils et de vos lumières. J’ai l’honneur d’être avec un respectueux attachement Monsieur Votre très humble et Très obéissant serviteur Le Blond » (Vienne, Kunsthistorisches Museum, lettre 12 ; Callataÿ 2013, p. 222-223).  
-Lettre du 15 sept. 1780 (de Paris) : « L’approbation d’un homme tel que vous, Monsieur, doit nous encourager infiniment et assurer le succès de notre ouvrage ; mais ce premier jugement que vous avez porté est dicté sans doute par votre politesse et votre indulgence. Quoique je sois persuadé que cet ouvrage n’est pas mal fait, je sais aussi qu’il y a encore bien des points qui mériteraient de nouvelles discussions et qu’il y a même des fautes qui s’y sont glissées. Quand vous l’aurez lu, je vous prierai de me dire tout ce que vous y aurez trouvé de défectueux ; cette franchise, loin d’offenser mon amour-propre deviendra pour moi la marque la plus certaine de votre amitié. Si j’avais pu mettre plus souvent à profit votre excellent ouvrage, le nôtre n’en serait devenu que plus intéressant. Agréez, je vous prie, tous les sentiments d’estime et de reconnaissance avec lesquels je suis Monsieur Votre très humble et très obéissant serviteur Le Blond. P.S. Un savant de Vienne ne m’a point paru satisfait de l’explication que j’ai donnée du Bœuf à face humaine« (Vienne, Kunsthistorisches Museum, lettre 13 ; Callataÿ 2013, p. 223-224).  +
-Lettre du 23 sept. 1786 (de Paris) : « J’ai lu avec le plus grand intérêt l’ouvrage que vous avez eu la bonté de me faire parvenir. Je n’ai pas eu l’honneur de vous en faire mes remerciements plutôt parce que j’ai voulu le lire attentivement et par ailleurs j’ai manqué une fois l’occasion du Courier de Vienne. Votre ouvrage intitulé Nummi veteres anecdoti est certainement très précieux pour la science numismatique ; mais celui-ci ne l’est pas moins et quand on est comme vous si fort au dessus de sa matière, on n’a guère besoin de conseils. D’ailleurs vous trouverez peu de personnes à Paris qui soient même assez instruites dans cette partie pour vous entendre. Depuis la mort de Mr. Pellerin, nous n’avons plus ici que Mr. l’abbé Barthélemy, car je ne compte pas quelques curieux qui rassemblent des médailles, sans aucune connaissance. Il n’y a qu’un moyen de vous être utile ici : c’est de faire quelquefois des vérifications au cabinet du Roi par rapport à des médailles publiées par Mr. Pellerin, / alors vous pourrez avoir recours à Mr. l’abbé Barthélemy qui se fera sans doute un plaisir de vous obliger. Je suis aussi à vos ordres et pour cela et pour tout ce qui dépendra de moi. Je n’entrerai point dans de longs détails sur votre ouvrage, car il faudrait le copier pour vous rendre compte de tout ce qui m’a paru utile : j’ai remarqué entr’autres la note sur les médailles de Rhegium pag. 12. Le médaillon d’argent de Messine Tab. II, n° 10. Les médailles puniques ibid n° 13, 14 et 15. La petite médaille d’argent de Therma Sicilia, pag. 22. Celle de Trajan Dèce pag. 44. Le médaillon d’Hadrien pag. 47. Le cistophore de bronze de Tralles pag. 49. Cesarea Panias pag. 59. Quant au prénom ou au nom de Lucius Livius donné à Galba sur ses médaillons d’argent, il n’y a rien qui doive vous surprendre. Mr. Pellerin en avait quatre dans son cabinet avec les mêmes noms, ainsi que je m’en suis assuré par le catalogue manuscrit de ce cabinet qui m’appartient et qui est unique, étant de la maison de Mr. Pellerin lui-même. Le mot CHMACIA que vous substituez à celui de CHMANC pag. 73 mériterait peut-être de nouvelles observations, et je crois que / le dernier se lit très distinctement sur la médaille de Vérus publiée par Mr. Pellerin. Vos réflexions sur les noms terminés en OM, pag. 91. et sur ceux terminés en NO. pag. 95 me paraissent très judicieuses. J’ai encore remarqué la médaille de Régalien et quelques autres ; mais ce qu’il y a surtout d’intéressant dans votre ouvrage c’est ce qui a rapport aux médailles d’Antioche et l’on doit convenir que pour le fonds et pour la forme cet ouvrage est excellent. Je le relirai, la plume à la main, pour en profiter et faire des additions à un dictionnaire numismatique que j’espère faire paraître dans quelque temps et dont je rassemble les matériaux depuis plus de dix ans. Je suis tout à fait de votre avis sur les dictionnaires : cependant si celui que je prépare était bien fait, il ne laisserait pas d’être utile à ceux qui désirent d’être initiés à la connaissance des médailles, et ils les prédisposeraient à lire les savants ouvrages de Mr. Pellerin de Mr. l’abbé Eckhel et de Mr. l’abbé Neumann. Je ne connais que de réputation l’ouvrage que vous avez publié / sur le cabinet impérial et je désirerais bien en faire l’acquisition. Agréer je vous prie les sentiments de ma reconnaissance et du respectueux attachement avec lequel je suis Monsieur Votre très humble et obéissant serviteur Le Blond » (Vienne, Kunsthistorisches Museum, lettre 14 ; Callataÿ 2013, p. 224-225).  
-Lettre du 4 avr. 1787 (de Paris) : « Lorsque vous m’avez fait l’honneur, Monsieur, de m’envoyer votre excellent ouvrage intitulé Sylloge prima &c, je me suis empressé de le lire, et en vous priant d’agréer tous mes remerciements pour ce beau présent je vous ai rendu compte de l’intérêt avec lequel j’avais lu cet ouvrage qui contenait des vues nouvelles et une érudition profonde. Ma lettre avait été remise à un courrier de sa Majesté Impériale et je crois bien que vous l’avez reçue dans le temps. Je désire fort de voir la continuation que vous nous promettez et je ne négligerai rien pour me procurer toutes les productions dont vous enrichissez la littérature. Je vois souvent un de vos ouvrages cités dans le Dictionnaire numismatique de Rasch (nb : Rassche)), sous le nom de Catalogue ; je vous prie de vouloir bien me faire savoir ce que c’est que ce Catalogue, s’il est imprimé à Vienne, et s’il est différent (comme cela doit être) du catalogue du cabinet impérial imprimé in fol. en langue latine. Je vous prie d’agréer mes offres de service pour ce pays-ci, et d’être persuadé des sentiments du sincère et respectueux attachement avec lequel je suis Monsieur Votre très humble et très obéissant serviteur Le Blond » (Vienne, Kunsthistorisches Museum, lettre 15 ; Callataÿ 2013, p. 225  +
-Lettre du 7 juil. 1787 (de Paris) : « Monsieur, J’apprends avec le plus grand plaisir que vous vous occupez de la collection des pierres gravées du Cabinet Impérial. C’est une entreprise digne de vous, et à laquelle le public ne peut qu’applaudir puisque vous ouvrez tous les trésors de S.M. Impériale, et que vous accompagnez d’explications si intéressantes les monuments que vous publiez. Je serai trop heureux si je puis vous être de quelque utilité, et je vous prie de disposer de moi avec une entière confiance. Je ne doute nullement que l’Empereur ne possède de très beaux camées ; celui dont je connais la gravure, et qu’on voit dans l’ouvrage de Jacques le Roi est sûrement un des plus magnifiques et pour l’étendue et pour la finesse du travail. J’en connais un autre qui a été publié dans l’ouvrage du Baron de Stosch et qui vient de reparaître dans le recueil de M. Bracci de Florence : il représente un sphinx. Je vois avec peine que vous proposiez d’écrire votre ouvrage en français ; je crois qu’il serait d’un usage plus général s’il était écrit en latin, et je vous assure que si j’avais sçu écrire aussi élégamment que vous dans cette langue je n’aurais pas balancé à la choisir. Si vous n’avez point fait l’acquisition de la description des pierres gravées de M. le Duc d’Orléans je vous prierai d’en agréer un exemplaire, et si vous ne voulez pas l’accepter / comme un présent, je vous demanderai en échange, soit votre catalogue du Cabinet des médailles que je n’ai pu encore me procurer, soit votre Description des pierres gravées que vous préparez. Nous nous servirions dans ce cas pour nos envois respectifs du moyen de M. le Garde noble chargé des paquets de la Cour, moyen que M. le Prince de Kaunitz a bien voulu permettre que j’employasse à la recommandation de M. le Comte de Merci ambassadeur de l’Empereur en France, et qui m’honore de sa bienveillance ; j’en préviendrais alors M. de Blumendorf secrétaire d’ambassade qui a aussi pour moi toutes sortes de bontés. Sans doute vous aurez eu recours à M. Mansfeld pour la gravure de vos pierres ; il m’a paru d’après ses ouvrages que c’est un bon artiste, et comme je ne crois pas qu’ils soient en très grand nombre à Vienne, il pourrait bien être le meilleur ; mais je ne dois pas sur cela vous donner de conseils. J’ai l’honneur d’être avec la plus parfaite estime Monsieur Votre très humble et très obéissant serviteur Le Blond. P.S. Dès que le Catalogue de M. d’Ennery paraîtra je m’empresserai de vous en faire parvenir un exemplaire » (Vienne, Kunsthistorisches Museum, lettre 16 ; Callataÿ 2013, p. 226).  
-Lettre du 21 oct. 1788 (de Paris) : « Monsieur,J’ai fait porter chez M. l’Ambassadeur de l’Empereur, il y a environ un mois un paquet destiné pour vous : il contient deux exemplaires du second volume de la description des pierres gravées de M. le Duc d’Orléans, l’un pour vous, l’autre pour M. de Rosenberg. J’y ai joins une lettre qui contient mes remerciements et mes compliments bien sincères. Permettez que dans celle-ci je vous renouvelle la demande que je vous fais dans la première, c’est qu’au lieu de m’envoyer le prix de l’exemplaire de M. le Comte de Rosenberg, je vous prie de me faire parvenir le plutôt possible par le prochain Courier un exemplaire de votre choix des pierres gravées. Quelqu’un à qui j’ai fait connaître cet excellent ouvrage a dû en demander à Vienne six exemplaires. Je vous fais parvenir une lettre de M. l’Abbé Chaupy ; elle contient un catalogue de médailles que je vous prie de communique à Monsieur / l’Abbé Neumann que j’en ai prévenu. Je vous prie d’être persuadé des sentiments d’estime et d’attachement avec lesquels je suis Monsieur Votre très humble et très obéissant serviteur Le Blond » (Vienne, Kunsthistorisches Museum, lettre 19 ; Callataÿ 2013, p. 229).  +
-Lettre du 4 oct. 1788 (de Paris) : « J’ai l’honneur de vous envoyer deux exemplaires du second volume des Pierres gravées de M. le duc d’Orléans. Le premier est pour vous comme nous en sommes convenus ; le second est destiné pour M. le comte de Rosenberg. Au lieu des 45 (livres) que vous voudrez bien vous faire payer pour ce dernier par son Excellence, je vous prierai de me faire parvenir encore un exemplaire de votre Choix de pierres gravées du cabinet de l’Empereur. J’ai lu cet ouvrage avec empressement et beaucoup d’intérêt. La plupart des pierres qui y sont décrites, surtout les premières, sont infiniment précieuses, et vos explications plus précieuses encore. On doit vous savoir un gré infini de l’indication que vous avez donnée des pays où l’on pourrait retrouver ces belles matières, qu’il semble que la nature ait formées avec une sorte de complaisance, et dont les / artistes grecs ont si bien su profiter. La forme qui représente Orestes matricide est devenue entre vos mains un sujet d’autant plus intéressant qu’il explique le bas-relief qui avait causé tant d’embarras à Winckelmann. Il eût été à désirer que vous eussiez trouvé des artistes qui eussent répondu à vos vues ; mais où en trouver maintenant. Il faut pourtant convenir que votre ouvrage, tant pour les gravures, et l’exécution typographique, doit être mis au rang des plus beaux. Vous pouvez croire que je le ferai connaître ici, et que j’engagerai nos amateurs à se le procurer. Je ne sais comment vous exprimer ma reconnaissance pour les choses honnêtes que vous avez bien voulu dire de notre ouvrage, malgré les fautes qui s’y sont glissées, et que j’ai reconnues depuis. J’ai l’honneur d’être avec un inviolable attachement, Monsieur Votre très humble et très obéissant serviteur Le Blond » (Vienne, Kunsthistorisches Museum, lettre 20 ; Callataÿ 2013, p. 229-230).  +
-Lettre du 15 avr. 1788 (de Paris) : « Monsieur, J’ai reçu de M. Avril la lettre que vous m’avez fait l’honneur de m’écrire le 2. du même mois avec votre prospectus, la lettre de M. Neumann, la note des médailles que vous désiriez acquérir l’un et l’autre et la lettre de change de trois mille livres qui y était jointe. Si vous n’avez pas reçu par la même voie que M. Neumann le catalogue de M. d’Ennery, c’est qu’il y avait un trop grand nombre de paquets chez M. l’Ambassadeur pour le Courier de Vienne. Vous serez surpris de recevoir dans ce paquet votre lettre de change ; mais elle me devient inutile et voici pourquoi : la vente doit se faire le 28 de ce mois par vacations et il y en aura je crois 8. Dans chaque vacation on vendra une partie de Rois, une partie de Villes, une partie de médailles Impériales &c. de sorte que pour se procurer une médaille de roi, ou de ville ou d’empereur, on sera obligé d’en acheter 20, 30 ou peut-être 40, ce qui n’entre vraisemblablement point dans vos arrangements. Si l’on eût vendu médaille à médaille, je me serais trouvé présent à chaque vacation et j’aurais acheté moi-même les médailles que vous m’aviez indiquées. / En général, elles sont toutes parfaitement bien conservées et très authentiques à l’exception de trois ou quatre qui sont portées sur le catalogue. L’Antiochus nicéphore par exemple, en or, a été moulé sur un médaillon d’argent, ce qui se reconnaît à l’inspection et surtout au poids qui n’est point analogue aux autres médailles (d’or) de ce temps. Je suis bien fâché que les circonstances ne vous aient point permis de proposer à l’Empereur de faire l’acquisition de ce cabinet. J’aurais pu négocier cette affaire et le procurer à S. M. pour 200 ou 220 mille livres. Vous auriez eu quelques doubles, mais aussi le cabinet des médailles de Vienne aurait pu le disputer à celui de Paris, qui cependant est bien magnifique, puisqu’il était déjà composé de vingt mille médailles avant la réunion de celui de M. Pellerin qui en contenait trente-deux mille. Comme j’avais le projet de faire toucher par prudence la somme assignée par la lettre de change sur M. Busoni et de l’envoyer chercher par un ( ?) que j’avais mis mon acquit au dos de la dite lettre ; mais étant exactement au courant des conditions de la vente et voyant que je ne pourrais faire aucun usage de votre argent, je me suis présenté chez M. Busoni à qui j’ai dit ce qui s’était passé et qui m’a conseillé / de ne point toucher l’argent pour vous éviter des frais et de vous renvoyer votre lettre de change tout de suite, ce que je fais. C’est lui-même qui a effacé mon acquit ; ainsi tout me paraît en règle ; mais je n’en suis pas moins fâché, que vous ne le serez, de ce que je ne puis vous procurer aucune médaille de ce beau cabinet. Quant à votre ouvrage sur les pierres gravées je vous prie de m’en faire parvenir un exemplaire par le moyen de M. l’abbé Neumann, qui sait à qui il faut s’adresser pour cela ; j’aurai soin, à la première occasion, de vous envoyer le second volume de nos pierres gravées, dont le prix est exactement le même, c’est-à-dire 48 (livres). Dans une autre occasion j’enverrai celui qui manque à M. de Rosenberg. J’ai trouvé un moyen de me procurer votre Museum Vindobonense et j’espère qu’on voudra bien me l’envoyer. Je vous prie donc de ne faire à ce sujet aucune démarche. Vous recevrez incessamment, par quelqu’un de Mrs les Courriers, le Catalogue de M. d’Ennery, car il y a deux mois, comme j’ai eu l’honneur de vous le dire, qu’il y en a un destiné pour vous chez M. l’Ambassadeur et que je vous prie d’accepter en présent. J’ai l’honneur d’être avec une parfaite estime Monsieur Votre très humble et très obéissant serviteur Le Blond » (Vienne, Kunsthistorisches Museum, lettre 17 ; Callataÿ 2013, p. 227-228).  
-Lettre du 8 sept. 1788 (de Paris) : « Monsieur, Je viens de recevoir votre description des pierres gravées du Cabinet Impérial, avec votre lettre, du 24 Mai ; comme je viens d’essuyer une longue maladie, et que j’entre à peine en convalescence, il ne m’a pas été possible de lire ce bel ouvrage avec attention ; j’ai seulement jeté les yeux sur les gravures qui m’ont parues fort bien exécutées. Je connaissais déjà la première, qui est gravée dans l’ouvrage de Jacques le Roi intitulé Achates Tiberianus. Amsterdam. (praestant Bruxellensis apud (foremus cum ?) Foppens 1683 fol.) et sur quoi je prendrai la liberté de vous observer qu’ici la gravure qui est fort belle, est dans un sens contraire de la vôtre, c’est-à-dire que l’Auguste, par exemple, qui est le personnage principal, regarde de gauche à droite, tandis que dans la vôtre, il regarde de droite à gauche ce qui n’est pas indifférent, comme je l’ai / remarqué ailleurs, et pour cela il est souvent nécessaire de faire la gravure au miroir ; mais il s’agit de savoir en quel sens les gravures sont posées sur la pierre originale. L’auteur a donné une explication de ce sujet, et sans doute vous la connaissez. (je vois en ouvrant votre livre que vous la connaissez en effet). Vous avez toute raison de trouver bizarre la disposition de vente des médailles de M. Dénnery (nb : d’Ennery)) ; aussi ce cabinet qui était estimé trois cent mille livres de France n’en a-t-il été vendu que cent quatre mille. On m’a permis de faire enfin parvenir à Vienne par le prochain Courier les paquets qui sont destinés et pour vous et pour M. l’Abbé Neumann, et qui sont en séquestre chez M. l’Ambassadeur depuis près de six mois. Vous ne recevrez encore cette fois que le catalogue de d’Ennery. Le second vol. de nos pierres que je vous dois sera pour un autre courrier, et ensuite viendra l’exemplaire / de S. E. M. le Comte de Rosenberg. Je vous prie de croire qu’il n’y a dans tous ces délais aucune négligence de ma part, et que je me ferai toujours un vrai plaisir d’exécuter vos ordres avec le plus grand empressement. J’ai l’honneur d’être avec un respectueux attachement Monsieur Votre très humble et très obéissant serviteur Le Blond » (Vienne, Kunsthistorisches Museum, lettre 18 ; Callataÿ 2013, p. 228).  
-Lettre du 6 juillet 1764 ( ?) : sur un aureus de Vespasien découvert par La Falloize : « Le Cabinet des médailles du roi n’est point de mon district ; c’est M. l’abbé Barthélemy qui est chargé de la collection des médailles de Sa Majesté. Je pense qu’il faut que vous lui écriviez pour savoir si celle que vous avez découverte peut avoir sa place dans ce Cabinet ; c’est un homme très versé dans ce genre, qui vous dira ce qu’il en pense » (Paris, Archives Nationales, O1 1910, f° 63 ; Sarmant 1994, p. 194, note 73).  +
-Lettre du 9 jan. 1772 (de Paris) : « M. Baggiano banquier en cette ville vient, Monsieur, de me présenter votre lettre en date du 9 décembre dernier, et je lui ai remit sur le champ toute la pacotille de livres que je vous ai annoncé à laquelle j’ai cru devoir joindre un nouvel ouvrage qui vient de paraître sous le titre d’observations de quelques médailles du cabinet de M. Pellerin ; il est de la façon de l’abbé Leblond sous-bibliothécaire de la bibliothèque mazarine mais au style on reconnaît les impressions de M. Pellerin (passage raturé) sur l’édition de cet ouvrage, qui par son format et le caratère paraît destiné à former une suite aux productions de ce savant antiquaire, aussi est-ce pour cette raison que je me suis déterminé à vous l’envoyer. Quand vous aurez reçu ce premier article, faites-moi le plaisir de me marquer si vous en êtes content, et si vous juger à propos, je continuerai à vous ramasser ce qui paraîtra de plus intéressant sur la curiosité et quand j’en aurai formé une demi douzaine de volumes, je vous les adresserai par la même voie. Je vous étais redevable de huit sequins pour prix de la bague que vous avez eu la bonté de me céder ; j’en ai déboursé neuf pour l’emplette de vos livres ainsi ce sera un sequin, dont vous me tiendrez compte sur les premières commissions que je prendrai la liberté de vous donner puisquer vous me permettez d’en user ainsi. M. l’abbé Barthélemy n’a pas quitté sa place de garde du cabinet du roi, ce serait une perte bien réelle et dont en mon particulier je serais inconsolable ; c’est M. l’abbé Belley, garde de la bibliothèque et des pierres gravées de M. le du d’Orléans que nous venons de perdre ; ce membre de l’académie royale des inscriptions s’était distingué dans cet illustre corps par un nombre considérable de savantes dissertations chronologiques qu’on trouve répandues dans les mémoires de l’académie et qui rassemblées en /corps particulier formerait une excellente suite aux époques du cardinal Noris. Quoique nous ayons perdu plusieurs confrères habiles, il nous en reste encore quelques-uns capables de ranimer cette branche expirante de la curiosité et je vous assure que je n’épargne rien pour les exciter. En attendant celle de la curiosité naturelle est au comble de sa gloire, et dans le courant de ce mois, il va paraître plus d’un ouvrage neuf sur cette matière ; deux des plus intéressants sont de M. Lesage ( ?), l’un des membres de l’académie des sciences, et de M. de Romé de Lisle ; le premier offrira une nouvelle minéralogie par l’analyse des corps soutenue par d’expériences répétées, qui, à ce que je crois, apportera bien du changement aux idées reçues jusqu’à ce jour dans cette partie. Le second sera un essair de cristallographie où l’on développera les formes géométriques que la nature suit constamment dans les principes de différents corps … Votre très humble et très obéissant serviteur d’Ennery. PS : oserai-je vous demander des nouvelles du docteur Bianchi que j’ai eu le plaisir de connaître à Rimini ; s’il a l’avantage d’être connu de vous, vous me feriez plaisir de me marquer comment il se porte, et ce que sont devenues ses médailles » (Paris, BnF, Man. Fr. N. acq. 14898, f° 134).  
-Lettre du 2 déc. 1771 (de Paris) : annonce la parution d’un ouvrage de l’abbé Leblond : « Il vient, Mon Révérend Père, de paraître une brochure in-4° de 67 pages, qui par son format, le caractère de son impression et la nature du sujet paraît destiné à servir de suite aux ouvrages de M. Pellerin ; ce sont des observations sur quelques médailles du cabinet de ce savant par M. l’abbé Leblond, sous-bibliothécaire de la bibliothèque Mazarine. Ce titre doit vous annoncer que les pièces gravées dans les deux planches dont vous m’avez fait l’honneur de me parler dans votre précédente, ont servi de base à cet ouvrage qui me paraît dirigé par M. Pellerin et fait sous ses yeux, et quoiqu’à la page 12 la médaille de Gargara soit rapportée, on a respecté vos plaisirs scrupuleusement, et l’on a rendu à votre sagacité toute la justice qui lui est due. Vous jugerez par cet essai que l’auteur se présente de bonne grâce dans la carrière et qu’il ne craint pas de se mesurer avec nos plus grands maîtres, si on n’a pas eu l’attention de vous envoyer l’ouvrage dont il s’agit, je me ferai un vrai plaisir de vous le procurer. Il y a apparence que l’abbé Leblond ne s’en tiendra pas là, puisque je lui communiquai il y a quelques jours deux médailles fort intéressantes de mon cabinet pour en prendre les dessins, l’une en grand bronze de Tibère frappée à Hippone avec le titre de Libera et la figure de Julie assise au revers entre les syllabes IVL. AVG. dans le champ en gros caractères, la seconde Drusus au ( ?) de Tibère en moyen bronze frappée dans la même ville et avec le même titre de Libera ; au surplus rien de neuf en curiosité de notre genre ; s’il survient quelque chose, j’aurai l’honneur de vous en faire part. J’ai celui d’être avec respect, mon Révérend Père, votre très humble et très obéissant serviteur, D’Ennery » (Vienne, Kunsthistorisches Museum, enquête personnelle en oct. 2010).  +
-Lettre du 10 fév. 1772 (de Paris) : évoque la collection Savorgnan et l’abbé Belley : « J’ai reçu, mon Révérend Père, vos deux derniers ; et si j’ai différé d’y répondre jusqu’à ce jour, c’était pour vous accuser l’envoi de deux exemplaires de l’Abbé Leblond par le courrier de notre ambassadeur. J’ai eu l’honneur de vous l’annoncer comme le début d’un jeune athlète, aussi ne le trouverez-vous pas à l’abri de toutes critiques, mais on doit plus d’indulgence à un pareil essai qu’aux productions d’un antiquaire qui a vieilli sous le harnais. J’ai vérifié sur la médaille même de Gargara la position du Telesphore qui est exactement rendue dans la gravure ; ainsi il ne faut avoir aucun égard au piédestal que le dessinateur a jugé à propos d’imaginer dans le dessin à l’égard de l’existence de la médaille de ΠΙΟΥ ou de ΠΙΘΥ. Je vous en rendrai compte par ma première après avoir fouillé dans tous nos cabinets afin de ne rien vous laisser à désirer. Vos idées sur le type des cydoniates me paraissent justes et bien mieux fondées que tout ce qu’en dit l’abbé Leblond, d’après la position de ces hommes nus dont tout l’effort porte sur la corde de l’arc, et d’après l’attitude du chien, on doit y reconnaître une préparation à la chasse, et la lampe dans l’un de ces revers ainsi que le flambeau dans l’autre présentent naturellement une composition préparée au feu dont on enduit la corde pour lui donner plus de ressort et de flexibilité. J’en ai conféré avec M. Pellerin qui m’a parut goûter cette explication, à l’égard de la tête adolescente qui se remarque sur les médailles des cydoniates, la couronne de pampres ne permet pas de la donner à une autre qu’à Bacchus jeune. Vous êtes bien instruit sur la destinée du cabinet de votre ancien ami, le sénateur Savorgnan, car à mon passage par Venise en 1770, je n’ai pu obtenir la permission de jeter un coup d’œil, quoique je me fusse présenté à la maison sous le titre d’acquéreur, c’est peut-être le seul cabinet intéressant de toute l’Italie que je n’ai pu voir. Peut-être serais-je plus heureux dans un autre voyage. Je suis bien fâché du retard qu’a souffert ma lettre que je ne puis attribuer qu’à la friponnerie de mon domestique puisque je l’avais chargé expressément de l’affranchir mais j’espère que cela n’arrivera plus parce que je vous adresserai mes lettres sous l’enveloppe de notre ambassadeur, et vous pourrez remettre les vôtres à M. l’abbé Georgel son secrétaire d’ambassade sous une double enveloppe, la première à M. d’Ennery rue Neuve des Bons Enfants à Paris et une autre adressée à M. Lebègue au Palais de Monseigneur le Prince de Soubise à Paris. Au moyen de cet arrangement nos paquets nous arriveront sans ( ?) et sans frais. J’accepterais avec plaisir de votre main un exemplaire broché du supplément aux Praestentiora de Vaillant et votre ouvrage sur la Magnia Urbica de l’abbé Belley que nous avons perdu depuis quelques mois. J’ai le reste de vos ouvrages dont je fais tout le cas qu’ils méritent. Si je puis vous être de quelque utilité, disposez de mes services et comptez sur un zèle qui ne peut être ( ?) que par l’estime et l’attachement avec lesquels j’ai l’honneur d’être, mon Révérend Père, votre très humble et très obéissant serviteur. D’Ennery » (Vienne, Kunsthistorisches Museum, enquête personnelle en oct. 2010).  
-Lettre du 3 mai 1772 : a reçu le complément à Vaillant : « J’ai reçu, mon Révérend Père, vos deux lettres par la dernière desquelles je vois que vous avez enfin reçu le paquet que je vous avais fait passer dans celui de notre ministre ; vous avez raison de penser que par cette voie notre commerce sera et plus sûr et moins dispendieux, et je crois que dans une correspondance littéraire, ce double objet n’est point à négliger. J’ai reçu votre supplément à Vaillant et votre ouvrage sur Magna Urbica que je lirai avec plaisir, en attendant permettez-moi de vous représenter qu’à l’ouverture du livre je suis tombé à l’article Pacatianus p. 167 où je ne retrouve ni les traits ni la vraie légende de ce tyran qui ne portait point les prénoms de T. IVL mais ceux de TI. CL. ainsi que je me suis assuré par toutes les médailles de ce prince qui passent pour indubitables ; et vous pouvez être sûr que celles où vous ne reconnaitrez pas les mêmes prénoms de Tiberius Claudius sont d’une fabrique moderne, c’est une erreur que j’ai déjà fait corriger dans plusieurs ouvrages, et je me flatte que vous ne me saurez pas mauvais gré de vous avoir communiqué mes idées à ce sujet. Quelques recherches que j’ai fait jusqu’à présent, je n’ai pu découvrir aucune médaille de ΠΙΟΥni de ΠΙΘΥ, pas même au cabinet du roi ; je verrai si dans le nombre de mes correspondants, il ne s’en trouverait pas quelqu’un qui possédât l’une ou l’autre de ces médailles dans son cabinet, et je vous ferai part des découvertes que je pourrai faire à ce sujet. Je suis fâché que l’on vous ait enlevé le plaisir de publier les deux médailles de rois qui terminent l’ouvrage de l’abbé Leblond ; mais quand vous aurez fini celui de villes et que vous en serez aux rois, on tâchera de vous fournir de quoi réparer cette perte. Portez-vous bien, conservez-moi votre estime et soyez persuadé du retour exact avec lequel j’ai l’honneur d’être, mon Révérend Père, votre très humble et très obéissant serviteur. D’Ennery » (Vienne, Kunsthistorisches Museum, enquête personnelle en oct. 2010).  
25 Oct. (1557) (from Antwerp): “Maer ick verblyde mij met v dat ghij wederom gesondt syt geworden, ende oock om dat ghij medaglien gecocht hebt, wilt mij toch schryven wat figueren ende scriften dat op de reversen staen daer na sal ick haer weerde wel estimeren ende wilt desen brief aen desen schilder bestellen die welcke oock veele medalien heeft silver, copere, ende oock gouden (so ick meijne). Desen brief houdt inne dat jih de syne soude willen oversenden ende de selve estimeren om hier te betalen, oft hij het weygert te doene van sorgen oftse achter beleven sonder gelt, wilter ghij voor spreecken. Ick bender v goet voore, maer dates sekerlycken bestelt worden. Oft die al nyt en geschiede so wilde ick weld at ghyse eens te siene quaemt ende besaecht oft daer geen rare medaglien onder en waeren als Julius, Otho, Vitellius, Avidius Cassius, Helvius Pertinax, Septimius Geta, Opelius Macrinus, Pescennius Niger, Didius Julianus, Elegablus. (Desen soudt ghij daer aen kennen want hij heft gemeeynlycken op de reverse een inscriptie: Summus Sacerdos Dei Solis. Dit schrijve ick v want hij en heet anders nyt dan Antoninius Pius ende is sonder baert). Dese sijn al quaelycken te becomen, ick en hebber nauwelycken egeene. Voort van ander medalien met seltsaeme reversern, als die wat anders syn dan een vrouken, want medalien die op haer reversen maer slechts een enckele personagie en hebben die syn redelycken gemeyn,wtgenomen dese boven genoemde die syn gansch ende in als seltsaem. Vrouwen aensichten syn rare, wtgenomen dese Faustina, Lucilla, Crispina, ende sommijge meer, maer dese syn oock seltsaem, Antonia, Agrippna, Sestilia, Domitilla, Julia, Livia, Plotina, Sabina, Paulina, Messalina ende noc andere. Maer in somma alle medaglien die net syn ende een seltsaeme reverse hebben die syn ser weerdt. So veel van medaglien gesproecken” (New York, The Morgan Library & Museum: LHMS, Unbound International Ortelius; Hessels 1887, nos 7, 2-8, p. 15-17).  +
3 July 1559 (from Antwerp): “Sy hebben gelt gestroijt te dier tijt, waer af icker eene gecocht hebbe, op deen zijde staen onsen coninck ende syn nieuwe hijsvrouwe nae het leven met deze inscriptie Philippus et Elisabeth dei gracia R. R. Hispanie; op dander syde een pauwinn met Mercurij caduceo, de inscriptie Concordia, die scrijve ick v tot een lieteeken der waerheijt” (Hessels 1887, no. 8, p. 18).  +
19 Jan. 1587 (from Antwerp): “Grata mihi fuit nepos carissime diligentia et cura tua in indagando Wigandecuae situ. Quam modo cognosco ex fragmento tabulae ad te misso, atque à te remisso, habeo gratias. Lubens quoque intellexi te circa historiam versari, cum ceterarum rerum enim et scientiarum cognitio ad multa conducit, sed pro natura loci, personae, aut temporis; habet hoc propriae historia, quod Semper, ubique, et omni homini, situ sui, utilitati, et honori. Sed fortassae derunt tibi in hoc negocio libri. Si paud me esses, erorum copias haberes; habeo namque (absit verbo iactancia) bibliothecam mediocriter instructam. Huic addidi numismatum ex omni aere numerum et delectum talem, ut de iis cum quovis his regionibus contenderè ausim. His enim, libris nempe et nummis, credo me impendisse ultra duo millia coronatorum. Quaeris an nullus exstet liber qui aversas numismatum partes explicet: non quod sciam, generatim; imò neque ullus singulatim, pro argumenti exignetia. Quidam Aeneas Vicus edidit duodecim primorum Imperatorum numismata, cum índice nomenclatorio (ut ea voce utar) ómnium rerum quae in eijs spectantur, quem laborem non possum non laudare. Alius quidam Sebastianus Ericius longa commentari scripsit in Imperatorum numismatum postica singna: sed frigida sanè. Constantius quidam Landus idem praestitit felicius, sed in valde pauca. In Julii, Augusti, et Tiberij, scripsit commentaria Wolfgangus Lazius, docta, peritis tamen antiquaris non ita satisfacientia. Fulvius Ursinus meo iudicio omnium doctissimè, ad consulares nummos, in eo volumine, quod de Familiis Romanorum inscripsit. A. Occo, et H. Goltzius qui praestiterit, ex eius lucubrationibus quae exstant, te minimè ignorare puto. Huius auctoris, Julij Caesaris exemplar tibi mitto, quod boni consules. Accipies illud per Joannem Woudnellum quem nesoti, alterum eiusdem, quod cum tuo coniunxi D. Emanueli trades, meo nomine. Adieci his icones nympharum quasdam, Petro fratri tuo, et imagunculam ex argeno, Isabellae sororculae tuae. Per eundem mittit soror mea quaedam semina ex hortulo (horto dicere nequeo) nostro, sed ni fallor, ululas Athenas. Eidem dedi semina Maraviliae, et si fortè non habeas, floris solis. Africani floris nancisci non potui, alias quoque missurus. Quae de Graecorum nummis ex me scire cupis, ignoro, tu mob eius linguae imperitiam, tum ex talium nummorum raritatem. Si maior eorum copia nobis esset, fortè collatio eorundem in his aliquid lucis adferret. Est Philippi nummus apud me valde integer, in quo haec (inverted )CC sine ullis punctis, ut hic vides. Tu cogita de caractere, in ordine octavo, hac ut vides forma (inverted sigma), numeri notam ne significet, non enim est sygma, etsi inversa videatur, nam haec hoc modo C. in omnibus quos hactenus viderim nummis expirmitur. Opus meum quod sub Plantini prelo est, circa D. Johannis festum absolvebitur, opitulante Deo, atque tunc de profectione ad vos cogitabimus. Sed dies docebit. Interim vale” (New York, The Morgan Library and Museum, LHMS, Unbound International Ortelius; Hessels 1887, no. 149, p. 345-347).  
2 May 1591 (from Antwerp): “S. P. optime nepos. Litteras tuas argumenti plenas gratissime accepi. Tu nondum quae ego cum Woudnellii mercibus miserum, intellego. Accipies autem, spero. Nummos quos apud Askum vidisti, novi memoria, eosdem enim mihi ostendit olim, quae desiderat, desideranda sunt, potis quam possidenda, quis enim Pescennium Nigrum ex AE? Si vellet carere aureo suo Caro, haberet à me Alex. Magnum, aut Philippum eius patrem, etiam ex auro, extra omnem controversiam antiquum, praeterea integerrimum. Scis, et scit quantum auro sint ponderosiores prisci hi nummi, qua milli declinantis Imperii, sub quo Carus. Theatrum meum recudo, eius media pars recusa ante annum fuit, inter quam folium quod Britannicas continet; itaque illud iam mutari non potest. De huius virginibus quod tam benè mereri studeas, te laudo plurimum” – comments on various plates of the Theatrum but without numismatic relevance (Paris, Fondation Custodia, Frits Lugt Collection, 1972 A-3; Hessels 1887, no. 196, p. 473-474).  +
6 May 1592 (from Antwerp): “Ad id quod scribis tibi futilem illet (sic enim eum voco [quamvis insigniter litterarum] et nosco) Lugduno scribere, de magno illo viro (Justus Lipsius), non habeo quod dicam; nempe an Pontificius sit vel Calvinianus : mihi hoc enim non liquet” ; “Nuper (aliud hoc) nactus sum Didium Julianum ex auro, cuius aversa pars RECTOR ORBIS. Parvulum quoque Procopium ex aere. Valde mihi cuperem Commodum ex auro; haberem seriem integram Imperatorum ad vigesimum quintum usque” (Bruxelles, Bibliothèque royale de Belgique, MS III 936, no. 12; Hessels 1887, no. 214, p. 513-514).  +
27 Jan. 1593 (from Antwerp): “S. P. carissime nepos, litteras tuas, et in iis appositè impsitum nummum accepi, elegantem et rarum sanè; quo, quod in mei amorem carere volueris, gratias ago. Littere in eo ab una parte, et ab altera , sic interpetor (subdubito an rectè) Dinocrates princep Hipponensium eritque itaque Hipponensium, in Magna Graecia, urbis. Ad saltatrices illas cum igne nescio quo referam, nec etiam litteras his adscriptas . Queris de D. N. PHOEI. P. F. AVG. Mihi prorsus ignotus hic Imperator, et quod miror, etiam Panvinio, quo neimen hactenus legi in Impetatoribus nominandis numerandisque diligentiorem. Num prava sculptura, pro PHOCAS ?” (Sotheby’s sale 1968, lot 337: buyer Kenneth Mummery (Bournemouth); Hessels 1887, no. 228, p. 546-548).  +
4 Jan. 1595 (from Antwerp): “Goltzii Augustus hic minime venalis, solet divendi quinque florenis” (Catalogue of Valuable Continental Books and Autograph Letters, Sotheby & Co., London, sale 17–18 June 1968, lot 339. Buyer listed as Nico Israel (Amsterdam); Hessels 1887, no. 261, p. 614).  +
23 March 1596 (from Antwerp): “S. P. Nepos carissime, vides quid prodest Deorum cultura, cum tu enim assiduus fere apud me inter eos (nummis nempe ex libris) fueris, hos Neptunum videlicet et Aeolum tibi tam faventes effeceris” (Den Haag, Koninklijke Bibliotheek, MS 79 C 4 (091), f° 168; Hessels 1887, no. 286, p. 680-681).  +
Without date but likely 1592 [year of the death of Filips van Winghe] (from Antwerp): “Litteras tuas ad Monavium et ad me accepi. Illas eras ad eum diss (?). Salutem a Schotto viro bono per te lubens audivi. Ad eundem scripsi ante aliquot dies, et ad(?) tuas ad Monavium excusas. Queris quid nummorum apud me cum cruci. (?) unquam, an ante ad tuum gis(?), tu videris. In primis mihi magnus (?) est, antiquas extra controversam : in (carris ?) adversa pars Heraclius Imp. in aversa, idem in carra triumphali, cum cruce in dextra. Iustiniam etiam eaque et (am ?à), dextra globulus tenens, cui in fixa crucis imago. Non te fugere puto que (?) habet Sindas on verbo Iustinianus. Faicent illa ad hunc numum. Aurens (?) hic ab (aversa) parte victoria sigillum prefert qu(ae) sinistra eumdem globulum cum cruci habet, in sinistra hastam, in cuius apice etiam crucem, sed forma hac laterali. a) Prorsus eiusdem symboli Tiberium P. Alium etiam Hercali(em) cuius pars aversa crucis figura quam in ora huius via(?). b) Alium Iustinianum, item Zenonem ; utrumque cum victoria, cuius dextra crucem hac forma. c) Valens, et Valentinianus quoque pater (meos) quibus ab altera parte imperator, qui dextra labarum cum (chrisme), et sinistra victoriosam. Atque mihi septem ex auro. Ex aere hi sunt apud me, Focas, Theophilus, cum globulo et cruce. Alter Theophilus cum rucis magior(?) galea imposta. Gratianus item, cui ab altera parte imperator paludatus, cum labaro, in quo (chrisme). Decentius, etiam Magnentius, quibus ab altera parte hoc (?) Hos omnis ex aere autem. Ex argento imus Valentinianus” (Bruxelles, Bibliothèque royale de Belgique, Manuscrits, Ms. III 1483, f° 38; information given by Jeannine De Landtsheer).  +
13 Apr. 1601 (from Delft): “Eersame besondere goetgunstighe Vrindt V. L. brieff vanden 20. Martis lestleden, heb ick ontfangen. Waerop ten goeder antwoort sal dienen, dat soo veel belanget de gouden medalien, vande welcke Levinus Hulsius aldaer soude een Lyste gelaten hebben, achte deselve over een wyl tytts gecocht, ende tot myne voorganede gevoecht te hebben, waer door het vervolgen der genighe ick van goude hebben tamleycken is versterct. Sulcx genighe ick my nu bevinde in gouden Imp. Pieces 500, Griecsche over de pieces 100, ende consulaires pieces 30. Makende tsamen pieces 630 gouden medalien, alle tsamen verscheyden van inscriptien, renversern &c. Welcke gehooren tot myne silveren medalien, waer van de Griecsche groot ende cleyn zyn over de neghen hondert, consulairen, pieces 1500. Ende Impp. Inde pieces 5000. Ende coperen over de pieces 2000, alle verscheyden als voren. Dergenige die ick dubblet hebbe van gout, ende te connen missen zyn over de pieces 230. Soo d’Heere Baron deselve begeeren, wil die wel tsamen derven. Dan den prys soude passeren het dubbelt gewichte van ‘t gout. Ende dewyl hy een Edelman heft hem des verstaende, soo can men desaenganede te beter handelen. Dan soude ten eersten wel bescheet begeeren, dewyl andere my oock daer van hebben geschreven. Ick kan oock yemanden gerieven met silveren ende coperen, die ick tweemael hebbe, videlicet ontrent pieces 3000. Onde de voorseyden gouden zyn Iul: Caes: Gaius ende Galba. Wanneer ick de dubbelde stamen quyt worded, conde V. L. in redelicheyt gerieft wordden. Hier bevorens heft V. L. my geschreven te hebben van coper een Marius, ende van silveren Mag. Max; ende Julianus. Mach ick daer mede geaccommodeert wesen, sal my seer aengenaem zyn, mits die betalende. De familien Consularien hier onder vermelt, soude ick wel begeeren, soo die aldaer te becommen waren. Hebbe etlyche derselven, dan zyn nyet genoechsaem near mynen sinne. Hiermede gegroet ende in schuts des almachtigen bevolen. Delft den xiij April, stilo novo” (annotated by Cool with the total of the numbers given by Goorle: “Abrahami Van Goorle 13260 medaglien”) (Leiden, Universiteitsbibliotheek Leiden: MS BPL 2755 ; Hessels 1877, letter no. 325, p. 763-764). (English translation by Johan van Heesch): "Honourable and dear friend, I have received your kind letter of March 20. In reply I can say that on the matter of the gold medals, of which Levinus Hulsius is said to have left a list there, I must have bought these some while ago, and I added them to the ones I had, so I increased fairly considerably what I have in gold. In such a way that I now possess 500 imperials in gold, more than 100 Greek pieces, and 30 consular pieces, altogether 630 medals of gold, all with different inscriptions, reverses etc. Under my silver medals are, nine hundred Greek ones large and small, 1500 Consular pieces, and 5000 imperial pieces, as well as more than 2000 copper pieces, all different as before. Those duplicates that I have in gold, and could spare, are more than 230 pieces. So if the Lord Baron is interested in these, I am willing to do them away as a block. Then the price would exceed that of double the weight of the gold. And because he hath with him a gentleman who understands the matter, one can negotiate more easily. But I would like to have a swift decision, as others also wrote me about this. I can also help someone with [medals of] silver and copper, that I possess twice, videlicet about 3000 pieces. Among those are Iulius Caesar, Gaius and Galba. If I could get rid of the duplicates together, I could provide them for you at a reasonable price. Earlier you wrote me that you possess a copper of Marius, and a silver one of Mag. Max. and of Julianus. If I could be satisfied with these, this would please me well, and I will pay for them. The consular families mentioned below, I would very much like to obtain, if they should be available there. I have several of them, but they are not entirely to my satisfaction. I greet you and ask for your protection by the Almighty. Delft April 13 1601, stilo novo. Your dear and loyal friend A van Goorle Alliena Apronia Caecina Cestia Cornuficia Fabrinia Gallia Horatia Itia Labiena Livia Minutia Numonia Oppia Statia Statilia Titinia [added in a different hand: Cole’s according to Hessels:] 500 golden imp 100 golden Greeks 30 golden consular 900 Greek silver 1500 consular silver 5000 imperial silver 2000 imperial copper 230 duplicates of gold 3000 silver and copper duplicates Abrahami Van Goorle 13260 medals [On the other side the letter is addressed to:] Honorable sr. Jaques Coole merchant in Lymstreet in [??????] London"  
Achillini, Claudio (Giovanni Filoteo) (1466-1538) -Bologne, Biblioteca universitaria (Ms. 410, fol. 143v) : poésie sur les numismates et sur la confiance dans l’histoire qu’inspirent les monnaies : « Oltra gli autori, puoi veder l’historia/ In alcun de li tuoi numismi antiqui/ ch’al picciol studio tuo (de Claudio Achillini) dan qualche gloria./ Questi non vanno per sentieri obliqui/ Fede gli dà, fra gli altri, il Policiano ;/ Romani al coniar non fur iniqui./ Pomponio Leto al Gimnasio romano/ primario al tempo vostro i dà gran fede,/ di quei dunque il diletto non è vano » et « Fra gli antiquarij vo parte del giorno/ Per contemplar numismi, et petre fine/ il cui taglio tal’hor pon l’huomo in scorno./ Convien haverne buone discipline/ Che gente gli è, che da questo per quello/ Moderne per antiche, anzi divine » (Traversa 1992, p. 155-157 ; voir Missere Fontana 1995, p. 174-176).  +
-Lettre du 5 octobre 1781 (de Münster) : « Mon cher Socrate, je n’ai point parlé des medailles originales que je n’ai point vus, mais de la collection gravée de Dorville qui m’a frappé par sa beauté, ayant vue d’autres livres numismatiques, de medailles grecques, romains etc., mais jamais d’aussi belles que le sont celles qu’on attribue dans cet ouvrage à la Scicile. Je suis très contente de les avoir vus, mais je serois tres fachée de le posseder à vos depends. Ainsi, mon cher Socrate, je vous rends des graces infinies de votre bonne volonté ». (Universitäts- und Landesbibliothek Münster, Gallitzin-Nachlaß ; Sluis 2014, lettre I.247, p. 285-286).  +
-Lettre du 12 septembre 1781 (de Paderborn) : « Une des choses dont j’ai joui le plus dans la superbe biblioteque de Göttingue, où nous avons passé chaque jour quelques heures, c’est de l’immense collection des livres sur les antiquités restantes qui s’y trouvent. J’ai vu quantités des livres de numismatique, une sphere qui m’etoit absolument inconnue, et entr’autre les medailles et monnoies de la Scicile qui m’ont frappés par leur beauté; chacune d’elle semble une pierre gravée, la collection de Dorville, un cabinet (j’ai oublié lequel, mais qui ne contient aussi que des medailles de la Scicile etc. etc.). Il faut avouer que les ressources d’instruction sont immenses à Göttingue, surtout parce que ceci peut être la seule biblioteque au monde où on a la complaisance de permettre, que chacun (pourvu qu’il soit connu pour un être raisonnable des biblioteques) ose emporter et garder chez lui les livres dont il a besoin ». (Universitäts- und Landesbibliothek Münster, Gallitzin-Nachlaß ; Sluis 2014, lettre I.241, p. 276-277).  +
-Lettre du 28 septembre 1781 (de Münster) : « Votre non plus ultra est toujours enfermé hors les moments où il sert, et dans le meme ordre que lorsque vous me l’avez pretté. Si les medailles que d’Orville a donné au public dans son ouvrage, c.à.d. si les originaux qu’elles doivent representer ne valent rien, cela me donne une grande idée de son gout grecque, car chacune de ses medailles est ou semble être une pierre gravée, tant elles m’ont paru belles. Au reste, mon cher Socrate, lorsque vous vous melez de dessiner, surtout de copier, vous faites comme d’Orville, vous savez mettre et vous mettez l’elegance grecque partout, meme là où il ne s’en trouve pas l’ombre dans l’original, car je me souviens encore qu’un jour vous fites un Appollon de l’Envie que surement vous n’aviez (d’ordinaire) pas de disposition à flatter ». (Universitäts- und Landesbibliothek Münster, Gallitzin-Nachlaß ; Sluis 2014, lettre I.245, p. 283).  +
-Lettre du 14 mars 1783 (de Münster) : « Voici un catalogue de feu Stosch qu’il faut me renvoyer avec le retour du courier. Lisez y seulement les articles derniers concernant les souffres. Une collection d’environ 20.000 des plus beaux cabinets que Mr. de Furstenberg auroit envie d’acquerir pour l’academie d’ici, et il vous prie de nous dire tout d’abord jusqu’où on peut aller pour le prix. Et puis le tout dernier article des pierres gravés. Vous en connoissez quelques unes, dites moi sur lesquels il faut mettre un prix et quel prix. Il y a au reste come vous verrez une collection superbe de desseins, gravures, portraits etc. etc., mais tous cela se vendra collectivement, il n’y faut pas penser. Nous serons trop heureux d’attrapper les souffres pour l’Academie, et si vous les jugez bonnes, quelques pierres gravés si on peut les avoir pour un prix tolerable. Si je n’avois point d’enfans, ou plutot si je n’avois point de compte à vendre, je vendrai je crois ma maison pour acquerir moi ces souffres, et aussi car ces choses vaillent plus aux enfans meme que 1000 ecus, qui de pauvres gens n’en font pas des gens riche. De grace renvoyez nous tout de suite le catalogue; nous n’avons que celui là, et la vente se fait le mois prochain.». (Universitäts- und Landesbibliothek Münster, Universitäts- und Landesbibliothek Münster, Gallitzin-Nachlaß Band 2 & Band 3 ; Sluis 2015, lettre II.19, p. 149-150).  +
-Lettre du 15 février 1785 (de Münster) : « A propos d’Amsterdam, je me rapelle qu’un jour Van Damme me promit pour mes enfans les medailles consulaires, comme une chose de peu de valeur pour lui. Ne pourriez vous l’en faire souvenir? Elles auroient quelque valeur pour mes enfans, relativement à l’histoire.». (Universitäts- und Landesbibliothek Münster, Gallitzin-Nachlaß Band 2 & Band 3 ; Sluis 2015b, lettre III.12, p. 27).  +
5 Nov. 1582 (from Augsburg): evokes the misanthropy of Peutinger who refuses to show his library and his Table; agrees with Ortelius on the reading of a monetary legend: “ad tuam sententiam de dictione facile tibi assentior et fieri potuit ut pro legerim, de nummo cujus sit, non mihi satis constat cuius sit, forte dom. Marci, videbo per occasionem” (Austin, Harry Ransom Center: HRHRC Collection, HRC 55; Hessels 1887, no. 117, p. 277-279).  +
4 May 1598 (from Augsburg): “Cum decreverim libellum meum Impp. Assiduo amicorum hortatu denuo mittere in publicum, neminem habeo, Vir clarissime, quem illum commendem nisi tibi, aut nepoti tuo Jacobo Colio, idque vetere motus amicitia et familiarite, quae ante annos plus munus XX vivente adhuc parente meo p. m. inter nos inita erat, eo praecipue tempore quando nobiscum erat Clarissimus dominus Joannes Vivianus cui maxima intercessit cum parente meo familiaritas et amicitia, sicut haud ita pridem me per literas admonuit, hac igitur ratione ductus iam tibi quoque hunc meum libellum (quem modo mitto) commendo ea commendatione quae potest esse maxima et diligentissima, et quia scio tibi ingravescente iam aetate et aliis negociis occupato, id fore difficile et laboriosum forte, peto ut id nepotii tuo Colio comittas, qui ob eam quam in ipso percepi humanitatem et benevolentiam et amorem etiam in studium antiquitatis, forte haud gravatim quicquid erit operae aut laboris subibit, promovendo et monendo dominum Moretum, ut Plantinianis vestigiis insistens, hunc quoque emendatione in publicum prodire velit” (Den Haag, Koninklijke Bibliotheek: MS 79 C 4 (161), f° 165; Hessels 1887, no. 320, p. 750-751).  +
6/16 Febr. 1599 (from Augsburg): “S. P. Gratissima mihi fuit epistola tua doctissima qua ad incomptas meas literas respondere dignatus es vir clarissime, illa que ad Graecorum nummorum considerationem hortaris facerem id quidem perlubenter nisi et aetas et valetudo ab hoc studio quasi retraheret: faciam tamen quod potero dum mihi superstiti esse contigerit, atque eo in negotio utar opera etiam Dom. Hoschelii qui me de aliis atque aliis interpretationibus subinde admonet. Id autem totum negotium Dom Freer expediendum relinquam, cuius foetum expectamus, et quid praestiterit in antiquitatis studio videbimus, quae vero tu in huius argumenti genere observaveris, lubentissime si miseris videbo, et vicissim mittam ea, quae ex Graecis aliquot nummis descripsi. Res est magni laboris et industriae et ego non tantum mihi sumo ut huic operi quale potes satisfacere possim, quare posteris commendabo, Goltzius in Graecia sua multa praestitit, atque aliis ansam cogitandi praebuit, cuius exempla in officinis non amplius extare doleo; possent enim multis esse usui, hoc idem fiet in aliis eius operibus, quae iam magna ex parte desiderantur, ita fieri solet plerumque omnibus bonis autoribus: Quod ad diligentiam tuam attinet, quam in libellum meum impendisti maximas tibi gratias et habeo et ago, relaturus si potero, atque utinam gratificari tibi possem emendis his quos petis nummis, sed nulli venales extant: Julium aureum cum imagine ipsius ne videre quidem me memini. Scis qui sint alii cum Hircio et Planco ni fallor. Galba et Caius rari quoque sunt ut scis, de Diadumeniano aereo videbo si vixero, non satis mihi constat an viderim nec se, scio thesaurum aereum in quo nisi reperiam frustra alibi perquirendo laborabo: Libello meo Impp. Nihil insuper addendum puto, Graeca cum Latinis aut Romanis parum conveniunt. Lazius nec satisfecit in opere suo illo Graeco, sed variae sunt hominum sententiae et suum cuique pulchrum. Ad me quod attinet clarissime Coli, faciam ut beneficia quibus respondere non possum grata recordatione et memoriam colam, maiora ni sunt et illustriora quam solvendo iis esse possit tenuis et angusta suppellex mea. Vale mi clarissime et…” (Leiden, Universiteitsbibliotheek Leiden: MS BPL 2755; Hessels 1887, no. 324, p. 761-762).  
-Lettre du 17 juin 1671 (de Rome) : lettre qui permet d’identifier « il Bancherotto » avec Antonio Cavalieri (Firenze, ASF, Mediceo 5541, f° 42 ; L. Giovannini 1979, p. 165, note 51).  +
65-21 Sept. 1583 (from Ferrara): “Si verò de antiquarum verum delectamento loqueremur numismatum nempe, ac inscriptionum huic negocio per aliquot annos dedi operam, non nullaque apud me sunt non indingè : neque ineruditè, conservata ; et ex his unum, et laterum satis celebre : Pertinacem habeo aureum atque adeo perfectum ; ut modò è terra eutum diceres : vel hodie exculptum, at cum tu Imperatores habeas in serie aurea : argentea : et aenea videris mihi omnium ditissimus : de Ottone aureo (antiquo inquam) rari quippe apparent ; erat quidam mercator Germanus Venetiis : qui de tali iactabat se dominum ; et merito, erat enim numisma illud vere Germanum, et antiquum : serenissimus meus Princeps simile habet : tum praeterea argenteum ; cum tamen vulgare sit omnibus ; nam et ego penes me tali fruor non spernendo nec vili. habet, et ipse Princeps, aeneum Otonem antiquum, et vere Germanum : attamen forma, ipsius eadem est ; et antiqua ; et excusa qualis est aureus nempe, et argenteus, neque grandiori forma quemquam unquam vidi licet ego habeam grandiusculum ; et litteris etiam ipsius nomen OTHO declarantibus ; sed non sum credulus illi ; licet in aureo circulo ornaverim : Didium Julianum pariter, et Pertinacem ; aereum haberemus scerum super omnia(.) numismata Greca tum argentea, tum aenea profiteor, me non pauca habere illaque eruditione celebri, imo :multa quoque suis Elogiis fulcita à nostro Ligorio omnium qui in humanis degunt antiquitatum peritissimo et haec sunt quae apud nostros huius studii Celebres in pretio habentur. Oh si videres quali quantaquè (tua venia dixerim) admiratione honestaque afficerere invidia; sed haec omnia coram, non autem per epistolam sunt tractanda; nimis enim distat ortus ab occidente. Verum si reliqua facie ad faciem permutare; et tractare daretur forte. Quod meus ortus habet tibi me donare licebit; si dederis nobis quod tuus hortus habet” (Den Haag, Koninklijke Bibliotheek: MS 79 C 4 (011), f° 154-155; Hessels 1887, no. 129, p. 301-303).  
La Haye, Museum Meermanno-Westreenianum (Ms. 7 C 3 [1]), traduction néerlandaise réalisée en 1617 par A. J. van Wouw des XI Dialogos d’Antonio Agustin, suivi du douzième dialogue (fol. 274r-291r) inventé par Andreas Schott (Scheller 1978, p. 77-78).  +
-Madrid, Biblioteca Nacional de Espana, Ms. 2639, f° 40r-55v : Antonii Augustini Musei Antiquiora Numismata (voir Agustin 1774, VIII, p. 311-338 ; Carbonell i Manils 1992-1993, p. 171, n° 8).  +
-Paris, BnF, Méd., Rés. 10007 VAT F° :Jean-Jacques Barthélemy, Observations sur les commentaire de M. l’abbé Vénuti sur les médailles de cardinal Albani. XVIIIe s. 4 p. 200 x 150 mm. Relié en tête d’Antiqua numismata maximi moduli aurea, argentea, aerea ex museo Alexandri, S.R.E. card. Albani... par R. Venuti, Rome, 1739, t. I (ex-libris de Mionnet).  +
-Lettre du 15 février 1740 (de Pontida): “Desidererei oltre il cenno che mi fece allora, un più espresso sentimento intorno la [c. 649 v.] medaglia prima della tavola seconda colle lettere credute etrusche. La prego pure della di lei intelligenza e spiegazione della leggenda della medaglia prima della tavola quinta. Le suppongo nota quella del Sig. Havercamp ne’ suoi Commentarj al tesoro morelliano delle Famiglie Romane alla pagina 142 colla quale occasione esamina ancora le altrui opinioni. Finalmente la prego motivarmi la di lei opinione circa la spiegazione delle lettere [...] nelle medaglie di [...] non essendo intieramente persuaso dalla spiegazione del Noris, Harduino ed altri che ho veduti. E se ha qualche altra notizia nummaria massime intorno la tribunizia podestà, che possa illustrare o correggere le mie opinioni a lei già note, mi farà sommo favore a comunicarmele. Attenderò poi una piena notizia della di lei opera a stampa sopra li Medaglioni toscani, che mi è stato significato aver’ella fra le mani, e a quest’ora crederei sotto il torchio. Supplirà ella colla di lei dottrina ed erudizione a difetti della mia, ed io avrò piacere d’imparare e correggermi.” (Firenze, Biblioteca Maculleriana, BVII, 18, f° 649r-v – online).  +
Bologna, Biblioteca Universitaria, Ms. Aldrovandi 74: Vocabula pertinentia ad militiam, ad vasa, ad ornatum muliebrem, ad instrumenta rustica, ad aedificia, ad domus suppellectilem, ad rem nummariam, i cc. 418ʳ⁻ᵛ (cm 33x24)  +
Lettre du 20 mars 1598 (de Bologne) : vente à Orsini d’une monnaie avec l’effigie de Cicéron (Vatican, Biblioteca apostolica vaticana, Ms. Lat. 4105, fol. 333-334 [fol. 337-338 : paiement le 14 fév. 1598] ; voir Missere Fontana 1995, p. 200, note 205).  +
Lettre du 24 novembre 1736 (de Rome) : Non hò havuto tempo di rispondere alla sua in mia casa, havendo io dovuto applicare ad un Discorso di medaglie, et Antichità, di tre Antiquarij cioé P.re Baldini somasco, Abb.te Valerio, e Francesco Palazzi unitisi da me; Dico adunque in fretta, che ieri ricevei dal Procaccia lo scatolino coll’Intaglio di due teste iugate ed il Cammeo della probabile testa di Alessandro; in quanto al detto Intaglio assolutamente non è ritratto meno del E. Duca Cosimo, del quale havendone io molte medaglie di metallo e di Argento, non assomiglia certamente à quelle, onde certamente può stimarsi Antico moderno. Il Cammeo poi al certo, è bellino, e di bella pietra, tutta colore, che viene aiutato dalla [c. 118v] foglia di rubino posta di sotto comparato questa con alcuna medaglia di oro greca che io tengo di Alessandro Macedone e con altro Cammeo, che io posseggo in una Torchina della Rocca, Legato et incassato in anello d’oro famosamente dal celebre B. Cellini non assimiglia al sicuro à nessuna di queste, e per ciò dalla molta lucidezza della pietra (che dà segnale non essere stata sotto terra), e da tutto il lavoro si può assolutamente giudicare, che esso sia lavoro di quei valenti huomini che descrive Giorgio Vasari nelle vite de Pittori, cioé [...] delle Corniole Matteo del [Nassero] Posto ciò io l’ho fatto consegnare al medesimo Procaccia franco di porto allei diretto.” (Firenze, Biblioteca Marucelliana, BVII, 7, f° 118r-v – online).  +
Lettre du 8 juillet 1740 (de Malte): “Sono stato da questo Monsignor Inquisitore, il quale mi ha mostrato una superbissima raccolta di cammei, e intagli, e la serie degli Imperadori in medaglie d’oro, tutta roba del suo Zio.” (Firenze, Biblioteca Marucelliana, BVII, 7, f° 196r-v – online).  +
-Lettre du 22 avril 1741 (de Malte): “In quanto al poter io acquistare medaglie antiche, e quasi impossibile non ci essendo niente di buono, ma in caso [c. 199v] sappia esserci qualche cosa non dubiti, che cercherò d’averla.” (Firenze, Biblioteca Marucelliana, BVII, 7, f° 199r-v – online).  +
Lettre du 15 février 1744 (de Rome): “Ricordo alla sua gentile Amicizia il procurarmi co miei danari qualche acquisto non solo di libro o ms. di buon Autore Toscano, ò di medaglie et antichità ma così ancora alcun pezzo o monumento di Cammeo, Intaglio o bronzo Antico per li quali le professerò somma obbligazione e qui pregandola di nuovi suoi comandi per fretta assai mele ricordo vero S. Div.mo” (Firenze, Biblioteca Marucelliana, BVII, 7, f° 150r-151v – online).  +
-Lettre du 16 févr. 1565 (de Rome) : lamentando la scarsità del materiale, aveva inviate il 16 febbraio 1565 « alcune medagliette dell’ordine piccolo delle quali il Calicula con la sorella è rarissimo, et un Augusto gra(nde) » (Modena, ASMo, ASE, Cancelaria Ducale, Ambasciatori, Roma, b. 71, n. 337/1 ; Missere Fontana 1995, p. 225).  +
-Lettre du 7 avr. 1565 (de Rome) : Alessandro de Grandi asserisce di avere « havuto commissione da Ms. Agostino Mosti in nome suo che non manchi ogni settimana mandare qualche medaglia » (Modena, ASMo, ASE, Cancelaria Ducale, Ambasciatori, Roma, b. 71, n. 337/2 ; Missere Fontana 1995, p. 225).  +
-Lettre du 5 mai 1565 (de Rome) : « une medaglia di Calicola con la corona civica di riverso, la quale ho mandato per esser assai conservata, et non gia perche ne manchi di simile, et di migliori assai ». Nella stessa lettera vediamo che Alfonso acquistava anche a Parma, infatti Gio. Federico Buongioanni, ovvero Bonzagni, della famiglia di medaglisti di quella città, che gli aveva offerto tre medaglie per « 200 ducati di oro in oro », aveva già inviato a tal proposito una lettera all’antiquario ducale Enea Vico, e copia (inviata da Mosti) era giunta anche fino a Grandi (Modena, ASMo, ASE, Cancelaria Ducale, Ambasciatori, Roma, b. 71, n. 337/3 ; Missere Fontana 1995, p. 225).  +
-Lettre du 3 avr. 1566 (de Rome) : Grandi inviata quattro « medagliette, una delle quali è rarissima, cioè il Procopio chef u parente di Giuliano Apostata, & creato imperatore in Bithinia non fu mai vedutta in Roma ; et le altre tre hanno ancora esse qualche cosa di buono » (Modena, ASMo, ASE, Cancelaria Ducale, Ambasciatori, Roma, b. 71, n. 337/6 ; Missere Fontana 1995, p. 225).  +
-Lettre du 8 mai 1566 (de Rome) : envoi de quatre autres « medagliette » (Modena, ASMo, ASE, Cancelaria Ducale, Ambasciatori, Roma, b. 71, n. 337/7 ; Missere Fontana 1995, p. 225).  +
-Lettre du 19 févr. 1567 (de Rome) : envoi de 2 autres médailles (Modena, ASMo, ASE, Cancelaria Ducale, Ambasciatori, Roma, b. 71, n. 337/9 ; Missere Fontana 1995, p. 225).  +
-Lettre du 26 mai 1567 (de Rome) : « una medaglia di Giulio Cesare assai buona, et ch’accompagnava quell’ordine suo di piccole, et un altra ancora di Domitiano mediocremente buona » (Modena, ASMo, ASE, Cancelaria Ducale, Ambasciatori, Roma, b. 71, n. 337/10 ; Missere Fontana 1995, p. 225).  +
Lettre du 31 mars 1568 (de Rome) : annunciando di avere trovato un nuovo antiquario per il Duca, ovvero Ligorio, il De Grandi annota di avere « fatto vedere le medaglie da persone intelligenti et cavatone quello che si è possuto come V. Ecc.a vederà da una informatione mia data al d° S.r Caval. (il Cavalier Camillo Gualengo ?) », intendendo probabilmente dar notizia di un consulto chiesto in tema di medaglie ad antiquari romani per il Duca, che, morto il Vico l’anno prima, non aveva più un antquario ducale esperto di questi temi (Modena, ASMo, ASE, Cancelaria Ducale, Ambasciatori, Roma, b. 71, n. 337/11 ; Missere Fontana 1995, p. 225-226).  +
-Lettre du 24 décembre 1703 (de ?) : « Eques cujus mentionem facis est mihi certe notus, sed non in certa sede commoratur, nec ejus consuetudinem colo, illum tamen data’ opera’ conveni et tuo nomine plurimum salutavi. Regum Saxonum nummos describendos curat quos ait se editurum » (Nationale Bibliotheek, Hague, 72 H 21, ff.11–12, at f.11 ; Burnett 2020b, p. 1606).  +
-Lettre du 15 octobre 1705 (de ?) : « Le Chevalier ffountain èst arrive en ce pay icy, pour attrapèr des Medailles, pour moy je n’ay a jammais Marchandizè en ce traffique la. J’avois bien de la joy de savoir de vous Monsr que Monsgr della Torre Eveque d’ Adria, Monsigr Bianchini et Sigr ffontanini etoient enbonne santè. Ils sont tous trois des mes amis intimes, après la mort du Cal Noris ces Messrs sont les plus savants en Italie pour l’Antiquitie, et quant al honnettetie ils sont sans pareils, je voudrois que fficaroni eut tant de bonne foy, mais il est amis de Chevalier et illi optimum quod utilissimum est » (Nationale Bibliotheek, Hague, 72 H 21, f° 65–6 ; Burnett 2020b, p. 1607).  +
-Lettre sans date, au revers du dernier feuillet: « D’avig(non) + A Monsieur, Monsieur Chiflet conseiller au Parlement, Franche Comté, A Besançon»: f° 152 : « Monsieur, Ce fut le 27 du mois passé que j’entrepris le voyage que vous souhaitiez que je fisse. La pluie me surprit à trois lieues d’Aix fut cause que je ne pus faire que cinq lieues ce jour-là. Le lendemain, samedi, malgré le mauvais temps qui continuait, j’en fit sept, et j’arrivai à Arles, mouillé comme un canard. Je vis à loisir le cabinet de Madame de Remusa. Ses médailles de bronze n’ont rien d’extraordinaire; et vous avez déjà une suite beaucoup plus belle que la sienne. Son argent quoiqu’il ne se monte qu’à 261. médailles est très beau. L’on y compte près de 100 consulaires, dont la plus grande partie sont de prix. La suite impériale se surpasse. Cinq Jules Cæsar qui se présentent d’abord vous charment. Les plus beau revers d’Auguste y sont; deux Caligula, un Claude, Pertinax, Albin, Pupien, Macrin, Maxime, Hostimien, tous bien conservés. Madame de Remusa consentit à me détacher ses méd. d’argent, de celles de bronze.Mais le prix qu’elle en demande est si haut, qu’il me paraît difficile de rien conclure avec elle. Il ne s’agit que rien moins que de 1000≠. Ce fut inutilement que je lui en offris cent écus. Ses gravures montent à 104. parmi lesquelles il y a dix agates d’un beau relief; six tout aussi larges qu’une pièce de 50. sols. Le reste consiste en des cornalines dont une quinzaine ont de très belles têtes. Quatre de celles-ci sont montées sur l’or. Le moins qu’elle en demande est aussi 1000≠. Elle a encore 22 petites idoles antiques <à ce que je pense> de bronze qui pourraient passer sur le marché si vous achetiez ou les gravures, ou les méd. d’argent. Le cabinet est tapissé de tableaux qui me paraissent beaux, quoique je ne m’entende point en peinture. Le lundi le temps s’étant mis au beau, j’allai aux Martegues, éloignés de 9 lieues d’Arles.Mr Dieulfit était dans une maison de Campagne éloignée d’une lieue; je l’envoyai chercher, mais comme il ne revint que fort tard, je ne pus le voir ce jour-là. Le lendemain matin je vis ses médailles; elles sont d’argent, et montent à une centaine. Les plus belles sont deux Jules, trois M. Antoine, une Antonia, un Germanicus, quelques beaux Trajans, Hadriens, et Sévères. Il veut les vendre toutes à la fois, et dix frans la pièce l’une compensant l’autre. Je perdis mon latin à force de l’exhorter à me séparer ses deux Jules, ses Marc Antoines, Antonia et Germanicus; je lui en offris un Louis d’or; mais inutilement. Aprés avoir dîné, je partis sur les neuf à dix heures: des Martegues à Aix l’on compte sept lieues; je me détournai de deux grandes lieues pour aller à Aigues voir un muletier de ma connaissance, et m’informer de lui comment on pourrait transporter d’Yeres à Avignon, vos orangers. Neuf heures du soir [Verso] étaient sonnées quand j’arrivai à Aix. Ce qui fut cause que je ne pus aller loger au collège. Je renvoyai mon cheval à son maître, et fis chercher un autre pour le lendemain. Arles et le Martegues sont au couchant d’Aix et Riez (?) au levant, de sorte que j’étais forcé de repasser par Aix. Quoique j’en partis sur les trois heures du matin, je n’arrivai à Riés qu’à dix heures du soir. Vous n’en serez pas surpris si vous faites réflexion que je fis ce jour-là onze lieues, mais onze lieues de Provence qui demandaient pour la plupart une heure et demi, ou deux heures à un homme à cheval. Des que la nuit tomba, je pris un guide pour me conduire à travers les montagnes de Riés. Le soir même que j’arrivai, je vis Mr l’avocat Chauvet, et achetai de lui quelques médailles. Le lendemain, jeudi, je remontai à cheval à deux heures après minuit, et mon guide me conduisant jusqu’au jour, j’arrivai ce jour même à Aix. Les méd. de M Cauvet sont en argent 1° caput muliebre R Longium... figura stans imponens aliquid in capram.2° Cap. muliebre Bala R Bigae. 3° cap. virile laureatum. R. Q. Anto. Barb. pr. Quadrigae. 4° cap. virile Sabin. R L. Titi. Bigae. 5° M. Anton. Imp. cap. Antonii nudum. R M chr (?) rpe (?). Templum in quo caput solis. 6°Legio V. 7° Leg. VIIII. 8° Legio XII. Antonii Scilicet. 9 Augustus R Imp. X. Act. 10° Vespasianus R victoria aug. (quinaire) 11° Vespasianus R augur m por. Instrumenta Pontificalia. 12° Domitianus R Imp. VIII.&c. capitus nudus insidens clipeo quadrato. 13° Antoninus Pius R Roma Cos. III fig. sedens. 14° Caracalla R Tr pot &c hercules stans. 15° Nero R Roma mulier sedens. Deux gros médaillon de bronze dont l’un représente Marie première femme de Louis douze, le second Anne de Bretagne la seconde femme de Louis douze qui est au revers. Ces 15 médailles coûtent 20≠.» (Bibliothèque Municipale de Besançon, Collection Chiflet, Ms 111, Documents généalogiques sur des familles nobles originaires de Franche-Comté ou alliées à des maisons de cette province, sur ce manuscrit cf. supra « Inventaires »).  
-Lettre du 10 novembre 1742 (de Lyon) : « Serait-ce de Mr l’Abbé de Rothelin, de Mr le Marquis de Beauveau, de Mr Pellerin, du R. P. Souciet, de Mr le Président Bouhier, ou de Mrs les Sénateurs Theupolo, que vous auriez appris que j’ai découvert la vraie suite, ou succession chronologique des rois du Bosphore ? Telle est du moins la manière obligeante, dont ces Messieurs s’expriment la plupart sur mon système ; si cependant on peut appeler système ou découverte ce qui saute aux yeux de quiconque, sachant que les rois de Thrace n’ont point et n’eurent jamais d’ère marquée sur leurs monnaies, leur ôtera celles qui leur ont été jusqu’à présent attribuées, et les rangera parmi celles des rois du Bosphore, selon l’ordre chronologique, qu’elles énoncent elles-mêmes. C’est ce que je m’avisai de faire, après avoir vu le catalogue des médailles des rois de Thrace, du Bosphore et du Pont, qui du cabinet de Mr le Maréchal d’Estrées ont ensuite passé dans le trésor royal. Quelle agréable surprise pour moi de trouver dans ces médailles réunies à celles que je connaissais d’ailleurs, une suite assez peu interrompue des rois du Bosphore, depuis l’an de Rome DCCLXXXI jusqu’à celui de MLXXIX. Je devrais peut-être, depuis la XIV de Tibère, jusqu’à la II. De Flave Claude Constantin, pour m’approcher de la conviction, où vous êtes, de la pluralité des Constantins ; conviction que vous devez, me dites-vous, Mr à l’étude sérieuse, que vous venez de faire, et à la confrontation des médailles de ces princes, que tous, à l’exception du P. Hardouin, ont jusqu’à présent confondues, en attribuant à un seul Constantin, ou Constantin le Grand. S’il y a sur les médailles du Bosphore des époques postérieures à cette date, elles me sont inconnues. Peut-être que j’en découvrirai quelques-unes dans le cabinet de S.M.C. ou dans ceux des princes et des curieux d’Allemagne. Mr Liebe s’est obligeamment offert lui-même à faire à ce sujet les diligences nécessaires. La suite de ces rois, telle que je l’avais d’abord formée, vient d’être bien augmentée par les nouvelles médailles que Mr Pellerin a récemment acquises, par celles de Mr Bosanquet, à Londres, dont il a bien voulu m’envoyer les empreintes en colle de poisson. Mrs Theupolo m’ont de même enirchi des dessins parfaitement exécutés de celles qui sont dans leur magnifique cabinet. Vous la perfectionnez encore cette suite, Mr, par les gravures de Milord comte de Pembroke, et par les empreintes en plomb des médailles de cette espèce, que vous avez rapportées de vos voyages littéraires en Italie, et en Angleterre. Je les dois à votre générosité. La République littéraire entrera un jour en part de ma reconnaissance. Nulle de ces nouvelles médailles, que vous me faites connaître, Mr, qui contredise moin système ; nulle au contraire qui ne le soutienne, et même l’affermisse. Vous en jugerez par vous-même. Si je m’égare, vous me remettrez dans le bon chemin. Vous le devez au moins à notre amitié. D’ailleurs ma déférence à vos lumières vous est connue. Je suppose d’après les médailles que le commencement de l’ère du Bosphore répond à l’automne de l’an 2 de Rome CCCLVI avant J.-C. CCCLXXXXVII. C’est aussi le sentiment du P. Hardüin. On ne la trouve, cette ère, ce me semble, constamment marquée sur les monnaies d’or et d’argent, que depuis Rhescuporis, ou l’an de Rome DCCLXXXI. J’omets ici l’énumération d’un grand nombre de médailles des prédécesseurs de ce prince, et de ses successeurs, parce qu’elles n’indiquent point d’ère, ou que si elles en portent une, ce n’est pas celle de la monarchie. L’arrangement de ces médailles demande des discussions qui seraient ici des hors-d’œuvre : je les réserve ailleurs. A cette découverte de la suite des rois du Bosphore, je pourrais en ajouter deux autres, qui ne sont pas, à mon avis, moins intéressantes. Vespasien et Trajan eurent pendant une année et quelques mois pour collègues à l’empire, le premier Titus son fils, le second Hadrien son successeur. C’est-à-dire, que l’un et l’autre mourut étant encore Auguste, Vespasien pendant les premiers mois de sa onzième puissance tribunicienne, et Trajan dans les premiers mois aussi de la vingt-et-unième année de cette même puissance. Je vous en enverrai les preuves démonstratives, si vous le souhaitez : elles le seront en même temps du respect avec lequel je suis. » » (Madrid, Biblioteca Nacional de Espana, MSS/12925, f° 72-73).  
-Lettre du 23 juin 1729 (d’Avignon) : « Il y a longtemps que la réputation que vous vous êtes acquise dans la République numismatique me fait souhaiter passionnément l’honneur d’être en commerce de lettres avec vous. Un médailliste de votre mérite est à rechercher ; on ne peut que beaucoup profiter de vos lumières et je saurai faire tout le cas de celles que vous voudrez bien me communiquer ; dans mes moments de loisir je m’appliquerai à l’étude des médailles et à former un petit cabinet. Peut-être serai-je assez heureux de pouvoir vous procurer les têtes ou les revers qui vous manquent. Par des échanges réciproques, il sera facile de nous assortir. Si vous avez en particulier des médailles d’or dont vous ne seriez pas fâché de vous défaire, je vous prie de m’en envoyer la description et ce que vous demandez en échange. Je puis vous fournir des médailles d’argent, du grand et moyen bronze grec et latin et des médailles des rois et des villes. Je recherche aussi les médailles d’argent pur du Bas-empire, le petit bronze depuis Jules César jusqu’à Gallien. Peut-être en aurez-vous qui n’entrent pas dans vos suites. Quoique les médaillons de bronze du plus Bas-empire depuis Justin et au dessous soient mis dans le rebus par la plupart des /[fol 41 v°] curieux, je serai charmé d’en trouver. Ces sortes de médailles sont assez communes pour la plupart. Dans le mémoire que j’espère que vous daignerez me faire des médailles que vous aurez à échanger, il faudra me spécifier quelles sont les suites que vous formez, ce qui vous manque et ce que vous souhaitez en échange. J'ai l’honneur d’être avec respect » (Nîmes, Bibliothèque municipale, ms. 147, f° 41 ; Guillemain, Les jésuites, à paraître).  +
-Lettre du 21 juillet 1729 (d’Avignon) : « C’est avec regret que j’ay laissé partir M. Novy sans lui remettre ma lettre, et même sans avoir eu l’honneur de le voir dans son logis. Il m’avait dit que son séjour en cette ville serait de plusieurs jours, sur quoi j’avais compté d’être à temps de lui rendre une visite jeudi, c’est-à-dire aujourd’hui. J’ai été frustré de mon attente, son départ a été plus prompt qu’il ne le comptait lui-même, comme il m’a fait l’honneur de me le dire. La condition que vous mettez dans l’échange de vos médailles est trop onéreuse. A la place du Gordien Pie, vous demandez un Auguste grand bronze, c’est-à-dire une médaille de 15 à 20 lt., car on en trouve pas au dessous de ce prix à Rome d’où j’ai fait venir la plupart de celles que j’ai. Je vous avais proposé d’ailleurs en échange six médailles ; vous ne m’en avez envoyé que cinq. La Pomponia s’est trouvée à redire /[fol 42 v°] mais quand même vous m’auriez envoyé cette consulaire, et, que les autres seraient à fleur de coin, toutes ensembles elles n’égaleraient jamais un Auguste. Ainsi, comme l’échange que j’avais eu l’honneur de vous proposer ne vous convient pas, et que je ne puis admettre la condition que vous exigez, j’ai pris le parti qui m’a paru le plus sage, c’est de vous les renvoyer. Une autrefois, je serai sans doute plus heureux. La difficulté d’avoir le Justinien d’or m’est un motif assez pressant pour ne pas y penser. Peut-être qu’après vous être donné bien de la peine pour l’acquérir, vous n’en viendrez pas à bout puisque comme vous me le marquez le possesseur ne veut pas s’en défaire. Après tout, les médailles de cet empereur sont plus communes en ce métal qu’en aucun autre. J'ai l’honneur d’être avec respect » (Nîmes, Bibliothèque municipale, ms. 147, f° 42).  +
-Lettre du 29 octobre 1731 (de Nîmes) : « La fatigue du voyage m’empêcha de vous écrire vendredi passé. Je n’ai pas voulu renvoyer plus loin les remerciements que je vous dois pour toutes les politesses dont vous m’avez comblé. Elles sont gravées trop profondément dans mon cœur pour que le souvenir puisse en être jamais effacé. Je vis à Arles M. Raybaut quelque tard qu’il fût. Je le pressai de me mener dans son cabinet et de me montrer son recueil d’inscriptions. Elles sont dispersées par-ci par-là dans un corps d’histoire de la ville d’Arles à laquelle il travaille. …M. de Mazaugues n’était pas à Aix lorsque j’y arrivai. Comme il était à sa terre à 9 lieues d’Aix, je n’eus pas le courage de faire ce voyage. Je lui écrivis au sujet des inscriptions et surtout pour celle de Plotine pour laquelle vous m’aviez donné un mémoire. La lecture que j’en ai fait, me la fait regarder comme fausse. Elle n’a sûrement pas le goût antique. /[f° 47 r°] J’ai écris à Lyon, Mâcon, Châlon, Grenoble, Vienne, Dijon et Besancon pour avoir toutes les inscriptions qu’on y connaît ou qu’on trouvera dans les manuscrits des cabinets des curieux. Si vous n’avez personne qui puisse vous rendre le même service à Carcassonne, Narbonne, Béziers, Toulouse, Agde, Perpignan, il faut s’adresser au P. Senaut. Je lui écrirai aussi à ce sujet. En Italie, j’aurai aussi des agents. Petit à petit, nous irons loin. Hâtez-vous de mettre au net vos inscriptions. J’ai rapporté d’Aix le Latium vetus, livre assez nouveau où je trouverai quelque chose en ce genre. M. Lebret n’a pas fait encore imprimer ses nouvelles inscriptions venues du levant. En attendant, je profiterai de la 1ère commodité pour vous envoyer les anciennes. Au reste, on m’a chargé de vous proposer un Numérien grec petit bronze qui a un revers inconnu a Bauduri et à tous les antiquaires. Je crois que c’est le type de l’espérance, à changer contre votre Antonin Pie et votre Septime Sévère latin, petit bronze. Numérien est fort rare en grec. Marquez-moi si l’échange vous convient pour que je puisse rendre compte de ma commission. Mes respects à M. de Caveirac, aux PP. Allec et Folard quand vous les verrez. Je suis avec respect » (Nîmes, Bibliothèque municipale, ms. 147, f° 46-47 ; Guillemain, Les jésuites, à paraître).  
-Lettre du 26 novembre 1731 (de ?) : Un de mes amis d’Aix, à qui j’avais donné avis de vos médailles, comptant qu’il s’accommodait du tout avec vous, m’en a envoyé six pour vous les proposer à échanger contre votre Hadrien […] novi, Antonin pie petit bronze, Severe petit bronze et Divo caro parthico. Celle-ci est rare dans Banduri, Vaillant marque la rareté de l’Hadrien et ne dit rien des deux autres. Voyez ce que vous avez à faire. Je m’acquitte de cette commission d’autant plus volontiers qu’elle étoit accompagné /[fol. 41 v°] de cette inscription découverte depuis peu en Savoie : MERCURIO AVGVST / SACRVUM / T TERENTIVS CATVLLVS / VSLM. Avez-vous achevé de mettre au net les vôtres? On m’en a promis depuis peu quelques-unes qu’on a trouvé dans les papiers de feu M. Rigord de Marseille. J’ai écrit de tous côtés. Il y a apparence que nos recherches auront quelques succès. Avez-vous trouvé un correspondant à Narbonne ? Donnez m’en avis, afin que je sache au cas que non du Sieur Fabre à qui vous pouviez vous adresser. Plus je pense à notre projet, plus je le goûte, plus le succès m’en paroit sûr. Je cherche à présent un Grutter à acheter. Vous ferez bien de vous en pourvoir d’un. J’ai l’honneur d’être avec respect » (Nîmes, Bibliothèque municipale, ms. ms. 145, fol. 412).  +
-Lettre du 22 décembre 1731 (d’Avignon) : « Quant aux médailles que j’ai eu l’honneur de vous envoyer, comme elles ne m’appartiennent pas et que la personne qui me les a dressées est d’un rang à ne pouvoir lui faire la proposition de les rendre, il ne faut pas penser à cet expédient. S’il avait été praticable, et qu’on eut demandé de ces médailles un prix raisonnable, je les aurais achetées pour le père Senaud à qui je compte en procurer bientôt de belles, en grand bronze, qu’on m’a annoncées. Dans l’incertitude s’il est à Nîmes, je prends la liberté de vous envoyer la lettre que je lui écris et de vous prier de la lui faire tenir » (Nîmes, Bibliothèque municipale, ms. 147, f° 48v ; Guillemain, Les jésuites, à paraître).  +
-Lettre du 23 octobre 1732 (d’Avignon) : » Me voici sur mon départ d’Avignon, prêt d’entrer dans une nouvelle carrière. Mes études de théologie sont finies et désormais je ne m’occuperai plus qu’à mon ouvrage sur les médailles. Je vais demeurer à Marseille avec les pensionnaires. Cette ville me fournira la facilité d’entretenir par la voie de mer avec les savants des pays étrangers. …À mon tour, vous recevrez tout ce que je découvrirai et je découvrirai beaucoup j’en suis sûr. Si vous avez acquis quelque belle médaille d’or, d’argent, de bronze. Vous me ferez plaisir de m’en apprendre le détail. Je suis avec respect » (Nîmes, Bibliothèque municipale, ms. 147, fol. 52-53).  +
-Lettre du 12 février 1732 (d’Avignon) : « Les médailles dont j’avais eu l’honneur de vous parler ont été vendues depuis longtemps, je veux dire depuis la Noël. Si j’en savais même à acheter d’or, d’argent ou de bronze, pourvu qu’elles fussent et raisonablement conservées et à un juste prix, je les acheterai pour un de mes amis à qui je viens de procurer 167 consulaires d’argent qu’un colporteur avait trouvé dans un village. J’en ai donné 160 lt. Si vous saviez quelque médailler à vendre et que vous ne pensassiez pas à le prendre pour vous, je vous prie de m’en donner avis. Je suis avec un profond respect » (Nîmes, Bibliothèque municipale, ms. 147, fol. 51-52).  +
-Lettre du 28 mars 1732 (d’Avignon) : « Je n’ai pas réussi pour les médailles. On les trouve trop chères. Celles de bronze ne sont bonnes que pour le fondeur et on ne s’est pas soucié de celles d’argent. Un minime de Marseille me vint voir hier. Il fait une suite en argent, et il offrit 10 lt de celles qui sont de ce métal. Une autre fois, je serai plus heureux, du moins je l’espère. C’était votre bronze dont je vous avais demandé si vous vouliez vous défaire. Quand même vous seriez dans ce dessein, je vous conseillerai de garder ce que vous avez de plus beau, de mieux conservé dans le grand. C’est la suite qui fait plus de plaisir. Dans les premières années vous vous contenterez /[fol 50 v°] d’en amasser pour vous tout ce que vous trouverez digne de figurer un jour et lorsque vous y penserez le moins, vous aurez un grand bronze choisi et curieux. Vous n’avez personne qui marche sur vos brisées à Nimes. Vous ne pouvez manquer d’aller bien loin » (Nîmes, Bibliothèque municipale, ms. 147, fol. 50).  +
-Lettre du 10 avril 1737 (de Lyon) : « Me voici occupé au cabinet des médailles de la ville [fol 55 v°] de Lyon. J’ai commencé à m’y faire connaître par le petit imprimé dont je vous envoie des copies. Bientôt j’en ferai quelques autres. Dites-moi, je vous prie, ce qu’est devenu le médailler de M. de Nîmes, où il est, si on n’en a distrait aucune médaille. Votre médailler a dû bien se perfectionner dans vos voyages. À quelles suites vous attachez vous en particulier ? Si vous avez encore un Antonin Pie, petit bronze, que je vous ai vu autrefois, je vous offre en échange un Pupien ou un Balbin grand bronze ou un Macrin petit bronze grec. Nous en avons un semblable au vôtre, à ce que je pense mais mal conservé. Il a un aigle au revers TR.POT….. /[fol 56 r°] Dès que je saurais où adresser mes lettres à M. Maffei, j’aurai l’honneur de lui écrire. Il me tarde que son corps d’inscription paraisse. Quand vous me ferez l’honneur de m’écrire par la poste, mettez vos lettres sous le pli de M. Perrichon conseiller d’Etat ordinaire commandant et prévôt des marchands à Lyon. Je suis avec respect » (Nîmes, Bibliothèque municipale, ms. 147, fol. 55-56).  +
-Lettre du 15 décembre 1760 (de Madrid) :« Quelle joie pour moi, que celle de recevoir de vos nouvelles ! Votre lettre a produit dans moi des sentiments d’allégresse, qui depuis longtemps sont brouillés avec moi, et qui m’ont remis dans ma situation naturelle. Si cette situation pouvait durer ! La misanthropie reprendra bientôt le dessus. L’exercice, que vous me conseillez, que je pratique, mais peu fréquemment, me deviendra plus familier. Je charme mon humeur sauvage avec les médailles. Actuellement je mets au net la description de celles d’Egypte : j’achève celles d’Hadrien. Je me suis mis à cette description, pour faire d’une pierre deux coups, donner à celles-ci leur explication, en même temps que je travaillerai à celle des médaillons d’argent, que nous avons de M. l’abbé de Rothelin : médaillons presque tous de potin, et dont une bonne partie a déjà son explication finie. Le roi fera les frais de la gravure de ces médaillons (ils sont déjà tous parfaitement dessinés), et de leur explication. Voilà le motif qui m’engage à y travailler, lorsque je suis en état de le faire. Ici les auteurs sont obligés d’imprimer leurs ouvrages à leurs frais. Les libraires ne font que vendre, et n’impriment point pour leur compte. Procurez-moi, je vous prie, la description exacte de vos méd(ailles) d’Egypte de Vitellius ; de la 23, 24, 25 année, si vous en avez (y en a-t-il à Paris, de votre connaissance ?) et d’Aelius C aesar. Avez-vous fait le catalogue de toutes vos médailles des Augustes, frappées en Egypte ? Vous devez en avoir une suite bien nombreuse. Mon compagnon copie l’index des dix tomes in 8° des Méd(ailles) de villes géographiquement rangées. A chaque médaille, dont je donne une description exacte, j’ai laissé une page et son revers pour son explication. Plus de 800 explications sont faites. Nous nous sommes rencontrés dans l’arrangement : le vôtre est cependant le meilleur, puisque vous rangez les méd(ailles) des îles après celles de terre ferme. J’ai mis les îles d’Europe, après celles de la terre ferme en Europe. La semaine prochaine je vous enverrai mon index. Parmi les méd(ailles) d’Espagne j’ai mis les villes, dont nous avons les monnaies de rois goths ; j’en ai usé de même pour les méd(ailles) de nos rois de la première race. Depuis bien des années je ne vois presque plus de méd(ailles) d’Espagne : il s’est élevée une foule d’amateurs aveugles, qui les recherchent, ne savent pas même les lire, et ne veulent les montrer à personne. J’oubliais de vous dire, que dans ma (cette) collection géographique de médailles, j’y fais entrer celle des Augustes. Quel dommage pour la république littéraire que les 1500 méd(ailles) que vous avez fait dessiner, ne soient pas gravées ! Mrs Corrari et Arigoni pour la vente des seules estampes de leurs médailles, ont retiré les frais de la gravure. Voilà une planche dont la gravure m’a coûté 22 ( ?). J’en ai plus de 15 semblables, de même prix. Elles ont été gravées en France, mais secrètement, dans la crainte que les graveurs de Paris n’excitassent le mien à chanter plus haut. Si vous voulez vous en servir, pour le dépayser, il faudra que tout se fasse en mon nom. Je vous donnerais là-dessus des instructions nécessaires. J’ai bonne envie de vous gronder : vous le méritez. Pourquoi tenir cachées les notes que vous avez faites sur vos médailles ? A ces notes donner le titre de Testament ( ?) ou de Horae subcisivae ; dites dans une courte préface, que vous les aviez jetées sur le papier pour votre usage, sans penser à les rendre publiques ; en voilà plus qu’il ne faut pour vous mettre à couvert de la critique, que vous craignez si mal à propos. En tout cas, faites-moi copier ces notes ; envoyez-les moi ; je serai alors celui qui courra avec plaisir le risque auquel vous ne voulez pas vous exposer. On rejettera sur l’éditeur la censure, et non sur l’auteur. Je vous remercie d’avance des planches gravées des méd(ailles) de rois, que vous m’annoncez. Il vous sera facile de me les faire sûrement parvenir par M. l’abbé de la Ville. Il ne tiendra pas à moi que je n’augmente vos méd(ailles) d’Espagne. Le comte de Saceda m’a prié de lui faire acheter toutes les méd(ailles) d’argent d’Albin, de Pupien, ou de Balbin qui pourraient se trouver. C’est un curieux qui s’élève, et qui est en état de faire de la dépense, si son goût augmente ; et il augmentera à proportion des acquisitions qu’il fera, et qu’ici on n’a pas occasion de faire. N’oubliez pas, je vous prie, de me dire à quoi montent les frais des dessins de vos méd(ailles) que vous avez eu la bonté d’avancer. C’est un il le faut, autrement je n’oserai plus vous demander pareilles grâces. Je suis avec les sentiments les plus tendres d’attachement et de respect, Monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur. Panel, de la Comp. de Jésus. Madrid, 16 Déc. 1760 » (Paris, BnF, Fonds français, n. acq. 1074, f° 109-110).  
-Lettre du 23 février 1761 (de Madrid) : « Monsieur, C’est l’amitié, qui vous suggère les avis que vous me donnez sur le soin de ma santé. Jugez par vous-même des tendres sentiments de ma reconnaissance : je voudrais pouvoir les faire connaître. Les planches de vos méd(ailles) de rois me viennent d’être rendues. Que de richesses ! Et vous ne vous faites pas scrupule de ne pas les donner au public avec les notes que vous y avez faites ? Ce larcin ne peut être pardonné. Votre modestie vous en impose : faites en usage ailleurs : ici elle est illusion. Le roi Mostis m’est inconnu, je ne trouve nulle part le roi NIKA de la 3e planche, et je ne sais pas lire la méd(aille) suivante. Dans la 5e planche les méd(ailles) que vous attribuez à Ptolémée philadelphe, et qui ont le Pégase, la foudre, et une proue, ne seraient-elles pas plutôt de Ptolémée roi de Syrie, dont Pline parle ? Nous avons ici, dans le cabinet de l’Infant D. Luis les deux dernières ; leur fabrique est syrienne. Il est vrai que l’air du visage est celui de Ptolémée philadelphe. Dans la planche VI la méd(aille) que vous attribuez à Ptolémée IX est, à mon avis, d’Alexandre le Grand, ainsi que celle que Vaillant attribue au même Ptolémée. Leur fabrique n’est rien moins qu’égyptienne : or j’en ai vu de semblables que M. Cary avait reçues de Sidon ; dans la pl. XVI j’ai été surpris d’y voir donner le surnom de junior à ( ?). Dès qu’il fut fait Auguste on lui donna sur quelques-unes de ses méd(ailles) un air un peu moins jeune, quelquefois même une barbe naissante, comme on le remarque sur la méd(aille) de Géta, de Fl. Cl. Julien. Dans la pl. XIX, vous donnez à la méd(aille) d’Amyntas au roi de la Cibyratide. Mais la fabrique, qui en est belle, et de goût, ne s’y oppose-t-elle pas ? J’oubliais la méd(aille) de la jeune Cléopâtre, de la planche 6 est pour moi une énigme. Ce qui m’y embarrasse est le C avant C. Enfin, pl. 21, le roi ne serait pas le roi de Numidie, que Justin appelle Gala ? De les copistes ont pu facilement lire ou écrire , Gala. Voilà quelques remarques ridicules que j’ai faites à la première vue de vos planches. Vous en rirez avec raison ; qu’importe, si elles vous prouvent ma reconnaissance. J’avais fait un écrit sur les méd(ailles) de Vaballathus, que je dis être fils d’Athénodore, et mari de Zénobie. Il faut que pendant que les vertiges me travaillaient, il se soit égaré avec tant d’autres de cette espèce. Je l’ai cherché pour vous l’envoyer, sans le trouver. S’il paraît, vous le recevrez. Le graveur, qui m’a gravé quelques planches de méd(ailles) est mort ; celui qui me les dessine est un jeune Espagnol, établi à Madrid. Je vais écrire à Lyon et à La Haye pour trouver un graveur de goût, et qui ne soit pas cher. J’en ferai aussi chercher un à Nuremberg, Hambourg et Dantzig par un de mes amis qui est ici. Les 10 vol. du recueil géographique de méd(ailles) sont minces, in 4to ; chaque ville a deux pages, ou un feuillet. J’y ai mis les méd(ailles) des Augustes, la plupart des gauloises, et quelques-unes des monnaies de nos rois de la première race. Vous le connaîtrez aisément par le catalogue que je vous envoie. L’idée de ce recueil me vint à l’occasion d’un très grand nombre d’explications, ou plutôt de parerga, que j’avais faites sur plusieurs villes et rivières, et qui se sont perdus. A mesure que j’en retrouve quelques-uns, je les copie dans mon recueil. A mesure que je travaille à ces parerga, je découvre que j’ai quelquefois attribué à une ville des méd(ailles) qui ne lui appartiennent pas. Depuis le commencement de cette année, je n’y ai pas donné un coup de plume, ou parce que j’étais malade, ou que la cour m’a occupée. Dans le mémoire, que vous m’envoyez des méd(ailles) de villes d’Espagne, il y en a plusieurs que je ne connais pas. Je ne sais où vous les aurez découvertes. On n’en apporte plus ici de l’Andalousie et de l’Estrémadure. On les y recherche sans savoir les lire, et on les tient fermées, sans qu’on les laisse voir à personne. Je garde votre mémoire, pour en faire usage. Le comte de Saceda n’a pu encore acquérir 30 méd(ailles) d’Espagne ; il n’est par conséquent pas en état de faire des échanges. Vous devriez m’envoyer tout ce que vous avez de méd(ailles) grecques, égyptiennes et de colonies, y joindre vos deux Balbins et vos deux Pupiens d’argent, et y mettre un prix. Je vous les négocierai. M. l’abbé de Rothelin en usait ainsi, et il faisait bien. Par la il se débarassait des doubles, qui le mettaient à même de s’en procurer d’autres plus facilement. L’année prochaine, si vous le permettiez, je pourrais vous envoyer mon recueil des méd(ailles) des Augustes, frappées en Egypte, pour l’enrichir de la description des vôtres, que je n’aurai pas connues, et citer de votre cabinet celles que je cite d’ailleurs. Peut-être demanderai-je la même grâce à M. l’abbé Barthélemy. Vous êtes surpris de ce que je ne fais rien imprimer. Ici ce ne sont pas les libraires mais les auteurs qui font les frais de l’impression. Je suis avec les sentiments les plus respectueux et les plus tendres, Monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur. Panel, de la Compagnie de Jésus. Madrid. 23 févr. 1761. Nouveaux remerciements des descriptions de vos méd(ailles) égyptiennes, de Vitellius, et du dessin de celle de petit bronze. C’est Canope qu’elle représente. Cette divinité est diversement coiffée sur les méd(ailles) de ce pays-là. Sur quelques-unes le vase est chargé de hiéroglyphes, sur d’autres il lui sort du menton un long poil, ou brin de barbe, tel que je lai vu sur des figures chinoises en estampes. Qui peut mieux savoir que vous, qui ne pouvez ne pas avoir quelques milliers de méd(ailles) égyptiennes des Augustes ? Pourriez-vous me donner la description de vos méd(ailles) où le titre de SEMNOS est donné à quelques Augustes, de même que sur leurs méd(ailles) grecques ? Gordien l’Africain le Père l’a sur toutes les siennes ; Domitien sur une de Smyrne ; Septime Sévère . Est-il vrai qu’à Paris on a vu un Carausius d’argent, au revers de OVIVNA AVG. son épouse ?» (Paris, BnF, Fonds français, n. acq. 1074, f° 111-112).  
-Lettre du 29 mars 1734 (d’Ornex) : Panel reçoit la Verona Illustrata de Maffei à Ornex ; il s’est fait communiquer discrètement les œuvres de Jean Hardouin (Avignon, Bibliothèque municipale, Ms. 2374, f° 207 ; Guillemain 1993, p. 111, note 3).  +
-Lettre du 4 mars 1734 (d’Ornex) : Panel reçoit la Verona Illustrata de Maffei à Ornex ; il s’est fait communiquer discrètement les œuvres de Jean Hardouin (Avignon, Bibliothèque municipale, Ms. 2374, f° 205; Guillemain 1993, p. 111, note 3).  +
-Lettre du 30 octobre 1620 (de Vic) : « Il ne sera besoin de me renvoyer lesdites médailles [sc. gothiques] pour ce qu’elles sont vôtres… » (Paris, BnF, Ms Fr 9538, f° 250 r-v; voir A. Reinbold, Correspondance Nicolas Fabri de Peiresc - Alphonse de Rambervillers (1620-1624), Paris, 1983, p. 21 - info Guy Meyer).  +
-Lettre du 18 septembre 1620 (de Vic) : « Monsieur, Pour satisfaire à mes dernières, que je vous ai envoyé depuis huit jours, j’ai reconnu en mon cabinet les médailles qui pouvaient être gothiques, et ayant longtemps demeuré en doute, si je vous devais faire tenir chose de si peu, j’ai enfin pris résolution de vous les envoyer, avec créance qu’elles vous seraient agréables, je vous prie donc en recevoir quinze, des plus belles que j’ai pu trier parmi les autres. Il faut que je confesse qu’elles me sont inconnues, ne pouvant pénétrer l’intelligence d’icelles. Je serai extrêmement content si elles vous apportent du plaisir ») (Paris, BnF, Ms Fr 9538, f° 252; voir A. Reinbold, Correspondance Nicolas Fabri de Peiresc - Alphonse de Rambervillers (1620-1624), Paris, 1983, p. 14-15 - info Guy Meyer).  +
-Lettre du 30 septembre 1620 (de Vic) : mentionne en passant les médailles gothiques (Paris, BnF, Ms Fr 9538, f° 250 r-v; voir A. Reinbold, Correspondance Nicolas Fabri de Peiresc - Alphonse de Rambervillers (1620-1624), Paris, 1983, p. 18 - info Guy Meyer).  +
-Lettre du 8 septembre 1620 (de Vic) : « Je suis infiniment satisfait d’entendre que vous prenez plaisir aux médailles Gothiques et tâcherai de vous en envoyer celles que j’estimerai les plus belles de mon cabinet. Pour mon inclination, ayant une native proclivité à la peinture, je vois volontiers les impériales, pour ce qu’outre le témoignage de la vérité de l’histoire qu’on en peut tirer, aussi il y a de quoi contenter l’esprit en contemplant l’excellence de la sculpture ou gravure, qui était alors florissante. (...) (Paris, BnF, Ms Fr 9538, f° 251; voir A. Reinbold, Correspondance Nicolas Fabri de Peiresc - Alphonse de Rambervillers (1620-1624), Paris, 1983, p. 12-13 - info Guy Meyer).  +
Lettre du 30 oct. 1697 (de Milan) : (Archivio di Stato di Bologna, FMC, IV, 18/678 ; voir Missere Fontana 2012, p. 247, note 51).  +
Lettre du 13 nov.. 1697 (de Milan) : (Archivio di Stato di Bologna, FMC, IV, 18/678 ; voir Missere Fontana 2012, p. 247, note 51).  +
-Lettre du 15 oct. 1698 (de Milan) : sur le marché conclut entre le fils Mezzabarba et l’antiquaire genevois Voisin : les pierres gravées de la comtesse de verrua (Jeanne de Luynes) contre les monnaies de Mezzabaraba (Archivio di Stato di Bologna, FMC, IV, 18/678 ; voir Missere Fontana 2012, p. 247, note 55).  +
Lettre du 5 nov. 1698 (de Milan) : sur le marché conclut entre le fils Mezzabarba et l’antiquaire genevois Voisin : les pierres gravées de la comtesse de verrua (Jeanne de Luynes) contre les monnaies de Mezzabaraba (Archivio di Stato di Bologna, FMC, IV, 18/678 ; voir Missere Fontana 2012, p. 247, note 55).  +
Lettre du 23 juil. 1698 (de Milan) : « V.S. ha molto ben raggione a dirla in tutta confidenza che le medaglie di bronzo che haveva l’amico (Renzi) possino essere dello studio del fu s. conte Mezzabarba ; ma che lo stesso le abbi havuto a dirittura dalla dama (Jeanne-Baptiste d’Albert de Luynes) non creda, ma le à pigilate cred’io del Genevrino (Voisin) che li motivai con mia passata che mi mostro la pietra ; per quanto io ho potuto scoprire ; il studio di medaglie sudette io va esistando il s.r. conte suo figlio (Francesco Maria) essendomi capitato a me solo ieri alcune medaglie d’oro che non le comprai, per esser delle più picole del secolo basso et una moderna di Carlo V, mal fatta e rinettata malle, con saldato attorno una cornice fatto a aloro di maliss.mo gusto, come pure alcune di argento consolari et certe monete antiche di Milano, pure queste non le pigliai, per averne io molte anche duplicate ; con che la serie che con tanta fatica e studio questo virtuoso cavagilere racolse hora se ne và volando ; perché la gioventù vole starsene alegramente senza altro pensare (e cosi vanno le cose del mondo) » (Archivio di Stato di Bologna, FMC, IV, 18/678 ; voir Missere Fontana 2000, p. 198 et 2012, p. 247, note 55).  +
-Lettre du 30 juil. 1698 (de Milan) : sur le marché conclut entre le fils Mezzabarba et l’antiquaire genevois Voisin : les pierres gravées de la comtesse de verrua (Jeanne de Luynes) contre les monnaies de Mezzabaraba (Archivio di Stato di Bologna, FMC, IV, 18/678 ; voir Missere Fontana 2012, p. 247, note 55).  +
Lettre du 20 août 1698 (de Milan) : sur le marché conclut entre le fils Mezzabarba et l’antiquaire genevois Voisin : les pierres gravées de la comtesse de verrua (Jeanne de Luynes) contre les monnaies de Mezzabaraba (Archivio di Stato di Bologna, FMC, IV, 18/678 ; voir Missere Fontana 2012, p. 247, note 55).  +
Lettre du 27 août 1698 (de Milan) : sur le marché conclut entre le fils Mezzabarba et l’antiquaire genevois Voisin : les pierres gravées de la comtesse de verrua (Jeanne de Luynes) contre les monnaies de Mezzabaraba (Archivio di Stato di Bologna, FMC, IV, 18/678 ; voir Missere Fontana 2012, p. 248, note 70).  +
Lettre du 4 mars 1699 (de Milan) : (Archivio di Stato di Bologna, FMC, IV, 19/679 ; voir Missere Fontana 2012, p. 248, note 67).  +
Lettre du 3 juin 1699 (de Milan) : « L’amico nostro Carrara mi disse anche di haver visto madama di Verrua, tutto il suo copioso studio di medaglie et una grandissima quantità di pasticci mandati del Amico nostro di Roma (Renzi), qualle per quanto si vede è ancora in gratia di detta dama, abenché la medesima l’abbi richiamato a Torino et elli si scusa di essere agravato d’indisposizione tale che non puole per qualche tempo moversi di Roma, havendo ahuto ordine lo stesso Carrara di sfiorare lo studio di tutte le medaglie false et in questo suo viaggio raccogliere cio che mancherà » (Archivio di Stato di Bologna, FMC, IV, 18/678 ; voir Missere Fontana 2012, p. 249, note 81).  +
Lettre du 29 juil. 1699 (de Milan) : Carrara, « l’Astrologue », est parti content, » Ma l’altro Amico di Roma (Renzi) è screditato affatto, havendo conosciuto benissimo quei signori che nel antiquaria non se sa pataca ; né socome si finirà tal facenda ; mi spiace pero del suo cativo incontro » ; sur l’activité du faussaire Dervieux : « E qui a Milano di presente un certo francese che è venuto da me a mostrarmi diverse medaglie rare, si in bronzo, come in argento et oro, ma se bene lo non sono niente perito, mi pare che vi siano di gran pasticci. Ha una medaglia in oro di Domiziano con Roverso la testa di Domizia, ma conosco benissimo che è un getito ; come anche un Gordiano Africano che pure conosco che è patina moderna, come li ho aponto detto, et elli mi ha risposto che è vero, ma che se il da tal patina doppo haver rineato bene l’antiche ; vorrebbe cambiar con due ma non ci voglio far altro perché vedo di gran pesticci » (Archivio di Stato di Bologna, FMC, IV, 18/678 ; voir Missere Fontana 2012, p. 250, note 86, p.251, note 114).  +
Lettre du 11 août 1699 (de Milan) : « che li siano ricercate le cose che esporto da Torino, che consistevano in gran quantità di oro e di argento, pietre et altro » (Archivio di Stato di Bologna, FMC, IV, 18/678 ; voir Missere Fontana 2012, p. 250, note 87).  +
Lettre du 23 sept. 1699 (de Milan) : sur le faussaire Michel Dervieux : « un bravo virtuoso in far medaglie antiche » (Archivio di Stato di Bologna, FMC, IV, 18/678 ; voir Missere Fontana 2012, p. 251, note 116).  +
Lettre du 21 oct. 1705 (de Milan) : sur Carrara, « l’Astrologue », qui était à Gênes mais qui « ora starà a Napoli in casa di quel Capellano Maggiore da lui tanto nominato per gran diletante di Medaglie » (Archivio di Stato di Bologna, FMC, IV, 18/678 ; voir Missere Fontana 2012, p. 250, note 102).  +
Bologne, Archivio di Stato, FMC, s. IV, b. 74/734: Descriptio Musei Tadaei Amonii Prioris Capituli S. Petronii – manuscrit autographe de Gian Giacomo Amadei, daté du 11 jan. 1739 ; collection de 3423 monnaies en bronze de tous modules, de Pompée à Héraclius, laissée par testament à la Casa dei poveri mendicati de la ville d’Imola ; la collection est estimée en 1713 à la mort de son propriétaire à 1366 scudi de Rome (voir Missere Fontana 2001-2002, p. 215, note 43).  +
-Lettre du 21 février 1795 (de Venise) : « Se alcuno costì aspirasse a far compera d'un museo di medaglie, lo avrebbe per mez so mio. Un celebre letterato ottogenario defunto il lasciò vendibile. Contiene tre mille medaglie, Consolari, Imperiali, Medaglioni ec. Ve ne son di rarissime. Io me ne fo mallevadore. Le 392. d'argento sono anche illustrate in un MS. dallo stesso posseditore, che si prepara a pubblicarle. Volendo, vi darò un conto più esatto, anche con poca fatica: è già tutto ordinato. Comunicatelo ai dotti, ma non poveri amici. » (L’epistolario ossia 1795, lettre 183, p. 128).  +
-Lettre du 11 juillet 1795 (de Venise): « Gli antichi premiavan le bestie, e le crearono talvolta numi. Voi che olezzate d'antichità, ne avrete viste le immagini nelle medaglie, e letti gli elogi nelle lapidi. Li direste forse irragionevoli? Lo dando le bestie, lodiamo l'opere del Creatore benefico agli uomini nei loro istinti. Addio. (L’epistolario ossia 1795, lettre 302, p. 223).  +
-Lettre du 19 janvier 1796 (de Venise): “Il Patino nella sua Introduzione alla scienza delle medaglie è debitore a Savot Francese. Salmasio rubbò le pagine intiere dal gesuita Bisciola, ed egli disse di non averlo mai letto. Scioppio ha copiato la Minerva di Sanctius. Milton prese la idea del suo poema dalla Sarcotea del gesuita Masenius. Ma questi plagiari hanno infine ragione, esclamando con Montagna: malheur aux anciens qui m'ont volè mes pensées, e il Bibiena nella sua Calandra, rubbata presso che intiera da Plauto, asserì nel prologo, staria bene a Plauto l'errer rubbato per tenere le cose sue senza chiave . . . si cerchi in Plauto, e troverasri che niente gli manca. Ciò posto, vedete il destino della letteratura. Leggete il Menkenio de Charlataneria eruditorum, e vi maraviglierete assai meno. Sappiate esser plagiario, e desterete più invidia che compassione. Addio » (L’epistolario ossia 1796, lettre 29, p. 24).  +
-Lettre du 4 avril 1796 (de Venise): “Sopra le Terme Romane con una fontana appresso: Nymphis Loci. Bibe, Lava, Tace. In una medaglia della famiglia Vinicia ad Augusto per la riparazion delle strade: Caesari Augusto Quod Viae Munitae Sunt. Dopo queste brevi mie riflessioni, giudicate se quella lunga ampollosità nè chiara nè latina della vostra mandatami, possa esser ridotta da me allo stil Lapidario. Io la ripongo tra le quisquilie dell'Agro Romano, ed auguro all'amico un esemplare di buone Lapidi, su cui tenti una riforma alla sua depravazione. Un uomo che ha sul tavolino Grutero, Reinesio, Maffei, Muratori, Oderico, Zaccaria ec.; può farla da Areopagita, anche lontano dal Campidoglio. Addio » (L’epistolario ossia 1796, lettre 193, p. 143-144).  +
-Lettre du 5 avril 1702:« A Morellii codicillas literis ad Baldingerum injectus. 5 Apr. 1702. Maxima cum laetitia perlegi, quae de epistola mea scripsis doctissimus Franciscus de Ficoroni, sed quia conditio et qualitas tanti viri in meam nobiliam non pervenerunt benevolentiae eius pro lubitu et debito respondere non licet. Placet interea eadem frui, & de quibusdam perscriptis mentem aperire, at certus esse possit de mea orga benevolum observatia. Gratias ago maximas quod epistolam meam annunciare volerent. Ill. Bianchini, & summi viri observationes ac jussa debito caltu expectabo. Nummis ex aere magno cum capito Jani bifrontis ab una et rostro navis ab altera parte Ursino & Patino ignotos in quam plurimis familiis Romanis observari atque delineari, interim gratissima mihi esset (?) non visi (?)am accessio, qua propter de communicatione enixe rogo. Nummus argenteus cum capiti Herculis inter inientos a Patino locatus, & docenti ejus inscriptione, prout iam / observabit Ursinus Deo Semoni faneo dedicatus vulgaris est, & occurrit cum diversis literis notisque monetalibus.Amicus quidam credit hunc nummum ad familiam Quinctam referendum esse, quod tamen non praestiti, sed inter incertus reliqui. Huic numini D.S.S. naves etiam dicatam fuisse, indicant nummi gentium Caesiae & Liviae. Nummus gentis Lolliae cum inscriptione HONOR a parte capitis rarissimus & insignis est, illumque nunquam vidi, potest tamen esse ut in nummo detrito a nova manu restitutum fueris nomen onoris pro Libertatis, nam tales fraudes in aliis nummis iam observari, tantaque arte effictas, ut etiam expertus Rupertus decipi posset, quapropter rogo, ut ectypon mihi mittatur cum sequentis nummi rarissimi Q. D. SEPTIMVS L. CORNELI. Ex aere medio et cum capite senili ab una, & bove ad altera parte neque unquam in conspectum meum venit.Nummum Augusti adjecto nomine NASSICA, & alterum STATI. TREBO. vidi in thesauro Regio Versaliae, illosque iam an mandavi. Gratulor de rescepto opere artis eternae antiquitatum, eiusque editionem ex opto ; ad plurima doctissima exquirere rossimus cum ( ?)nimis laboribus celeberrimi artificus Bartoli. Caracallae nummum vidi et delineavi, in cuius aversa parte vir quidam sive Hercules taurem donat; alias occurrit cum (?) prostrato sei hi nummi contorniati fuat, non Graeci. Rarissimus est nummus gentis Horatiae cum inscriptione COCLES illumque iam edidit Gorlaeus, sed alter ab Ursino editus et a Traiano restitutus nondum comparuit, quanuis Patinus in dissertatione sua nulla de eo locutus fit, et nummum ipsum summa cum fraude Ducii Parmensi obtulerit. Interim optarem ectypa nummis cum inscript. COCL. LICINIVS. nec video quo modo optare possit. Ultimus ven ad familiam Terentiam pertinet, eiusque delineationem heic submitto, ut iudicari possis, an aliquo modo differat an illo, quem possidet Dn. De Ficoroni, cui humilis servus cum officiosissima saluti permaneo» (Paris, BnF, Manuscrits, Nouvelles acquisitions latines 389 : Correspondance numismatique d’André Morell d’ Arnstatt, pendant les années 1702-1703, p. 41-43 [en ligne sur Gallica]).  
-Sans date (début 1702) :« Monsieur le Chevalier, J’ai reçu la lettre que vous avez eu la bonté de m’écrire du 11 janvier, et je puis dire avec vérité, que j’ai eu peu de jours si agréables, car outre la joie de votre souvenir et bienveillance, j’ai eu au même moment les premières nouvelles, qui sont venues d’Angleterre avec la belle et généreuse résolution de votre incomparable nation, pour pré( ?)er le reste de l’Europe d’un esclavage. Si j’avais été encore en bonne constitution, je me serais comporté ce jour là comme un véritable Suisse en buvant la santé de sa Majesté Britannique, et de tous les membres du Parlement, qui ont contribué au bien public. Cette joie s’est encore beaucoup augmentée de beaucoup, par la nouvelle que Monseigneur le Comte de Pembroke commandera en chef la plus considérable flotte, car je m’imagine que l’on a fait en cela un grand honneur à la curiosité des médailles, en faisant un si illustre curieux PRAEF. CLASS. ET ORAE MARIT comme a été Pompée, et je souhaite à ce seigneur qu’il puisse acquérir le nom de MAGNVS dans ses expéditions, en sorte que le monarque qui a pris ce titre, et contre lequel il faut combattre, puisse perdre la première lettre de ce superbe titre, et devenir AGNVS, et omnis populus dicat Amen ! Je m’étonne qu’il y ait si peu de curiosité à Vienne. Ignoti nulla cupido, car ils n’ont jamais eu de véritables connaisseurs en médailles, quoique d’ailleurs fort savants. Le cabinet de l’Empereur est sans doute incomparable, sans qu’on le sache, et je le juge par les très belles et singulières médailles que Octavius Strada en a publiée ; outre cela, le cabinet d’Innsbruck (nb : écrit « Inspruc ») a encore été mené à Vienne, d’où Occo avait tiré tout son ouvrage mais on m’a dit, que tout était encore sans être ouvert ou dépaquetté. Lambecius était un grand et savant homme ; mais il n’avait pas la moindre connaissance des médailles, comme aussi le dernier mort, Mr Neffel, qui songeait plus aux médailles courantes pour en remplir sa bourse, par le moyen du cabinet auquel il était préposé. Je vous suis sensiblement obligé d’avoir présenté une de mes épîtres à Mr le Nonce. Je n’ai jamais eu l’honneur de le voir mais tous ceux qui m’en ont parlé, l’ont fait avec de grandes louanges, comme d’une personne de très grand mérite, et d’une âme généreuse. Ceci n’est pas la seule bonté que vous avez eue envers moi, puisque je vois par une lettre de Mr le Général Marsili, que vous parlez de moi avec trop d’avantage, et prenez garde de ne pas vous faire tort en cela à vous-même puisque ma conscience me dicte le contraire, et que je n’ai aucun mérite mais seulement un désir extrême d’apprendre et d’être serviteur très humble à tous les honnêtes gens. Ce seigneur général m’a aussi envoyé un dessin de sa médaille d’or de la famille Plautia, et je la trouve fort considérable. Je vous envoie ci-joint les médailles ou dessins demandés, et y ait fait ajouter un Ptolémée fils de Juba que j’ai trouvé depuis votre départ dans un sac de rebut, que je n’avais pas encore vu. Tout ce que j’ai est à votre service, mais dans peu je serai fort malheureux pour servir les amis puisque mon graveur s’en ira, après avoir fini son travail, et je n’aurai personne pour dessiner. Monseigneur le Comte de Schwartzbourg n’est pas sorti du lit depuis votre départ, ayant été furieusement tourmenté par une espèce de goutte vagabonde et de la pierre, en sorte que j’ai souvent été dans la peine de perdre un si bon maître, lequel est encore très fâchéde n’avoir pas pu vous entretenir lui-même, et a aussi lu votre lettre avec plaisir. Je me recommande à la continuation de votre souvenir, surtout si vous rencontriez quelque médaille consulaire considérable, et qui n’était pas dans Ursin et Patin ; je ne doute pas, qu’il s’en trouve plusieurs dans les cabinets considérables de Venise et autres de l’Italie. Monsieur le Docteur Bon (auquel je vous supplie de faire mes compliments, et que je suis fort fâché que ma maladie m’ait empêché de correspondre avec lui) pourra le mieux dire, où il s’en trouve. Ne manquez pas de voir les cabinets de Ruzini, Cornara, Capello, Godesinida ( ?). Et faites moi la grâce de quelque information sur eux. Il y a aussi des curieux à Padoue, et on m’a dit qu’il y a une suite d’or considérable chez un gentilhomme nommé Torta. Mr Galand m’a écrit de Paris, et il veut soutenir la cause de Mr Beger, en faisant d’un bât de chameaux une couronne, et il est encore plus ridicule, car il dit, que la figure à genoux auprès du chameau dans la première médaille de la famille Aemilia est une victoire ; on ne l’a jamais vue à genoux pour demander très humblement pardon d’avoir battu et offensé ses ennemis. Je vous supplie de m’informer du sentiment sur cela des Italiens, car cette médaille est fort commune, et entre les mains de tout le monde : ainsi si une grande quantité ne montrent qu’un bât sur le chameau, pourquoi croire une seule, où très peu, qu’il y a une couronne royale, et quoique cela semble être, il m 'est plus vraisemblable que les graveurs ont figuré les bâts différemment, chacun suivant son imagination, ou que les bâts étaient en effet différents pour porter ou hommes et plusieurs sortes de ballots et marchandises. Cela me fait souvenir de la coutume des bouchers à Paris, lesquels ont une certaine manière à mettre sur un cheval avec plusieurs crochets ou pointes pour pendre à chacun un mouton, et s’il n’y a point de moutons, ces pointes de la machine semblent aussi une corona radiata, si on gravait un cheval avec une semblable machine sur une médaille ; ainsi un sublime Dulodorus (nb : le nom d’un des personnages fictifs de Beger) s’y tromperait aussi facilement dans ses arrêts, qu’il prononce quasi avec quelque commandement. Revenons aux médailles d’or, à Padoue, chez le Signor Torta, desquelles je serais bien aise d’avoir information particulière, car on m’a dit, qu’il y avait des choses singulières, entre autres : Agrippa cum corona rostrata ; Antonius cum Cleopatra ; Elagablus cum Julia Aquileia, et sembables. Ainsi je vous supplie très humblement de tâcher d’avoir un catalogue de ce cabinet, et savoir si on le voudrait vendre, et combien on les estime. Et en cas qu’il y ait apparence de traiter avec ce gentihomme, quelles précaution et sûreté on pourrait prendre pour la réalité et véritable antiquité desdites médailles pour n’être pas trompé par des fausses ou moulées. Pour de côté on offre le paiement, et donner toutes les assurances nécessaires à Venise avec toute satisfaction raisonnable, mais on désire réciproquement une entière sûreté comme de raison. Je vous demande mille pardons de la hardiesse que je prends de vous prier pour tant de peines dans une semblable commission, et n’aurais pas osé le faire sans la confiance que j’ai en votre bonté et générosité, et ferez en cela ce que vous jugerez vous-même être bon et nécessaire. Surtout il faudra prendre garde que rien ne soit distrait, et tout demeure ensemble. J’espère que vous me ferez cette grâce car je serais bien aise de perfectionner la suite d’or de mon illustre seigneur et maître. Si vous arrivez à Florence, je vous supplie de saluer de ma part Mr Bianchi lequel a en sa garde les médailles du Grand Duc de Toscane, et demandez le s’il n’a pas encore deux lettres de moi, et que je le supplie de me faire savoir s’il y a encore des médailles d’or à laisser ou vendre chez lui, et qu’il ait la bonté de m’envoyer les colles ou dessins des médailles consulaires, qui se trouvent sous sa conduite. Je les publierai avec son choix, et j’espère qu’il se souviendra que j’ai aussi fait pour son service tout ce que j’ai pu à Versailles, pendant le temps que j’ai eu l’honneur de l’y voir. J’entends des médailles consulaires, qui ne sont pas dans Patin, ou fort particulières. Excusez de ce que je vous entretiens si longtemps. Et quand vous reviendrez en Angleterre, ayez la bonté de continuer la correspondance avec moi, et si vous pouvez faire avoir des médailles, monnaies ou écus d’Angleterre pour le cabinet de Mr le Comte, je vous en serai très obligé, et vous satisferai régulièrement, en vous servant réciproquement en tout cequ’il vous plaira me faire l’honneur de commander. Mes respects et compliments à votre bonne compagnie. Je vous souhaite un heureux voyage, bon retour, et tout ce que vous pouvez désirer vous-même, et à moi que je vous puisse montrer dans quelque occasion avec quel désir, je m’efforcerai d’être, Monsieur le Chevalier, votre très humble et très obéissant serviteur. A. Morell » (Paris, BnF, Manuscrits, Nouvelles acquisitions latines 389 : Correspondance numismatique d’André Morell d’Arnstatt, pendant les années 1702-1703, p. 3-9 [en ligne sur Gallica] ; Callataÿ 2015, p. 303-305; Burnett 2020b, p. 1593-4).  
-Lettre du 4 avril 1702 (d’Ambach) :« Monsieur, J’ai reçu la vôtre du 17 mars avec la plus grande joie du monde ; mais j’y réponds dans une grande affliction causée par la triste nouvelle d’Angleterre, que je viens de lire. La description que vous faites du Dr Bon convient fort avec les conjectures que j’en avais auparavant ; mais laissons-là le bonhomme. Je m’étonne que vous n’ayez rien trouvé à Venise. Je sais pourtant qu’il y a des choses incomparables dans les cabinets de Morosini, Ruzzini, (S)oclerini et autres, à moins qu’il n’y sois arrivé un grand changement. Je viens de recevoir de Rome un envoi d’un certain Sr Francesco de Ficoroni que je ne connais pas, lequel travaille à un ouvrage sur les antiquités romaines. Il m’écrit de plusieurs belles médailles qu’il possède ; entre autres d’une médaille de la famille HORATIA ( ?) et non restituée par Trajan, comme Grotius l’a publiée. Je vous prie de faire connaissance avec cet homme et de l’assurer de mes très humbles services. Il me semble que j’ai encore beaucoup de choses à vous dire mais je ne saurais m’en souvenir ; tout ce que je souhaite est de pouvoir vous envoyer mon cœur afin que vous y puissiez lire avec quel respect de passion je suis, Monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur, A. Morell » (Paris, BnF, Manuscrits, Nouvelles acquisitions latines 389 : Correspondance numismatique d’André Morell d’Arnstatt, pendant les années 1702-1703, p. 22 [en ligne sur Gallica] ; Callataÿ 2015, p. 306).  +
-Sans date : « Monsieur le Chevalier, J’espère que vous aurez reçu les lettres, que j’ai envoyées pour répondre à celles que vous avez eu la bonté de m’écrire. J’ai reçu une lettre de Mr Ficoroni, où il promet de m’envoyer quelques dessins des médailles consulaires; ainsi je les attends avec impatience, et je ne lui répondrai pas jusque-là, mais je vous supplie de l’assurer de mes très humbles services, si vous êtes encore à Rome. Puisque vous buvez souvent ma santé un caffé, je vous ferai raison en bière, que je trouve meilleure dans la profonde constitution de ma santé, car le temps est passé d’aimer mieux un verre de limonade à la glace, nam olim (?), et quand on devient vieux, on est soi- même comme une glace. Je n’ai pu répondre à l’obligeante lettre et dissertation de Mr Jo. Bapt. Marinella, parce que je ne sais pas ses titres et qualités, hormis que je vois clairement, qu’il est un homme savant et d’une grande érudition. Ainsi je ne puis faire autre chose que de vous supplier de lui faire mes très humbles remerciements. Pour ce qui est des deux médailles, dont il m’a envoyé les dessins, elles n’ont rien de considérable, sinon que la première de la famille ACILIA est sans doute antique, mais par une bévue des monétaires on y a ajouté un coin ou tête de la famille Tituria. J’ai vu beaucoup de semblables exemples ou médailles, comme j’en dis un mot dans ma lettre consulaire, ainsi on ne saurait prouver autre mystère par de semblables médailles. Outre cela il faudra qu’on prenne garde si cette médaille est fourrée, ou subaerata, en ce cas elle aurait été faite par un faux monnayeur de ce temps-là, car ils en faisaient de semblables médailles avec différents revers, pour mieux couvrir la fausseté et tromper le peuple. Quant à l’autre de la famille Aemilia, elle est assurément fausse et d’un coin moderne, et si cela était possible, je n’en demanderais autre juge que le défunt et éminentissime Cardinal Maximi, lequel sans doute ne l’a pas crue antique et vendable. Je suis fort obligé au Cardinal de Noris pour la bonté qu’il confesse envers moi. Il y a fort peu de Catholiques qui aient plus de respect et d’estime pour un si grand homme que moi, nonobstant la diversité de religion, cependant je l’estimerais plus heureux, s’il était encore dans sa cellule, d’où on l’a fait sortir pour le mettre dans des grands honneurs devant le monde, qui privent un véritable religieux des bons moments pour servir Dieu. Monseigneur le Comte de Schwartzbourg vous salue et prie instamment de faire votre possible pour acheter la médaille d’or d’Agrippa Rostratus, et vous n’aurez qu’à dire où l’on vous doit faire tenir et envoyer les dix pistoles, et pour l’envoyer ici, on vous en laissera le soin, et peut-être repasserez vous par l’Allemagne. Je voudrais que vous fussiez déjà à Naples, pour y voir le Comte de Pembroke ou autre héros anglais après la délivrance de ce royaume; mais il est à craindre que vous ne puissiez si longtemps à Rome, puisque les vents ne sont plus si favorables depuis la mort du roi Guillaume, auquel tous les honnêtes gens doivent songer les larmes aux yeux et pleurer sa mort. Je ne m’étonne pas que l’ambassadeur vous ait refusé un passeport à cause de votre religion, puisque des gens, qui n’en ont point, doivent avoir de la honte de voir et faire voir ces gens, qui sont imbus de la véritable religion. Je vous félicite sur votre acquisition d’un Pescennius Niger, et je prends cela pour un bon augure, puisqu’il a pour revers FORTVNAE REDVCI, et je souhaite que le revers vous soit véritable jusqu’à Londres en bonne santé et un parfait contentement. J’ai reçu plusieurs lettres de Monseigneur le Prince de Ligne, et il m’a envoyé des dessins de médailles consulaires, parmi lesquels il y en a plusieurs suspects, sur quoi je lui écris naïvement. Entre autres il m’a envoyé une dissertation sur le médaillon de Tibère, et comme les difficultés ne sont pas encore levées, j’ai fait copier le tout, et vous l’envoie pour que vous ayez la bonté de demander les sentiments des savants de Rome et autres lieux où vous passerez. De nummo maximi moduli ex Museo Corrari sequentia So( ?) Doctor J. C. Bon Cretensis. Nummus Tiberii rarissimus, in quo eminet epigraphe : TIBERIVS CAESAR DIVI AUGVSTI Filius Augustus Imp. VIII. Cos. III. Ab alia vero parte fides Mercurius in rupe montis, dextra cudurinum( ?), in area vero nummi C. F. I. leguntur. Sequuntur dein alia verba : Permissa Publii » (Paris, BnF, Manuscrits, Nouvelles acquisitions latines 389 : Correspondance numismatique d’André Morell d’ Arnstatt, pendant les années 1702-1703, p. 94-103 [en ligne sur Gallica] ; Callataÿ 309-310).  
-Lettre du 24 mai 1702 (d’Arnstatt) : « Un catholique romain ne saurait avoir plus de joie de quelque bonne nouvelle du Pape, que j’ai reçu par l’agréable vôtre datée le 22 avril à Rome. Et si vous ne gagnez pas les indulgences, je vous souhaite un infiniment meilleur bien, savoir la protection divine, et tout le bonheur que vous pouvez souhaiter vous-même. Je vous remercie très humblement, et Monseigneur le Comte de Swartsbourg m’a chargé devous faire ses salutations, et qu’il vous est fort obligé pour la peine, que vous avez bien voulu avoir touchant les médailles d’or du Signor Torta. J’en écris un mot au Prince de Ligne pour tâcher de débrouiller la cervelle bizarre de ce curieux, afin qu’il se puisse résoudre à une vente raisonnable. Le Signor Magnavacca est un fort honnête homme, et j’ai eu correspondance avec lui, pendant que j’étais à Paris, mais pour le Signor Abbate Ammonio, je n’ai pas l’honneur de le connaître, et quand vous aurez une semblable occasion, je vous supplie d’assurer tous les honnêtes gens que je suis leur très humble serviteur. Je ne sais si ma lettre des consulaires mérite d’être envoyée par la poste. Puisque vous le souhaitez, j’en ai envoyé quinze exemplaires à Nuremberg, pour les envoyer par quelque bonne occasion à Venise, afin que vous puissiez ordonner ce que l’on en doit faire. Si le temps l’avait permis, je vous aurais envoyé quelque eclaircissements et additions pour la faire imprimer à Rome, et si le Sig. Francesco Ficoroni le voulut faire, vous n’aurez qu’à me commander et dire la manière de ce que vous souhaitez et pouvez. J’espère que ledit Sig. Ficoroni aura reçu cependant quelques observations sur deux de ses lettres, qu’il a écrit à Ulm à Monsieur Baldinger. Je vous supplie de l’assurer de mon grand estime, et de mes très humbles services. Je ne sais qui était Pietro Rosini, et peut-être avez-vous voulu écrire Pietro Santo Bartolo, de la mort duquel je serais bien fâché, car c’est un excellent homme auquel lepublic a de grandes obligations. Je serais bien aise d’apprendre si je suis encore dans les bonnes grâces du Cardinal Noris, lequel à mon avis a une plus grande infaillibilité pour la science des médailles, qu’il n’aurait eu, étant devenu chef de l’Eglise catholique suivant le grand mérite de sa personne. Informez-moi au plus tôt de ce que vous avez trouvé à Naples, car on m’a assuré, qu’il y a des choses incomparables. Je vous félicite sur vos belles acquisitions et si vous trouvez quelques belles et rares médailles d’or, je vous supplie d’en accommoder la suite de Monseigneur le Comte, qui vous en aura une obligation infinie, et vous fait assurer d’une entière satisfaction avec remerciement. Je ne m’étonne pas que Begerus est méprisé en Italie, car il est de même autre part, puisque dans ses ouvrages après qu’on a eu la peine de lire les folies d’Archaeophilus, on trouve quelquefois que les superbes décisions de Dulodorus sont d’une même étoffe. Monsieur le Prince de Ligne m’écrit que vous avez acquis un quinaire d’argent de la famille CONSIDIA ; je vous supplie de m’en envoyer le dessin, et si vous voulez vous en défaire, que ce soit pour le cabinet d’ici. Informez-vous d’un certain Lucas, duquel on a pu autrefois acheter de très belles médailles, et si le R. P. Minio est mort. Ne manquez pas de voir les médailles de Carpegna, Ottoboni, et d’autres. Si vous venez à Florence, faites mes révérences à Mr Bianchi, et je le prie de me communiquer des médailles consulaires nouvelles, et s’il y avait une quantité de médailles d’or à vendre, de m’envoyer le catalogue. Assurez aussi de mes très humbles respects Mr Magliabecchi. Enfin je vous souhaite tout le bonheur dans votre voyage, suis et serai pour toute ma vie, Monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur, A Morell. P.S. Monsieur Leibniz se porte bien, et j’ai reçu une lettre de lui la semaine passée. Si vous n’êtes pas trop amoureux de votre Licinia Eudoxia, permettez qu’elle vienne à Arnstatt pour satisfaire à l’amour et curiosité d’un amant" (Paris, BnF, Manuscrits, Nouvelles acquisitions latines 389 : Correspondance numismatique d’André Morell d’Arnstatt, pendant les années 1702-1703, p. 72-75 [en ligne sur Gallica] ; Callataÿ 2015, p. 308-309).  
-Lettre du 20 sept. 1702: « J’avais resolu de r’envoyer les médailles à Monseigneur le Prince de Ligne, mais j’attendray jusques à ce que nous les puissions considerer ensemble. … Je vous remercie très humblement de la peine touchant l’Agrippa d’or chez M. Ficoroni, mais je trouve un peu estrange, que cet homme ne tient pas sa parole, mais en veut avoir d’avantage ; il est aussi dans le Cabinet du Signor Torta a Padoue, … afin que vous ayez plus de courage de venir ici, je vous advertis, que nous avons reçu depuis votre présence 156 belles médailles impériales d’or de Paris du Cabinet de feu Monsieur le Marquis de Seignelay » (Londres, British Library, Add. Ms. 4277 [Thoresby Papers, vol. IV], f° 12r et v3; voir Spier & Kagan 2000, p. 51-52 ; Callataÿ 2015, p. 313, II.11).  +
-Lettre du 18 oct. 1702 (d’Arnstatt) :« En vérité je ne sais si je dois faire des reproches ou remerciements à V. A. pour les médailles qu’elle m’a envoyé, et que je renvoie présentement. Quand je songe au risque et péril que ces bijoux ont essuyé, je tremble encore pour le retour,et ne puis m’empêcher de dire à V. A. qu’elle a été un peu téméraire en hasardant ce petit trésor ; mais quand je considère que cela ne s’est fait que par un excès de bienveillance envers moi, je suis empêché, et ne saurais trouver des mots, qui puissent exprimer la gratitude, laquelle mon cœur me dicte ; ainsi je confesse ma faiblesse en ne pouvant faire assez de remerciements ; je suis obligé pour cela incomparablement, et remercie V. A. de tout mon pouvoir, et la supplie de ne point épargner par tout ce que je pourrais faire pour leur service, et souhaite l’occasion de pouvoir montrer un échantillon de ma sincère reconnaissance, par mes très humbles obéissances. On peut appeler cette action une grande générosité, et comme cette vertu vient d’une grande cervelle, il ne faut pas étonner, qu’un Prince portugais soit extrêmement généreux, car le Royaume de Portugal fait la cervelle de toute l’Europe, et si nous considérons sa figure dans une carte géographique, l’Espagne en fait la tête, laquelle est présentement en danger de perdre la cervelle, si elle perd le Portugal. Pour revenir aux médailles mêmes, je demande pardon à V. A. de ce que je n’ai pas voulu croire, que ces merveilles fussent antiques, car j’ai vu le contraire, hormis N° 13, 33, 37, qui pourraient bien être moulées après d’autres antiques. J’ai remis ces médailles, chacune dans le papier écrit par V. A. et ai ajouté quelques petites observations, lesquelles je supplie de vouloir prendre en bonne part, et dirai encore quelques mots sur quelques-unes. N° 4. Je ne sais que dire de cette rarissime médaille car je crois qu’on y doit lire C. BAEBIO TAMPHILO, cependant on ne le peut trouver. N° 16. Cette médaille de Tibère est d’une grande conséquence, et j’ai été ravi de la voir, pour RVSTICELIVS, on lit cela distinctement, et c’est dommage, que les premières lettres soient effacées. N° 22. Je ne saurais lire le cognomen dans ce quinaire. N° 27. On lit distinctement C. VRMIVS, et je ne puis comprendre cela. N° 33. V. A. rira sans doute de ma conjecture sur cette médaille, mais je confesse que je ne l’approuve moi-même, et je ne l’ai mise que pour donner matière à une plus exacte recherche. N° 54. J’estime cette médaille fort singulière. PORTVS s’y voit clairement, et dans les médailles de Patras on ne voit point le nom de II. VIR, car c’était la résidence du suprême magistrat. V. A. jugera du reste de ma conjecture, et si cela ne plaît pas, je la condamnerai moi-même. N° 59 et 64. De ces médailles arabes j’ai vu quantité, et il y en a plusieurs dans le cabinet de monseigneur le Comte. Si V. A. ne s’en souciait pas beaucoup, on serait bien aise de les avoir, pour les joindre aux autres. Il y eu sur ces médailles arabes des lettres et un langage, que les savants appellent Coffi, et il est présentement inconnu aux Arabes modernes. Pour moi, je ne l’entends point, mais Monsieur de Court, neveu de Mr Saumaise, et ci-devant précepteur de Monseigneur le Duc de Maine les lisait, et entendait fort bien, et j’ai eu un grand plaisir de l’entendre là-dessus, quand je lui en faisais quelque dessin, et si les écrits qu’il a fait là-desus sont perdus, c’est un malheur considérable pour les curieux, car je ne crois pas, qu’il s’élève encore un homme si savant. N° 66. J’ai été fort surpris de voir cette médaille de Polémon, et confesse franchement que je ne saurais rien dire là-dessus. V. A. commence sa lettre par un mépris de la colle de poisson, et moi je l’estime extraordinairement, parce que sans beaucoup de dépense je puis amasser les colles de médailles, lesquelles me servent autant que les originaux. J’ai envoyé ci-joint six petits paquets de colles pour les voir, et supplie V. A. de me les renvoyer, car je ne m’en saurais passer, et ce sont mes archives métalliques. J’y ai ajouté la colle du médaillon de Tibère, comme il est à Berlin, et V. A. pourra voir, s’il est conforme à celui de Venise. Pour faire voir, que je voudrais bien montrer quelque reconnaissance, et pour plus grande sûreté du retour des médailles à Venise, j’ai trouvé à propos de les faire accompagner d’un ours espagnol, qui a donné lieu pour la dénomination d’Ossuna ( ?). Je supplie V. A. de mettre cette médaille parmi les leurs en mémoire de moi, qui voudrais bien faire autre chose. Mons. Le Chevalier de la Fontaine est revenu de Nuremberg, de là il est allé à Prague avec le Comte de Portland, et il m’a fait espérer qu’il reviendrait par Leipzig, et ferait tout son possible de passer par Arnstatt. La lettre contre Mr Galland paraîtra sous l’adresse dudit Mr le Chev. de la Fontaine, puisque Mr le D. J. l’a bien voulu permettre après avoir trouvé quelque obstacle de son côté, mais j’y ai fait plusieurs petits changements. Je demande pardon à V. A. de ce que j’ai retenu si longtemps ces médailles, mais j’ai été indisposé quelque temps, et incapable de travailler beaucoup à cause de mes faiblesses. Outre cela, j’ai été si amoureux de ces médailles que si je l’avais été à un si haut degré d’une belle fille dans ma jeunesse, je me serais peut-être résolu à un rapt : présentément pourtant je je n’y ai pas songé, car les devoirs d’un honnête homme sont en moi plus invincibles, que le plus grand empereur. J’ai ajouté encore quelques dessins après mes gravures, quoiqu’elles soient mal faites, car je n’ai présentement aucun dessinateur ou graveur qui aient pu faire de bons dessins, et n’ai pas eu des estampes tirées de mes planches ; ces dessins ont été transdessinez par mon écrivain, qui ne l’a jamais pratiqué. Il me semble présentement, que j’ai encore beaucoup de choses à écrire à V. A. mais la mémoire ne veut pas m’obéir, hormis qu’elle me dit toujours, que je n’ai pas assez remercié V. A. me trouvant donc dans une grande impuissance, je ne saurais dire autre chose, sinon que je serai toute ma vie de Votre Altesse, Monseigneur le Prince, le très humble et très obéissant serviteur. A. Morell» (Paris, BnF, Manuscrits, Nouvelles acquisitions latines 389 : Correspondance numismatique d’André Morell d’Arnstatt, pendant les années 1702-1703, p. 150-156 [en ligne sur Gallica] ; Callataÿ 2015, p. 313, II.12).  
-Lettre du 4 avril 1702 (d’Arnstadt) : « Monseigneur, Je ne sais comment je pourrai reconnaître toutes les obligations dont Monsieur le Chevalier Fontaine m’a chargé par tous les effets d’une généreuse amitié, dont une âme est capable, et que je n’ai point mérité envers lui ; car les petits services que j’ai tâché de lui rendre ne sont que la moindre partie de mon devoir. La connaissance de votre Altesse, qu’il m’a procurée, me réjouit infiniment, mais je ne sais si j’y pourrai répondre d’une manière satisfaisante. Cependant votre Altesse m’offre sa bienveillance d’une manière si généreuse que j’ai lieu d’espérer le pardon nécessaire, si contre ma volonté j’oubliais en quelque façon à rendre mes très humbles services, et que je ne témoigne pas assez de soumissions. Pour venir à la lettre de votre altesse, elle commence par un grand tort, qu’elle me fait en m’appelant l’homme du monde le plus savant car je ne le suis pas, ni prétend de l’être, et il n’y a en moi qu’une sincère volonté d’apprendre, et de chercher la vérité sans remplir ma tête d’imaginations inutiles. Je suis ravi que V. A. trouve bon ce que j’ai dit de la première médaille de la famille AEMILIA. Et je crois que tous les rois seraient de même, si on leur mettait sur la tête la couronne que le fameux Begerus croit être sur le dos du chameau. Pour la quatrième médaille de la même famille, feu Mr Patin l’a prise de Tristan. Mais il se peut bien faire qu’il en ait fait d’autres lui-même, suivant sa coutume. Quant à celle de la famille HORATIA, je dirai encore une autre particularité à V. A. Il y avait autrefois à Rome un certain Cherchemont qui étoit correspondant de Patin, & après avoir fait un coin moderne de la famille Horatia, Patin montra à Paris une lettre écrite par ledit Cherchemont dans laquelle il lui mande avoir trouvé miraculeusement cette rare médaille, avec offre de la vendre pour une somme considérable. Là dessus Mr. le Président de Lamoignon, Mons. Seguin, et Mr. Carcavi, s’accordèrent ensemble d’en donner trente louis d’or, et quand elle serait venue à Paris, qu’ils en jouissent ensemble pour la possession. A la fin après plusieurs difficultés la médaille arriva, mais la fourberie fut découverte aussitôt, le nez de Mr. Patin s’allongea d’un pied. Lequel étant venu à Rome s’empara du coin et y fit ajouter une petite tête pour montrer de la distinction, et ensuite S.A. de Parme eut le malheur d’en donner cinquante pistoles. Je sais encore plusieurs semblables histoires. Mais je souhaite au pauvre Patin, ab resquiat in pace. Je serais bien aise de savoir où se trouve que M. Aalvina ( ?) se soit servi pour la devise de son cachet de ce que nous montre la médaille de la XIe table. J’envoie ci-joint les types, que V. A. puisse voir si je les ai bien fait graver, et la petite aigle derrière M. Antoine marque que la médaille appartenait autrefois au Duc de Mantoue. Que dit V. A. de l’origine de la famille AVFIDIA, que j’ai rapporté in mea epistola consulari ? Je ne saurais rien trouver de la famille MITREIA. Mais comme ce n’était qu’un maître d’école, je ne crois pas que le bonhomme ait fait d’autre bruit dans le monde que de faire entrer la sapience aux écoliers par le derrière. Pour la famille BESSIA, la médaille est assurément de Caligula, et Vaillant en est convenu lui-même après avoir été si ridicule de l’attribuer à Auguste et Caligula, et corriger à cette occasion Patin. J’ai vu un petit traité fait en Italie, où l’auteur prouve qu’Auguste n’est point né sous le capricorne, et je n’ai pu jamais l’acheter. L’époque de Bithynie est bien trouvée et V. A. m’obligerait beaucoup si elle me voulait envoyer le type en colle de poisson de la médaille cum libitis : ΑΠΑΜΕΩΝ ΜΥΡΑΙΩΝ ab alia parte αγρα: ΕΠΙ ΓΑΙΟΥ ΟΥΙΒΙΟΥ ΠΑΝΣΑ ΕΛΕ anno 236. Sur celle où il y a ΝΙΚΟΜΗΔΩΝ. Je ne crois pas, que ce soit la tête de Jupiter, mais d’un Bacchus barbu. L’autre avec la tête de Jules César est distinctement dans le cabinet du roi de France à Versailles. Voici comme j’ai fait gravé la 3e médaille de la famille SEMPRONIA, et il en faudra attendre de plus nettes nouvelles. Le petit chien sur les médailles de la famille ANTESTIA n’a pas encore assez abboyé pour se faire connaître. Mais comme il ne se trouve que sur les médailles, qui ont au lieu des prénoms un E. et que Canis a été un cognomen dans d’autres familles, il se pourrait bien faire, que cela ait été praenomen alicuius Antestii, et qu’au lieu de CAIVS ANTESTIUS, il s’appellait CANIS ANTESTIVS. Mais ce n’est que ma pauvre conjecture, que je soumets à la décision de V. A. et autres très habiles connaisseurs avec prière de ne me déclarer pas hérétique pour cela. Pour l’inscription de LVCIVS OVIDIVS, j’en ai touché un mot à Mr le Dr J. qui la possède. Et comme il aura soin d’envoyer la présente à Venise, peut-être se donnera-t-il l’honneur d’en ( ?), et j’assure qu’il est x. Voilà à peu près tous les articles répondus, ce que j’ai fait avec un grand plaisir, voyant qu’un si grand prince ait fait un si grand honneur aux médailles à s’étudier et à les connaître parfaitement. En sorte qu’il se trouve peu de savants dans l’Europe, qui en puissent dire autant, et je possède le même plaisir auprès de Monseigneur le Comte de Schwartzbourg, que j’ai l’honneur de servir, ce qui me fait une grande joie en mon travail et pauvre état de ma santé. J’aurais encore beaucoup de choses à dire, mais je n’ose pas le faire de peur d’être importun à V. A. Cependant si elle me veut faire la grâce d’une réponse, et m’accorder plus de liberté, je m’en servirai avec toute la soumission et respect dûs à un Prince, qui est sorti d’une famille si véritable pépinière des grands hommes et héros, auquel je souhaite d’être toute ma vie, de votre Altesse, Monseigneur, le très humble et très obéissant serviteur. A. Morell » (Paris, BnF, Manuscrits, Nouvelles acquisitions latines 389 : Correspondance numismatique d’André Morell d’Arnstatt, pendant les années 1702-1703, p. 31-36 [en ligne sur Gallica] ; Callataÿ 2015, p. 312, II.5).  
-Lettre du 18 mai 1702 (d’Arnstatt) : « Monseigneur, Voici une réponse à la lettre, que V. A. m’a fait la grâce d’écrire le 14 avril, où il y avait douze dessins, mais celle, qui la première, où il y avait vingt dessins de médailles, ne m’a pas été rendue, et je ne sais ce qu’elle est devenue. I. Je crois que la médaille de Néron avec P. MEMMIO Cleandro a été restituée par le burin. Elle est dans le cabinet du roi à Versailles, sans que j’ai pu lire davantage que Vaillant : ainsi si je ne puis avoir la copie de cette médaille en colle de poisson, je ne pourrai pas m’y fier ; car les lettres, qui suivent, n’ont aucun sens, et au lieu de ADV. AVG. Il faut qu’on lise ADL. AVG. Ce que les médailles, où il y a des adlocutions, justifient assez outre l’inspection de la médaille. II. J’envoie à V. A. l’estampe de Cestia et Munatia. Ainsi il sera facile devoir que cette médaille a été frappée en Sicile. Elle est dans le cabinet du roi à Versailles. III. La médaille de AVFIDIA est toute semblable à celle que j’ai fait graver. IV. Pour celle d’AVTRONIA, j’en ai deux différentes dont l’une a été mise dans la famille SEMPRONIA, à cause du cognomen ATRATINVS, et l’autre parmi les incertaines. V. La médaille avec est fort considérable et je ne l’ai jamais vue ; cependant il faut que les lettres numérales y soient aussi car ./. 235 tomberait dans l’année 711 que Pansa était consul à Rome. VI. Celle de la famille ATINIA m’est un peu suspecte, et si je ne la vois en colle de poisson, je ne pourrai m’y fier. VII. Il est de même du Claude cum PACONIO, car tout y est suspect, et selon les apparences on n’y a pas réussi en la renouvellant avec le burin. VIII. Mons. De Wilde à Amsterdam a fait graver la médaille de la famille FVLCINIA, et V. A. pourra voir s’il y a quelque différence. IX. Pour celle de la famille LICINIA, où il y a CRA je l’ai fait graver, et l’ait vue deux fois. X. La médaille de la famille AEBVTIA est fort singulière, mais elle m’est suspecte. A cette occasion, il faut savoir, que Vaillant a publié deux médailles avec la tête de M. Antoine, dans l’une il y a L. AEBVTIO C. PINNIO II. VIR. ainsi qu’il se lit distinctement sur celle du roi de France. L’autre est à Rome dans le cabinet du Prince Odescalchi, et le chevalier Gottifredi l’a fait ainsi graver avec P. ALITIO L. MENIO II. VIR. Mais je suis sûr, que c’est une même médaille, et la dernière a été ainsi mal restituée par Cameli, qui était un habile ouvrier pour contrefaire et restituer les médailles, ainsi que le cabinet de la défunte reine de Suède le prouvait assez. Leonardo Agostini a exercé le même métier, et le Comte Lazarra à Padoue en possèdait une grande quantité, comme aussi différents autres cabinets. Entre autres un certain Marchese Liberi de Rome envoya un catalogue de semblables médailles, lesquelles ont été très bien faites, mais toutes fausses. Et pendant que j’ai servi le Roi de France, j’en ai vu une si grande quantité de très bien contrefaites, que l’on présentait à vendre, que je m’en suis souvent étonné. Ainsi il faut prendre garde exactement, et quand une médaille a été retouchée avec un nouveau burin, je ne puis l’estimer et m’y fier. XI. La médaille de Néron avec I. PISONE est du même caractère, et toutes ces médailles (à moins que je ne les voie, ou puisse avoir la colle pour en juger) ne me servent de rien, et je n’oserais m’hasarder à les publier pour véritables. XII. Je dis la même chose du Néron avec M. PORIVS. L’on imprime les informations de Gruterus à Amsterdam chez le Sieur Halma, et je crois qu’il est achevé. Car il y a plus d’une année qu’on l’a commencé. La découverte de V. A. sur les lettres SER dans la famille MANLIA est considérable, et je ne manquerai pas de la citer. Pour ce qui est de ma santé, elle est en pauvre état, ainsi si je ne suis de la famille MVCIA, je suis pourtant un SCAEVOLA, et quand je veux faire écrire, il faut que je sois comme Jules Cosan DICTATOR PERPET mais sans si grande effusion de sang. Dans la famille CLAVDIA on lit distinctement sur la médaille du Roi VOLCANON. Je supplie V. A. de m’envoyer la colle de la médaille avec P. QVINCTILI. VARI. II. VIR afin que je puisse voir le nom d’AGRIPPA. car dans celle du Roi de France on ne le voit point. Mais la médaille de Rabinia y est d’argent très belles tout de même comme Patin l’a fait graver. Venons à la lettre du 21 avril, et voici ma réponse. I. La médaille d’Auguste, qui est dans le livre d’Ant. Augustinus, est fort rare, mais je ne l’ai point vue, et je serai bien aise de la voir en colle de poisson. Je crois pourtant, qu’au lieu de C. LVCI on y doit lire C. LVCR. J’ai aussi deux autres médailles d’Auguste, où il y a HIBERO PRAEF. Et je les ai mises dans la famille Vispania, parce que le nom d’Agrippa y est aussi sur une. II. Voici comme j’ai fait graver la médaille de Valence en Espagne ; j’ai bien trouvé un Q. Lucienus Senator in Varronis L. II de re rust. mais je ne sais encore dire si cela est nomen vel cognomen familiae Romanae. III. Votre Altesse m’en a envoyé deux dessins différents, mais je crois que c’est une même médaille, et l’une burinée, à quoi il faudra prendre garde, et je supplie de m’en envoyer la colle. IV. Je demande la même grâce pour celle de la famille Durmia ou Herennia : j’en ai reçu le dessin de feu Mr Patin, mais si mal fait, que je n’ai osé le faire graver. V. Voici comme j’ai fait graver la médaille de la fam. Poblicia, que j’ai vue à Paris, sans y pouvoir connaître davantage, et elle fut apportée d’Espagne par un marchand qui venait de Cadix. VI. Voici deux médailles que j’ai fait graver dans la famille CIPVS. VII. Pour celle que V. A. croit appartenir à la famille Voconia, je ne sais qu’en dire, et n’en ai fait graver qu’une dans la famille Fulvia, quoique j’en ai vu plusieurs en nature, et dans le livre de Don Juan de Lastanosa, qui a eu raison, à ce que je crois de les mettre entre les discognocidas. VIII. La médaille avec la tête de Neptune d’un côté, et une ancre de l’autre mérite un plus expert examen, avant qu’on l’attribue à la famille Aufidia. IX. Celle de Livia dans la famille Arria ou Furia est fort belle. J’en ai une d’Auguste avec quelque différence, et supplie dem’en envoyer la colle. X. La médaille de la famille Aebutia et Vibia m’est aussi fort suspecte, et je ne saurais en bien juger sans la colle de poisson. J’ai envoyé à V. A. l’estampe des médailles de la famille Posthumia, ainsi je n’en dirai pas davantage. XI et XII. Pour ce qui est des deux médailles avec COPIA, il les faut mettre parmi les incertaines, et je les crois frappées à Valence en Espagne. Je ne les ai point vues, ainsi je supplie de m’en aussi envoyer les colles. XIII. La petite médaille d’argent de la famille Cestia ou Junia est fort jolie, et je l’ai point. Après avoir achevé ma réponse sur tous les articles et médailles, je supplie V. A. pour conclusion de m’en envoyer les copies en colle de poisson, lesquelles peuvent être faites plus facilement que les dessins, qui ne sont pas trop bien faits et coûtent de l’argent pour les faire faire, au lieu que V. A. peut faire faire les colles par un de ses laquais sans aucune dépense. Dans mon Spécimen la manière est fort exactement décrite mais afin que V. A. le puisse encore mieux commander, je ferai écrire, comme je les fais faire moi-même. On coupe de la colle de poisson en très petits morceaux, les met dans une écuelle, et l’on jette par dessus de l’eau commune, en sorte qu’elle passe environ d’un doigt plus ou moins selon la quantité de la colle que l’on veut faire tremper. Ensuite on met l’écuelle sur un réchaud commun, et on laisse cuire fort lentement et à très peu de charbon jusqu’à ce que l’eau soit devenue gluante, ce que l’on peut savoir en y mettant le bout du doigt. Outre cela il faut toujours remuer avec une cuillère, ôter quelquefois l’écume blanche, et quand l’eau commence à trop bouillir, il faut l’empêcher en ôtant quelques charbons. La colle étant ainsi faite, il la faut laisser refroidir tant soit peu, en sorte qu’elle devienne tiède, après quoi on en prend avec un couteau à l’Anglaise sans pointe, et on en couvre les médailles rangées sur un papier, mais subtilement, afin que la colle ne puisse pas découler en bas. Si les médailles sont petites, il faut mettre la colle de l’épaisseur environ d’un dos de couteau, et si elles sont plus grandes, on y mettra davantage, afin qu’en séchant la copie devienne assez forte, et si la médaille a dans quelques endroits des hauts reliefs, il n’y aura qu’à laisser coaguler la colle, et puis couvrir les hauteur, qui n’en ont pas assez. Cela étant fait, il faut mettre les sècher à l’ombre, et les empreintes se feront de soi-même dans un jour ou deux après quoi elles s’ôteront de soi-même, ou bien il n’y a qu’à les piquer et faire sauter avec la pointe d’une aiguille. Voilà tout le mystère, et quand un côté est fait, il n’y a qu’à faire l’autre tout de même, et mettre ensemble dans un petit papier les deux colles d’une médaille, ou bien les marquer subtilment avec de l’encre et une plume fine, afin que l’on puisse connaître et discerner lesquelles appartiennent ensemble. De cette manière on en pourra envoyer cent ou deux cents dans une lettre sans qu’elles pèsent plus d’une once, et il n’y a rien de si simple et de si commode. Car quand on l’a vu faire une fois, on sera maître. J’attends avec impatience une réponse de V. A. sur ma lettre pour savoir si j’aurai le bonheur de plaire, et conserver les bonnes grâces, à quoi je tâcherai de réussir par tout ce qui est dans mon pouvoir, n’ayant d’autre dessin que d’être toute ma vie, de votre Altesse, le très humble et très obéissant serviteur. A. Morell P.S. Je supplie V. A. de me mander en quel état soit le cabinet de médailles de Ruzini, car feu Mr Patin m’a dit qu’il y avait des choses incomparables, et je sais qu’un autre en a offert 3000 pistoles, et serait passé jusqu’à 4000. Monsignor (Sorlesini ?) avait aussi une très belle collection et j’en ai plus de 300 dessins, tous de médailles grecques et rares» (Paris, BnF, Manuscrits, Nouvelles acquisitions latines 389 : Correspondance numismatique d’André Morell d’Arnstatt, pendant les années 1702-1703, p. 58-64, [en ligne sur Gallica]).  
-Lettre du 24 mai 1702 (d’Arnstatt) : « Ayant fait suivre la réponse susdite, et étant sur le point de cacheter la lettre, je reçois avec une grande joie la très obligeante réponse en même temps et la remercie très humblement d’avoir bien voulu me faire cette grâce, et je la supplie de ne pas trouver mauvais que je fasse une réflexion sur ces mots : j’aime votre mérite à la folie, elle consistera en me donnant des louanges à perte de vue, que je ne mérite pas, et qui ne sont qu’un excès de bienveillance, sans un être effectif. J’ai lu avec tristesse le malheur arrivé à V. A. à la cour de Vienne, et suis bien aise d’apprendre en même temps qu’elle ait été déclarée innocente au plus sévère tribunal, après quel jugement il est inutile d’avoir d’autres sentiments. Pour moi je n’ai rien su, que quelque peu, que les gazettes publient, et n’ai jamais pu comprendre qu’un ambassadeur d’une couronne ait pu faire ce qu’on y disait être arrivé au Comte de Halevoit, lequel était sorti d’une famille suisse. La maison originaire subsiste encore, et n’est éloignée du vieux château d’Habsbourg que de cinq lieues. On trouve même, qu’un de Halevoit a épousé une de Habsbourg(origine de la maison d’Autriche) et ils sont été très grands seigneurs depuis beaucoup de siècles. Il y a même apparence que cette maison soit établie pendant que la langue latine subsistait encore dans le pays, car ils ont des ailes dans leurs armes, et le château se nommait alae villa. Je souhaite que V. A. puisse retourner bientôt en Portugal avec une entière satisfaction. Pour venir aux médailles, je trouve que le médaillon d’argent d’Auguste frappé in Creta est très considérable, et il est différent des deux autres que j’ai fait graver, et j’en envoie la copie, mais comme je n’ai pas encore assez fait imprimer mes planches, j’ai été obligé de les faire trans-dessiner par mon écrivain, quoique pitoyablement. Le Tibère, où il y a C. CASTRICIO REGVLO semble avoir souffert une restitution, ce qui se pourra juger par la colle de poisson. Les deux autres familles PROCILIA et CONCORDIA sont très jolies, et je ne les ai point et quand j’aurai reçu les colles je les ferai dessiner en publiant dans mon ouvrage tout ce que j’ai reçu par la bonté de V. A. A ce propos je suis obligé de dire que la colle de poisson gache quelquefois les médailles d’argent en ôtant une petite pellicule noirâtre ; c’est pourquoi il ne faut pas trop hasarder, et quand on a peur de cela, il n’y a qu’à prendre les médailles, mouiller un morceau de papier fin, mettre la médaille dedans, et envelopper encore deux ou trois fois dans le même papier avec le reste qui n’aura pas été mouillé, après quoi il n’y a qu’à frotter avec quelque petit bois, ou manche de canif jusqu’à ce que la médaille soit bien imprimée dans le papier, laisser sècher, et cette manière pourra aussi servir pour discerner et connaître la médaille, et en cas qu’un endroit soit frustre, et ne puisse pas être bien imprimé, il n’y a qu’à y (souvenir ?) avec une plume fine pour connaître le tout. Tout ce que V. A. écrit touchant les centaures de la famille AVRELIA (incal ?) d’une source si savante, que personne ne pourrait chercher dans un grand Prince. Je l’enverrai à Mr Cuperus lui-même, lequel en sera ravi, et je puis assurer que c’est une personne d’un mérite incomparable, tant pour la science que les ( ?) d’Etat. Il y a cinq années que j’ai eu l’honneur de la voir à Deventer, et en ai été reçu le plus obligeamment du monde, et il a une grande quantité de très belles médailles. Le bonhomme MITREIVS a eu le malheur de forger occasion à une pensée à quoi je ne songeais pas. Ensuite, on raille les maîtres d’école qu’ils font entrer la gazette aux enfants par le derrière en les fouettant cum vergas ( ?)lacea, et autre manière est Dieu merci extrêmement ( ?). Je serais aussi fâché si le pauvre Dr Bon était un docteur ( ?), ainsi on ne pourra pas dire de lui qu’il soit un deponens, puisqu’il a ( ?). Cependant St Paul nous a déjà enseignés que les Candiols (nb: habitants de Candie) ne valent pas grand-chose. J’ai bien reconnu que le Dr Bon était un homme ( ?) intéressé, car il m’a envoyé un catalogue de médailles d’argent avec des demandes si ridicules que je n’ai pas voulu y faire réponse ; et pour sa ( ?) et connaissance de médailles, elle n’a été admirée d’aucuns qui le connaissent, et que j’ai parlé. Monsieur le Comte de Schwartsbourg a lu avec un extrême contentement l’endroit où V. A. m’a commandé de l’assurer de ses respects. Et il m’a ordonné exprès de faire de sa part les réciproques, et d’assurer V. A. qu’il voudrait bien avoir l’honneur de sa connaissance avec offre de tous ses services. A cette occasion, j’avertis V. A. que Mr le Chev. Fountaine m’a écrit de Rome qu’il y a vu à Padoue les médailles du Sr Torta, mais comme il n’a pu le faire résoudre à une vente, V. A. avait promis d’entreprendre la même chose, et faire persuader ledit Sr Torta à vouloir laisser, et peut-être vendre ses médailles, mais s’il y a de si grandes difficultés et s’il croit d’extorquer par là un prix déraisonnable il n’aura peut-être rien à faire. Car Monsieur le Comte aime bien à payer raisonnablement ce qu’il désire, mais de pousser les choses jusqu’au ridicule, ce ne serait pas son fait. Cependant on serait bien aise d’avoir un catalogue de ces médailles avec une sûre information si elles sont véritablement antiques, et hors de crainte de moulées ou décorées modernes. Il m’a aussi chargé de faire ses remerciements là-dessus à V. A. et la prier d’écrire son sentiment, et s’il n’y aurait pas moyen d’avoir quelques autres médailles d’or qui soient rares, car une telle suite fait un honneur véritable et est digne d’un grand seigneur. Le temps m’oblige à finir, et je confirme les assurances de la susdite subscription. Les libraires d’Amsterdam ont dit à la foire de Leipzig, que l’impression des inscriptions de Gruterus ne se continue pas. En fermant cette lettre il me vient dans la pensée ce qui suit : AVRELIA Gens ex Sabinis orta fuit et prius AVSELIA dicta. Sextus Pompeius quidem a Sole dictam putat quod publice ei a P. R. datus locus sid, in quo faena Soli fierend, et si prior nominatis non resisteret, conficere possemus Aureliae nomen compositum esse ex Graeca lingua, Aura, vel ventus levior, sive AURA, Solis, EILIOS, quasi aura Solis, vel expiratio ex humido prodrens, quam Sol attraxit. Pour ce qui est de la famille LAETITIA, elle se trouve dans Cicéron, qui parle d’un Laetitius tabellanus Verris, mais je ne saurais accorder la tête d’Auguste avec Ptolémée, car il n’y en avait plus en Egypte et Ptolémée fils de Juba ne régnait pas encore. Patin a publié cette médaille dans son livre du moyen bronze. Celle de Juba devrait être parmi les incertaines, mais comme la terminaison du nom du IIvir est aussi … LIVS, j’ai mis les deux rois, père et fils ensemble. Un moment avant que d’envoyer à la poste, je reçois la lettre de V. A. du 13 mai, et je n’y puis répondre ; voici cependant comme j’ai fait graver le médaillon de Tibère, et le revers je connais distinctement hormis le I qui ne se peut voir dans ma colle. Pour les autres dessins, il faut que j’ai les colles – Le Dr Bon est ridicule dans sa dissertation » (Paris, BnF, Manuscrits, Nouvelles acquisitions latines 389 : Correspondance numismatique d’André Morell d’Arnstatt, pendant les années 1702-1703, p. 65-67 [en ligne sur Gallica] ; Callataÿ 2015, p. 312, II.7).  
-Lettre du 15 juin 1702 (d’Arnstatt) :« Je n’ai pu répondre à la dernière lettre de V. A., parce qu’elle n’est venue que dans le moment, que je fermais les miennes : du depuis j’ai un peu examiné la dissertation de Mr le Dr Bon, et ce qu’il a plu à V. A. d’écrire sur ce point, et explication du médaillon de Tibère. Quoique le tout soit bien raisonné, je n’y saurais pourtant pas trouver une conviction indubitable, et la supplie très humblement à considérer les raisons suivantes. I. Premièrement l’opinion de Mr le Dr Bon ne peut être approuvée tant pour la véritable lecture de la médaille, que pour le nom COLONIA PRIMA IVNONIA de Carthage, parce qu’il se lit distinctement PERMIS. P. CORNELI . DOLABELLAE. PROCOS. CP. CAS DD. Et le C. L. GAVIO CAS. N’y peut pas être, et si ces lettres s’y lisaient, ce serait une marque assurée, que le médaillon de Corraro a été mal réparé par une main moderne. Pour la nomination de Carthage, il me semble qu’on la peut aussi appeler PRIMA IVNONIA, que l’incomparable Venise PRIMA MARCIANA, et les dénominations des Panégyristes et poètes n’entrent pas dans les monuments publics ; cependant on a obligation à Mr le Dr Bon d’avoir trouvé le I après C.P. car sur le médaillon, dont je possède la colle, et qui est présentement à Berlin, on ne le saurait apercevoir. II. Cornelius Dolabella a été nommé au proconsulat d’Afrique A.V.C. 776 et il finit la guerre avec Tarsasinas l’année suivante pendant lequel temps Tibère était IMP. VIII. COS. III ainsi on ne peut douter que ce médaillon ne soit frappé en cette province, et la médaille de Drusus rapportée par Vaillant confirme lamême chose, puisqu’il s’y trouve ( ?)le procos. d’Afrique avec la tête du même Mercure. III. Ce médaillon ne peut être frappé dans la Dalmatie ou COLONIA PIETAS IVLIA parce que Dolabella n’y était que LEG. PROPR. et non Pro Cos. dans un temps que Tibère n’était pas encore COS. IIII. Il n’a pu être frappé in Lusitania, où était COLONIA PAX IVLIA, parce que cette province ne dépendait pas de l’Afrique, et avait dans le même temps un autre proconsul Q. Vibius Serenas, et l’inscription que cite Wolfg. Lazius n’appartient pas à ce P. Cornelius Dolabella, mais à son grand-père L. Cornelius Dolabella, lequel triompha A.V.C. 655 ex Hispania ulteriore de Lusitania, comme marque fort bien Pighius Tom. III et il ne faut pas s’étonner de la longueur du temps, car ces Dolabella ont sans doute vécu jusqu’à un grand âge, et le dernier P. Cornelius Dolabella a été consul A.V.C. 763 et pourtant il a encore vécu A.V.C. 800 à ce que dit Tacitus. IV. Je n’ai pas le Lexicon Geograph. de Ferrarius ou de Baudrand ( ?), et n’ai rien pu trouver de COLONIA PONTEZITA, pour apprendre si elle était assez considérable pour faire battre de la monnaie. Cependant il y a beaucoup de vraisemblance, que ce médaillon de Tibère y a été frappé, si on ne peut trouver autre colonie pour cela. S’il était permis de simplement deviner, on pourrait lire COLONIA PRIMA IVLIA, parce que Carthage est la première colonie que Jules César a établi, et peut-être que cela a été sa première dénomination ; il est cependant vrai que cela peut être trouvé ridicule parce que Carthage et Corinthe ont été établies en même temps, et que du temps d’Auguste cette colonie portait d’autres noms. Pour le reste de l’inscription CPCASSD, je confesse mon ignorance et n’en sais que dire. Voici deux inscriptions de Gruterus, que j’ai fait copier puisque V. A. n’a pas ce livre : Repertum in PhysicaEpidauro ad Sardi Montis indices,prope Saeclum D. Thomae Anno 1547 ubi et fragmenta caput Statuae repertum P. CORNELIO DOLABELLAE. COS VII. VIRO EPVLON SODALI TITIENSI LEG. PROPR. DIVI AVGVSTI ET TI. CAESARIS AVGVSTI CIVITATIS. SVPERIORIS PROVINCIAE. HILLYRICI In Lusitaniea civitate Paixa, cippusin foro L. AELIO. AVRELIO COMMODO IMP. CAES. AELI. HA DRIANI. ANTONI NI. AVG.PII.P.P. FILIO COL. PAX IVLIA D. D. Q. PETRONIO.MATERNO C.IVLIO IVLIANO II. VIR Bexae civitate Lusitaniae, ultra portam Maurrensem ( ?), litera Bessali CVRIAE. PONT. FLAM. PACIS IVLIAE VE. FLAM J’ai envoyé à Mr Spanheim et Cuperus la copie de la dissertation de Mr le Dr Bon avec les sentiments de V. A. et verrai ce qu’ils me répondent. Voici encore un autre fragment d’inscription, et cela fair remarquer que par la prononciation vulgaire du pays le P. a été changé en B. et l’A. en E. touchant la ville de Bexa. Cela me fait souvenir de deux observations que j’ai fait par les médailles sur les prononciations. Il se trouve des médailles d’Auguste, où au lieu d’EMERITA il y a distinctement IMIRITA et IIMIIRITA, lequel changement provient sans doute de la langue espagnole,et je crois que l’E dans ce temps là se prononçait comme IE, et de semblables exemples se trouvent aussi dans les inscriptions dont il y a un mémorable exemple dans Gruterus, p. 741 D.M.I.M. VA IIRIANVS C. SIIXTILIO TIIRIIO O. PATRI. IIT. SIIXTIIVS VIIRVS P. BIINII MIIRIINTI. L’autre observation est sur les médailles de la famille POMPONIA, sur quoi j’ai écrit à un ami ce qui suit : Observavi in numis huius familiae, quod V in MVSA semper sic exprimatur V, annon inde conjicere licet, aliquem lateri vel denotari pronunciationem singularem, de qua re inde Gruterum pag. IX ubi notatur M. AVRELVS VRSVLVS et ( ?) omne dubium leg. debet :M. AVRELIVS, et lincola citerne L. imposita, literam I. significat, et L. sequitur, quibus observatis nascitum conjectura, in numis gentis Pomponiae propter impositam lineatam in voce MVSA, pronunciam debet Muisa, nam Miusa, non quadrat quia I. litera per lineolam notata in nomine M. Aur. Ursuli literam L sequitur ; idem videtur accidere pag. X ubit legitur : I. O. M. E. SALVT CELEAN et impositum I. necessario sequitur literam T seq. Quoddam dubiam praebet sequens vox, an nempe legi debeat CELEIAN vel CELLAIN. Quamis neatum intelligam ; quod pronunciatiorem votis MVSA, credo quod sien debeat, quasi Müsa, cum quidam augmentatione vel diminutione, nam dielecti variant. Pendant que j’écris cette lettre, je trouve dans Gruterus une inscription pag. 605, laquelle peut servir à cette observationsur MVSA : L. ACILI. EROTIS. ET / CISVITIAE MVSAE / OSSA. IN. VNO In alia inscriptione apud Gruterum p. 609, talis lineloa omnia verba feri sequitur sic Arn plurimis aliis. A cette question faite à cet ami il y en aurait encore quelques autres, que je prends la liberté d’ajouter ici. ACCOLEIA. Non fine ratione dubitatum, an in aversa parti nummi familiae hujus cognomen Lasifolus cognomen attribui debeat, vel peti a Laneibus, quia dicendum esset Lariciolus : forsan ergo metias reducitur a quodam qui Lares coluit, et forsam Lares huius familiae fuerint Nymphae, et quia haec numina in balneis colebantur, et in nummo caput balneatiois expressum est, forsan tres figurae illae in aversa parte Nymphas indicant, de qua (rie)endus Gruterus p. 93. ANTESTIA. In quibusdam huius familiae nummis cum praenomine C. Occurrit canis, nulli a ratio extat, cum canis addatur ; hinc in mentem venit, canis fuisse praenomen alicujus ex hac familia opera etiam cognomen fuit in aliis. ARRIA. Dubitatur de capite in nummo M. Arrii Secundi. Aversa vero pars hujus nummi explicam pols aucilio inscriptionum Gruteri pag. 390 et 1080, et inde encit ( ?) conjectura mea denotavi dona militaria. Vid Gruter p. 365 ubi de laio Arrio. AXIA. An vox NASO in tertio nummo huius familiae nocte, illam indicet, quaeritur, nam Harduino non satis emuncto naso ex hoc Naso vel Nasone efevit ( ?) exsulam Naxum, sed hoc non solum esse huius lepidia miraculum, nam in libro de nummis antiquis Popul. et Urbium p. 340 exlitens numeralibus potuit aedificare duas urbes, et pag. 249. Ex iisdem literis creavit Provinciam integram, plurimisque nummis addit solitum QVEM VEDIMVS, qui tamen nummis nunquam in rerumantura fuereunt, ut ex talibus ( ?) leo noscatur.MAECILIA. Quia in Grutero pag. 838 sid mentio cujusdem Naevij Asiliani, conjeri salem aliquem etiam extare in nummis gentis Maeciliae, de qua re jam scripsi Dno Gallando, sed ille non probavit, eroganda ergis est aliorum doctissimorum sententia. Reste à dire quelque chose sur les dessins que V. A. m’a fait la grâce d’envoyer. Le premier porte les mêmes noms, que les médailles de la famille Caecilia Tab. III, n° 1, 2, 3 et qui entrent aussi dans d’autres familles. Mais le très illustre ANT. CAPELLO me pardonnera si avec l’assurance de mes très humbles respects je doute de l’antiquité de son médaillon d’argent, et je crois qu’il est antique, mais fait à plaisir d’un côté par un ouvrier de notre temps. J’ai écrit àMr le Chevalier Fontaine pour avoir le quinaire de la famille Considia, et il m’écrit de Rome, qu’il n’a pu aller à Naples, à cause de la déclaration de la guerre. Pour les autres, je n’en puis dire autre chose, que je supplie V. A. très humblement de m’en envoyer les colles, pour en pouvoir juger avec plus de certitude. Au reste je suis et serai toujours avec un profond respect, de Votre Altesse, le très humble et très obéissant serviteur » (Paris, BnF, Manuscrits, Nouvelles acquisitions latines 389 : Correspondance numismatique d’André Morell d’Arnstatt, pendant les années 1702-1703, p. 85-93 [en ligne sur Gallica] ; Callataÿ 2015, p. 313, II.9).  
-Lettre du 5 jan. 1703 (réponses à des lettres du 22 novembre et du 15 décembre 1702) : « Monseigneur le Prince, Je dois réponse à trois lettres de V. A. du 10 et 22 novembre et 15 décembre 1702 auxquelles je répondrai comme un procureur, c’est-à-dire par articles, suivant leur contenu, après avoir souhaité à V. A. une heureuse nouvelle année avec une suite de plusieurs autres aussi nombreuse, que la plus belle suite de médailles. Je suis assuré qu’on ne trouvera dans le monde pas trois personnes, qui puissent égaler V. A. pour la véritable connaissance de l’antique. M. Vaillant a été lui-même la dupe des antiquaires d’Italie, entre lesquels Cameli a été un des plus habiles pour faussement réparer les médailles. Je n’en citerai qu’un exemple. Dans le cabinet de la R. Christine il y a une médaille avec la tête de M. Antoine, laquelle devrait avoir pour inscription : P. AEBVTIO. C. PINNIO II. VIR. mais comme elle était fruste, Cameli l’a réparée et y a mis : P. ALITIO. L. MENIO. II. VIR. et pourtant Mr Vaillant n’a pas laissé de la publier pour bonne et antique, dans les Colonies, et je sais encore beaucoup de ses semblables faiblesses et bévues ; mais je les réserve pour quelque épître contre les attaques suivantes dudit Vaillant ou M. Galland, duquel il se sert comme le singe du chat pour tirer les marrons du feu. Pendant que j’ai été dans le service du Roi de France, on envoya de Rome un catalogue de quantité de médailles surprenantes d’un Marquis Liberi, si je me souviens bien, lesquelles sont toutes fausses, si bien faites, que le plus habile y aurait pu être trompé. On envoya aussi quelques médailles semblables de Venise, entre autres AE un Britannicus, un Othon, un Pescennius Niger, et autres, mais fausses, si bien travaillées, que j’étais étonné, comme de si habiles gens pouvaient se résoudre à être faussaires. Je suis dans une tristesse et chagrin, jusqu’à ce que les médailles de V. A. soient de retour, et je voudrais, que l’Electeur de Bavière soit au plus tôt réduit pour la sûreté publique. Je n’aurais jamais pu croire, que V. A. eût tant de bonté et estime pour moi, que de risquer un si rare trésor : il sera plus sûr et à propos d’envoyer des colles de poisson, afin que les originaux soient hors de danger. Monsieur le Chevalier Fountaine a fait imprimer ma lettre contre Mr Galland, et il m’a écrit qu’il avait envoyé des exemplaires à V. A. Mr Leibniz, homme incomparable pour l’honnêteté et l’érudition en a ôté tout le piquant, et quasi plus que Mr Galland méritait. J’en suis pourtant bien aise, parce que les malicieux ne pourront pas m’accuser d’avoir été bilieux. J’espère qu’on pourra bien voir, que la raison n’est pas du côté de celle de Mr Galland, lequel je croyais plus habile, car si l’on considère seulement ce qu’il dit de la médaille de la famille ACILIA, il ne se peut rien trouver de si absurde et pitoyable. Au reste, c’est un fort bonhomme, qui n’a point étudié régulièrement, car il a été fragile laquais ; mais par une bonne conduite et diligence, il s’est poussé fort honnêtement ensuite. Il a été à Constantinople avec Mr de Nointel ambassadeur de France, où il a appris beaucoup de langues orientales avec le grec littéral et vulgaire, après cela il a fait plusieurs voyages par le Levant pour acheter des médailles pour le cabinet du Roi, et à la fin étant revenu en France, sans avoir gagné beaucoup, et n’ayant pas d’emploi, il s’est mis chez Mr l’Intendant Foucault. Si V. A. me voulait envoyer la colle de la médaille de Néron, avec TIB. CLAVD. ANAXILAO. II. VIR. COR. cela me réjouirait. J’ai montré à Monseigneur le Comte de Schwartzbourg ce que V. A. écrit des médailles arabes, sur quoi il m’a commandé de faire la diffus des remerciements nécessaires à V. A., et qu’il se recommande avec offre de tous les services réciproques. Il prie néanmoins demettre prix aux médailles, comme on fera aussi quand on trouvera quelque chose digne d’être offert à V. A. Il semble que V. A. insinue d’avoir été malheureux dans la chimie, sur quoi je dis, que j’ai été attaqué de la même maladie, et ai perdu par les souffleurs plus de trois mille sous pendant que j’ai été en France. Monseigneur le Comte de Schwartzbourg y fait aussi de continuelles dépenses, mais avec jugement, et cette précaution de n’y faire point d’excès, mais quand il vient quelqu’un avec des offres et promesses de montagnes d’or, il n’en peut tirer que la subsistance pendant le temps nécessaire pour un essai, et après qu’on a reconnu la fausseté, le souffleur est obligé d’aller chercher fortune ailleurs. Il y a présentement un Suédois en arrêt ici, son camarade est mort il y a quelques mois, lequel a dit qu’il avait été plusieurs années à Venise, où on l’avait tenu comme prisonnier dans l’arsenal et forcé à travailler, et qu’on y avait des réalités après cela qu’il a pu échapper commepar un miracle, et a servi les Hollandais dans leurs mines aux Indes orientales. Pour le Suédois, il dit qu’il a été plusieurs années auprès de la Reine Christine à Rome, jusqu’à sa mort. Ces deux hommes ont été reçus ici sous les offres et promesses, qu’ils montreraient une manière par laquelle on pouvait tirer un tiers davantage des mines de cuivre dans les terres de Schwartzbourg, mais au bout de beaucoup de temps, et de dépenses, on a vu que ces souffleurs étaient des sots. Il y a pourtant un antre à vingt lieues d’ici, qui peut tirer une demi-once d’or d’une livre de cuivre, mais c’est un grand et furieux travail qui se fait par vitrification. Pour moi je crois qu’il y a de secrets véritables, et une tinture nouvelle, mais ceux qui la possèdent ne sont pas si fous, que d’en parler, et Dieu ne permet pas qu’un indigne l’attrape. La médaille d’or avec ΘΕΩΝ ΦΙΛΑΔΕΛΦΩN est ici fort belle. Si les deux autres, qu’on a volées à V. A., savoir Antoninus Pius en or avec le revers d’Enée, qui porte Anchise, tenant Ascanius par la main ; Galba restitué par Trajan était encore en Elle, on se recommanderait extraordinairement à V. A. pour les acheter, car elles sont fort rares, et je plains V. A. pour ce malheur. V. A. n’a pas besoin de me commander à faire mention d’elle dans mon ouvrage, car cela n’est pas seulement un très humble devoir de mon côté, mais je tiens cela pour le plus grand honneur de le pouvoir et oser faire. Si j’avais cru ma lettre contre Galland digne d’être écrite à V. A., je l’aurais déjà fait, mais ce n’est qu’une bagatelle. Pourtant si V. A. a la grande bonté pour moi de le permettre, je le ferai dans la première semblable occasion et l’enverrai avant l’impression à V. A. afin qu’elle me puisse commander ce qui sera nécessaire. Je voudrais que mon livre fut déjà imprimé pour avoir l’honneur d’en envoyer gratis six exemplaires à V. A. Cependant je ne puis avancer jusqu’à ce que celui de M. Vaillant soit publié, parce que les libraires Hughetans voudraient bien faire copier mes planches, car les leurs que j’ai vu, sont si pitoyables, que l’on en a pitié, et la première médaille publiée par Vaillant, est une pure fiction, et le tout pauvrement copié après Patin. Ainsi nous n’en pouvons pas espérer grandes merveilles. Je n’ai qu’un exemplaire de mon Spécimen, et les ai tous donné à mes amis, après en avoir eu un nombre du libraire, Mr Fritsch à Leipzig, auquel j’ai laissé tout le reste gratis sans lui demander quelque autre profit. Je crois qu’il en aura encore dans sa boutique. V. A. mande de la distinguer de ses frères, cela me fait souvenir de deux choses. Dans les gazettes j’ai lu qu’un prince de Brabançon avait amassé des troupes pour défendre les côtes de Galice après l’action passée à Vigos ; cela me fait croire que c’est un des frères de V. A. ainsi il faut de nécessité que leur sérénissime maison ait des terres en Espagne et en Portugal. J’ai aussi lu dans les gazettes il y a quelques semaines, qu’un Prince de Ligne était arrivé à Paris, et avait été bien reçu du Roi à Versailles. Je ne saurais deviner qui cela peut être, car je crois qu’il n’y pas deux frères, qui portent le même nom. Je remercie V. A. de m’avoir renvoyé mes colles de poisson, et quoique ce soient de fragiles richesses, je les estime considérablement, car elles me servent autant que les originaux. J’ai amassé toutes lescolles des médailles d’or, et les ai appliquées sur des planches de papier, et donc cela fait un très bel effet, et est si agréable à voir, comme un cabinet de médailles d’or. La tête et le revers sont ensemble l’un sur l’autre. Lorsque j’ai eu l’honneur de parler à l’Electeur de Brandebourg, je lui ai montré ce livre, et il l’a admiré comme aussi plusieurs autres Ducs et princes. S. A. de Wolfenbuttel me dit qu’Elle aimerait mieux une semblable collection de copies, que de dépenser tant d’argent pour amasser les originaux, puisqu’on en a la même utilité. Touchant le médaillon de Tibère, j’ai écrit à M. le Chev. Fountaine de bien examiner celui de Berlin, et nous saurons s’il est semblable à celui de Venise. Je ne sais si l’on aurait raison de croire que les lettres C.P.I. pourraient s’expliquer Clapea Prima Italia, puisque cette ville était sur le promontoire de Meroure ( ?), et son état déjà du temps de la guerre punique. Or il se peut, qu’elle est fort agrandie après la destruction de Carthage, et elle a été la plus grande ville de ce côté-là, lorsque Jules César battit ses ennemis en Afrique. Ainsi l’on peut croire qu’il leur a fait quelque bien : or comme ce même empereur a donné ces ordres pour rétablir Carthage, laquelle a pris les noms de Colonia Juilia Nova, Carthago, il se peut faire, que ceux de Clupée ont été jaloux de l’honneur arrivé à leurs voisins, c’est pourquoi ils peuvent avoir pris les titres de Prima Julia, pour marquer, qu’ils ont été les premiers dans les bonnes grâces de Jules César et ont mis un seul C. pour signifier que leur ville n’est pas seulement une colonie remplie de nouvelles canailles, mais une ville qui s’est soutenue de soi-même depuis plusieurs siècles. Cela ne sont que de pauvres conjectures et si on ne les veut croire, cela se pourra faire sans courrir le blâme d’être appelé incrédule, ou hérétique en matière de médailles. J’ai appris avec bien de chagrin les coups de bâton, que le Dr Bon a reçu sans avoir été créé Chevalier ou Maréchal, et c’est un récipe fort sensible, si l’on n’a pas le moyen de se guérir. Les médailles des rois de Syrie et d’Asie et autres semblables sont si rares, qu’il ne s’en trouve pas facilement des doubles, surtout en ce pays-ci ; cependant s’il y a quelque rencontre tout sera au service de V. A. La médaille avec CEΞΣΤΩΝ ΗΡΩΝ est dans le cabinet du Roi à Versailles. Je l’ai aussi vue entre les mains de feu Mr Spon, lequel était mon ami particulier, et d’une intégrité tout-à-fait extraordinaire. Le MITREIVS n’est pas encore gravé, mais s’il plaît à Dieu, il le sera avec les autres médailles nouvelles reçues de V. A. et si l’ouvrage de M. Vaillant tarde longtemps, j’en ferai une dissertation à part. En voilà assez » (Paris, BnF, Manuscrits, Nouvelles acquisitions latines 389 : Correspondance numismatique d’André Morell d’Arnstatt, pendant les années 1702-1703, p. 157-165 [en ligne sur Gallica] ; Callataÿ 2015, p. 314, II.15).  
-Lettre de 1691 : (Rome, Biblioteca angelica, Manoscritti, ms. 910, Carteggio, cc. 63r-64v; voir Narducci 1893, p. 388-390).  +
-Lettre du 3 octobre 1701 (d’Arnstadt) : « Je vous remercie très humblement d’avoir envoyé deux exemplaires de mon épître à Paris, et comme vous m’offrez si généreusement d’y envoyer encore d’autres, j’accepte votre bonté avec joie, gratitude et remerciement. Pour cet effet, j’enverrai demain encore vingt exemplaires à Mr Eckart, auquel vous pourrez ordonner de Berlin ce qu’il en doit faire. Je supplie de faire tenir un exemplaire à chacune des personnes suivantes. Un à Monsieur Toinard, rue Mazarine à Paris, un à Monsieur Dron chanoine de St Thomas du Louvre. Un au Révérend Père Jobert, jésuite dans la rue Saint-Antoine, un au Révérend Père Sarbouse à Ste Geneviève, un à Monsieur Baudelot de Dairval. Un à Monsieur Mayercron, ambassadeur de Danemark, un à Monsieur Keller fondeur du roi dans l’Arsenal. Avec cela il faudrait prier Mr Pinsson d’ajouter mes compliments et envoyer encore deux exemplaires pour Monsieur Béguon, Intendant du Roi à La Rochelle, et Monsieur Riguord, qui demeure avec lui. Pour le reste, faites en ce que vous voudrez, les faisant tenir à vos amis, et si vous en désirez davantage, je vous enverrai tant d’exemplaires qu’il vous plaira de me commander. J’envoie quatre autres paquets à Paris par S.A.S. Madame la Duchesse d’ici à Wolffenbüttel pour prier Monsieur le Marquis d’Usson de les envoyer à Paris ; ces paquets sont pour le Révérend Père de La Chaise, Monsieur de Bonrepaux, que je connais particulièrement, et qui est, à ce qu’on me dit, proche parent dudit Marquis, Monsieur Foucault, Intendant à Caen, et Monsieur Oudinet, Garde du Cabinet des médailles du Roi. J’ai fait cela, parce que cela sont des personnes considérables, et dans le service du Roi, ainsi je ne crois pas que ce marquis le refuse, surtout au Père de la Chaise, auquel j’ai touché quelques particularités des sottises de Mr Vaillant avec un exemplaire pour icelui. Faites mes compliments à Mr Pinson, car je le connais, et je ferai réponse à Monsieur l’abbé Nicaise, quand vous serez de retour à Hannovre » … « Pour ce qui est de la proposition de mes collections, je tiendrai ma parole avec honneur sans quelque lâche intérêt, mais il faudra aussi me donner les assurances nécessaires. Cependant j’y prévois plusieurs difficultés. Premièrement si l’entrepreneur ne pouvait venir ici avec un ouvrier nécessaire, je ne vois pas de réussir, car un très savant homme peut être ignorant en médailles, et c’est une étude particulière, qui ne s’apprend qu’avec une grande pratique. Enfin j’offre tout sans demander quelque chose pour moi. Agissez en cela comme vous le trouverez à propos, et sans parler beaucoup de moi. Le beau vernis des médailles provient uniquement de la qualité du terroir, où elles ont reposé si longtemps, et s’il a été bon et subtilement vitriolique, les médailles ont été couvertes d’un si beau vert qu’il est impossible à l’Art de l’imiter. La couleur de cette couverture est différente, et j’en ai vu d’un si beau rouge comme vermillon. Il est plus facile d’admirer les effets de la simple nature que d’en pénétrer les causes. Pour ce qui est des coins beaux avec un merveilleux dessin, cela ne provient d’autre chose que de la bonne qualité des ouvriers et de leur grand nombre. En cela les Grecs passaient les Romains. Du temps de Néron étaient les plus excellents graveurs, et tout cela a changé suivant les temps profitables, et les génies, que la fatalité a mis au monde, et un bon coin ne demande pas un plus grand travail ou plus grande dépense, que le plus méchant, car tout dépend de la bonne qualité du graveur. Quand on donnerait le double à un méchant graveur, il ne ferait pas ce que peut faire Monsieur Faltz, ou a pu faire M. Karlstein. Cependant un bon médailleur ne fait pas mal de se faire bien payer. Parmi les Romains les médailleurs, et monétaires étaient des gens affamés, et assez méprisables, tellement que chacun tâchait de se faire valoir en bien travaillant. On ne peut encore savoir de quelle manière les anciens ont fait leurs monnaies, il est certain pourtant qu’on les a frappées. Dans le cabinet du roi à Paris, il y a un coin antique de Faustine assez mal fait, et l’on s’étonne comment par de semblables coins on ait pu frapper de si belles médailles. Ce coin est petit, épais d’environ un pouce, et chaque partie long d’un demi pied, et pour le frappement, il y a un tuyau où les coins entraient pour frapper, et toutes les trois pièces sont de fer. Les manières d’aujourd’hui sont différentes, et l’on a beaucoup cherché pour perfectionner cette matière. Il me semble aussi que les Anglais ont le mieux réussi. Mr Meybusch a fait venir à Paris une machine, que l’on a trouvé fort bonne, et belle, et l’avait fait venir de Stockholm. Je ne connais Monsieur Faltz que de réputation, et par les beaux ouvrages, et l’on peut dire, que présentement il n’y a point son pareil ; je vous supplie de lui dire que je suis son très humble serviteur » (LBr. 661 Bl. 77-78. 1 Bog. [jetzt : 2 bl.]. 4°. 3 S. ; Babin - Van den Heuvel - Widmaier 2006, lettre 292, p. 497-500)  
-Lettre du 13 novembre 1701 (d’Arnstadt) : « Ce Chevallier [Andrew Fountaine] se connoit tres bien aux antiques, soit pour la realité et antiquité soit pour la rareté, ainsi j’ay eu un grand plaisir de sa conversation, et il a emporté quelques bonnes medailles acquises du Cabinet de Monseigneur le Comte de Schwartzbourg, … J’ay aussi fait voir audit M. le Chevallier quelques medailles de la famille Aemilia avec le chameau, et la pretendue couronne, de laquelle il a beaucoup ri, ne pouvant comprendre, pourquoy Monsieur Begerus veuille soustenir une pareille chose. (p. 583 non accessible en open access) … une lettre contre moi Monsieur Doulodorus (nb : Lorenz Beger) y trouverait mal son compte, et se rendrait ridicule, plus que je ne dis par amitié, et si Monsieur, vous avez quelque bonté pour lui, vous le détournerez d’un semblable dessein, qui ne me saurait faire aucun mal. Monsieur le Docteur Kroug est un très honnête et très habile homme, et je suis sensiblement fâché de ne le pouvoir satisfaire suivant mon devoir, mais bien plus suivant ma propre inclination, car dans l’état malade où je me trouve, je ne suis pas le maître des affaires, et suis obligé de garder des mesures, en sorte que je ne puis écrire tout ce que qu’il serait nécessaire, dont j’ai un très sensible chagrin, car je voudrais faire plus qu’il n’espère, pour son service, en fidèle ami et très humble serviteur. Je vous remercie très humblement de la bonté que vous avez eu de dire quelque chose à mon avantage à sa Majesté de Prusse, et vous en suis tant obligé comme si cela avait produit des grâces considérables sur lesquelles et autres samblables choses je n’ai presque plus d’attention, parce qu’il faut être jeune, et un chasseur bien disposé pour les attrapper ; d’un autre côté le bon Dieu m’a mis hors la nécessité de les souhaiter, et demander, et j’aime extraordinairement une liberté avec le pain cuit, outre que je suis sur la fin de mes jours. Pour votre nouvelle société, je vous souhaite un parfait bonheur, et toute sorte de contentement ; je ne doute point du bon succès, pourvu que Dieu vous conserve la vie. Un fonds nécessaire, et une imprimerie sont deux des plus considérables colonnes d’un semblable édifice. Pour moi, je ne manquerai pas aux offres que j’ai fait, mais je voudrai voir clair dans le fait, sans faire beaucoup de fonds sur des simples promesses, quoi qu’elles viennent d’en haut, car j’ai trop passé par les piques. Je m’étonne de ce que Monsieur de Spanheim ne m’écrit point, mais je crois que la difficulté consiste en ce que j’ai dit de Magni Patroni casu, car il ne serait pas bienséant de dire ses sentiments là-dessus puisqu’il sait la vérité de tout ce qui m’est arrivé, et on ne saurait guérir de semblables maux, puisqu’il ne reste au malade que des justes plaintes de douleur. Je suis bien aise d’apprendre que sa Majesté ait acheté la bibliothèque de Monsieur de Spanheim, car c’est un prodigieux recueil des meilleurs livres, que l’on puisse trouver et les connaisseurs à Paris l’estimaient valoir vingt mille écus : comme il n’en verra que douze mille écus, je voudrais bien prolonger la vie d’un si grand homme d’une année par chaque millier d’écus de défaut. Je n’ai pas l’honneur d’être connu de Monseigneur le comte de Wartenberg, mais il mourra plutôt que je souhaite son abaissement ou éloignement de la suprême dignité, et lui souhaite plus de bonheur, qu’il ne saurait faire lui-même : toutes les affaires de ce monde ne sont qu’une comédie, où les petits acteurs ne sont pas si embarrassés que les grands. Je vous remercie très humblement du soin que vous avez eu touchant les exemplaires Epistolae de nummis consularibus, et Mr Eckart a eu une favorable occasion de les envoyer à Paris, savoir par Monsieur de Tschirnhausen, lequel a passé chez vous à Hannovre pour aller en France. J’ai aussi envoyé quelques paquets par Monsieur le Marquis d’Usson, qui les a fort bien reçus, et j’en ai remis 24 exemplaires à Monsieur le Chevalier Fountaine pour les distribuer dans son voyage d’Italie… Arnstat 13 9bre 1701. P.S. : Après avoir achevé la précédente lettre, je reçois un paquet de lettres de Paris, en réponse de celles que j’ai envoyées par Monsieur le Marquis d’Usson ; je n’ai encore lu que celles de Monsieur l’intendant Foucault, et de Mr Galland, qui m’assurent que mon Epistola de nummis consularibus a été mieux reçue à Paris parmi les curieux que je ne l’aurais pu espérer, et que l’ouvrage de Mr Vaillant ne me fera point de tort, mais qu’il est fort mortifié de mon travail. Ils m’envoient aussi le type d’une médaille nouvelle, savoir du tyran Amandus dont je n’avais encrore rien vu » (Babin - Van den Heuvel - Widmaier 2006, lettre 334, p. 583-585; Burnett 2020b, p. 1591).  
-Lettre du 15 juin 1701 (d’Arnstadt) : « Monsieur, Il y a si longtemps que je n’ai eu l’honneur de quelques-unes de vos nouvelles, que je n’ai presque osé prendre la liberté de vous écrire, et de vous en demander ; tout cela n’a pas empêché que je n’aie conservé en moi tout le respect, et souvenir de mon très humble devoir envers vous comme mon patron et ami dont le souvenir ne s’éteindra qu’avec le dernier soupir de ma vie. On avait informé Monseigneur le Comte que vous étiez à Vienne pour des affaires considérables, dont j’espère que vous serez de retour, et si cependant vous avez vécu en bonne santé, et parfait contentement je m’en réjouis, et serai bien aise de le savoir. Je prends présentement l’hardiesse de vous demander si vous ne pourriez me faire la grâce d’envoyer un paquet de lettres à Paris ; car j’ai fait imprimer une épître de deux feuilles, dont je serais bien aise de faire tenir une vingtaine d’exemplaires audit Paris ; mais je ne prétends pas que vous fassiez quelque dépense pour cela, et je suis prêt de satisfaire le tout, et ne vous demande autre chose sinon la voie sûre, et immanquable pour l’envoi. Vous suppliant très humblement de me le faire savoir par le premier messager passant à Wolffenbüttel, afin que je puisse chercher une autre voie, en cas que vous ne me puissiez faire cette grâce. Le sujet de mon épître est touchant un tome des consulaires que je suis prêt de faire imprimer comme vous verrez au dos de la présente, et vous supplie de m’en faire savoir vos pensées là-dessus, et vous ne le sauriez faire envers un homme qui soit plus que moi, Monsieur, votre très humble et très obéissant Serviteur. A. Morell. Arnstat le 15 juin 1701 » (LBr. 661 bl. 71 4°. 1 S. ; Babin - Van den Heuvel - Widmaier 2006, lettre 140, p. 206-207)  +
-Lettre du 28 juin 1701 (d’Arnstadt) : « Je prends la liberté de vous envoyer un exemplaire de l’épître que j’ai fait imprimer, mais le misérable imprimeur d’ici a si mal fait son devoir, que je serai obligé de la faire rimprimer pour la seconde fois. Cependant on pourra voir mon intention, et le contenu, et je vous supplie de m’en écrire votre sentiment, comme aussi d’envoyer l’exemplaire, et la lettre pour son Excellence Monsieur de Spanheim, si vous en avez quelque occasion favorable pour cela, si non, il ne sera pas nécessaire, car je ne prétends aucunement que vous ayez quelque incommodité, et j’attends réponse, si vous pourriez envoyer quelques exemplaires en France. Je suis de toute mon âme… Arnstat le 28 juin 1701 » (LBr. 661 bl. 67 4°. 1 S. ; Babin - Van den Heuvel - Widmaier 2006, lettre 159, p. 239).  +
-Lettre du 12 juillet 1701 (d’Arnstadt) : « J’ai bien reçu la très chère vôtre du 27 juin et vous remercie humblement de ce que vous avez bien voulu avoir la bonté de me corriger sur la lettre des médailles consulaires, et je trouve que tout est bien corrigé, ainsi je mettrai le tout suivant vos sentiments. J’ai hésité longtemps sur le chapitre de Monsieur Danckelmann, pour faire une juste mention de la bonté qu’il a eu pour moi, et je le voulais nommer, et marquer le tout cum elogio, mais on m’a tellement dit, et persuadé, que cela me pourrait faire des affaires fâcheuses, que j’ai été obligé de changer, mais pourtant je n’ai pu taire entièrement, car je plains extrêmement le malheur de ce grand homme, et conserve toute la vénération que je lui dois. Pour M. de Louvois, il n’en est pas de même, car c’était l’objet de la malédiction publique, mais comme chrétien j’ai une sensible douleur sur sa fin misérable, et si je le pouvais faire revenir en état de récipsiscence avec un temps de Bastille, je le ferais de bon cœur, car il était un homme incomparable, plus que l’on ne saurait dire, mais si cruel et brutal, que cela obscurcit tellement les autres qualités que rien plus ; cependant si l’on distillait tout le Conseil présent du roi de France, on n’en tirerait pas un Louvois. Je vous supplie d’avoir la même bonté sur toute ma lettre des médailles consulaires car je la ferai rimprimer et y ai déjà fait plusieurs changements par exemple touchant le ΝΙΚΙΑΣ ΚΩΙΩΝ, le cognomen Musus, de Coeliorum familia, et de l’Histoire, et Epoque de Bithynie. Je ne distribue aucun exemplaire, et la nouvelle édition sera sur une seule feuille. Je vous remercie touchant les avis pour les paquets, et il y a encore du temps à y songer. Pour les livres de la Bibliothèque de Wolffenbüttel je les renverai tous, hormis Gruterus, avec les plus humbles remerciements, que je pourrai faire. Si on a dessein de faire graver le portrait du feu Electeur, je conseille de le faire faire par Monsieur Edelinck, car c’est un graveur incomparable, et très honnête homme. Si le nouveau journal de Trévoux est de la fabrique des Jésuites, il aura bona mixta malis. Je me recommande à vos bonnes grâces, et suis du meilleur de mon cœur… Arnstat 12. Juillet 1701. P.S. Je vous enverrai sans faute des ectypes de colle de poissons après les médailles de Gratianus, GLORIA NOVI SECVLI, et tout autre, que vous aurez la bonté de me commander » (LBr. 661 bl. 68 4°. 1 S. ; Babin - Van den Heuvel - Widmaier 2006, lettre 174, p. 262-263).  
-Lettre du 19 juillet 1701 (d’Arnstadt) : « Je vous suis obligé de la peine que vous avez eu avec la lettre dr Mr de Spanheim et comme le roi d’Angleterre est arrivé en Hollande, peut-être qu’il y est aussi. Pour moi je voudrais le savoir à Berlin, pour rendre témoignage du tort que l’on m’a fait en m’abandonnant si cruellement. Le malheur de Mr Danckelmann est cause de cela, et j’ai encore des lettres écrites de sa propre main, qui me font assez connaître qu’il aurait eu la bonté de me faire tenir parole, car je n’ai pas manqué de me plaindre, mais le bon seigneur était trop embarrassé, et sur son déclin. Cependant tout cela ne fera pas grand honneur au ministère suivant, et je souhaite que la nouvelle Société des Sciences ait un meilleur sort. Les affaires dont j’ai touché un mot ci devant ne pourraient être mis dans une Société, et si je pouvais avoir l’honneur de vous parler, je vous le ferais voir clairement. Je suis bien aise que vous ayez reçu ma lettre imprimée, et vous supplie de la lire exactement, et d’avoir la bonté de me corriger les endroits que vous trouverez à porpos car je la ferai rimprimer corrigée ; et voici trois endroits que j’ai changé. A l’endroit de NIKIAΣ eudem cum nomine MARKOΣ ΛΕΠΙΔΟΣ nobis obtulit : nummus ipse vero servatur in LUDOVICI MAGNI Thesauro incomparabili, in quo legitur NIKIAΣ, et exhibetur caput nudum Niciae, qui teste Strabone Coorum Tyrannus fuit : duos tales nummos jam edidit Goltzius Tab. XXI. Insularum Graeciae, sed male caput Niciae barba et laura ornavit ; pluresque alios vidi ejusdem Niciae cum diversis nominibus ab aversa parte : neminit ejus Cicero Epist. Lib. VII. Ad Atticum : an vero is ipse Nicias sit, qui referente Julio Polluce, purpura, auroque mixtis decoravit scutum, et an placeant illa, quae in Specimine me(o) de somnio Sullae in tertium nummum Tabulae III. etc. A l’endroit C. COELII CALDI : nam lanceam non Latinum, sed Hispanicum vocabulum esse, docet Varro apud A. Gellium Lib. XV cap. 30 : hinc sine dubio et plus bas Inquirendum ergo, an rei veritas detegi possit, nam Coeliorum nomen apud Romanos illustre fuit a primis urbis temporibus, quia in Suburanae regionis parte princeps erat Coelius mons, a Coelio Vibenno Tusco Duce nobili, qui cum sua manu dicitur Romulo venisse auxilio contra Sabinum Regem, prout testatur idem Varro de Ling. Lat., lib. IV. In familia PAPIRIA : Quis autem in iis occurrens C. Papirius Carbo fuerit, exponit Dio lib. XXXVI, illeque Bithyniam tenuit A. U. C. circiter 699. Et quidem annis aliquot postquam M. Cottam accusasset, a cujus filio Patrem ulturo ipse postea fuit accusatus. Quo anno vero inceperit Bithyniae Epocha, colligi potest ex nummis Gentis Vibiae, quibus literas ΒΛΣ additae, annum 232 denotantes. Unus illorum oculis objicit caput Julii Caesaris, et ΝΙΚΟΜΗΔΩΝ ab aversa parte ΕΠΙ ΓΑΙΟΥ ΟΥΙΒΙΟΥ ΠΑΝΣΑ cum Victoria stante. At hi nummi cudi non potuerunt ante Bithyniae recuperationem, quae facta est A. U. C. 707 cum Julius Caesar VENIT, VIDIT, et Pharnacem VICIT. Inde si 232 annos retrogradimur, incidimus in A. U. C. 475 ; epocha vero sine dubio incipit anno sequenti U. C. 476 nam eodem Nicomedes fratrem Zipoetum auxilio Gallorum vicit, Bithyniaque omnis in ditionem Nicomedis concessit. Galli regnum cum Nicomede dividentes regionem a se possessam Gallo graeciam cognominaverunt. Caput autem Julii Caesaris in superiore nummo expressus sine dubio indicat, cusum illum fuisse eodem anno, quo Senatus monetam cum Julii Caesaris imagine signare decrevit. Memoratum etc. Je vous envoie ci-joint trois médailles différentes de l’empereur Gratian, qui sont ici dans le cabinet de Monseigneur le Comte de Schwarzbourg, et il n’y en a point d’autres, sinon avec quelques différences de lettres, qui ne sont d’aucune conséquence, marquant seulement la diversité des monétaires. Ces médailles ont cela de particulier que Gratianus y est appelé AVGG. AVG. Que quelques-uns expliquent Augustorum Augustus, ainsi est il dans Mezzabarba ; d’autres croient que par le premier mot sont désignés AVGG, les deux Gratianus et Valens et par le second AVG Valentinien le Jeune pour marquer quelques différence. Pardonnez-moi la liberté que je prends de penser à la raison, pourquoi vous désirez avoir ces médailles : ne serait-ce pas pour faire la cour auprès de la nouvelle Majesté de Prusse, et dire que GLORIA NOVI SAECVLI praesentis est l’acquisition de la Couronne. Si cela est on pourra encore augmenter l’odeur de l’encens, pour encore mieux profiter d’une chose, qui fait plus de soupirs que de joie auprès de ceux qui ont des véritables sentiments d’amour, vénération, et respect pour la Sérénissime Maison. Cependant il est permis de sacrifier aux folies publiques, et de faire quelquefois deux figures, et de Démocrite et de Héraclite. Pour moi, je serais assez de cette humeur, si je pouvais obtenir par là les effets de ce que l’on m’a promis, et crois que cela ferait aussi quelque chose pour la GLORIA NOVI SAECVLI, plutôt que d’être obligé à dire qu’on ma manqué de parole. Sed haec intra nos. Il me semble que l’on pourrait dire quelque chose de particulier sur le titre de AUGG. AUG. Car la Sérénissime Maison a eu beaucoup de Héros, qui méritent d’être appelés Augustes, mais à présent est venu un qui mérite entre ces Augustes d’avoir le titre d’Augustorum Augustus, pour y avoir ajouté la majesté royale. Dans huit jours je vous enverrai les colles de poisson de ces médailles, et si vous les voulez faire graver, mon cher Monsieur, je le ferai par mes graveurs, sans qu’il vous en coûte, et tout ce que j’ai est à votre service. Un nommé Mr Eckart de Hannover avait écrit au magister Schlegel que vous étiez à Vienne et que vous passeriez peut-être par Arnstat, mais il n’a rien dit de la charge de Bibliothécaire de l’Empereur, et je n’ai point oui dire que vous aviez quelque dessein sur cela, car vous êtes au-dessus d’un semblable prétension. Monseigneur le Comte de Schwarzbourg est revenu des bains d’Aix-la-Cahpelle. Je suis toujours de tout mon cœur… Arnstat le 19 juillet 1701 » (LBr. 661 bl. 69-70 1 Bog. 4°. 2 S. ; Babin - Van den Heuvel - Widmaier 2006, lettre 190, p. 294-297).  
-Lettre du 26 juillet 1701 (d’Arnstadt) : « Il y a huit jours que je vous ai envoyé les dessins des médailles de Gratianus, présentement, je vous en envoie les colles. Du depuis j’ai appris que le nouveau Journal de Trévoux avait parlé de semblables médailles, et qu’ils avaient expliqué les lettres TCON d’une manière très ridicule, savoir : Tributum Civitatum Omnium Narbonensium. On voit par là, que ce nouveau Journal ne sera pas GLORIA NOVI SECULI. J’attends avec impatience votre réponse et corrections sur ma lettre des médailles consulaires, à quoi je me recommande très humblement, et suis.. P.S. : Tout présentement je lis dans la gazette imprimée, que S.E. Monsieur de Spanheim était arrivé en Hollande avec Sa Majesté Britannique » (LBr. 661 bl. 71 4°. 1 S. ; Babin - Van den Heuvel - Widmaier 2006, lettre 198, p. 307).  +
-Lettre du 9 août 1701 (d’Arnstadt) : « J’ai reçu l’agréable vôtre et vous remercie très humblement de la peine que vous avez bien voulu prendre touchant mon épître des médailles consulaires, et vous assure que j’observerai régulièrement ce que vous écrivez, et trouvez à propos que je fasse, corrige, et change, et cela fort exactement, non tant par complaisance envers un ami, pour lequel on a de la considération, mais plutôt par une conviction de ne pouvoir faire mieux. Je dicte cela non pas comme une civilité, mais avec le sentiment cordial de gratitude, et respect, dont je vous supplie d’être persuadé, et vous en ai une entière obligation. J’ai changé partout cette épître en sortre que vous ne la reconnaîtrez presque plus, ayant trouvé encore de très belles remarques, et corrections. J’ai aussi reçu une très obligeante lettre de Monsieur Perizonius de Leide touchant ce qui le regarde. Par cette lettre il se défend comme il peut, mais très bien, doctement et avec une grande honnêteté, ainsi j’ai inséré de la même façon toutes ses raisons avec approbation, où je trouve qu’il a raison, et où je trouve encore difficulté, je la mets aussi d’une manière que le lecteur pourra bien connaître que nous n’avons point de procès ensemble, et qu’il n’y a aucune intention de se charger, et accuser d’hérésie. J’ai aussi reçu des lettres de Berlin par lesquelles on me mande que l’on a envyé mon épître à Monsieur de Spanheim, et que l’on attend sa réponse pour prendre une résolution sur mon affaire, et peut-être que tout cela ira encore mieux que je ne pense ; peut-être qu’il y aura quelque honte de m’avoir abandonné si impitoyablement, quoique dans toute cette affaire il n’y ait aucune malveillance ou lâcheté, car mon malheur ne provient que de la disgrâce inopinée de Monsieur de Danckelmann ; s’il m’en revient quelque chose j’en louerai Dieu, et ferai les remerciements nécessaires aux amis, et patrons, qui y auront contribué, et témogienrai aussi ma très humble gratitude par la dédication à la nouvelle Majesté, ce qui sera plus convenable GLORIAE NOVI SECVLI, que si on me laisse dans la nécessité de réciter ce qui m’est arrivé. Si vous allez à Berlin, faites-moi la grâce d’en parler un ot avec Monsieur Kroug, Premier médecin de sa Majesté, lequel m’a écrit ce que dessus, de la part de Monsieur Wedel, Maître des Requêtes, lequel peut beaucoup contribuer pour réussir l’affaire, et on m’a déjà écrit une fois, que j’obtiendrai la grâce d’être satisfait, mais comme cela se devait prendre sur les amendes pécuniaires, et que rien n’est arrivé, il faut que tout le monde ait été fort sage à Berlin, ou bien que ces amendes soient toutes arrivées in partibus infidelium. Je n’ai jamais eu le bonheur de parler à Monsieur Fuchs, sans cela j’espérerais beaucoup de la grâce, et protection d’un si grand homme, car tout le monde dit de lui qu’il est très bon et généreux. Etant l’autre jour à ruminer sur mon travail, et mes affaires j’ai trouvé qu’il est presque impossible que je puisse continuer à travailler, c’est pourquoi j’ai songé à la nouvelle Société des sciences et lettres et vous supplie de me dire si parmi cette compagnie il n’y a personne qui soit curieux de médailles, et qui puisse s’appliquer dans ce travail ; car si l’on me voulait promettre de publier à la postérité mon action, je voudrais donner à la Société toutes mes collections, et dessins de médailles, et puis assurer, que jamais homme vivant n’a amassé, ni pu amasser de si belles choses, ni peut-être pourra amasser à l’avenir. Avec cela je m’offrirais de dire et communiquer tout ce qui sera en mon pouvoir, pendant le reste de ma misérable vie. Outre ce que dessus, touchant ma mémoire, je ne demanderais aucune récompense, ni utilité et j’ai pensé à cela par un principe généreux, sans aucune vue d’intérêt et seulement pour servir le public. Si on voit et examine toutes mes collections, et le travail surprenant que j’ai essuyé, tout le monde me plaindra de n'en avoir pu profiter, outre cela je voudrais être sûr, que le tout fut à la fin mis et conservé dans la Bibliothèque royale à Berlin ad perpetuam rei memoriam. Si, mon cher Monsieur, vous trouvez que cette pensée ne soit pas une folie, je vous supplie d’y songer, et m’en dire vos sentiments, et ne croyez pas que je cherche par cela quelque service ou engagement, car je suis dans un état incapable de cela. Quant à l’exécution, je laisse songer aux autres d’employer les moyens de pouvoir réussir. Je vous ferai graver les médailles demandées, mais cela ne se pourra faire que dans 15 jours, à cause que le Magister Schlegel est présenteent à Coburg, et je ne asais où il a mis les trois médailles, après en avoir tiré les colles, mais si vous m’aviez renvoyé les dessins, cela serait déjà fait, et je vous l’aurais pu envoyer présentement, car il ne faut que 2 ou 3 heures pour achever cette gravure. Les lettres CON* ne signifient autre chose que cette monnaie a été frappée à Constantinople, et les lettres ajoutées A. T. N. et semblables ne sont que des marques de monétaires pour distinguer les ouvriers. Pour OF. II. et OF. III ces lettres confirment cela, car elles ne disent autre chose que la médaille ait été faite in Officina secunda et Officina tertia. Quant au titre de AVGG. je crois que ce n’est autre chose, sinon que Gratian s’est voulu élever par-dessus Valentinan, et Theodose, en leur laissant le titre d’Augustes, ainsi il a voulu dire qu’il est l’Augustus de ces jeunes Augustes. J’ai appris avec bien du déplaisir que Monsieur Beger est très malade et hors d’espérance de guérison. C’est un homme d’une grande lecture, et fort savant, mais pour les médailles il n’en a pas assez vues pour en avoir une grande connaissance. Si son neveu est à Berlin, et si on voulait entreprendre quelque chose, on se pourrait servir de lui. Cependant j’ai présentement un graveur qui est plus habile que lui pour les médailles. Dans quinze jours je renverrai sans faute à Wolffenbüttel les livres de la bibliothèque et suis de toute mon âme… Arnstat le 9 août 1701 » (LBr. 661 bl. 74-75 4°. 1 Bog. 4° 2 ½ S. ; Babin - Van den Heuvel - Widmaier 2006, lettre 218, p. 334-337).  
-Lettre du 13 septembre 1701 (d’Arnstadt) : « Comme je ne reçois point de réponse sur mes dernières lettres, je ne sais si vous avez reçu la petite planche gravée, et suis obligé de croire que vous êtes allé à Berlin, ainsi peut-être que la présente vous trouvera de retour. Je vous envoie ci-joint quatre exemplaires de mon épître rimprimée, où vous verrez que j’ai observé tout ce que vous avez eu la bonté de me mander, et corriger ; si vous pouviez en envoyer un exemplaire ou deux à paris, vous me feriez un très grand plaisir, Monsieur Imhoff envoyé de Wolffenbüttel étant de retour. Si vous voulez avoir encore quelques exemplaires pour distribuer à des amis, il n’y aura qu’à me le mander. » (LBr. 661 bl. 76 4°. 1 S.; Babin - Van den Heuvel - Widmaier 2006, lettre 274, p. 466-467)  +
-Lettre du 22 fév. 1702 : en latin (Paris, BnF, Manuscrits, Nouvelles acquisitions latines 389 : Correspondance numismatique d’André Morell d’ Arnstatt, pendant les années 1702-1703, p. 14-19 [en ligne sur Gallica]).  +
-Lettre du 27 juil. 1688 (de la Bastille) : « Monsieur, Monsieur Dron m’ayant fait l’honneur de venir à la Bastille pour faire un œuvre de charité a visiter un pauvre prisonnier, m’a fait voir en même temps votre lettre touchant quelques epoques. Dans l’estat ou je suis-je ne suis pas en estat de vous satisfaire beaucoup, je n’ay d’autre epoque en teste que celle depuis que je suis ici, sçavoir trois semaines: pour ce qui en est de l’epoque d’AMICOY, j’y trouve une difficulte a cause de la médaille d’Aelius, qui est chez le Roy, car si je fixe le com(m)encement apres la bataille d’Actium, com(m)e Strabon le veut, le nombre de la médaille d’Aelius reviendroit une année (qu)[raturé] apres sa mort. Ainsi je crois que aul ieu que ceux d’Amisus reçurent (q)[raturé] la liberté apres la bataille d’Actium, il faut que cela soit fait auparavant et qu’Auguste les attira par là dans son parti. Pour AMACIAC &c., il y a plusieurs médailles chez le Roi et d’autre part [i.e. ailleurs]. Au reste, Monsieur, je vous suis extremement obligé des marques d’amitié que vous temoignez dans la lettre de Mr. Dron. Je vous assure que je n’ai point de chagrin de ce qui m’est arrivé: Dieu en disposant ici, il n’y a d’autre parti a prendre que celui de se remettre entierement et avec confiance a sa Sainte volonté. Peut-être que la devise de Monsieur Fouquet me pourrait servir: INCLVSVM CARCER ILLVSTRAT. Un vers a soye, Car c’est mon travail qui me cause ma prison. En tout ce que je Pourray Vous rendre service, Vous me trouverez toujours veritablement, Monsieur, Votre tres humble & tres obeissant Serviteur Morell. PS : Il y a un médaillon chez le Roi AMICOΥ ΕΛΕΥΘΕΡΑΣ [epsilon et sigma lunaires] ET [au-dessus de la ligne, epsilon lunaire] CME, Victoria in bigis du côté de la teste, Caracalla appelé Germanicus, lequel titre il avait reçu l’année auparavant celle de cet epoque » (Paris, Bibliothèque Sainte-Geneviève, Ms. 2516, Dron, f° 34 r ; Sarmant 1994, p. 53, note 106).  +
-Lettre du 29 sept. 1688 (Paris, de la Bastille) : « Monsieur, J’ai reçu l’agreable votre avec des marques d’amitié, que je ne sçay si en ce vencontre [i.e. vent contraire] je suis votre vaincu ou si je suis vainqueur, du moins je Vous puis assurer que personneau monde n’est plus a Vous et que je conserverai toute ma vie envers Vous des sentimens de respect, d’estime et d’amitié. Je trouve votre explication ΕΝ ΚΟΔΡΙΓΗΣ fort ingenieuse & suis bien aise de la sçavoir en attendant de meilleures nouvelles, M. Spanheim ne l’approuve pas tout a fait, sans pourtant y Contredire formellement. Quand Vous aurez besoin de quelque chose qui soit en mon pouvoir, vous me trouverez toujours sans responce [?, je déchiffre mal], Monsieur, Votre tres humble & tres obeissant serviteur, Morell » (Paris, Bibliothèque Sainte-Geneviève, Ms. 2516, Dron, f° 53 v [au recto l’adresse, Monsieur (deux fois) Toinard, a, Orléans).  +
-Lettre du 13 octobre 1690 : « Monsieur, en repassant mes papiers, j'ai trouvé un dessein fait a la hâte d'une médaille de Trajan de grand format comme vous voyez ci-joint. Cette médaille est fort considérable et si dans le temps que je l'ai fait j'avais eu la difficulté de TR P VI ou VII en tête, comme je l'ai a présent, j'y aurai regardé de plus près. La médaille est chez un avocat dans une petite rue vers l'Église de Notre-Dame, monsieur Dron vous y pourra mener, car j'y ai été avec lui et avec M. l'Abbé Nicaise; je l'avais mise a part et peut être cet avocat l'a encore mise a part et sera facile à trouver parmi une infinité de vilaines qu'il y a. Il y faut remarquer du côté de la tête, s'il y a TR. P. VI ou VII, car dans mon dessin j'ay mis, après les VI, un point, ce qui est une marque que je me suis douté qu'il y eut encor un plus grand nombre. Cette médaille aussi nous fait voir que Trajan n'était pas encore appelé GERM. DAC. quand il fut COS. DES. V. (En P.S. : La médaille ci-dessus n'est ni chez le Roi ni dans d'autres Cabinets de Paris.) » (Paris, BNF NAF 14823, f° 105 r, adresse au dos et cachet conservé, en ligne sur Gallica).  +
-Lettre du 6/26 mars 1694, d'Arnstadt : « Monsieur, je vous suis bien obligé de toutes vos bontés que vous avez pour moi et souhaiterai avoir l'occasion de vous témoigner ma reconnaissance; j'ai reçu tout ce que vous m'avez envoyé; Hardouin de numi Herod; le catalogue des medailles de la Reine de Suède et les médaillons de M. d'Exprelat. Ayez bien soin des deux listes du P. Hardouin, cependant si vous avez encore besoin de l'original de sa lettre que j'ai, je vous l'enverrai de bon cœur. Je suis ici et me suis engagé avec M. le Comte de Schwartzbourg, c'est un Grand Seigneur, riche et la personne la plus acharnée de la médaille que j'ai vu : j'y ai bonne pension et tous les subsides pour travailler à mon ouvrage de médailles : on travaille actuellement à battre les planches de cuivre et se prennent du [signe égyptien ankh, « croix ansée »] des mines de M. le Comte; il y a aussi des curieux en herbe, qui regardent mes recueils stupentes et se font un plaisir de m'écrire tout ce que je veux, extraire des passages d'explications, ne demandant autre chose qu'à me servir pour apprendre, tellement que je nage en pleine eau. Mon Cabinet a un Cabinet pour le moins aussi grand que celui de M. de Seignelay, en tous métaux et en toutes grandeurs, plusieurs médaillons et quantité de grecques singulières que je n'avais pas vu. J'établis par tout correspondance pour l'augmenter. Faites mes cordiales salutations à notre cher ami Monsieur Dron. S'il arrive quelque médaille curieuse a Paris, ayez la charité métallique de m'en conserver un dessin ou colle de poisson, et amassez moi ce qui se publie en vous payant. Si Vous me voulez écrire, donnez la lettre à M. l'Abbé Bizot. Il y a à Gotha un savant qui fait imprimer tous les mois quelque nouveauté en matière de littérature. Il m'a pressé de lu faire tenir cette lettre à Paris, donnez-là au R.P. Mabillon en l'assurant de mes très humbles services et respects, comme aussi son illustre ami du même couvent. Si vous voulez, je vous enverrai régulièrement ces nouveautés ou du moins ce qui le mérite. Je crois que je ferai réimprimer mon Specimen avec l'assurance de mon travail présent. Si l'on avait quelque considération pour moi a la Cour je ferais le Cabinet du Roy a part. » (Paris, BNF, NAF 14823, f° 107 r, adresse au dos, en ligne sur Gallica ; Th. Sarmant 2003, p. 79, note 14).  
-Lettre du 26 juin/6 juillet 1694, d'Arnstadt : « Monsieur, ces lignes ne sont que pour assurer de mes très humbles services et pour vous demander la résolution d'une difficulté que je trouve dans Marc Aurèle : il y a sur quelques unes des medailles TR POT. XXVII. IMP. VI. COS. III et aussi TR. POT. <XXVII.> IMP. VII. COS III d'un autre côté, il y a TR. POT. XXVII. IMP. VI. COS. III. Or je ne saurais accorder ces suites : pourquoi il y a IMP. VII avec XXVII puisqu'il y a distinctement IMP. VI avec TR. POT. XXVIII et par conséquent une indubitable rétrogradation. Vous trouverez dans les médaillons de M. de Pamiers de quoi vous convaincre et son incomparable médaillon avec ADVENTVS AVG. IMP. VI. COS. III suffit pour faire la preuve et TR. P. XXVIII du côté de sa tête. J'aurais souhaité que M. Vaillant eut touché cette difficulté puisque dans le médaillon précédent il avait trouvé TR. P. XXVII avec IMP. VII. Je pars dans ce moment pour Hall ou S.A.S. Monseigneur l'Électeur de Brandebourg se trouve pour faire l'inauguration d'une Université et Monsieur Spanheim s'y trouve et me présentera à ce Prince. Mes Cordiales Salutations a nos amis et surtout à Monsieur Dron. Le départ m'oblige de finir en vous en assurant que suis sincèrement et tout à vous. (la suite est de la main de Thoynard sur cette page et, au dos, autour de l'adresse : Ajouter d'Occo des medailles d'or et d'argent, où du coté de la teste il y a TR. P. XXVIIII. avec IMP. VI. au revers. Mezzabarba en rapporte pag. 224. une de bronze de son cabinet, ou il y a aussi du côté de la tête TR. P. XXVIII et au revers IMP. VI. avec MARTI VICTORI. Dans le cabinet du Roy il y a une médaille d'argent, où du côté de la teste on lit M. ANTONINVS AVG. TR. P. XXVIII et au revers RELIG. AVG. IMP. VI. COS III. Mercurius stans, dextrâ pateram, sin. caduceum. cité p. 68. par le P. Pagi. anno 174* *. Toutes semblables, du moyen bronze., hormis qu'il y a TR. P. XXVIII. r S C, sine inst. La même toute semblable en argent chez M. Foucault avec TR P XXVIII. Moyen Bronze, M ANTONINVS AVG TR P XXVII Cap. Laur. dextr. [, revers,] RELIG AVG IMP VI. COS III Mercurius dextrâ exuntram (?) sin. caduceum. Hinc incl. S C ad pedes. Page 31, I. ou II. médaillon. cf M. Aurèle. Page 37. II. médaillon cf L. Verus où il y a TR. P. XXVIII. cap. laur. dextr. Moyen bronze, GERMANIA SVBACTA IMP. VI. COS III. In imo S C; [revers] Figura muliebris humi d [je ne déchiffre pas les deux ou trois mots qui suivent]. Moyen Bronze, M. ANTONINVS TR. P. XXVIII. cap. laur. dextr.; [revers] IMP. VII. COS III. [rature] <Hinc ind> S C in ardâ (?), Figura militaris stans, sinistr. hasta (?), dextrâ victoriolam sin. hastam. Moyen bronze, M. ANTONINVS AVG TR P XXVII Cap. laur. dextr.; [revers] SECVRITAS PVBLICA IMP. VI. COS III, Figura muliebris dextr. hasta. manu dextrâ versus (?) caput sublatâ Sin. palmam longam. humi insidertum (?). Hinc incl. S C. » (Paris, BNF NAF 14823, f° 108 r-v, adresse au dos, en ligne sur Gallica; Th. Sarmant 2003, p. 79, note 15).  
-Lettre du 26 août 1694 (d'Arnstadt) : « Monsieur, je suis ravi que vous fassiez la figure d'un Télèsphore entre Ésculape et UGEIA, c'est a dire, reconvalescent entre le médecin et la santé après une longue maladie* je ne vous souhaite qu'un seul pareil accident encor, puisque Vous n'avez la figure que de 35 en 35 ans : il vaut mieux cependant que vous ayez hérité de Mad(moisell)e vostre sœur que de lui avoir procuré un tel bonheur. Je crois que je me suis trompé a l'égard des medailles de Tit(us), car j'ay regardé fort exactement dans mes recueils et colles sans pouvoir trouver la rétrogradation. C'est une faute d'impression dans Mezzabarba, pag 124, lign. 57, et au lieu de TR P. VIII. IMP. XV : il faut y corriger TR P. VIII. IMP XV etc. Quant aux medailles de M. Aurèle la difficulté est plus grande et la chose mérite une explication un peu plus nette et exacte. Prenez bien garde à la médaille de M. Aurèle de M. Foucault, car j'en ai vu de semblables qui ne provenaient que de l'hasard en frappant sur la médaille d'un Emp(eureu)r précédent : et vous trouverez que l'on a frappé le coin de M. Aurèle sur une médaille qui était frappée d'Antonin Pie : car a sa TR.P.V. il n'était encore [qu'] IMP proclamé outre qu'il n'a eu que trois Consulats : tellement que la moitié de l'inscription de la médaille Fucaldi appartient à M. Aurèle et l'autre à Antonin et cela parce que le coin n'a pas frappé par tout sur la médaille. Je crois qu'il en est de même à celle de chifletius, déjà citée par M. Spanheim et je ne l'ai plus trouvé à Besançon chez M. Chifflet, lorsque je vis son Cabinet. J'ay vu M. Spanheim a Hall où il était avec S.M.Él(ectorale). de Brandebourg, à laquelle j'ai eu l'honneur de faire la révérence : Elle m'a entretenu une demi heure durant et m'a invité d'aller à Berlin voir son Cabinet, comme de fait j'espère d'y aller au premier jour, non pas pour y entrer en service, mais pour examiner le Cabinet Électoral et recevoir quelqu'aide pour l'avancement de mon ouvrage de médailles, je travaille aux planches d'icelui, avec un graveur que j'entretiens ici. Ne pourriez vous pas faire un essai chronologique de tous les Empereurs par années où il y a exactement tous leur TR. P. IMP. et COS. Cela m'épargnerait beaucoup de temps et j'y joindrais cela a mon ouvrage sous vostre nom. J'écris aujourd'hui a M. Leibniz et lui fais vos compliments. J'envoie à Gotha à M. Tenzel** la lettre du R.P. Mabillon, que je vous prie d'assurer de mes très humbles respects, comme aussi le reste de nos amis. » (Paris, BNF NAF 14823, f° 109 r, adresse au dos, en ligne sur Gallica ; Th. Sarmant 2003, p. 79, note 16).  
-Lettre du 29 janvier 1695, d'Arnstadt : « Monsieur, j'aurais souhaité recevoir de plus grandes nouvelles de votre part, par l'occasion de M. Leers (?)* et il m'a envoyé votre billet. J'ai communiqué le livre du P[ère] H[ardouin] des Hérodiades à quelques amis, entr'autres à M. de Spanheim, qui m'a demandé de vos nouvelles : ils en sont fort scandalisés, et je crois qu'on imprimera ce traité, mais il serait à souhaiter qu'on y fit quelque sauce, c'est pourquoi je vous supplie de m'envoyer au plutôt quelque matière pour cela, afin que l'on puisse traiter cet auteur secundùm stultitiam suam. Mon Specimen, mutatis mutandis, sera achevé a pâque et je travaille assidument aux planches du premier tome du grand ouvrage : lequel contiendra les XII premiers Empereurs que l'on commencera à imprimer l'été prochain. Ne Seriez [vous]** pas homme à m'y aider en faisant un compendium chronologicum et exacte là-dessus, par colonnes, où a chaque année, il y ait les consulats : TR. POT. //IMP et ce qui est nécessaire comme vous savez mieux; je le ferais ajouter sous votre nom et vous en ferai tout l'honneur nécessaire, sans vous flatter, personne ne saurait faire cela mieux que Vous & vous m'obligeriez infiniment. Le R. P. Noris, cardinalable m'a écrit : Vale dixi Musis et Musæis, ainsi il n'y a rien à espérer davantage de ses études : il se plaint d'être englouti par des affaires publiques et les congrégations : et que son carrosse, chevaux et train le consument : je lui ai répondu que je croyais VEHICULATIONEM ITALIAE REMISSAM, le plaignant beaucoup d'être sorti de son repos, par craindre comme Paucus (?) d'être mangé par ses chevaux. Son livre de Epochae Syromacedonum s'imprimera à Leipzig; n'avez vous aucune médaille a y ajouter ou quelque observation à faire, de quoi il faudra l'avertir et, par provision, me l'envoyer, afin que sans faire le grand tour a Rome, j'attende la dessus ses ordres : car il faut faire honneur a cet illustre ami. Je ferai imprimer dans mon Specimen un petit récit de ce que le P[ère] H[ardouin] m'a fait et j'y joindrai sa lettre : conservez bien les deux listes. J'aurais bien besoin d'un Ertinger, car mes graveurs me font enrager, en voulant toujours ajouter a mes dessins et embellir mal a propos. M. de Rheims ne fait-il rien pour le Cabinet du Roy, ce n'est pas qu'il manque d'argent pour faire honneur à son Prince, puis qu'il a ordonné 500 mille livres a M. de Villeroi, pour sa charge de Capitaine des gardes du Corps, ainsi que je viens de lire dans les gazettes de Francfort. Je vous supplie de m'indiquer l'auteur qui a écrit sur le Capricorne d'Auguste pour prouver qu'il n'y est pas né sous ce signe. Ayez, la bonté de m'extraire son sentiment et en peu de mots et ses raisons. J'ay perdu les dessins et les observations que j'avais fait sur les deux medailles de Polémon qui appartiennent à M. Foucaut, demandez cela a M. Dron et renvoyez moi une copie, je vous en supplie. Dite moi vostre sentiment sur ce que je mets dans mon Specimen [Dessin] de la médaille d'Auguste ci-joint, que le monogramme*** signifie UPATOU IB. Car la 26 année de son règne revient justement a son douzième Consulat, ainsi l'on a marqué autrement sous Auguste que sous Néron, comme vous avez le premier trouvé. Vous trouverez dans mon Specimen quantité de médailles nouvelles et j'aurai soin d'envoyer des exemplaires à mes amis par la voie de M. l'Ambassadeur. Conservez moi toujours l'honneur de vostre amitié... (En P.S. : Quand bien je ne joindrai aucun compliments pour Monsieur Dron, je suis sur que vous lui en feriez de ma part, c'est pourquoi assurez le de mes très humbles services. La Gazette a publié que M. Galland a été pris pour s'être trouvé, par accident et malheur, chez le P(asteu)r La Roque, j'en suis fâché et souhaite qu'il soit remis en liberté, car je ne saurais croire qu'il ait fait quelque chose contre le service du Roi. L'on m'a dit que vostre Harmonie des Évangélistes allait s'imprimer. On l'attend en ce pays avec impatience. M. Carppow m'en a parlé. J'ay été à Gotha la semaine passée où j'ay parcouru 32 volumes de dessins de médailles faits par Strada : les desseins sont aussi grands qu'une affiche médiocre et une bonne partie fausses : je reconnais que ce Jacob Strada est cause de tant de medailles fausses, car il en a visiblement inventé et avec peu de jugement par exemple, il joint Othon et Poppée du temps de son règne. A Vespasien il attribue TR. POT. XX avec une magnifique TRIVMPHUS IVDAICUS et ainsi ailleurs. » (Paris, BNF NAF 14823, f° 110 r-v, en ligne sur Gallica ; Th. Sarmant 2003, p. 78, note 13 et p. 131, note 107).  
-Lettre du 31 ( ? 8 ?) novembre 1696, d'Arnstadt : « Monsieur, vous m'avez fait la grâce de mander quelque chose touchant le Sr Mesgrigny, du depuis un de mes intimes amis m'a envoyé la copie ci-jointe d'un placet qui doit avoir été présenté au Roi. Et il me prie avec la dernière instance de m'informer par quelque ami fidèle de la vérité du fait. Je ne saurais mieux m'adresser qu'a vous ou a Mr. Dron. C'est pourquoi je Vous supplie le plus que je puis de m'informer de deux choses. 1. Si le placet a été effectivement présenté au Roi et si le fait y contenu, s'est passé comme la teneur le marque. 2. Si les projections se sont faites réellement chez Made. de Montigny. C'est tout ce que je désire de savoir, pour connaitre si Mesgrigny dit vrai ou faux. Je vois bien que mon ami a fait quelque liaison avec le Sr. Mesgrigny, c'est pourquoi il est important de savoir ces deux articles. Au reste je sais bien que vous ne faites pas cas ni de l'art de ces gens ni d'eux, cependant ayez seulement l'amitié de m'informer mais exactement de ces deux choses et de quelqu'autre particularité, si vous en pouvez savoir, afin que suivant cela je puisse informer mon ami pour se précautionner ou non. Mr. Dron, de son côté, ne manquera point non plus de vous aider en ces informations et faites que je les puisse avoir au possible. J'espère tout cela de vostre sincère amitié. Je n'écris point à Mr. Dron parce que j'attend sa réponse sur une très ample lettre. J'ai pourtant avis, qu'on a retiré de chez lui quelques medailles d'or. Que faites vous, mon cher patron*, ne verrons nous rien de vous** ? Que dit on de Eumenius Pacatus***, se tient-il en repos ou s'il continue de grossir ses sottises. Mr. Vaillant ne fait-il rien et les autres curieux de Paris. J'ai envoyé, il y a c 1/2 année par la voie de Mr. Leers (?) de Rotterdam 20 exemplaires de mon Specimen, adressés à l'abbé Bizot défunt****. Ils ont été envoyés à Lille, à un nommé Mr. Tievet, du depuis je n'[en] ay point entendu parler, et ils sont là, encore faute d'ordre dudit abbé Bizot, ou ils sont parmi ses effets scellés, j'en ai écrit à Mr. de La Joye et Mr. Panel principaux créanciers, qui m'ont promis de les rendre en cas qu'ils s'y trouvent. Ayez la bonté de vous en informer, même s'il se peut par l'autorité du R.P. de La Chaise ou de M. le P. Bignon de les faire déterrer : car c'est un grand malheur pour moi, que mes patrons et amis ne les aient pas reçus pour connaitre que je n'ay pas manqué a mon devoir. Le livre du P(ère) ou C(ardinal) Noris est imprimé à Leipzig. Thesaurus Brandenburgicus est publié à Berlin par M. Beger. M. de Spanheim a publié les ouvrages de Julien avec des notes si amples, qu'il est dommage qu'une si bonne sauce soit employée a un méchant poisson. Il va se mettre après une nouvelle édition de ses Diss. de Usu & Pr. N. in fol.° (auctior et emendatior). Pour mon ouvrage il ne court pas la poste mais j'avance toujours. Mes respects et salutations a nos amis. Continuez moi l'honneur de votre amitié dont une marque réelle sera si vous déferez a la prière que je Vous fais ci-dessus. » (Paris, BNF NAF 14823, f° 112 r, adresse au dos, en ligne sur Gallica ; Sarmant 2003, p. 124, note 63 et p. 133, note 121).  
-Lettre du 6 juillet 1696 (d'Arnstadt) : « Monsieur, le respect que j'ai pour une personne de vostre mérite est si grand, que je ne saurais vous oubliez quand je voudrais : je vous ai écrit un billet de Hollande par la voie de M. Graevius et je n'en vois aucun vestige de réception dans votre lettre. Si mon Specimen vous a plu, il plaira bien a d'autres, mais à vous dire le vrai, je n'en suis pas trop satisfait moi-même : j'écris aujourd'hui à M. Caen (?) à Rotterdam pour savoir ce que sont devenu les exemplaires que j'ay envoyé a mes amis de Paris il y a un an. Si l'abbé Bizot, à qui je les ai adressé, les a reçu, ils seront en purgatoire et il faudra les faire sortir par l'intercession de quelque Grand Saint. Les deux médailles de Polémon sont assurément de deux princes et sous deux Empereurs, si M. Vaillant soutient le contraire, c'est qu'il prétend conserver son infaillibilité, comme un Pape métallique. La médaille d'Asender d'or est très considérable, priez M. Rigord de m'en envoyer la colle, car j'en ay vu une a Nuremberg, où la teste ne ressemble point du tout a votre gravure : quant a Saturninus sur la médaille d'Antioche, je suis fort de vostre opinion que OUOLO ne peut être Volumnius l'intendant, deux magistrats si différents étant incompatibles sur une même médaille. Je trouve cependant la même difficulté pour le nom de Saturninus Volusius, parce que le nom de la famille se met toujours le premier, on dit Sentius Saturninus et non Saturninus Sentius etc. De plus comme la médaille est très fruste, à ce que j'en juge, il faut bien prendre garde que l'on ne prenne des apparences de lettres ou des lettres numérales pour un nom. Cependant si les lettres OUOLO se trouvent indubitablement, je crois qu'il faut lire SATVRNINUS VOLVSIANVS, pouvant se faire qu'il a été adopté par Volusien et ainsi ayant passé de la famille Sentia à celle de Volusien, Gouverneur de Syrie, a conservé son surnom de Saturninus, abolissant la famille Sentiæ et pour montrer qu'il entrait dans une autre, il a pris le nom d'adoption VOLVSIANVS, ainsi que cette terminaison était fort en usage pour ceux qui étaient adoptés : TREBONIANVS, POMPEIANVS, IVLIANVS, ANTONIANVS, AELIANVS, AVRELIANVS etc. Cependant, je vous prie, prenez, bien garde, peut-être que les lettres OU entre la tête et la palme ne sont que la terminaison de CATORNEIN OU, et qu'il n'y en a point en bas sous le bras gauche de l'Oronte, en ce cas le reste ne serait que l'époque, ETO. Vous me ferez un très sensible plaisir et service si vous m'envoyez une relation fidèle et circonstanciée touchant le Philosophe, car j'en suis sollicité par des amis qui me touchent et qui ont intérêt de la savoir au vrai. On a mieux fait de le condamner un souffleur en galère que de le pendre, car ce dernier malheur l'aurait empêché de souffler, au lieu que le premier lui en donne le moyen a force de ramer. Msgr. le Comte de Schwartzbourg augmente toujours son Cabinet en Grand Seigneur. Il a eu en ces jours passés entr'autres une médaille ΗΡΟΔΟΥ ΤΕΤΡΑΡΧΟΥ LΛΒ. Une palme etc ΤΙΒΕΡΙΑΣ dans une couronne, où Vous remarquez que cette médaille est pareille a une autre que feu M. Patin a vu in Thes. Mauroceno, p. 112 et que le P. Hardouin cite dans ses Herodiana, pag. 9, où il s'égaye fort en l'air sur la lecture de Patin qui est ridicule ΠΕΡΙΟΔΟΥ ΤΕΤΑΡΤ, pour montrer que Tiberias l'année quatrième de Tibere, et vous remarquerez cela dans son panégyrique, si jamais vous vous mettez après. Je ferai rendre fidèlement à M. Graevius les ports des lettres, c'est un très grand homme, qui m'a accablé d'honneur et de bienfaits à mon denier voyage d'Hollande. Le livre du P. Noris est achevé d'imprimer à Leipzig. M. Spanheim me mande qu'il est occupé aux index et préfaces sur Callimaque et Julien, ainsi nous verrons bientôt ces ouvrages-là, où assurément la sauce vaudra mieux que le poisson. L'on a aussi publié, L. Begeri, Thesaurum Brandburgicum, c'est le Thes. Palatinum habillé de neuf, il a cependant beaucoup de très belles additions. Un grand in-fol°. Souvenez Vous de me r'envoyer les listes du P. Hardouin. Conservez moi l'honneur de vostre amitié... » (Paris, BNF NAF 14823, f° 111 r-v, en ligne sur Gallica; Th. Sarmant 2000, p. 71, note 13, 2003, p. 117, note 27).  
-Lettre du 28 février 1697 (d'Arnstadt) : « Monsieur, je vous écris la présente pour vous demander si vous ne seriez pas d'humeur de lier commerce de lettre avec Monsieur Leibnitz*, Conseiller de S.A. El. de Hanover et de la Sérénissime Maison de Brauschweig & Luneburg. C'est homme excellent vous doit être connu de réputation et par ses écrits. Il souhaiterait avoir un ami fidèle et généreux à Paris, pour s'entredemander ce qui passe en matière de lettres, livres et curiosités, offrait la réciproque pour ce qui se passe en Allemagne et autres lieux où il a une très vaste correspondance. S'il prend la liberté de vous écrire, je vous supplie de lui répondre suivant mon espérance et votre générosité ordinaire. Vous n'aurez que du plaisir d'une telle correspondance et qui ne vous sera point onéreuse, car les lettres vous seront livrées à Paris franches de port : on recevra de même les vôtres en indiquant une personne pour cela et j'espère que vous m'aurez obligation d'une telle connaissance. En mon particulier j'en serai ravi car vous me pouvez écrire surement par la même (sc. voie) et j'attendrai vostre réponse sur cette proposition. A cette occasion il faut que je vous importune touchant une véritable information sur la médaille de Zénodore le Tétrarque. Eumenius Pacatus (nb : Hardouin) qui suivant sa louable coutume se pare toujours des plumes d'autrui la rapporte comme de son cru dans ses Hérodiades, quoi que j'aie été le premier qui l'ait lue : j'en ay vu trois, l'une est chez le Roi : l'autre étoit chez Mr. de Seignelay et, apparemment, l'illustre Mr. Foucault la possède à l'heure qu'il est : la troisième est chez notre véritable ami et Nathanaël, Mr. Dron. La difficulté que j'y trouve est que sur deux colles que j'en ay je ne saurais déterrer la véritable lecture : outre cela j'en ai fait deux dessins, à l'un j'y ai mis L.ΒΝΣ à l'autre L.ΒΠΣ ainsi que Eum. P. la met. Au revers j'ai lu sur celle de Mr. Dron ΖΗΝΟΔΩΡΟΥ ΤΕΤΡΑΡΧΟΥ ΡΧΗ et sur celle de M. de Seignelay il y a quelques autres lettres, la-dite colle me semble montrer ΖΗΝΟΔΩΡΟΥ ΤΕΤΡΑΡΧΟΥ K CIARXH B mais je ne saurais accorder ces flûtes et je vous supplie d'examiner ces deux médailles exactement à votre accoutumé. Le Π de L.ΒΠΣ n'est pas fermé assurément en haut et il semble être L. ΒΜΣ. ou L.ΒΝΣ. Mais quand je lirais de cette manière le temps ne s'accorderait point, car ΒΜΣ revient au temps de Pompée ou Zénodore n'avait aucune part en sa tétrarchie étant possédée par Ptolemée Mennei, qui se racheta de Pompée pour mille talents, à ce que nous apprend Josèphe. Si ce n'est qu'on veuille supposer que Zénodore a voulu exprimer ce temps pour montrer l'époque et l'origine de sa tétrarchie, aussi la tête de la médaille semble, en quelque façon, être celle de Pompée**, à cause des cheveux élevés qui paraissent sur le front. Si je lis ΒΝΣ, cela revient à Jules César, où il n'était pas encor allé en Orient et Ptolemée Minei vivait encore n'étant mort que durant le temps de M. Antoine. Aussi la tête sur la médaille ne peut être de Jules César, à cause qu'il était chauve. Si je lis ΒΠΣ cela revient fort bien au règne de Zénodore, car ayant été fermier de Lysanias, fils de Ptolémée M. il en eut ensuite la tétrarchie et a vécu jusqu'a l'année A.V.C. 734 Apulejo et Silio Coss***. ainsi que nous pouvons voir dans Josèphe et Dion, dont le premier nous récite les particularités de sa mort s'étant tué à Antioche, après avoir voulu ruiner Hérode auprès d'Auguste par les députés ou accusateurs de Gadara. Et, je m'étonne que le Omniscius Eumenius Pacatus ait ignoré cela, ainsi qu'il parait dans ses Herodiades pag. 25****. L'inscription de l'autre côté de la médaille me fait de la peine car j'y lis ΖΗΝΟΔΩΡΟΥ ΤΕΤΡΑΡΧΟΥ K CIARXH B peut être se glorifie-t-il d'avoir été asiarque au sujet des jeux en l'honneur d'Auguste sur la bataille d'Actium et par là il a voulu flatter ce Prince, pour gagner sa bienveillance contre Hérode. Si j'avais la médaille je crois que je viendrais bien à bout de la déterrer entièrement, en confrontant les trois ensembles, car elles sont égales. Cette médaille est aussi chez l'Empereur l'ayant trouvée dans le grand recueil Mss de Strada ou elle est dessinée comme ci-joint. La première tête de ce dessin [DESSIN] et sur la médaille ne ressemble point à Auguste ainsi il est bon d'examiner tout exactement ce que j'espère de vostre bonté et que vous le feriez avec plaisir. S'il y a L. ΒΠΣ, assurément, il n'y aura rien à redire, mais le contraire me semble par la colle et qu'il y a ΒΜΣ ou ΒΝΣ. Enfin je serais ravi de déterrer au vrai le sens de cette médaille curieuse. Vous ne m'avez plus rien écrit sur l'affaire de Mesgrigny, qui est en Suisse et un de mes amis s'embarque avec lui. » (Paris, BNF NAF 14823, f° 113 r-v, en ligne sur Gallica ; Th. Sarmant 2003, p. 133, note 122).  
-Lettre du 7 janvier 1674 (de Berne): Morell a passé 6 semaines avec Spon à Lyon. Achat de pièces de monnaie. un colis avec une lettre pour Patin (Basel, UB, G2 II 16:fol. 154).  +
-Lettre de décembre 1672 (de Berne): Un envoi de Lyon pour le Baron von Kallenberg et pour l’administrateur Findelkeller : Faesch doit leur montrer la collection numismatique (Basel, UB, G2 II 16:fol. 145).  +
-Lettre du 8 décembre 1672 (de Zurich): Description enthousiaste du séjour à Lyon : Spon et d'autres ont été la gentillesse même. Les antiquités et les pièces de monnaie, les acquisitions de pièces de monnaie, les nouveaux amis. Départ du Baron von Kallenberg et de Findenkeller pour Bâle. Faesch est censé jouer aux échecs avec eux, etc. (de Zurich): (Basel, UB, G2 II 16:fol. 146-147).  +
-Lettre du 6 juin 1672 (de Berne): La pièce d'aurelia ne peut être rendue .Morell est disposé à donner à Faesch toute autre rareté. Le pharmacien avec la pierre de bézoard est actuellement en voyage à Zurzach. Demande d’un index des ouvrages de Tristan St. Amant ; faire éventuellement copier les commentaires par les élèves. (Basel, UB, G2 II 16:fol. 142-143).  +
-Lettre de 1673 (de ?): Pendant le voyage. 3 bonnes pièces d'or à Solothurn près de Msr. Du Crest pour 32 Louis d'or (Basel, UB, G2 II 16:fol. 141).  +
-Lettre du 23 janvier 1673 (de Berne): A propos d'un peintre pour Patin : Patin devrait voir ce qu'il demande et s'ils peuvent travailler ensemble (Basel, UB, G2 II 16:fol. 148).  +
-Lettre du 2 octobre 1673 (de Berne): Wegen der Zeichnung von W. Stettler: Er wird F's Wünsche berücksichtigen, jedoch kann nach M's. Meinung vom Sujet der Auffassung nicht abgewichen werden, das ist gut. Einzehlheiten der Ausführung. Preis von 10 Th. nicht zuviel, ev. 8. Aber F. soll lieber St. mehr geben für die tadellose Ausführung (Basel, UB, G2 II 16:fol. 152-153).  +
-Lettre du 22 février 1673 (de Zurich): Cabinet de Plätter. Un livre de Dürer. Demande d'examen des dessins de monnaies ne figurant pas dans les livres de Patin. Invitation à venir à Berne avec Patin, également Wettstein. Plans de voyage (Basel, UB, G2 II 16:fol. 149).  +
-Lettre du 25 septembre 1673 (de Berne): Une lettre pour Patin demandant à Morell de la faire. Demande de prêt du livre de Paruta, Numinis Siciliae (Basel, UB, G2 II 16:fol. 149).  +
-Lettre du 24 avril 1674 (de Bern): Stettler n'a encore tiré aucune des pièces de Patin : Stettler est malheureux en amour et ne peut pas le faire. Message de Patin expliquant la difficulté de sa situation ; donc risqué de vendre les pièces pour lui. Pour les monnaies grecques: les pièces qui ne sont pas dans la Goltz. Enquête pour savoir si le crucifix en ivoire est toujours à vendre (Basel, UB, G2 II 16:fol. 155-156).  +
-Lettre du 5 mai 1674 (de Berne): Merci de vous être donné du mal pour le crucifix. Faesch devrait l'acheter. Les événements de la guerre en Bourgogne : la défense acharnée de Besançon. Stettler de plus en plus malheureux : ne travaille pas. Demande de la Bible de Mangold (Basel, UB, G2 II 16:fol. 157-158).  +
-Lettre du 16 juillet 1674 (de Berne): Merci pour la Bible; les 4 tableaux lui reviennent. Morell ne les avait qu'en commission. Restitution du livre de Paruta. Une pièce de monnaie pour que Patin l'examine. (Basel, UB, G2 II 16:fol. 159).  +
-Lettre du 17 juillet 1678 (de Berne): un Hollandais a raconté à Morell l'affaire avec Patin. Spon était gravement malade. Ses œuvres sont excellentes. La guerre en Bourgogne. Ce qui se cache derrière tout cela. Désertions importantes en France. 2600 déserteurs à Berne. Morell a une Moria de Patin trop bonne. Question sur l'activité du jeune Rhyner (Basel, UB, G2 II 16:fol.160).  +
26 Sept. 1594 (from Naples): “Tabulae binas vidi, Neapolitani regni, cum numismatis magnum Graeciae, quas ut puto, in Sicilia Hubertus Goltzius comlexus est: item Calabriae, si iis tibi opus, fac sciam excutiam cetera, ut soleo” (Den Haag, Koninklijke Bibliotheek, MS 79 C 4 (078), f° 207-208; Hessels 1887, no. 254, p. 600-602).  +
-Lettre du 11 jan. 1701 (de Vienne) :« Monsieur, Il y a ici si peu de choses, qui méritent votre connaissance, que si je n’avais pas peur de paraître incivil, je ne voudrais pas vous donner le trouble de cette lettre. Trois jours après mon arrivée ici j’allai chez le Nonce, Comte d’Avia, qui me reçût très honnêtement. Je lui donnai une de vos lettres, laquelle il lisait avec beaucoup de plaisir, et disait d’être prêt de vous assister à tout ce qu’il pourrait ; mais à présent presque toute sa collection est en Italie. Vienne est un lieu, où l’on trouve rarement des médailles curieuses ; de toutes que j’ai vu il n’y a qu’une que le Comte de Swartzbourg n’a pas ; elle est fort commune en argent, mais je ne me souviens pas de l’avoir jamais vue en or ; au moins elle n’est pas dans le Patin ; vous y verrez aussi quelque différence ; elle est entre les mains du Général Marsili, qui la trouvait en Hongrie, et fort bien conservée : en voici le dessin, mais fort mal fait, quoique j’ai pris tout le soin possible. Je serai fort obligé ppur le dessin de trois médailles dans la suite d’argent du Comte de Swartzbourg, viz. Juba Fil. Clod. Macer, et Corn. Supera ; et s’il y a quelques autres qui soient fort rares. Voilà une des premières lettres que j’ai écrit en français, et j’espère, critique et savant comme vous êtes, que vous lui serez favorable. Enfin je suis déjà beaucoup obligé à Vous, pour votre honnêteté et vos présents ; et je crois que c’est mon devoir de dire à tout le monde que vous êtes un fort honnête et fort savant homme et que je suis avec sincérité, Monsieur, votre très obéissant et très obligé serviteur » (Paris, BnF, Manuscrits, Nouvelles acquisitions latines 389 : Correspondance numismatique d’André Morell d’Arnstatt, pendant les années 1702-1703, p. 1-2 [en ligne sur Gallica] ; Callataÿ 2015, p. 303).  +
-Lettre du 17 mars 1702 (de Venise) :« Monsieur, j’ai reçu votre très obligeante lettre par laquelle je suis bien aise de trouver que vous continuez toujours en votre bon et agréable [hamour], malgré votre maladie, qui fait plus d’injures au public, qu’à vous. Je m’étonnais qu’il y avait si peu de curiosités à Vienne ; mais j’étais bien plus surpris de trouver un véritable connaisseur de médailles à Venise. C’est le Prince de Ligne, auquel je donnai une de vos lettres imprimées. Il vous servira avec la même honnêteté, que j’ai déjà eu l’honneur de participer, et vous en jouirez bientôt. Vous trouverez en lui un […] extraordinaire ; et il y a fort peu de gens au monde qui entendent si bien que ceci, si une médaille est véritable ou fausse. Il a une collection de médailles grecques, des Empereurs, des colonies, avec beaucoup d’autres qui sont fort rares et particulières. Il a aussi une grande quantité de consulaires, qui ne se trouvent point dans Patin, desquelles il vous enverra bientôt la description. Le Docteur Bon est un homme assez savant mais outre les monnaies courantes il ne vous dira rien des antiques. Enfin, c’est un homme fort intéressé. Je lui ai fait vos baisemains, et il y a longtemps que je lui ai donné votre lettre De Perizonium. Dans toutes les collections, que j’ai vues ici, je n’ai pas trouvé aucune chose considérable, entre les consulaires, ni la moindre chose en or qui puisse servir le Comte votre (Patron ?). Pour la collection de Torta à Padoue, j’irai demain exprès pour la voir et vous en aurez un conte fidèle. Tout le monde prend ici votre parti sur la première médaille de la famille Aemilia. Il n’y a personne qui ne trouve pas l’opinion de Beger et de Galland fort ridicule. Votre comparaison avec les bouchers de Paris me plaît extrêmement. Par toute l’Italie où je passerai je vous servirai avec tout le soin possible, et si je trouve la moindre chose, je vous en donnerai la description. Je vous prie de faire mes baisemains à votre savant Patron, et de me mander quelquefois de vos nouvelles. Je suis, Monsieur, votre très obligé et très fidèle serviteur « (Paris, BnF, Manuscrits, Nouvelles acquisitions latines 389 : Correspondance numismatique d’André Morell d’Arnstatt, pendant les années 1702-1703, p. 20-21 [en ligne sur Gallica] ; Callataÿ 2015, p. 305-306).  
-Lettre du 22 avril 1702 (de Rome) : « Mon cher Monsieur Morel, Les tristes nouvelles qui sont venues à Rome de l’Angleterre depuis peu m’ont empêché d’écrire les deux dernières semaines ; mais à cette heure la bonne espérance que j’ai en notre Reine me console un peu et je commence à parler des médailles, et de vous assurer, que je n’ai pas oublié vos instructions. La collection du Sr Torta à Padoue est fort considérable ; et il s’y trouve les médailles que vous avez nommé ; mais il est un homme fort mélancolique et bizarre et je vous assure que c’est une chose impossible de faire aucun négoce avec lui ; et de plus il dit qu’il est résolu de ne pas vendre sa collection ; car le consul d’Angleterre à Venise, qui est un honnête homme et fortment de mes amis, et aussi un intime du Sr Torta ; pour m’obliger il faisait exprès un voyage à Padoue, il parlait à M. Torta sur cette affaire, et enfin après beaucoup de discours il reçût pour réponse/ qu’il était résolu de garder ses médailles à la fin de sa vie. Je parlai aussi avec le Prince de Ligne qui connaît fort bien Sr Torta ; il est d’opinion qu’il est facile de le persuader de vendre sa collection, et m’a promis d’aller aussi à Padoue, de parler avec lui, et de venir en donner avis. Il est un prince savant, mais malheureux. J’espère que vous avez reçu sa lettre avec la mienne. J’ai fait quelque commerce avec Sr Magnavacca à Bologne, qui est plutôt un marchand, qu’un amateur des médailles ; c’est un homme pourtant assez savant, qui vous estime infiniment. Je lui ai donné une de vos lettres, comme j’ai fait aussi au Sr Abbate Ammonio, qui a une des plus belles suites du grand et du moyen bronze, que j’ai jamais vue. Enfin je n’ai pas passé par aucun lieu où j’ai trouvé des médaillistes, que je n’aie pas recommandé le savant l’honnête Morellus et j’ai dispersé 13 de vos lettres depuis que j’ai eu le plaisir et le bonheur de vous voir. Il m’en reste seulement sept, c’est pourquoi je vous prie de m’envoyer une douzaine de plus, car si j’avais un [ ?] ils seraient agrébales aux savants de Rome. Le pauvre Pietro Rosini mourut deux jours après mon arrivée ici. Il a laissé une grande famille, fort peu de médailles et très peu d’argent. Sr Francesco de Ficoroni est un des plus savants auteurs dans Rome. Il entend très bien les médailles et publiera dans six semaines un livre, où vous verrez beaucoup d’inscriptions et beaucoup de médailles. Il est mon antiquaire, et tous les matins nous buvons à votre santé le caffé. Il a lu votre lettre avec application et vous aurez en dix jours les dessins de quelques médailles qui ne setrouvent pas dans Patin. Lundi, j’aurai audience du cardinal Noris à laquelle je recommanderai vous et votre ouvrage et lui présenterai une de vos lettres. Mais sans compliments, vous n’aurez pas besoin de recommandation, vous êtes estimé partout, et il y a fort peu de savants qui n’ont pas vu votre specimen. J’ai seulement l’honneur de vous servir avec un témoignage car il y a fort peu de gens qui pourraient XXX que vous aviez fait tant, que j’ai vu avec mes propres yeux, et il n’y a personne qui ne prend pas parti dans le malheur que votre maladie apporte à vous et au public. Tous les médaillistes ici sont fort intéressés ; j’ai pourtant eu le bonheur d’acheter depuis peu quelques bonnes médailles, entre autres un Petronius Maximus en or et une Licinia Eudoxia. La dernière a donné occasion à beaucoup de disputes aux antiquaires de Rome. Et elles ne sont pas encore finies. Car le visage et l’habit sont tout différents de ceux d’Aelia Eudoxia, et la médaille est plus grande aussi. Par la poste prochaine vous en aurez le dessin. J’ai oublié de vous dire que Sr Ficoroni dans son livre a fort [ ?sé] Mr Begerus, et il m’a assuré que cet antiquaire a tort partout, où il prétend de corriger Bellori ; car, dit-il j’ai vu les pierres mêmes, les bas-reliefs mêmes, et je suis un meilleur juge que Mr Beger, qui demeure à Berlin. Enfin Begerus avec ses grands volumes in folio n’est pas estimé ici. A Bologne, Magnavacca me disait que Mr Leibniz était mort, mais je n’ai pas eu aucune confirmation. Je vous prie de m’en donner avis dans la vôtre. J’irai à Naples dans peu de jours, où je tâcherai de voir toutes les collections, et vous en aurez le conte. Je n’ai trouvé personne en Italie qui soit du même sentiment avec Mr Begerus touchant la médaille de la famille Aemilia. Excusez mon ( ?) français» (Paris, BnF, Manuscrits, Nouvelles acquisitions latines 389 : Correspondance numismatique d’André Morell d’Arnstatt, pendant les années 1702-1703, p. 68-71 [en ligne sur Gallica] ; Callataÿ 2015, p. 306-307).  
-Lettre du 22 mai 1702 (de Rome) :« J’espère que vous avez reçu ma dernière lettre, avec celle de Mr Ficoroni, qui m’a permis de vous envoyer quelques dessins de médailles consulaires, qui ne se trouvent pas en Patin ; et je puis vous assurer, que cet homme savant entend très bien, non seulement l’érudition des médailles, mais aussi l’antique de la moderne, et vous pouvez vous assurer, qu’il ne vous enverra rien qui est contrefait. J’ai vu les médailles consulaires, desquelles il vous envoie les dessins, et vous assure qu’elles sont véritables. Mais je ne vous puis pas donner un si grand caractère de Mr Marinella, qui m’a prié de vous envoyer ces deux dissertations avec sa lettre ; car quoi qu’il est assez savant, il ne sait pas si une médaille est véritable, ou non. La médaille de la famille Aviléa ( ?) est antique, sans aucun doute ; mais pour celle de la famille Aemilia, c’est un coin moderne, nonobstant la longue dissertation que je vous envoie facilement pour tenir parole à Mr Marinella ( ?). J’ai donné une de vos lettres au Cardinal de Noris, qui m’a parlé de vous avec beaucoup d’estime, en disant que vous êtes un des plus habiles dans le monde pour la science des médailles, et me racontant l’histoire comment vous avez dessiné une médaille sans médaille en présence du roi de France. Enfin il me disait qu’il vous servira très volontairement en toutes choses qu’étaient dans son pouvoir. Depuis mon arrivée ici je n’ai trouvé rien qui pût servir à Monseigneur le Comte de Swartzbourg, seulement un Augustus avec la tête d’Agrippina ( ?) en or. Mons. Ficoroni l’a vu, et il dit qu’il est fort bien conservé et antique, mais on demande dix pistoles. Vous me pouvez envoyer vos ordres sur cette affaire. J’ai tout à fait perdu l’espérance d’aller à Naples, car l’ambassadeur m’a absolument refusé un passeport à cause de ma religion, mais j’espère que nos professeurs en peu de temps auront l’occasion d’aller à Naples malgré le Duc d’Anjou ou son ambassadeur, quand notre flotte passera par là. J’ai trouvé depuis peu un Pescennius véritable, mais non trop bien conservé, avec le revers FORTUNAE REDUCI, qui est pourtant une belle acquisition à mon pauvre cabinet. Le Pape a envoyé un Légal à Latere au roi d’Espagne ; c’est pourquoi l’ambassadeur de l’Empereur s’est retiré, et tout le monde ici est dans une consternation. Partout où je vais, je tâcherai de recommander vous et votre ouvrage, et je vous assure sincèrement que vous commanderez en toutes choses mon cher Monsieur Morell, votre très obligé et fidèle serviteur. André Fountaine » (Paris, BnF, Manuscrits, Nouvelles acquisitions latines 389 : Correspondance numismatique d’André Morell d’Arnstatt, pendant les années 1702-1703, p. 76-78 [en ligne sur Gallica] ; Callataÿ 2015, p. 308).  
-Lettre du 8 sept. 1702 (de Venise) :« J’ai douté que quelques lettres, que vous m’avez fait l’honneur d’écrire, ont été perdues, car dans la dernière, que j’avais le bonheur de recevoir, vous faites mention de quelques autres, que je n’ai reçues jamais. J’étais à Florence, quand j’ai reçu celle dans laquelle vous me priez d’acheter l’Agrippa en or ; j’écrivais par la première poste à Mr Ficoroni, et lui envoyais les dix pistoles. Mais il m’écrivait, que le prix était augmenté jusque à douze pistoles. C’est pourquoi il ne fera rien jusqu’à ce que vous écrivez une autre fois. Il m’écrivait aussi ces paroles : ‘Mi piace di non comprare l’Agrippa d’oro, perche a me dispiaceva far fresa de Polacco, essendo assai sconservato di lettere, e battuto all’intorno’. Le Prince de Ligne m’a donné cette lettre pour vous, et m’amenait hier devoir le médaillon d’argent dans le cabinet del Signore Capello, où il y a d’un côté (Meteleg ?) et Scipio Imp. Je puis bien vous assurer que cette antique est véritable, et n’a jamais été burinée. Tous les antiquaires d’Italie ont une grande estime pour vous, et je suis sûr qu’ils sont les plus grands menteurs du monde, si l’on ne vous assiste pas dans votre ouvrage, m’ayant tous promis de vous rendre tout le service possible. J’ai fait depuis peu l’acquisition d’une Messalina en moyen bronze, avec la tête de Claudius de l’autre côté. L’inscription en est latine. J’ai acheté aussi un Nigrinianus en petit bronze. Je suis avec toute la sicnérité imaginable, mon cher Monsieur Morell, votre très humble et très obéissant serviteur. And. Fountaine » (Paris, BnF, Manuscrits, Nouvelles acquisitions latines 389 : Correspondance numismatique d’André Morell d’Arnstatt, pendant les années 1702-1703, p. 146-147 [en ligne sur Gallica] ; Callataÿ 2015, p. 311).  +
-Lettre du 25 nov. 1701 (de Munich): “Your letter to Mr Morellus procured me with very great civilities from him, and he not only showed me all the Count of Schwartzburg medals, and gave me several very learned instructions, but he also made me a present of several valuable Roman coins. From Arnstadt, I went to Nuremberg” (Kemble 1857, p. 255, nr. 108; Babin - Van den Heuvel - Widmaier 2012, Band 20, p. 619, Letter 356; Callataÿ 2015, p. 311, II.2; Burnett 2020b, p. 1592).  +
-Lettre du 14 jan. 1702 (de Vienne): “I am extremely obliged to you for your recommendations for me hitherto, and I don’t in the least doubt that those kind things you have said of me in your letter to Magliabecchi will obtain a favourable reception for me, as coming from a man of your character, though I don’t at all deserve them” ... “I have been often with General Marsili, who is going to publish the antiquities of Hungary, and I have persuaded him to propose to the Emperor to send to Morellus to put that great collection in order, that lies at present in very great confusion“ (Kemble 1857, p. 260-1, nr. 114; Callataÿ 2015a, p. 311-312, II.3; Burnett 2020b, p. 1595).  +
-Lettre du 1 juin 1702 (de Rome) : « I find very little time to spare in this town, because the antiquities are so numerous, and the other curiosities so diverting, that a stranger has always something to employ his time about. I have the honour of frequently enjoying the conversation of Cardinal Noris, and Monsignor Bianchini whom I take for the most learned antiquary in this place; Signor de Ficoroni is a young man just coming into esteem, and is now publishing a miscellany of antiquities: : I must own I dont take learning to be in a very thriving condition in this part of the world; though I beleive this opinion of mine is owing to the conversation I have had with you, which has made all other relish but indifferently ever since; and I dont expect to meet a man of your generall knowledge and learning, till I return to Hannover, which I will certainly visit before I see England” (Kemble 1857, p. 274, nr. 125 and Babin 2012, nr. 208, p. 289-290; Callataÿ 2015, p. 312-313, II. 8).  +
-Lettre du 16 mars 1703 (de Zell): “You may be sure that I shall not forget you when I am amidst my medalls, on the contrary I shall often wish for you to explain what I dont understand; the Electrice did me the honour to receive the poor present I made her, and in return gave me a most noble gold medall, which I shall alwaies keep as the greatest treasure I have; and should be very glad when you write next to her Electorall Highnesse if you would let her know how much I esteem the great bounty she showed me.” (Kembkle 1857, p. 316, nr. 133 and Gädeke 2011, nr. 179, p. 288-289; Callataÿ 2015a, p. 314, II.17).  +
-Lettre du 21 août 1703 (d’Oxford): “I am now buried in publishing Saxon coines and I hope in a short time to send you my book finished.” (Leibniz, Sämtliche Schriften Reihe I, Band 22, pp. 567–9, Letter 333; Burnett 2020b, p. 1604).  +
-Lettre du 29 janvier 1704 (de Londres): “My saxon coines goe on a space, and I have enclosed the first table that you may give your opinion of it” (Kemble 1857, p. 333, nr. 145; Callataÿ 2015a, p. 314, II.19; Burnett 2020b, p. 1605).  +
-Lettre du 12 mars 1700/1701 (?): “Dear Sr, I was very sorry to find at my return into Norffolk that I could not send you the compleat catalogue of my Roman Imperiall coines with their severall prices; I found I had left it at Oxford, and that I must be forced to make you wait towards the commencement, before I could possibly perform that part of my promise; I have sent you an account of those few I have and their value according to Vaillant’s valuation, and as Mr Charleton generally sells, but I must tell you t’[is] when neither the workmanship, Preservation or scarcity of the reverse add to the worth of the Medall, Ex. gr. In the Catalogue you’ll find a silver Caracalla valued at 12d, but that in my Series having the head of Geta on ye reverse and being very well preserved, is esteem’d by most worth a guinea. I need not tell one soe exquisitely skilled in these matters as you are that the prices in this catalogue can be applied to coines only in the same metall, that the difference of the metall adds to, or takes from the value of the peice, as the medall is more scarce or more common in such or such a metall; that a silver Otho stampt at Rome is worth 7s 6d, that a brasse one (if any such) £1000; that my Silver Pertinax is of three guineas value, and that Dr Covells gold one (if genuine) of fifty. You may guesse by the creature I send you what sort of game t’is I follow in the country; I wish instead of it, I could give you all the beasts shown at the Ludi Seculares, on the reverses of Coines (Faucaultius had e’m compleat); t’would be a present more agreeable to a man of your curiosity and Erudition. The civill and diverting entertainment I have often had at your Lodgeings will alwaies make me thinke my selfe…. March 1700/1” (London, BL Add MS 22910, ff.503–4; Burnett 2020b, p. 1590-1).  +
-Lettre du 9 juillet 1701 (d’Amsterdam): “I bought last weeke Du Cange’s Familiae Byzantinae;12 wch I design to bring over with me into England, ’tis a very learned book and I do not doubt but ’twill be of use to you. … I have made some small addition to my Collection of coines since I was with you of wch you \shall/ have an account when I am soe happy as to meet you. I have bin this [da]ys a looking over the collection of Min Heer Uilenbroek;13 he [is a ver]y curious man and has got a noble stock of Antiquiti[es … as ] this print of some of his coines that you may see 4 or 5 medalls wch hitherto have bin no where described. [enclosed with a printed page illustrating 10 Roman imperial coins, and signed in a cartouche ‘Ex Museo Gosuini Uilenbroek J: Goerce del: et Fecit’]. (London, BL, Add Ms. 22910, f° 521–2; Burnett 2020b, p. 1591).  +
-lettre du 21 avril 1709 (sans lieu) : Sir A. Fountains to H. (Rawl. 5. 115). Thanks for Alfred, which he has read with great pleasure. The coin mentioned by H. may be of the great Alfred, though Mr. Walker believes it to be of the Northumbrian King. (Oxford, Bodleian Library, MS Rawl. letters 5 fol. 199).  +
Lettre du 29 juin 1775 (de Paris) : en français (Wien, KHM, MK Archiv V).  +
Lettre du 1 avril 1776 (de Paris) : en français (Wien, KHM, MK Archiv V).  +
Lettre du 21 mai 1793 (de Paris) : « Je viens vous représenter aujourd’hui qu’il est instant de fermer cet établissement. Le danger qu’a couru le médaillier de Sainte-Geneviève me donna de vives inquiétudes pour celui de la Nation. Ce ne sont pas les longues nuits d’hiver que je redoute, mais les longues après-dînées d’été, surtout les dimanches et fêtes, temps où personne n’est à la maison, et où rien n’est plus aisé que de s’introduire dans mon cabinet, de crocheter le bureau qui renferme les clefs du dépôt, d’entrer dans ce dépôt et d’y commettre des dilapidations d’autant plus effrayantes qu’il est très possible que je ne m’en aperçoive pas de longtemps » ; il demande 400 livres par an pour établir la femme de Bonneville comme portière : « Dans les fonds attribués à la Bibliothèque nationale, je vois peu d’emplois plus utiles que celui de ces 400 l. Il est d’une telle urgence qu’à mon avis rien ne peut vous empêcher de l’ordonner sur le champ, comme mesure provisoire, en attendant que vous le fassiez ratifier par le ministre ; et si le pouvoir exécutif se rappelle l’événement du garde-meuble et les tentatives faites à Sainte-Geneviève, il n’hésitera pas à confirmer une disposition qui peut prévenir un grand malheur et nous épargner de grands regrets » (Paris, BnF, AR 50, f° 147 ; Sarmant 1994, p. 212-213, note 41).  +
Lettre du 8 avril 1799 (19 germinal, an VII ( ?) : « L’étude de l’Antiquité est tellement négligée aujourd’hui que cette sorte de monuments (nb : les médailles romaines) est tombée à vil prix dans le commerce. A Paris, on peut souvent s’en procurer pour le poids » (Paris, BnF, Méd., 5 ACM 100 ; Sarmant 2003, p. 343, note 18).  +
Lettre d’août 1777 (de Paris) : essaie d’obtenir le Carausius pour son oncle (Den Haag, Museum Geermanno Westreenianum ; Zadoks-Jitta 1952).  +
-Lettre du 15 avril 1661 (de Lyon) : Référence à Monconys, sieur de Liergues, qui possède de nombreuses pièces de monnaie et peut être utile à P. (Basel, UB, Handschriften G2 I 23a, f° 1 - en français)  +
-Lettre du 26 juin 1663 (de Lyon) : Merci pour familiae Rom. Les exemplaires envoyés à Torrini et au duc de Savoie n'y sont apparemment pas encore arrivés. Demande de Monconys de Liergues. (Basel, UB, Handschriften G2 I 23a, f° 9 - en français).  +
-Lettre du 5 septembre 1664 (de Lyon) : En attente du livre. Pour les œuvres envoyées à Torrini. - Le père Mathieu Compain est également très enthousiaste à l'idée de ce nouveau travail (Basel, UB Handschriften G2 I 23a, f° 19 – en français).  +
-Lettre du 14 juillet 1726 (de Madrid) : « «Juan Vaillant, francés que escribió en latín un tomo en folio de las Monedas de las Colonias, y otros 3 tomos de 4º de las Monedas Romanas y Griegas, de D. Aº Vicente Lastanosa en su tratado de las Monedas Desconocidas de España, todas las obras de Huberto Goltzio en 6 tomos, Fray Jacobo de Bie Monedas de los Emperadores desde Cesar a Valentiniano y (Monedas) de Oro desde Cesar a Heraclio; Año y Época de las Ciudades de Siria de Fray Enrique de Norii; Carlos Patiño Monedas Romanas" (Sevilla, Biblioteca Capitular y Colombina, BCC 59-3-44, f° 3-4; Salas Alvarez 2003, p. 79 ; Salas Alvarez 2008, p. 155-156).  +
9 Jan. 1593 (from Rome): “Gratissima quanto si può dire mi è stata l’amorevolissima lettera di V. S. in risposta della quale mi dole non poterle dare quella intera satisfattione che io vorrei intorno al dubbio de Romuli, nondimeno gli diro che io tengo per fermo che il NOB. CAES. nella medaglia che pone il Goltzio altro non voglia dire che NOBILIS CAESAR modo di scrivere in que tempi usitatissimo, ma che NV. potesse dire il medesimo che NOBILIS non mi posso credere, attesso che per il più egli si trova stesso cosi NVBIS. Il CONS. poi ancor che tall’hor vogli dire CONSVL. per il piu e specialmente nella maniera chegli e posto qui vi s’intende per CONSERVATOR, nel qual senso ancor nelle medagliette di Gallieno so trova spessissimo, come per essempio IOVI. NEPTVNO. MARTI. DIANAE. etc. CONS. AVG. Ora in satisfattione di V. S. porrò l’inscrittione del diritto di tutte le medaglie di Romulo che io ho vedute. DIVO. ROMVLO. NV. FILIO. DIVO. ROMVLO. NVBIS. CONS. DIVO. ROMVLO. NVBIS. C.” (Den Haag, Koninklijke Bibliotheek, MS 79 C 4 (123), f° 25; Hessels 1887, no. 227, p. 545-546).  +
-Lettre du 29 janvier 1797 (de Florence) : en italien (Wien, KHM, MK Archiv V)  +
-Lettre du 8 juillet 1797 (de Pise) : en italien (Wien, KHM, MK Archiv V)  +
-Lettre du 14 décembre 1775 (de Florence) : Tavanti informò Pelli dell'arrivo a Firenze di un esemplare inviato dallo stesso Eckhel (Florence, AGU, Filza VIII, n. 62 ; Fileti Mazza – Tomasello 2000, p. 471, note 95).  +
-Lettre du 15 janvier 1776 (de Florence) : sur les commentaires d’Eckhel à propos des cabinets des médailles (Florence, AGU, Filza IX, n. 6 ; Fileti Mazza - Tomasello 2000, p. 471, note 96).  +
-Venise : Biblioteca Nazionale Marciana (BNMVe, cl. VI, cod. 204, ital. 6012) : Appartenenti a medaglie : f. 1-32 : Inventario della seria d’imperatori di medaglie di metallo antiche di me Fran[ces]co Angeloni della grandezza di un testone o poco piu o men, né delle più scelte et che tengo in Studio tutte con lor cerchi d’osso nero ; f. 24-30 : Inventario della serie di metallo mezzana di 30 septembre 1623 ; f. 35r-43v : La seria mezzanina scelta ; f. 46-47 : Inventario di medaglie di personaggi vari antichi e moderni appresso di me Fran[ces]co [Angeloni] ; f. 56-59 : Medaglie di bronzo antiche in Bologna ; f. 64r-70r : Prezzari : le prix et l’indice de rareté des monnaies romaines ; f. 72-75v : Alcuni prezzi di medaglie cavate da un inventario di Ludovico Compagni vecchio antiquario in Roma ; f. 77r-79v : Studio del consigliere Francesco Migliori in Napoli ; f. 86r-88r : Stima et inventario di medaglie grande antiche in seria (auteur inconnu) ; f. 104-105 : instructions al signor Giovanni Battista Cavaselice in Zeg. ( ?) ; f. 105-108 : Instruttione data al singore capitano Vittorio Fioravanti (mention de prix également) ; f. 119-124 : La regola universale che abbraccia la cognitione o distintione delle medaglie antiche di metallo … l’Anno 1637 mandata al signor Angelo Grillo Perugia (sur la rareté des monnaies et leur estime selon le diamètre, les types représentés, la patine, etc.); f. 142-175 : Inventario dello studio di medaglie dell’eccellentissimo signor Paolo Caotorta senatore venetiano inviatomi l’anno 1648 a Roma (voir Missere Fontana 2009, p. 178-182, 221).  +
-Venise : Biblioteca Nazionale Marciana (BNMVe, cl. XI, cod. 113, ital. 7412), Memorie di ritrovamenti di varie antichità … di dentro e fuori di Roma, in diversi tempi, manuscrit autographe d’Angeloni, comprenant de nombreuses feuilles intitulées Appartenenti a medaglie (voir Missere Fontana 2009, p. 175-238).  +
Venise : Biblioteca Nazionale Marciana (BNMVe, cl. XI, cod. 111, ital. 7410), Principi per far la descrittione delle cose contenute nel Studio dell’Angeloni in Roma (voir Missere Fontana 2009, p. 175-238).  +
Angeloni, Francesco (1587-1652) -Venise : Biblioteca Nazionale Marciana (BNMVe, cl. XI, cod. 112, ital. 7411), Memorie diverse e specialmente intorno le antiche medaglie latine e greche (voir Missere Fontana 2009, p. 175-238).  +
-Lettre du 29 août 1561 (de Paris) : « Serenissimae ac Invictissimae Isabellae Reginae Britanniae etc. Ioannes Vergetius precatur foelicitatem. Cuiusmodj est mea in te summa observantia atq’ pietas, Regina Serenissima, ut conari noctesq’ & dies semper debeo, omnibus in rebus Tuae Maiestati morem gerere, atq’ obtemperare; praesertim cum nobis Reges a Deo datos esse omnes faterj debeant. οἱ γὰρ βασιλεῖς ἐκ διὸς εἰσὶν. Quapropter optimi etiam Reges a Dijs amari, illorumq’ sacra defendi dignitas, clarum atq’ perspicuum est: quod tibi quoque n’ra tempestate evenisse omnibus exploratum esse cognoscimus, propterea quod et improbi etiam faterj cona’tur, te Cyro rege preferre et Numae Pompilio merito oportere, quia et vera erga Deum Pietate, et Religione eos superas; Sed quorsum a me haec dicta sunt? Fortassis quia fieri posse tuas Divinas Obstupendasq’ Virtutes in angustum cogere’, quas, οὐδὲ πόλλα οἶμαι τὰ βιβλία χωρῆσαι δύνονται, vel potius oblitus sum rei propositae: Scribere ea de causa ad Maiestatem Tuam decreveram, ut illj significem, me in hominem incidisse habentem Duodecim Imperatorum Immagines ex Aere Corinthio ad vivum expressas, res profecto admiratione digna, et a multis Principibus passim quaesitae, sed numquam inventae. Quapropter cum eiusmodi antiquitatis monumenta ab omni parte absoluta esse perspexerim, tum propter materiej excellentiam, quae aurj estimationem excedit, tum propter artificis admirabilem diligentiam, rogavi mercatorem, vixq’ ab eo obtinui, ut expectare velet, neq’ istis Regibus ostendere voluisset, donec Maiestatem tuam de hac re fecissem cerciorem, sciens te admodum ijs rebus magna affici delectatione, et quia a Nicolao Fragmort viro prudentisso eodemq’ fidelissimo Maiestatis Vestrae legato, cum quo una immagines Imperatorum vidimus, ut de hac re meam dicere sententiam velem rogatus sum, dicam libere, quod quicunq’ Regum has emerit immagines, illum rem singularem, et admiratione dignam habiturum, multasq’ gemmas preciosas habere posse, sed huiusmodj antiquitatis monumta no’posse. Caetera autem ne diutius atq’ par est Maiestatem tuam teneam, scribere voluj Gulielmo Cicilia, viro singulari, prudentia praedito. Deus Optimus Maximus, Maiestatj tuae perpetuam concedat foelicitatem. Lutetiae Parisiorum, Anno post Christum Natum MDLXI Quarto Calendas Septembris. [For the Most Serene and Invincible Elizabeth Queen of Britain etc. Ioannes Vergetius prays for happiness My great regard and devotion towards you, Most Serene Queen, is such that I must always, by night and day, try to follow and comply with the conduct of your Majesty in all things; particularly so since all must acknowledge that Kings are given to us by God: ‘for kings are from God’. Wherefore it is clear and evident that especially the best Kings are loved by the Gods, and that their sacred dignity is to be maintained. Also, as regards you, I know that in our times it has been established by everyone, and which even the wicked also try to acknowledge, that you must justly surpass King Cyrus and Numa Pompilius, because you transcend them both by your true faith and reverence towards God. But to what purpose am I saying these things? It may be because I was forcing your Divine and Astounding Qualities to be confined in a brief space, qualities which ‘I think not even many volumes could encompass’, or rather I have forgotten the matter in hand: I had decided to write about this matter to Your Majesty, so that I could make known to you that I had chanced upon a man who had Images of the Twelve Caesars vividly portrayed in Corinthian bronze, a matter really worthy of awe, and, moreover, sought out everywhere by many Princes, but never found. Wherefore, since I had ascertained that these ancient memorials were perfect in every way, both as a result of the excellence of their material, which is worth more than gold, and of the astonishing skill of the maker, I asked the merchant, and with difficulty obtained from him, that he would wait, and would not show them to those Kings, until I had informed your Majesty of this business, knowing that you are very much moved to great pleasure at such things. And because I was asked by Nicholas Fragmort, a very wise man and the most faithful ambassador of Your Majesty, together with whom I saw the images of the Emperors, that I should give my opinion about this matter, I will speak frankly: that whoever of the Kings shall buy these images, he will have a unique and awe-inspiring thing, and he may have many precious gems, but no monuments of this antiquity. Moreover, so that I may not detain Your Majesty than I ought to, I shall have written to William Cecil, that singular man, and one gifted with wisdom. May the Best and Greatest God grant Your Majesty happiness forever. Paris, 29 August 1561.] (Kew, TNA SP 70/29, f.99 ; voir Burnett 2020).  
Lettre du 29 août 1561 (de ) : « Ioannes Vergetius Gulielmo Cicilia, Viro Clarissimo. Scribo ad Serenissimam Reginam de Duodecim Imperatorum immaginibus ex Aere Corinthio, quae cum non dum auditum sit nullo in loco fuisse’ inventae. Inventae sunt diebus elapsis Lutetiae, apud quemdam mercatorem Italum, qui cum sortem illarum pecuniarum, quae apud eum erant depositae furari decrevissent, fracta fide fugam cepit, eamq’ pecuniae quantitatem quam secum ferre poterat tulit, relictis multis vasis argenteis quae etiam apud eundem erant pignori, sed capsulam in qua immagines Imperatorum erant conditae, in sinu semper portabat, cum qua et postea captus est atq’ in vincula coniectus bonaq’ illius, ut creditores facere solent, inter eos fuerunt divisa; sed capsula integra remansit, cum dividere immagines nefas omnibus visum est; propterea inter se decreverunt eas alicuiq’ Regi vendere, cumq’ de hac re essem communefactus, curavi videre huiusmodj immagines, quibus visis obstupui rei pulchritudine, remq’ Nicolao Fragmort equiti atq’ legato enarravi, qui etiam eiusmodj immagines videre voluit, de qua re quid sentit, ex literis ipsius legati intelliges. Ego vero a mercatoribus obtinui ne cuiquam alio eiusmodj im’agines ostenderent, donec responsu’ habeatur ex Britannia. reliquum est ut quid de hac re sentiam dicam libere, quod si Franciscus Gallorum Rex primus, sive Henricus Britanniae Rex cum vivis essent, qui certatim gemmas preciosas emere solebant, et has singulares immagines vidissent profecto magno praecio emissent; sunt enim illa exemplaria a quibus emanarunt omnes Imperatorum immagines, quae passim circumferuntur; quapropter agnoscens rei excellentiam Voluj Maiestatem Reginae facere certiorem. Tu autem Gulielme Carissime nos quid de hac facturj sumus quam primum communifacito. Vale ac Mildredam Uxorem tuam, omnium mulierum N’r’e Aetatis decus, meo nomine saluta. Lutetiae Parisioru’ Anno post Christum Natum MDLXI Quarto Calend. Septembris [I am writing to the Most Serene Queen about images of the Twelve Caesars of Corinthian Bronze, since it has not previously been reported that they had been found anywhere. They were discovered a few last days ago in Paris, with an Italian merchant, who, since they [he] had decided to abscond with the sums of money which were on deposit with him, and, having broken his trust, took flight, and he took that amount of money that he was able to carry with him, leaving behind many silver vessels which were still in his possession as security. But all the time he carried on his person the little box in which the images of the Emperors were hidden, and he was captured still with it and thrown into irons and his possessions had been divided between the creditors, as normally. But the box remained intact, since it seemed wrong to all of them to divide up the images. So they decided among themselves to sell them to a King, and when I had been informed about this, I took the trouble to see that they were images of a kind that, when I had seen them, I was astonished by their beauty, and I recounted the story to Nicholas Fragmort [Throckmorton], the knight and ambassador, who also wished to see such Images; and what he thought about the matter, you will read from his the letters of this ambassador himself. I obtained from the merchant that they would not show the images to any other such person until an answer had been from Britain. Finally, I should say frankly what I think about this matter, if Francois I the king of France or Henry the King of Britain were still alive, who were accustomed to buy precious gems in competition, and if they had seen these unique images, they would have bought them straightaway at a great price; for they are those very examples from which all the images of Emperors which are in circulation everywhere have been derived; and so having recognised the excellence of the matter I wanted to inform the Majesty of the Queen. My Dearest William, let me know as soon as possible what we should do about this. Goodbye and greet your Wife Mildred, the glory of all women of Our Time, in my name. Paris, 29 August 1561 (Kew, The National Archives, SP 70/29, f.101 ; voir Burnett 2020).  
-Lettre du 16 février 1724 (de): At the beginning of the negotiations, Anna Margaretha Schlegel declared that her late husband’s numismatic collection contained 1,500 coins and 2,000 medals, which were in excellent condition and could be bought by anyone without hesitation. She also provided a catalogue on the available books and minerals and regretted that she could not provide a catalogue on the coins. Concerning the price, she did not give a sum but promised to be open to negotiations (Library of Göttweig Abbey Cod. 691 71r–v; Mayer 2020).  +
Lettre du 16 mars 1724 (de): In March she declared that the collection contained 5,730 coins for which she demanded the said 2,000 Reichstaler. For the minerals she demanded 60 Reichstaler and 300 Reichstaler for the curiosities. A price for the books and cabinets still needed to be fixed. In order to encourage Bessel, she declared that a few other scholars had already shown some interest in the collection (Library of Göttweig Abbey Cod. 691 190r–191v; Mayer 2020).  +
-Lettre du 15 mai 1789 (de Londres): “ Je ne puis me refuser, mon cher ami, à profiter du depart de deux Anglois de ma connoissance, pour me rappeller à votre souvenir, à votre amitié; et de solliciter en meme tems de votre complaisance, de vouloir bien leurs etre utile. Ces messieurs se nomment Mr. Price, et Mr. Knight, voiagent uniquement par amour pour les beaux arts, et ne m’ont parus indignes de vous etre presentés. Le premier s’occupe principalement des antiquites, medailles grecques etc. etc. etc. L’autre est un amateur zêlé de la peinture. Je vous aurois une obligation infinie, si vous voulez bien leurs etre utile, dans leurs recherches, en leur donnant des renseignements et des recommendations principalement à Van Damme en Amsterdam ». (Den Haag, Nationaal Archief, Familie Archief Nagell, toegangsnr. 1.10.102, inv.nr. 9 ; Sluis 2017, lettre V/74, p. 335-336).  +
-Lettre du 18 décembre 1764 (de Paris) : « J’ai envoyé à M. Pellerin, de votre part, l’imprimé sur les médailles que vous m’avez envoyé. Vous pouvez compter sur la pareille par rapport aux pièces fugitives » (Nisard 1877, lettre CXII, p. 62).  +
Lettre du 24 décembre 1764 (de Paris) : « Mais nous (Soufflot et Caylus) avons fait une réflexion que je vous prie de mettre à bien. Rien n’est mieux pensé que le petit discours que vous avez déjà exécuté sur ces antiques de Paestum. Si vous le faites pour vous, comme vous m’y paraissez résolu, envoyez-m’en un exemplaire ; je le ferai traduire et imprimer pour mettre à la tête de l’ouvrage. Indiquez-moi les médailles que l’on pourrait ajouter, je les ferai graver. En un mot, j’y ajouterai l’historique de Soufflot, et, comme vous le croyez bien, je vous ferai tout l’honneur de l’ouvrage. » (Nisard 1877, lettre n° CXIII, p. 64-65).  +
Lettre du 10 février 1765 (de Paris) : « Mandez-moi si l’on vous a donné l’ouvrage de Mariette, c’est-à-dire le Cabinet des pierres gravées du roi ; je ne renvoie pas cette affaire à M. le comte d’Argental, car elle dépend uniquement de moi. Le livre est beau et bien fait, et je désire que vous l’ayez indépendamment de la part que j’ai à cet ouvrage. » (Nisard 1877, lettre n° CXVIII, p. 80).  +
Lettre du 18 mars 1765 (de Paris) : « Je crois avoir été assez heureux pour vous offrir les premiers volumes de médailles de M. Pellerin ; on vient de me donner les deux derniers. Je les ai remis à Tilliard ; donnez-lui vos ordres pour rendre leur reliure uniforme à celle des premiers. De quelque côté qu’ils vous viennent, ils doivent toujours se ressembler. On dit véritablement que ces deux derniers sont encore meilleurs, plus curieux et plus utiles. Vous en jugerez mieux qu’un autre. Je ne vous ai parlé des petites figures étrusques dont il est mention depuis un an, que pour n’avoir pas l’air impoli, et vous laisser dans l’idée que je les avais reçues, sans vous en avoir rien témoigné à vous ni à M. du Tillot, à qui je vous prie de faire mille tendres compliments. Demandez-lui avec instance des commissions qui puissent se faire plus promptement que ses monnaies. » (Nisard 1877, lettre n° CXXIV, p. 100-101).  +
Lettre du 25 mars 1765 (de Paris) : « Donnez-moi le temps de faire habiller convenablement, pour la présenter au petit prince, le livre des Pierres gravées, de Mariette. Je viens de le porter chez le relieur, et M. Bonnet m’a promis de l’envoyer promptement. On n’en trouve plus. J’ai contracté une obligation avec le roi, car c’est le premier livre et la première chose que je lui ai demandés. Ce livre joint aux soins que l’a donnés l’ouvrage pour le faire dessiner par Bouchardon ou pour le graver à l’eau-forte, autorise la liberté que je prends de l’offrir au petit prince, que je n’ai pas fait souvenir de moi depuis longtemps. » (Nisard 1877, lettre n° CXXV, p. 105).  +
Lettre du 3 mars 1765 (de Paris) : « Je sens très bien les raisons qui vous retiennent sur l’emplette d’un cabinet, et je vois que vous y êtes encore plus attentif pour moi que vous ne seriez pour vous. Sur cet article comme sur les autres, il est toujours très bon de s’en rapporter à vous, et je sais par mes anciennes idées et les relations que j’ai eues avec la ville de Venise, qu’on y peut trouver plus aisément du grec que partout ailleurs. » (Nisard 1877, lettre n° CXXII, p. 97).  +
Lettre du 7 avril 1765 (de Paris) : « Si le hasard vous faisait trouver quelque belle pierre grecque qui représentât un sujet avec le nom du graveur, ou ne l’ayant pas (il y a quelquefois des gens qui s’en dégoûtent ou qui sont bien aise d’avoir autre chose), je vous prierais de m’en mander le prix et de m’en envoyer l’empreinte ; votre choix me suffirait. Je pourrais aussi placer quelques belles têtes de relief, mais ces monuments ne soutiennent pas la médiocrité » (Nisard 1877, lettre n° CXXVII, p. 111).  +
Lettre sans date (entre le 10 et le 21 mai 1765 (de Paris) : « Non seulement j’approuve l’achat des deux pierres de cinq cents livres, quand elles n’auraient pas le nom grec du graveur, (mais encore) il me suffit qu’elles aient votre approbation » ; « Watelet ne m’a pas parlé de votre médaille ; je n’en suis pas fâché. Il est aimable, mais son genre d’esprit et sa société ne vont pas avec la façon dont je pense sur certaines choses. S’il consulte M. Le Beau, vous serez suffisamment content, et je crois que l’opinion que vous avez du livre de M. Pellerin ne sera pas démentie par la lecture » ; « J’ajouterai à l’article des deux pierres gravées du commencement de ma lettre que non seulement je les achète, mais que si vous en trouvez quelques autres dans cette ville qui vous plaisent et qui soient accompagnées du nom, je vous prierai d’en faire le marché sous condition, et selon l’empreinte et la qualité de la pierre ; je répondrai le même ordinaire la négative, ou remis (remettrai) l’argent soit à M. Bonnet, soit au correspondant que vous m’aurez donné. Si, par la même occasion, vous truvez quelques beaux camées grandeur de bague, je vous prie de me les décrire et de m’en mander le prix ; j’en agirai de même » (Nisard 1877, lettre n° CXXXIII, p. 124, 126-127).  +
-Lettre du 17 juin 1765 (de Paris) : « Le pauvre Zanetti doit être, en effet, bien vieux ; je l’ai beaucoup connu ; il a ramassé de très belles choses ; elles ont acquis entre ses mains une réputation qui les mettra hors de prix à son inventaire. Personne n’est plus dégoûté que moi des brocanteurs italiens. Mais comment faire ? Il y en a peu qui acceptent la proposition de faire faire le voyage aux morceaux désirés, et d’être le maître de les renvoyer, s’ils ne conviennent pas… Ne pensons plus aux camées de Venise, ni à rien de leurs antiquités, et au nom de Dieu, n’ayez aucun chagrin de n’avoir rien trouvé « (Nisard 1877, lettre n° CXXXVII, p. 136-137).  +
Lettre du 23 juin 1765 (de Paris) : « Je suis persuadé que le bonhomme Zanetti n’ira pas loin, mais je ne le suis pas que son cabinet ne monte trop haut à sa mort » ; « J’ai plus tôt fait de vous envoyer uen note que j’ai reçue de remerciements de M. Pellerin pour les médailles de Venise que vous avez eu la bonté de lui envoyer ; si vous pouvez faire ce qu’il vous dit, nous vous serons l’un et l’autre très obligés » ; « L’abbé Galiani retourne à Naples, à ce qu’on dit, où il doit passer quelques mois. Je vous manderai, à son retour, ce qu’il voudra débiter de son voyage. Il m’a promis des antiquités, à la vérité point d’Herculanum. Mais quoiqu’il soit plus fin que moi, je vous promets qu’il ne me fera pas tomber dans aucun panneau » (Nisard 1877, lettre n° CXXVIII, p. 138, 139-140, 141).  +
Lettre du 15 juillet 1765 (de Paris) : « L’abbé Galiani, qui est depuis quinze jours à Naples, m’écrit la lettre du monde la plus pleine d’intérêt et la plus amusante. Il me mande qu’il est arrivé au moment de la mort d’un curieux qui depuis longtemps achetait indifféremment le bon comme le mauvais, et dont les bronzes peuvent peser cinq quintaux. Il me décrit son pays comme barbare, plein de voleurs et d’une ignorance crasse. Il compte que ces bronzes seront vendus au poids, et que, maître de choisir, il me fera un quintal des monuments les plus curieux. Quelque succès qu’ait cette négociation, j’avoue que ce genre de marché, peu commun parmi les antiquaires, me divertit beaucoup. J’ai donc accepté sa proposition, et de quelque façon que ce soit, nous pourrons en parler soit en bien, soit en mal » (Nisard 1877, lettre n° CXLI, p. 147-148).  +
Lettre du 22 juillet 1765 (de Paris) : « Je viens d’envoyer la réponse que vous faites à M. Pellerin. Il en sera pénétré et je vous remercie d’avance et de tout mon cœur. Galiani fera tous les contes qu’il voudra, mais je me livre à la plaisanterie du quintal d’antiquités « (Nisard 1877, lettre n° CXLII, p. 152-153).  +
-Lettre du 29 mai 1559 (de Civitanova) : « Basta, che non è stato per non far conto di voi, che v’amo, e vi stimo quanto amico ch' io abbia ; e qualche cosa da vantaggio : per esser voi medaglista, e per darmi anco delle medaglie ; ch’è più. Or, non guardando alle parole che ci sono state ; delle sei medaglie che mi profferite, la seconda, e la terza mi piacciono, e ve ne renderò per esse altrettanto amore. Dico per quella della spira, e delle lettere AMI. e d’ell’ altra con ΑΠΕΙΡΩΤΑΝ. e se le darete al sig. Marco Antonio Piccolomini, che me n’ha da mandare dell'altre, me ne farete piacere : ed io 'oe ne darò larga ricompensa. E state sano. Di Civitanova, alli XXIX. di Maggio. M. D. LIX. » (Caro 1725, lettre 122, p. 187).  +
-Lettre du 20 novembre 1557 (de Parme): « Io mi ritengo di VS. cinque medaglie, una d'argento, ch’è l’Augusto con un tempio colonnato, per rovescio, con una statuetta dentro. Le lettere che sono nel cornicione dicono: DIVO IVLIO, e la stella che è nel timpano, è la cometa. Intorno non si leggono altre lettere che queste: … TER. DESIG., nel dritto dice: IMP. CAESAR. DIVI. F. III VIR R. P. C. L'altre quattro sono di rame, piccole; l'una è di Romolo Imperatore con queste lettere : DIVO ROMVLO NVDIS CONS. che credo voglia dir : LVDIS. CONVLARIEVS, per rovescio ha un tempio tondo, con queste lettere: AETERNAE. MEMORIAE. La seconda è di Magnenzio, che nel dritto ha queste lettere: IMP. CAES. MAGNENTIVS AVG per rovescio, uno Imperatore armato, che calpestra un prigione; e intorno: VICTORIA. AVG. LIB. ROMANOR. V. Sig. dice che io le rimandi la Roma Galeata con Magnenzio. in questa non è Roma Galeata. Ma, se intende pur questa, la rimanderò, ancora che la riterrei volentieri per la continuazione di questi Imperatori bassi, per mal garbata che sia. Ce ne sono due altre, che le tengo solo per poterle leggere; il che non mi è venuto fatto sin'a ora. Tutte l'altre che portai di vostro, ve le rimando. E di mio vi mando un Postumio d'argento, al qual manca solo una lettera, la quale ho riscontrata con un altra che n' ha il Taglia ferro, che dice: C. POSTVMI. I. A. che è di più, e nella vostra non c'è: e nel rovescio vedete che la testa è di Diana senza dubbio. Vi mando ancora il medaglino d'Atalarico, il dritto del quale è un Giustiniano ; e, se ben nella mia le lettere non si leggono troppo bene; per vostra chiarezza, n'ho vista un'altra pur del Tagliaferro, che dice : D. N. IVSTINIANVS ; cioè Dominus Noster. Il fano io non l'avea. il medesimo Tagliaferro ve lo manda, e vi si raccomanda. L'altre due Greche, che saranno con le vostre, io l'avea doppie, e però ve le mando, e ve ne manderò dell'altre alla giornata. L'Ercole Romano, nè l'Antioco, io non truovo d'averle. Ma io n'aspetto una quantità ; se vi ſara, ve la manderò, il sig. Facchinetto dice d'aver i duo vostri libretti, e che ve li manderà. Altro non m'occorre, se non raccomandarmi a V S. alla qual bacio le mani. Di Parma, alli 20. di Novembre, 1557 » (Caro 1735, lettre 65, p. 94-96).  
-Lettre du 8 mars 1558 (de Parme) : « « Alla lettera di V.vS. de 17. del passato non mi accade di dir altro, se non lodarla dell'onorata fatica che ha presa per interpretar le medaglie: e presupponendo che ‘l ſuo modo sia buono, poichè procede con l'autorità, non le dirò altro; rimettendomi a considerarle meglio quando saran fuori, o, per dir meglio, ad approbarle; che non penso che mi ci accaggia a far altro. Quanto a me, V S. non ha da dubitar ch'io mi vaglia dell'interpretazioni che mi mostrò l'anno passato; perch'io non sono in questa data di scrivere sopra di ciò: e, se ci scrivessi, non mancherei di quanto mi si conviene per suo, e mio onore; avvertendola che 'l mio quaternetto ch'avete veduto sopra di ciò, non è altro, ch'un poco di ripertorio, e d'annotazioni sopra le mie medaglie particolari, il quale non ha a servir per altro, che per uso mio, e per riscontro di quelle che mi vengono alle mani di giorno in giorno. Sicchè V.S. attenda pure a farsi onore da sè, e non pigli fatica di far menzione di me in questo genere; perchè non mi curo d'esser tenuto di questa professione, non ci attendendo per altro, che per mio passatempo. Sopra la medaglia che V. S. dice di M. FABI. non ho che dirle cosa alcuna, perchè io non l'ho. Ma questo carattere è vulgatissimo per infinite medaglie che l'hanno, e non è altro, che 'l segno del danario che si faceva in modo così X. ch'è la nota del diece; dipoi si tagliava nel medesimo modo che l'altre lettere numerali, e si faceva *, siccome D. V. per mostrar che fossero note di numeri si tagliavano in questo modo * D. V. Quel ... TOR. io penso che voglia dir IMPERATOR, come si vede in molte altre: e non mi ricordando d'aver visto, nè letto che in niuna medaglia fosse mai nè CVNCTATOR, nè DICTATOR, se la nota che v'è dinanzi, vi par piuttosto un N. che un M. è anco più ragionevole, perchè nella Casa Fabia è molto più frequente il prenome di Numerio, che si segnava con l’N. che di Marco, che si segna con l’M. anzi che questo prenome di Numerio è peculiare di questa Casata, e dinanzi a questa non fu in famiglia alcuna patrizia. questo l'ho detto per modo d'avvertimento. V. S. se ne vaglia a cercar il resto; e me l'offero, e raccomando sempre. V. S. averà inteso poi che non accade ch'io lo raccomandi al Sig. Jeronimo Tagliaferro, perchè il povero gentiluomo ci ha lasciati ; il che le dico con grandissimo dolore. e con que sto so fine. Di Parma, alli 8. di Marzo, 1558" (Caro 1735, lettre 66, p. 96-97).  
-Lettre du 5 octobre 1560 (de Viterbe) : « Impero, cercando la sua vera figura, secondo ch' ella m’impose, per quel che n’ho trovato scritto, per quello che n’ho cavata da M. Pirro Ligorio, famoso antiquario in Roma, e per una medaglia d’argento donatami dal medesimo, e fatta (secondo si crede) da’ Napolitani in onor d’Augusto, ho visto alla sine come la sinsero, e come la figurarono, non senza mio sommo piacere, parendomiche V. S. si possa contentare del corpo dell’impresa, poiche la figura è diversa, come ella volea, da questa triviale. Cosa nuova, e vaga alla vista, e, quel ch’importa, quella stessa che gli Antichi intendevano per sirena. Io le scriverei più lungamente e sopra la favola, e sopra la forma, se mi trovasi, come ho detto, i luoghi degli autori in pronto : ma, non gli avendo, basta che le dica che le Sirene erano, o sì voleva che fossero, marittime, o litorali, piuttosto che marine. E, riscontrando la descrizion d’essa col rovescio di detta medaglia, la sua figura dal mezzo in su, al volto, al corpo, ed alle braccia ignude, è pur d’una vergine : e dal mezzo ingiù, alle piame, ai piedi, ed a tutta la fattezza, è d’una gallina ; salvo che l’ali sono in su gli omeri della vergine : e con assai bella grazia porta in ciascuna mano una tibia, o un flauto che vogliamo dire : con una attitudine, che, quando sia ben ritratta, credo che fara quella bella apparenza che si rìcerca nell'impresa. Però desiderava farla ritrar dalla medaglia, da qualcuno che disegnasse bene, perchè la prima si piglia per esempio di tutte l’altre; ma, non potendo farlo per difetto di disegnatore, con questo poco di schizzo che ne le mando, ho voluto mostrarle a un dipresso come la facevano. E quanto al motto, arei voluto che fosse di qualche autor celebrato, o Greco, o Latino, o Volgar, che fosse ; che ancora questo importa che venga di buon luogo. Nè anco in questa parte potendo far diligenza senza leggere, le dirò semplicemente l’oppenion mia dell'anima che mi pare che dovesse avere. E se bene ho inteso il suo concetto, credo che s’esplicasse comodamente con parole simili: ECQUIS HINC CAVEAT ? che vuol dire : CHI SE NE GUARDEREBBE ? non si dovendo temere male alcuno da una cosa tale, che tutta insieme non rappresent, e non promette altro che umanità, innocenza, e dolcezza. Che mi parrebbe a bastanza per giustificar se, e mostrar la natura di quel suo accidente » (Caro 1725, lettre 145, p. 222-224).  
-Lettre du 15 septembre 1562 (de Rome) : "A messer FULVIO ORSINO, a (…) Troppe cose mi domandate in una volta, e con troppa fretta, volendo esser servito così subbito, come già per due vostre m’avete sollecitato in un giorno medesimo. Pure, dicendomi che v’importa la celerità, mi son messo tutta questa notte a razzolar le mie medaglie, non l’avendo ancora a ordine, per modo che le possa trovare in un tratto, come spero di poter fare. Ora, rispondendovi capo per capo secondo le vostre interrogazioni: HILARITAS PUBLICA, queste due parole a punto non ho trovato ancora in medaglia alcuna, ma sì bene in tutti i modi sottoscritti. HILARITAS. Questa in Commodo d’argento, è una dea vestita di lungo, con la destra appoggiata sopra una palma, e ne la sinistra tiene un corno di dovizia. In Julia di Settimo d’argento la medesima. In Didia Clara di bronzo [la medesima] HILARITAS AVGG. in Tetrico d’argento, con la medesima figura di sopra. HILARITAS P. R. in Adriano di Bronzo, e d’argento, pur con la stessa figura, ma con due figurette di più da gli lati. Queste sono mie medaglie. Il Piero ne cita due: una di Faustina, con le lettere sopradette e con una figura, che ne la sinistra tiene un corno di dovizia, e ne la destra un tirso vestito tutto di frondi e di ghirlande, l’altra col corno medesimo da una mano, e con un ramo di palma ne l’altra, che gli passa sopra al capo. Con questa de l’Ilarità, si può porre quella che è fatta con questo nome. LAETITIA. In Julia di Severo, una figura di donna che con la destra sparge la mola salsa sopra l’ara, con la sinistra tiene un temone. SECURITAS TEMPORUM né anco queste due dizioni trovo così accoppiate, ma sì bene come appresso vedrete, e prima semplicemente: SECURITAS. In Nerone, una donna che siede, e si riposa con una orecchia sopra la destra, e con una gamba stesa oziosamente. Il Pierio la dichiara, quanto al riposarsi in questo modo, con un loco di Plinio: Nihil est, quod in dextram aurem, fiducia mea dormias, e la gamba stesa, con un altro di Luciano: Et illud quod in votis omnium est, extensis pedibus tandem accubare possis. Questa in Elena di Costantino di bronzo, è solamente una figura di donna che siede. In Lucilla; una nutrice che siede con tre bambini intorno, de’ quali uno allatta, e due le scherzano a’ piedi. SECURITAS AUG. in Gallieno d’argento una figura di donna che sta dritta, con la destra tiene una corda, con la sinistra un’ancora. In Ostiliano un’altra simile, e con la sinistra s’appoggia a una colonnetta, et con la destra tiene un ramo di palma. SECURITAS AUGUSTI. In Nerone, citato dal Pierio, una figura di donna che siede innanzi a un’ara, con la sinistra tiene una bacchetta, con la destra si sostiene il capo. SECURITAS AUG. in Gallieno d’argento una figura di donna che con la destra tiene una palla, con la sinistra una lancia, col cubito appoggiato in una colonnetta. SECURITAS AUGG. In Gordiano, una donna che siede con lo scettro in mano. SECURITAS PUBLICA, in Antonino di bronzo, una figura di donna togata, e ammantata, appoggiata a un’asta. SECURITAS REIP. In Juliano di bronzo, un bove sciolto dal giogo. In Valente, una Vittoria. In Onorio, una figura con la destra appoggiata a un’asta, con una palla ne la sinistra. SECURITAS P. R. In Ottone d’argento, una figura di donna in piedi, ne la destra con una tazza, ne la sinistra con uno scettro, o una lancia. SECURITAS IMPERII. In Settimio Geta d’argento; una figura, con la destra che tiene una palla, con la sinistra appoggiata al seggio. SECURITATI PERPETUAE. In Antonino di bronzo, una figura con la destra appoggiata al seggio, con la sinistra a un’asta. In M. Aurelio, una figura che con la sinistra si regge il capo, con la destra tiene una verga. SECURITAS ORBIS. In M. Julio Filippo, una donna che siede, con la destra tiene una saetta, con la sinistra in alto appoggiata al seggio. De la Pace (terzo vostro quesito) ne le medaglie si trova così: PAX. In Lucio Vero d’argento, una figura di donna, ne la destra ha un ramo d’olivo, ne la sinistra un corno di dovizia. In Traiano d’argento, una figura dritta, con la destra abrugia l’arme con una facella, con la sinistra tiene un corno simile. PAX AUG. in Antonino d’argento, col ramo d’olivo, e col corno, come nel Vero. In Gordiano d’argento, con l’olivo, e con lo scettro. In Vettorino di bronzo, il medesimo. PAX AUGUSTA. In Massimino di bronzo, con l’olivo, e con lo scettro. PAX AUGUSTI. In Vitellio di bronzo, con l’olivo, e col corno. In Tacito di bronzo, ne la destra con le spiche, ne la sinistra con l’asta. In Gordiano, col ramo e con lo scettro. PACI AUGUSTAE. In Vespasiano d’oro, a sedere, col ramo, e con lo scettro. PAX ORBIS TERRARUM. In Ottone d’argento, ne la destra con le spiche, ne la sinistra col caduceo. PACI ORB… TERRA… in Vespasiano d’argento, il capo solo grande de la dea con bella acconciatura, mitrato, turrito. Queste sono le descrizioni che truovo de la pace, quanto a le medaglie. Ne gli autori si vede descritta variamente ornata quando di spiche, quando d’oliva, alcuna volta col lauro, alcun’altra con solo caduceo. Ed è stata a le volte figurata che porti in braccio Pluto, dio de le ricchezze, in forma di putto cieco, con una borsa in mano, vedete il Giraldo. Io non so, se mi domandate queste figure per descriverle, o per rappresentarle, o per dipingerle. Però vi aggiungo che si deve far bellissima d’aspetto, saper che è compagna di Venere, e de le Grazie, signora de’ cori, regina de le Nozze. Quanto a l’altra domanda, de la iustizia, sotto questo nome non la truovo ne le medaglie, salvo una volta, così: JUSTITIA. In Adriano d’argento, una donna a sedere, con la tazza ne la destra, con l’asta ne la sinistra. Ne gli autori poi sapete che si fa figliuola di Giove, e di Temi, di forma e d’aria di vergine, d’aspetto veemente, e formidabile, con occhi fieri, non umile, non atroce, reverenda, e con una certa melanconica dignità, e, che presso gli Egizj si fingeva senza capo, e jeroglificamente era significata con la man sinistra distesa. Da altri è stata fatta, a sedere sopra una lapide quadrata, in una mano con la bilancia pari, da l’altra con una spada occulta sotto l’ascella. Nel qual modo la feci fare per la sepoltura di Paolo III, e apresso con le secure, e con le fasci. Ma in loco di IUSTITIA, ne le medaglie si trova quasi in tutte, AEQUITAS, e AEQUITAS AUG. In Gordiano d’argento, ne la destra con la bilancia, ne la sinistra col corno di dovizia. In Traiano la medesima In Gallieno [la medesima] In Nerva [la medesima] In Triboniano [la medesima] Quanto a l’abundanzia, con questa parola non è manco ne le medaglie; che io sappia. In suo luoco si pone ANNONA. E ne le mie trovo cosi: ANNONA AUG. In Adriano di bronzo, e d’argento, una misura da frumento con le spiche dentro. In Antonino [la medesima] In L. Vero [la medesima] In Antonino di bronzo, la dea Cerere, con le spiche ne la destra, stesa sopra una prora di nave, e una misura frumentaria, nel qual modo, sapete, che significavano l’annona marittima. In Antonino un’altra con la medesima figura, che tiene le spiche, e ’l corno di dovizia; e a’ piedi una misura, come le sopradette. ANNONA AUGG. In Treboniano Gallo, con la destra tiene un temone, con la sinistra le spiche, che ancora in questo modo significavano l’annona provista di mare. De la religione io non truovo né anco sotto questo nome ho medaglia alcuna appresso di me, né so che sia citata da altri. Ve ne sono bene infinite con questo. PIETAS. In Druso, il capo solo de la dea, velato, mitrato, e così in altri lochi. In M. Antonio Triumviro, con la sinistra tiene un corno di dovizia, con la destra, come un temone, e appresso una picciola cicogna. In T. Elio, una dea in piedi, con le mani aperte, e supine verso il cielo. In Faustina, con una mano si tiene un lembo de la vesta, con l’altra sparge la mola sopra l’altare. In Adriano, con una tiene il lembo nel medesimo modo, l’altra è supina verso il cielo. In Lucilla ha l’ara innanzi, e la tazza rovesciata sopra l’altare. In Treboniano con la destra stesa, e col corno ne la sinistra. In Treboniano medesimo, con le braccia, e con le mani aperte, guardando il cielo. In Decio giovine, un giovinetto mezzo ignudo, ne la destra un non so che, che non si discerne, ne la sinistra un caduceo. In Plautilla; con la destra tien l’asta, con la sinistra un bambino. PIETAS AUGG. In Valeriano, insegne e istrumenti augurali. In Carino, il medesimo, in Salonina, una donna a sedere con due bambini inanzi, ai quali stende non so che, e con la sinistra s’appoggia a un’asta. PIETAS AUGUSTAE. In Otacilla, con una mano supina verso il cielo. PIETAS PUBLICA, in Julia di Severo, una figura in piedi avanti a l’ara, con ambe le braccia aperte, e con le mani supine verso il cielo. De la Munificenzia, non ho medaglia alcuna se non quella d’Antonino di bronzo, che sta cosi. MUNIFICENTIA AUG. E per rovescio ha uno elefante; e una simile in Settimio Severo, non so se, perché questo animale sia di natura munifico, o perché volesse significare la munificenzia di quelli imperatori, che producessero gli elefanti ne gli spettacoli. Vi ho messo distintamente, come ho trovato, e ne le medaglie, e ne gli scrittori, per sopplire al mancamento ch’avete voi costà de’ vostri libri, e de le medaglie. Del resto fate il giudicio da voi, che io non ci voglio far altro. E non mi par d’aver fatto poco a non dormir questa notte, per non mancare a la fretta, che me ne fate. Vi prego a baciar le mani al patrone da mia parte, e raccomandarmi a tutti. Di Roma, a li XV di settembre MDLXII" (Caro 1725, lettre 186, p. 295-301 ; Greco 1961, lettre 671, p. 123-127 ; Daly Davis 2012, p. 40-44).  
-Lettre du 3 février 1560 (de Rome à Lucca) : « ma, venendo accompagnate con un presente di medaglie (umor moi principale) e di tante in una volta, voglio che sappiate che m’hanno dato una contentezza suprema. Ed, oltre che mi sieno sate tutte carissime, e preziose, per l’animo con che me l’avete donate, siate certo che, ancora quanto alla qualità d’esse, mi sono in maggiore stima che voi non pensate. Perchè ce ne ho trovate assai buone, ed alcune rarissime. tanto che il mio erario, il quale ebbe quasi il primo tesoro da voi, ora n'è divenuto sì ricco, che comincia a competere con i più famosi degli altri antiquari : e, se la rimessa che mi promettete di Lione, e tale, spero di superarli. Ora io mi trovo tanto soprassatto dalla liberalita, e dall' amorevolezza vostra, ch’ io non so da qualparte mi cominciare per ringraziarla, non che per riconoscerla » (Caro 1725, lettre 129, p. 199-201).  +
-Lettre du 23 mars 1538 (de Rome, à Florence) : « Il Libro non s'è ancor veduto, nè manco il vetturale che lo portò; essendo costì, rinvenitelo voi. L'interpretazione della medaglia, che si desiderava dal Maffeo, è que sta : Che gli Egizzj, volendo significare un uomo d'alti pensieri, e volto alla contemplazione delle cose celesti, facevano un Elefante col grugno rivolto in suso ; e volendo significar la prudenza nelle cose del mondo, figuravano un Serpente: e questo è il significato del dritto, per dinotare lo spirito, e la sagacità di Cesare; e credo che la medaglia fosse coniata quando egli fu Pontefice Massimo : e per questo nel rovescio sono le quattro insegne pontificie, od augurali, ma sono sì mal ritratte, che appena si possono conoscere. Quella di mezzo è la secure, o 'I malleo, o la secespita, che se la chiamassero, con che ammazzava no le vittime. Quello che pare un pesce polpo, è l'albogalero. Quella che simiglia a una sferza, è l’aspersorio: e quell’altro, a uso di scomberello, e l’haustorio » (Caro 1762, lettre 18, p. 25-26).  +
-Lettre du 3 juillet 1563 (de Rome) : « Ho ricevute le vostre medaglie, o, per dir meglio, quelle ch' avete pensato che siano medaglie che non sono veramente degne di questo name. Or non vi par questo un bel modo d’entrare a ringraziarvene ? E’ bello, e buono tra veri amici. E pur ve ne ringrazio, e ve ne tengo maggior obbligo che se m’aveste mandate le più belle, e le più rare che si possino avere : e non solamente medaglie, ma cammei, e gioje, e qualunque altra più preziosa cosa si vegga dell’antico ; considerato (come dite) l'amorevoezza con che me le mandate, e la prontezza di provedermene: e, per Dio, anco il giudicio in questa parte, di mandarmele tutte qualunque si sieno. Perchè questo è il più sicuro modo da poterne. Scer le migliori, o le menree. Ed io vi mostrerei di tenermene soddisfatto del tutto, come me ne soddisfo in questa parte dell’animo vostro; se non che, io non voglio frodarvi in quel che siete cosi liberamente, e sinceramente con me ; e della dimanda che in ciò mi fate del mio parere. Vi dirò dunque che mi sano state carissime, e preziose, quanto merita d'essere stimata l’intenzione, la diligenza, e la liberalità con che me l’havete proviste, ed inviate, e la promessa che mi fate di provedermi, ed’inviarmi dell’altre : ma che per loro stesse non sono da stimarle. Nondimeno il Signor Giannotto Bosio, e’l gentiluomo che l’ha portate, hanno veduto con quanta allegrezza l’ho ricevute : e quanta festa ho fatto loro intorno, per venirmi da voi. Questo sia detto liberamente per vostra instruzione. » (Caro 1725, lettre 206, p. 350-353).  +
-Lettre du 19 juin 1565 (de Rome) : « La lettera di V. S. col presente delle medaglie mi trovò malato, siccome sono ancora, se ben miglíorata di molto. » ; « Quanto alle medaglie, dopo quelli ringraziamenti ch'io ve ne debbo, mi rallegro con voi del profitto ch'avete cominciato a fare in qusta professione ; nella quale v'è piaciuto volermi per maestro ; perchè sono state la maggior parte buone nel genere loro, ma di quelle d'argento ce ne sono state fino a tre che mi sono sommamente care : perchè io non l'avea, e non so chi altri se l'abbia. che questa è una delle qualità che fa le medaglie preziose. L’altre tutte sono buonissime, e necessarie a chi non l’hanno ; ed a me sono carissime, perchè so con che animo l’avete mandate. Ma, perche l’ho tutte, si tengono per voi con molt’altre ch’io ho : perchè a me basta di accrescere il mio conserto di quelle che mi mancano. Del resto io desidero, e voglio che diventiate antiquario, e medaglista ancor voi. E per voi tezaurizzo, con animo di farvi in poco tempo, per un principiante, assai ricco ; avendone di molte che a me sono d’avanzo. e non intendendo che me ne sappiate grado alcuno ; perchè una che ne tragga da voi che non abbia io ; che n’ho pur molte; mi paga con la sua rarezza quante ne possiate aver da me : e non me ne fate nè danno, nè incomodo alcuno; perchè in ogni moda quelle che m’avanzano, soglia donare ad altri; ed ora si serbano per mi. Sicchè, quando potrete attendere, seguite l'imprese, che farete peculio ancora per voi, e delle vostre, e delle mie che ho di roverchio. Che così va tra galantuomini questa pratica di medaglie ; che chi n’ha poche, ne riceve assai ; e l'uno accomoda l'altro : e così chi comincia, vien presto a notabil somma » (Caro 1725, lettre 246, p. 417-420).  +
-Lettre du 25 octobre 1551 (de Rome) : « A messer SILVIO ANTONIANO, a Ferrara. Se non vi ho risposto prima, abbiate pazienza come io l’ho d’un catarro, che n’è stato cagione e m’ha concio questi giorni come Dio vel dica. Io ricevei prima la vostra de’ XII di questo, e leggendola mi fu presentata la seconda de’ V. Né finita di legger questa, comparse il libro del signor Pigna con la sua di tanti mesi innanzi, appunto in su quel che la vostra mi faceva menzione del suo libro e di lui. Vi dico questo caso, sì perché mi pare uno scherzo de la fortuna, come perché possiate dire a Sua Signoria quanto tempo è stata la sua per viaggio. Ora mi rallegro prima de l’arrivo a salvamento di vostra madre, la quale saluterete da mia parte. Io le diedi a portarvi alcune medaglie, e non so perché non mi diciate di ricevuto. Sarà per vero che ne tegnate quel conto ch’io vi disse. Mi piacerebbe se venisse dal grand’animo ch’avete, ma gli magnanimi ancora sogliono stimare le cose piccole, massimamente quando alcuna circostanza o del dono, o del donatore le ingrandisce. Ed in questo proposito vi voglio ricordare un’altra volta, che, se ben di qua se ne trovano per le vigne, non ce ne sono però le cave come de la pozzolana. E che se non sono de le bellissime e de le rarissime, non sono ancora né tanto plebee, né tanto disgraziate, che almeno la fatica d’averle procacciate non meriti una musata, se non un gran mercé. Ma sia con Dio, da ora innanzi spenderemo la nostra diligenza in cose che siano più proportionate a la vostra grandezza. Né però ci assecureremo tanto di questa vostra sprezzatura che ve la lasciamo un’altra volta razzolar tutte a senno vostro, poiché quando l’aveste ne le mani mostraste di stimarne qualcuna, e forse che non cavaste (come si dice) l’occhio de la pignatta. Or quanto a la nota de’ rovesci, io non ve l’ho domandata per fare impresa d’interpretarli, ma perché voglio tutti quelli che posso avere per potere a le volte col riscontro di molte legger le lettere di tutte, supplendo quelle che sono intere, e bene impresse a quelle che sono difettose, e logore. Questo è bene un preparamento a la dichiarazion d’essi. Ma io non ho tempo d’attendervi. E, avendo voi quest’animo, come dite, non voglio mancare di dirvi il modo che terrei poiché me ’l domandate. La prima cosa scriverei tutte le medaglie che mi venissero a le mani o de le quali io potessi aver notizia, e i diritti e i rovesci loro diligentemente con tutte le lettere, così come stanno appunto, segnando quelle che non ci sono o non appaiono con intervalli e con punti, con certi segni che mostrassero se sono d’oro o d’argento o di bronzo, e con certi altri che facessero conoscere se sono o grandi o picciole o mezzane; e separatamente le consulari da le imperatorie, e le latine da le greche, e per ordine de’ tempi, il meglio che si potesse per la prima bozza. E questo scriverei (partendo il foglio in due colonne) ne la colonna prima, e secondo che le scrivessi, così terrei in un altro libretto una tavola per alfabeto di tutti i nome che vi trovassi, ed anco de le cose. Di poi studiando, secondo i nominati de’ libri, riscontrerei i nominati ne le medaglie, e trovando i medesimi nomi, paragonerei i rovesci con le azioni, e le lettere e le note de le cose con le descrizioni. E così si verrebbono a far di belli interpretamenti tanto ne le medaglie quanto ne’ libri. E queste io noterò brevissimamente a rincontro ne la seconda colonna, con la citazione degli autori donde si fosse cavata, e non altro. Ed ognuno che studiasse vorrei che facesse il medesimo, lassando agli altri il vano per quello non trovassi io. E questo è quanto occorre di dirvi intorno a la domanda ch’avete fatta. Resta, che se ’l trovate buono, lo mettiate in opera, che farà bello studio e dilettevole. E per esempio ne manderò una raccolta quando sarà in essere con quelle poche annotazioni che si saranno fatte infino allora o da me, o da chi si sia. Quanto ai versi che m’avete mandati come volete ch’io dica che non mi piacciono? Con la pena che mi proponete in caso che io gli lodi me gli fate lodar per forza, perciocché vi siete avveduto ch’io farei peggio che dirne bene, acciocché voi me ne mandaste spesso. Vi dirò dunque che sono bellissimi. Ma, se non me ne date il castigo che dite, di farmene vedere ogni settimana, non loderò più né loro né voi. Vedete a che stretta vi siete messo da voi medesimo, per astuto che siate, che vi bisogna o mostrarvi infingardo e non farne, o scoprirvi ambizioso e confessare che le mie lodi vi piacciono. Staremo a vedere come vi governerete. De l’onorata compagnia che mi nominate al signor Cesano io sono già servitore di molt’anni, il Pigna mi tengo già per acquistato. A questi due basta che mi raccomandiate, e mi tegnate in grazia. Col signor Maggio io non ho per ancora entratura. E per esser uomo tanto singolare desidero d’esserli servitore. Se vi basta l’animo di far che mi accetti, offeritemeli; e voi state sano, e studiate. Di Roma, a li xxv d’ottobre MDLI » (Paris, Bibliothèque nationale de France, Département des Manuscripts Italiens, Ital. 1707, fol. 255r – 256 ; Greco 1959, lettre 374, p. 109-111 ; Daly Davis 2012, p. 36-37).  
-Lettre du 14 août 1655 (de Rome à Ferrara) : « La medesima cagione m’ha fatto negligente a procacciarvi le medaglie. M. Stefano del Bufalo m’ha promesso alcuna di quelle che domandate, ma non ho fino a ora avuto tempo d’andare a trovarlo a casa. Lo faro a ogni modo. Ma io non vorrei cbe voi pensaste che qui se ne faccia la ricolta, come de’ lupini. Dico così, perche ognuno se le tiene srette il più che può: pure vi ajuteremo tutti a farne un conserto. Io ho paura che quell' amico me l'abbia calata d'un Vitellio, e di certe altre che non ritrovo. Da che egli le razzolò, non l’ha vedute niun' altro. Io ho piacer che l'abbia fatto ; ma, per non entrare in altri sospetti, vorrei che glifaceste confessare il cacio da galantuomo ; perche glielo perdono volentieri, come vizio virtuoso. Tanto più che ha mostro di non essere un gosso, a non attaccarsi alle più cattive. Non vi potrei dire, quanto contento ho preso risentire che’l Pigna vi ha tolto in protezione: perché, se ben non lo conasco di vista, è persona che si è fatto conoscere da ognuno : e dagli suoi scritti ritraggo che sia dotto, e studioso molto » (Caro 1725, lettre 49, p. 80-81).  +
-Lettre du 1 octobre 1558 (de Parme) : « Voi sapete con quanta impazienza sopporto ogni indugio che mi sia fatto intorno alle medaglie : e però, se non vi ho scritto infino a ora che mi mandiate quelle che voi mi dite d'aver già pronte, senza che me ne scusi, potete pensare che sia proceduto da ogn’altra cosa, che da far poca stima o di loro, o di voi. le cagioni saprete poi ; che non voglio ancora con questo, indugiare a dir che me le mandiate. E vi prego a farlo quanto prima, indrizzandole pur, come solete, in mano del vostro giovine. Il Caligula, in qualunque moda si sia, m’è necessario per finire una tavola. Alla giornata me ne procacciarete uno più netto, perchè il mio conserto s’ha da riformare più d’una volta per le vostre mani. Gli altri che mi nominate, credo d’aver tutti : desidero nondimeno di vederli, e spezialmente il Massimino ; che, migliorando, gli piglierò sempre, e non mi curo d’averne anco più d' un, per poterne accomodar gli amici. De’versi, m' avete fatto maravigliare ; perche d’antiquario mi siete in un subito riuscito poeta. Dell’onore che mi fate con essi, vi ringrazio, e vi lodo anco dell'ingegno che ne mostrate, ma non già del giudicio che fate di me, e della sterilità del soggetto che pigliate : pure farò pensiero che ancora questi sieno medaglie, se non di materia Corintia, almeno di mano di buon maestro. ma da qui innanzi, per onore delle vostro fatiche, improntatele in miglior metallo. O piuttosto, in lor vece, mandatemele delle antiche, o con l’ antiche l’accompagnate sempre, perché cosi mi saranno doppiamente care. Ma in tutti i modi tutte le cose che mi verranno da voi, mi saranno carissime. E di queste di nuovo vi ringrazio. Di Parma, il prima d'Ottobre. M. D. LVII » (Caro 1725, lettre 106, p. 166-167).  +
-Lettre du 1 juin 1558 (de Parme, à Rome) : « Ho ricevuto le dieci medaglie, e mi sono sate carissîme per loro stesse, e per conoscere la prontezza con che me l'avete mandate. Ve ne ringrazio quanto io posso. L'Augusto con l'arco m'è piaciuto sommamente. Quello de’ mirti m’è caro per conto del rovescio, ancora ché sta di bassa lega. Se vi abbatterete in un'altra migliore, donerò via queso. L’Otacilla, e la Severina, sono anch’ esse recipienti per ora, l’altre l’ho tutte ; ma non per questo mi sono discare, per la varietà de’ rovesci. Vorrei che m' avesse scritto quel che v’ho da mandare per conto d'esse: e per l’avvenire l'avete a far sempre: perchè io non intendo che le cortesie che mi fate, vi sieno dannose. Anzi, altre alla ricompensa della valuta, vi voglio esser davantaggio debitore d'ogni servigio, e tener memoria dell’amorevolezza vostra. Vi ricordo che diceste mandarmi un Caligula, ed un Floriano. Di grazia, se potete, mandatemeli subito ; perché possa compir l'ordine di certe tavole ch'io so. Se quelle del signor Bozzale non si possono avere, aspetteremo che ci capitíno alle mani per altra via ; giacchè se ne truovano ogni di. Quella de GRAC. penso che sia de Semproni : ed io l’ho con una Quadriga : ma l’altre lettere non dicono come le vostre : però, quando sia netta, me la potrete mandare. E volendomi dar notizia d’altre medaglie, scrivetemi sempre tutte le lettere, appunto come stanno majuscole, e descrivete il rovescio, e l’effigie. Io vo priego a baciare le mani alla Signora Lucia Beatana da mia parte. E state sano. Di Parma, addi primo di Giugno. M. D. LVIII. » (Caro 1725, lettre 98, p. 151-153).  +
-Lettre du 30 nov. 1666 : sur l’utilisation faite par Francesco Boncompagni d’un orfèvre bolognais pour l’achat d’antiquités à Venise (Archivio di Stato di Firenze, Carteggio d’artisti, XII, 136 ; voir Missere Fontana 2001-2002, p. 217, note 56).  +
-Lettre du 10 fév. 1674 : sur la vente de la collection de la famille Musotti détenue par Lodovico Foschi : « Quel Foschi che ha lo studio di medaglie del quale anni sono ne trasmisi a V.A. l’inventario sta per vendderlo come ha fatto i dissegni, e altre cose. E il prezzo credo che potrebbe essere cento doppie in crica, benche altre volte ne habbia chiesto mille scudi ; ho procurato che me lo voglia consegnare da vedere diligentemente, ma non vi è verso a persuaderlo, credendo ben poscia io peraltro, che ei non facesse una porcheria per pensiero come sarebbe a diredi cambiarne, o nasconderne veruna. E del tutto ho voluto farne parte a V.A. Ser..ma per suo avviso » (Archivio di Stato di Firenze, Carteggio d’artisti, XIV, 552 ; voir Missere Fontana 2001-2002, p. 214, note 34).  +
Lettre sans date (de Pesaro): “Per arricchire questo di nuoni monumenti non mancherò di far disegnare e le Patere particolarmente ricercate, e tutto ciò che ella giudicherà più a proposito; ma la prego farsi accordarmi nel servirla la dilazione fino a mezzo novembre, poiché avendo noi qui una strepitosa opera, ci troviamo imbarazzati di tal maniera, che non è possibile aver un’ora di requie, ed io oltre l’essere oppresso dal divertimento, e dalla soggezzione, ho la casa piena di Forestieri, tanto che mi si rende impossibile il far ora quel che vorrei dunque. Dunque allora le farò disegnare le due Patere con permissione; la Minerva del museo Ardizi che è molto bella, alcune medaglie di Gervasoni, di Passeri, e mie, si pure [c. 233r] così a lei piace; ele manderò il disegno del mio amore che feci fare due anni sono, con intenzione di farlo intagliare, quando ella sia in pensiero di pubblicarlo, e dirolle allora ancora la Istoria di questa bella statuina.” (Firenze, Biblioteca Marucelliana, BVII, 21, f° 232r-233r – online).  +
Lettre du 9 décembre 1736 (de Pesaro): “Il Sig. Apostolo Zeno, al quale scrissi il suo progetto, mi risponde di avere per quei medesimi sigilli trattato in Roma intavolato dal Padre Baldini, ma che quando non avesse avuto quello effetto, avrebbe in contraccambio preso il Museo Fiorentino e quelle sue medaglie d’argento; e però sarebbe bene che ella di queste ne facesse una nota delle teste e de’ rovesci più rari, e me la mandasse, che io poi la trasmetterei al medesimo Sig. Apostolo.” (Firenze, Biblioteca Marucelliana, BVII, 24, f° 30r – online).  +
Lettre du 18 février 1736 (de Pesaro): “Al disegno di questa Patera vi sono aggiunte sei medaglie etrusche, quattro sue, e due mie; ed in oltre una del Sig. [...] di Gubbio, di cui ebbi questa scorsa [...] il disegno. Ho scritto di nuovo al Sig. Ab. [Servafori] per avere il disegno delle sue che se gli sarà permesso dalla sua, per quello mi si dice, mal ridotta salute, mi manderà, ed averò io l’onor di trasmettergli. Vorrei aver avuto, la med. Sorte colla Minerva del Museo [Ardizi] mà il Padrone doppo avermi tenuto da settembre in qua nella parola, vedendomi poi importuno per finirla una volta, si è fatto negare in casa, ed hà usato altri simili modi, de quali [...] io, non sono più in istato di ricercarne. Oggi appunto per l’ultima volta sono andato à casa sua col Pittore, e non si è trovato chi avesse le chiavi.” (Firenze, Biblioteca Marucelliana, BVII, 21, f° 119r-120v – online).  +
“Ricevei la gentilissima sua l’ordinario doppo, e ne averà avuto a quest’ora riscontro unito al disegno della statua di Minerva del Museo [Ardizi]. In questa le accludo il disegno della medaglia etrusca del Ab. [Gervasoni]. In mezzo al suo gravissimo male hà pensato à mantenermi la parola. Non hà fatto disegnare il diritto, non essendovi cosa di particolare, ma solamente una testa di Giove barbato, con quelle medesime due stellette da un lato, che si vedono nel rovescio. Mi hà bensì ordinato, che la [...], quando ella non voglia nel Museo Etrusco pubblicare tal medaglia [c. 125v] a rimandarmi il disegno, che egli rivorrebbe. Gli hò scritto pregandola ancora, se può dare una occhiata alle sue cose, di qualche altro disegno di monumento etrusco.” (Firenze, Biblioteca Marucelliana, BVII, 21, f° 125r-126r – online).  +
Lettre du 2 juin 1736 (de Pesaro): “Sarà molto bella la disertazione del S. Cav. Guazzesi sopra gli Anfiteatri Toscani. Quando si voglia fare entrar Gubbio nella Toscana è da avvertirsi, che Teatro e la Fabbrica, che resta sia in piedi in parti, e non anfiteatro. [c. 138v] Deve venire quanto prima a Pesaro il fratello del Sig. Ab. [Gervasoni] e vedrò se vi sarà maniera di avere la copia delle sue [...] Quella medaglia del suo museo, di cui le trasmisi ultimamente il disegno, non è già inedita come io supposi. Pubblicolla il Sig. Marchese Maffei nella Verona Illustrata par. 3 accidentalmente mene sono ingegnato io di spiegarla in una dissertazione che hò scritta adesso per ordine de Sigg. dell’Accademia di Cortona.” (Firenze, Biblioteca Marucelliana, BVII, 21, f° 137r-138v – online).  +
Lettre du 25 août 1736 (de Pesaro): “Queste girandole mi han tenuto fuori fino a sabato scorso, in cui men tornai a casa, con portare una buona raccolta di medaglie consolari radunate per la Romagna, tra le quali il principal luogo tengono il cistoforo di Ap. Pulcro battuto in Cilicia nel tempo del suo governo, la medaglia d’oro della gente histria, ed un’altra similmente d’oro segnata col solo nome di Roma. [...] E perché ella veda che io del suo affetto ne faccio tutto il capitale eccomi a darle un incomodo. Tra i molti acquisti di medaglie consolari fatti da me ultimamente, mi sono venute una quantità di duplicate delle quali vorrei disfarmi, come di cosa inutile, per potere col ritratto supplire ad alcune spesarelle fatte ultimamente. Le accludo per tanto una nota fatta secondo l’ordine dell’Orsino, nel quale potrannosi riconoscere quali medaglie siano. Io non le ho pesate ma non credo di sbagliare asserendo che saranno ventisette oncie d’argento in circa, poco più o poco meno. Questo argento così fino, quale è quello delle medaglie consolari, si vende per puro argento nove pavoli e tre quarti, e fino a dieci pavoli l’oncia. Onde io delle medaglie non ne vorrei meno di 16 ruspi. La prego dunque far diligenza se trovasse compratore in Firenze, dal quale per farmi il favore compito, può ella procurare di cavarne di più, essendo il prezzo di 16 ruspi quel meno al quale io possa darle.” (Firenze, Biblioteca Marucelliana, BVII, 24, f° 25r-26v – online).  +
Lettre du 18 novembre 1737 (de Pesaro): “Scriverò al Sig. Apostolo Zeno, quanto ella mi impone in riguardo a’ suoi sigilli, e gli scriverò ancora che ella ha 160 medaglie imperiali d’argento, essendo più facile che a cagione di queste egli s’induca al puro baratto. Si assicuri in somma che io non mancherò domani sera di servirla; ma sarà difficile che egli voglia mandarli [c. 45 v.] per esser semplicemente veduti.” (Firenze, Biblioteca Marucelliana, BVII, 24, f° 45r-46r – online).  +
Lettre du 29 avril 1737 (de Pesaro): “Le mandai già tempo fa i disegni di alcune medaglie semietrusche che erano presso il Sig. Avv. Passeri e il Sig. Ardizi. Or bene io adesso non solamente tengo tutte quelle, ma col beneficio di questa cava ho formata una serie di medaglie di secoli antichi di Roma e di Italia, che credo sia qualche cosa di particolare e spero che nel ragionare delle medaglie nella mia cava scoperte, potrò portare qualche osservazione, forse da niuno ancor fatta.” (Firenze, Biblioteca Marucelliana, BVII, 24, f° 37r-38r – online).  +
Lettre du 15 mars 1738 (de Pesaro): « Il Co. Gherardesca a lei similmente presenterà un simile esemplare ed unito vi riceverà l’altra dissertazione del nummus e reus che [c. 158v] le ritorno. [...] Vedrà presto una mia dissertazione sopra due medaglie sannitiche, scritta son già due anni, e intorno alla quale avrei mille cose da dire.” (Firenze, Biblioteca Marucelliana, BVII, 21, f° 158r-159r – online).  +
Lettre du 20 avril 1738 (de Pesaro): “Quanto al Pittore ed intagliatore hò communicata la sua stim.ma lettera a questi SS.ri, i quali prima di pensare cosa alcuna definitivamente, aspettano di sentire che cosa saranno per dire in risposta di quanto le significai nello scorso ordinario. Al S. Co. Montani farò la sua ambasciata; intanto hò avuto piacere di leggere la sua che almeno il nuovo antiquario numeri le medaglie.” (Firenze, Biblioteca Marucelliana, BVII, 21, f° 162r – online).  +
Lettre du 25 janvier 1744 (de Pesaro): “Per altro hò letto tutto e con avidità l’accennato libretto, e se per una parte hò trovata occasione di mortificarmi per l’onore che le è piaciuto di farmi, vi hò per l’altra trovate cose che mi sono molto piacciute, e segnatamente, giacche per la stessa ragione non mi posso allungare, la sua conghiettura che la e della nostra iscrizione di Pesaro possa essere un misto di o ed u, ossia l’8 de’ Greci, che si accosterebbe molto più frontale di quella iscrizione al [...] di Esi- [c. 210v] chio, che portai nell’ultima dissertazione sopra le medaglie Sannitiche.” (Firenze, Biblioteca Marucelliana, BVII, 21, f° 210r-v – online).  +
Lettre du 30 janvier 1745 (de Pesaro): “Dal nostro Passeri ho ricevuto il disegno delle due medaglie Pesaresi ch’ella si è compiaciuta favorirmi. Non dubito di chiamarle tali, perché la prima col Cerbero è la stessa stessissima che fù dal [...] pubblicata, e veduta poi dallo [Spandemio] in cod. Galleria, colla intera parola [...] Colla testa d’Ercole coronata di pioppo da una parte e il Cerbero dall’altri. Nell’Agostini vedesi l’imagine di questa medaglia ma siccome non doveva essere eccellente la conservazione così in vece delle lettere vi son fatti i puntini. Non potendo adunque dubitarsi che Pesarese non sia la prima ne viene in conseguenza che pur Pesarese dee giudicarsi l’altra se non nei simboli almeno e nella fabrica, e nella Iscrizione somigliante. Non così facile però sarà l’indagare a qual tempo precisamente debba riferirsi la medaglia, la quale non può credersi se non anteriore alla deduzione della colonia seguita l’anno 570 di Roma, e probabilmente ancora alla conquista di questa Provincia fatta [c. 222v] da Romani cent¿anni prima.” (Firenze, Biblioteca Marucelliana, BVII, 21, f° 222r-v – online).  +
-Lettre du 2 décembre 1773 (de Pesaro) : “Ho la medaglia di Trajano con quello che fu creduto una volta porto di Ancona, e che credesi in oggi rappresenti il famoso ponte del Danubio. E’ ben conservata ; l’ho esaminata con la lente ; nè ho saputo vedervi un Nettuno, inè canne, nè ſigure sopra l'arco ». (L’epistolario ossia 1796, lettre 147, p. 109).  +
-Toulouse, Bibliothèque d'étude et du patrimoine, Ms 796 (II, 865) - Catalogue d'une collection de médailles antiques. Rédigé en français; cette collection contenait surtout des pièces du Haut-Empire; à la fin, notes sur la valeur de l'as romain. Papier; hauteur 220 mm; XVIIIe siècle. Reliure en parchemin (Molinier 1885, p. 452).  +
-Inconnu, Icones imperatorum romanorum cum eorum epitaphiis et sub fine vita Alexandri et ejus Testamentum. pet. in- 4 rel, anc. doré sur tr. Manuscrít sur vélin, qui paraît avoir été exécuté vers la fin du 15ème siècle, et décoré d’une migniature et des médaillons de la plupart des empereurs, depuis Jules César jusqu’à Constantin le grand, peints d'une manière fort délicate à l’imitatíon des médailles antiques de bronze: il fut autrefois dans la bibl. de N. J. Foucault, et c’est le N. 790. du Cat. des livres de M. le comte de Wassenaer Obdam (Van Damme 1807, p. 102, n° 633).  +
-Madrid, Biblioteca Nacional de Espana, MSS/12939/27, f° 13-19v : Noticias de los monetarios de D. Pedro Leonardo de Villaceballos, natural de Córdoba.  +
-Toulouse, Bibliothèque d'étude et du patrimoine, Ms 792 (II, 109) - 1. « Numimata Imperatorum et Cæsarum Romanorum. » Catalogue en latin d'une collection de médailles de César à Valèrien; les verso des feuillets sont restés blancs et ont reçu quelques additions. A la fin, deux tables, l'une des noms de lieux, l'autre des noms de personnes; Dans l'ordre Chronologique. Papier; 279 feuillets et 85 pages; hauteur 240 mm; XVIIIe siècle; une seule main. Reliure du temps en veau. Ancien 380. (Molinier 1885, pp. 451-452).  +
Ms 1226, Manuel de numismatique, d’après Morelli, Banduri, et Beauvais. Notice sur Guillaume Beauvais, par Jean-Jacques Bruand, XVIIIe-XIXe siècle, papier, 140 feuillets, 180x118 mm, reliure en cartonnage, écritures de diverses mains. F° 1, «Médailles consulaires... publiées par Morel » ; f° 25, «Index nominum consularum romanorum quae in nummis antiquis cernuntur... « (écriture de J.-J. Bruand) ; f° 40 «Nottice sur M. Beauvais, auteur de l’Histoire abrégée des Empereurs», par J.-J. Bruand ; f° 133, «Tables des empereurs, impératrices, etc.», par J.-J. Bruand Note : Jean-Jacques Bruand (1769-1826), homme politique (local), avocat, homme d’affaire et collectionneur, se suicida après le suicide de son fils en 1826. Il possédait un médaillier de 8 000 monnaies dont 60% d’antiques.Sa collection fut achetée 8 000 francs par la municipalité, en 1827. Les Mss 1723-1724 de la bibliothèque municipale de Besançonsont les Catalogues du médaillier de Jean-Jacques Bruand, et notes relatives à sa collection par lui-même, commencement du XIXe siècle, en deux volumes de 334 et 131 feuillets, papier,243x185 et 235x118 mm, portefeuilles en carton recouverts de basane, autographe (notice CCFr). Il y a quelques informations sur ces catalogues dans un article de Guy Labarre, «Hérô et Léandre dans le médaillier de Besançon», DHA, 39, 1 (2013), pp. 107-120 (CAIRN): «Les catalogues de la collection J.-J. Bruand établit par lui-même à diverses reprises se trouvent à la Bibliothèque d’étude et de conservation de Besançon. Tous ne sont pas datés, mais il vont de l’»état somaire de mon père ainsi que je l’ai eu en 1795» (folio 212) à 1806, 1809 et 1811 (folios 1 à 15).» (p. 112). Labarre donne en note un total partiel, au f° 205, de 7269 monnaies.  +
-Besançon, Bibliothèque municipale (info : Guy Meyer) -Ms 1227, Recueil de numismatique romaine, XVIIIe siècle, papier, 325 pages, 243x175 mm, demi-reliure basane, écriture de trois mains distinctes. Page 1, « Numismata aerea selectiora imperatorum romanorum..., quae notata sunt asterico x, hos omisit Vaillant, recenset Rotlinus”; Page 1472, «Numismata praestentiora, aurea et argentea, a Julio Caesare ad Tyranos usque » ; Page 261, «Prix des médailles, par M. Vaillant», et autres extraits de la main du P. Dunant, capucin de Besançon.[gardien des capucins d’Auxonne] » ; Page 309, «Médailles impériales en argent ».  +
-Lettre du 25 juillet 1738 (de Gloucester): Hears B. has fine silver medals of Alexander the Great & of Antony & Cleopatra, will he sell them & if so for how much. Is B. inclined to seel his whole collection. (Oxford, Bodleian Library, MS Ballard 37, f° 211).  +
-10 novembre 1672 (d'Athènes) : « Le R(évérend) Père René, capucin, estant de retour d'Athènes, présenta à Son Excellence une petite figure de marbre sans teste, fort bien faite, et que j'ay jugé estre d'une Vénus, avec un petit masque et une petite teste de femme. Il luy présenta aussi trois médailles, dont il y en avoit deux d'Athènes, et l'autre représentoit une teste de front et un lis au revers, comme aux monnoies de Rhodes ». (I, p. 231).  +
15 mai 1672 : l'ambassadeur reçut un paquet d'Alep, avec les professions de foi du patriarcat grec d'Antioche: « On luy envoya par la mesme voie un sac de médailles. Il y en avoit une d'or de Démétrius et quinze d'argent belles et médiocrement rares. Le reste, au nombre de trente, estoit de bronze et toutes communes ». (I, p. 146)  +
-21 août 1672 : on annonce un prochain envoi d'Alep: « On promettoit aussi à S(on) Exc(ellence) qu'on luy envoieroit bien tost d'autres médailles parmy lesquelles il y en avoit une d'or de Marc Aurèle de la pesanteur de deux sekins (Smyrne, page 158; 90 v; monnaie de Venise de 3,60 gr, soit 7,20 gr), plusieurs d'argent et fort belles, et une quantité de cuivre (i.e. bronze) plus nettes que celles qu'on luy avoit déjà envoyées ». (I, p. 193; arrivées le 7 octobre 1672, I, pp. 223-224)  +
-19 janvier 1673 (d'Alep): « Un Grec remit entre les mains de M. l'Ambassadeur une petite bouete qu'on lui envoioit d'Alep, dans laquelle il y avoit 83 pierres gravées (intailles) dont il y en avoit fort peu ou point du tout de considerables, mais il y avoit 14 (a) médailles d'argent parmy lesquelles il y en avoit une grecque d'Aridée, frère d'alexandre, avec cette inscription: ΒΑΣΙΛΕΩΣ (b) ΑΡΙΔΑΙΟΥ ΕΥΣΕΒΟΥΣ » (Schefer 1881, II, p. 10-11)  +
-23 janvier 1673: « En examinant de plus près les pierres gravées qui avoient estées envoyées d'Alep, i'en trouvay quelques unes d'assés passables, il y avoit un Alexandre en casque, une moumies (a), deux masques asses jolis, un centaure, un cheval pegase, un griffon, un casque et quelques autres assés nettement gravées pour pouvoir estre estimées antiques. (II, pp. 11-12).  +
-24 janvier 1673 : Galland examine une monnaie, dans des circonstances indéterminées: « Je vis une médaille d'or d'Honorius pesant un sekin et vingt grains, laquelle estoit assés bien conservée avec cette inscription, D. N. HONORIVS. P.P. AVG. et au revers VICTORIA AVG. CONOB; avec une victoire tenant une palme » (II, p. 12).  +
-16 février 1673 (a) : Galland examine une monnaie, dans des circonstances indéterminées: « Je vis une médaille de Trajanus Decius avec la figure du Dieu Anubis (b) au revers et cette inscription GENCLLVRICI (c). Elle estoit d'or et bien conservée ». (II, p. 37)  +
-4 février 1673 (d’Athènes) : « Monsieur l'Ambassadeur receut dix medailles (a) d'argent et quatre de bronze. La plus considerable de celles d'argent estoit une qui avoit d'un costé une tortüe au milieu de ces deux lettres A I qui me font assurer que c'est une monnoie des Aiginetes et le revers comme il est dans la figure que i'ai mise icy avec la proportion et la grandeur. La seconde (b) avoit une teste (dessin de la monnaie d'Égine) de pallas avec son casque et un hibou au revers avec ces trois lettres ordinaires Elle estoit de ceste grandeur que l'on voit icy (dessin d'un cercle qui donne le module). Les quatre autres avoient la mesme teste et le mesme revers mais (f° v) la grandeur estoit tout a fait differente comme on voit par ce modele (dessin d'un cercle qui donne le module). Il y en avoit neanmoins une qui avoit le revers ainsy marqué que ie le represente (dessin du revers) ou l'on voit ces trois lettres industrieusement placées. La premiere de celles de bronze representoit la teste de pallas avec un casque comme aux(3) precedentes, et au revers une pallas armée avec ce mot AQHNAIWN comme ie l'ay icy marqué grossierement, a sa fabrique ie conjecture qu'elle a esté frappee sous quelque Empereur Ro-(dessin du droit et du revers de la monnaie)-main. La seconde estoit (4) plus petite avec une teste de pallas d'un bon maistre et au revers un hibou et ces trois lettres AQH ou il faut remarquer que la troisieme est un H et non un E comme il est ordinairement aux autres, elle estoit de ceste grandeur (dessin d'un cercle qui donne le module). Les deux autres estoient deux medailles l'une de Constantin et l'autre d'Honorius de petit bronze du bas empire (II, pp. 19-20).  +
-Lundi 22 mai (1673): « Monsieur l'Ambassadeur, en recevant un pacquet de lettres qui luy fut envoié de Constantinople, par un exprès, receut une petite bouëte qu'on lui envoioit de Brousse, dans laquelle il y avoit cinq medailles, un grand Lisymachus d'argent tres bien conservé et d'un excellent relief, un petit Alexandre d'argent la teste couverte d'un muffle de lion, un autre[,] Medaille d'Argent de l'Empereur Severe, de la grandeur de moyen bronze avec ces mots AUT . KAI . CEB . CEΥΗΡΟC. CEB (a) et au revers ΕΦΕCΙΩΝ Β ΝΕΟΚΟΡΩΝ (b), avec la figure droite (c) de la fortune qui tient d'une main un gouvernail, et de l'autre une corne d'abondance, une autre de petit (c) bronze de l'Empereur Theodose, DN . THEODOSIVS . PP . AVG, et au revers GLORIA ROMANORVM . SMNR. La cinquiesme est une medaille grecque fort rare et fort particuliere qui d'un costé represente une teste bien faite et bien conservée couverte d'une salade semblable a celles de Castor et Pollux, et au revers un cheval (d) avec ceste inscription (série de point qui indique des lettres illisibles, la seconde est un cercle) CEIΡΩNOS (e) TRΩΩN (f), en voicy la representation dessinee par le sieur Rombaut Faydherbe de Malines, disciple de Dispembok pour le dessin et de Jourdan pour la peinture ». (dessin de la pièce, à la sanguine; II, Schefer 1881, II, p. 75-76)  +
-Lettre du 2 nov. 1701 (de Caen) : « J’ai fait quelques observations sur votre Lettre latine à Mr. Perizonius, mais leur longueur fait que je n’ose hasarder de vous les envoyer par la poste. Nous allons dans peu de jours à Paris, où je les ferai imprimer dans quelqu’un des journaux qu’on y publie. Vous les y pourrez voir, s’ils vont jusqu’à vous. Je vous dirai seulement en général sur un article de votre dernière lettre à Mr Foucault, que vous avez grand tort de penser que l’ouvrage de Mr Vaillant fera du tort au vôtre, ou que le vôtre fera du tort au sien » [suit une comparaison entre les buts que se proposent les deux numismates] (Correspondance de Caen ; Abdel Halim, p. 415-416, n° CLXXII).  +
-Lettre du 18 mars 1702 (de Caen) : « Vous pouvez m’envoyer vos remarques douteuses en toute sécurité ; je ne suis pas un critique aussi redoutable que vous l’imaginez, et j’espère que vous en tomberez d’accord quand vous aurez lu l’écrit, qui vous donne de l’ombrage. Je vous l’aurais envoyé sans songer à le faire imprimer s’il n’avait pas été trop long à copier » [suivent quelques remarques sur la méthode adoptée par Vaillant dans l’ouvrage qu’il se propose de publier sur les médailles consulaires] (Correspondance de Caen ; Abdel Halim, p. 425, n° CLXXIX).  +
-Lettre du 24 déc. 1698 (de Caen) : « Le 24 décembre 1698, Monsieur [manque dans Denis], Je n'examine pas si la médaille que notre ami met en comparaison avec l'améthyste du cabinet de S.A.R. Madame, représente la tête de Ptolémée Aulètes. Je veux croire qu'elle le représente. Il s'agit de savoir si cette tête est ressemblante à celle qui est représentée sur l'améthyste. Pour vous en dire mon sentiment quant cette médaille me serait venue en la pensée, lorsque je m'expliquai en général il y a plus d'un an sur le défi qu'il venait de faire aux curieux de déclarer à quel prince ils croyaient que la tête, dont il venait de donner la gravure, ressemblât, je vous avoue que j'aurais été bien éloigné d'y trouver la ressemblance qu'il y trouve puisqu'ayant enfin déclaré lui-même son sentiment et qu'ayant posé les deux têtes l'une près de l'autre, je ne la trouve nullement. Je n'appelle pas ressemblance, une couronne égale, ni un visage également sans barbe dans l'une et dans l'autre tête. C'est par les traits uniformes de l'une et de l'autre qu'elle doit s'établir et quelque peine que le graveur se soit donnée pour les rendre tels, elles ne semblent pas assez ressemblantes, pour dire qu'en voyant l'une des deux l'on voit l'autre et que l'on soit convaincu de la ressemblance parfaite en les conférant [comparant] ensemble. Nonobstant mon incrédulité, je vous assure néanmoins que je ne suis pas du nombre de ceux qui n'aiment pas à souscrire aux découvertes des autres ou qui jugent de toutes choses avec chagrin, suivant le langage de notre ami. Pour marque de cela, c'est que je souhaite de tout mon cœur d'être le seul qui puisse se plaindre d'avoir de si mauvais yeux afin qu'il jouisse de la gloire de sa découverte si entière qu'il puisse me reprocher d'avoir abandonné en lui un ami, lorsque tout le monde le louera de sa sagacité et de sa pénétration. Je serai de bonne foi et je le congratulerai volontiers du bon sens qu'il aura eu, quoique contre mon opinion. Mais, supposons que l'améthyste représente Ptolémée Aulètes, pourrait-on croire, à cause qu'il a la tête couverte d'un voile, qu'il y est représenté en joueur de flute. Notre ami prouve assez bien que les fluteurs s'accommodaient la bouche avec une muselière. Cela doit pourtant se restreindre à quelques uns plus délicats que les autres et plus curieux de conserver la juste proportion de leurs joues : car les médailles, les pierres gravées et les marbres antiques nous représentent un grand nombre de fluteurs et de fluteuses qui ont négligé cette précaution. Mais, il ne prouve pas le voile avec la même netteté et il reconnaît lui-même l'équivoque du qui se prend aussi pour une muselière. De la manière dont ce voile est représenté sur l'améthyste, il peut remarquer avec tout le monde, qu'il ne fait nullement l'effet pour lequel il reconnait qu'il a été inventé qui est de cacher la difformité du visage puisqu'il n'empêche pas ici qu'il ne soit vu. Ce visage peut véritablement être vu, et même avec plaisir, puisqu'aucune grimace ne le rend difforme. Pour cacher la difformité du visage, au lieu d'être transparent comme il l'est, le voile devrait être épais et le cacher véritablement de manière qu'on ne le vît pas. Mais, en cet état, il me semble que personne, sans autre marque, ne s'aviserait jamais de le prendre pour un fluteur. On le prendrait plutôt, le visage ainsi caché, pour un affligé qui voudrait marquer davantage la grandeur de sa douleur. Avec ce voile, bien étoffé, il faudrait encore que la bouche parût emmuselée pour me servir du mot de notre ami. Car, je suis persuadé que le voile transparent, comme il parait sur l'améthyste, n'est pas le voile d'un fluteur, tel qu'on nous le décrit. Si jamais l'on ne s'était couvert la tête d'un voile chez les Anciens que pour jouer de la flute, il n'y a pas de difficulté que toute <figure>* voilée dans les monuments antiques devrait être prise pour la tête d'un fluteur ou d'une fluteuse. Mais, c'est que personne n'accorderait à notre ami et je ne crois pas qu'il le prétendît lui-même. C'est pour cela que je me garderait bien de prendre cette belle tête de femme avec le voile tirée d'après une sardoine pour celle d'une fluteuse. À propos de cette fluteuse, je serais curieux de savoir quelle raison notre ami a eue de lui donner le nom de Lamia, de même qu'à l'autre tête de femme qu'il produit d'après une pierre gravée du cabinet de S.A.R. Madame. N'est-ce pas pour grossir son ouvrage de l'histoire de cette femme et de Démétrius dont il ne s'agirait pas ? Sur quel fondement lui a-t-il plu de la baptiser ainsi ? Est-ce à cause que Lamia était belle et que la tête représentée sur cette pierre est belle ? Il y a une infinité d'autres pierres gravées qui représentent des têtes de femme<s> d'une beauté merveilleuse, peut on dire pour cela qu'elles représentent Lamia. Notre ami me permettra de dire qu'il s'est donné trop de liberté dans ses conjectures et qu'en voulant nous expliquer tout, il ne nous explique rien. N'êtes-vous pas avec moi de ce sentiment, après son explication selon lui des trois point mystérieux gravés vis-à-vis de l'estomac de son prétendu fluteur, voulant qu'ils signifient non seulement les trois principales parties de la musique, mais encore les trois modes anciens et uniformes des instruments. Je parcourus, car il n'y a pas moyen de lire avec attention une matière si sèche et si ennuyeuse, je parcourus, dis-je, tout ce qu'il dit de la musique ancienne à cette occasion et lorsque j'arrivai à l'endroit de cette explication, à laquelle je ne m'attendais pas, j'en fus si surpris que je ne pus m'empêcher de m'écrier : je m'estime heureux de n'avoir pas assez d'esprit pour arriver à un tel point de raffinement et je ne porte point d'envie à notre ami de l'avoir si pénétrant jusques dans ces minuties; après cela, ajoutais-je, il n'y a plus rien qui ne puisse s'expliquer. Il n'est pas nécessaire de relever la fausseté de cette explication qui est une vision toute pure. Mais quoique ce soit véritablement une vision, je suis néanmoins persuadé que c'est un endroit dont notre ami, de l'humeur dont il est, s'applaudit d'avoir mieux rencontré que dans aucun autre de tout son ouvrage. C'était pour venir à cette explication ingénieuse et réservée à lui seul qu'il avait pris grand soin d'avertir qu'il donnerait l'explication de la moindre circonstance représentée sur l'améthyste : cela, sans doute, valait bien la peine de prévenir le lecteur pour lui donner un avant-goût de la satisfaction extrême que lui donnerai une subtilité si peu commune. Il faut pourtant reconnaître à la louange de notre ami qu'il nous donne beaucoup de choses curieuses et recherchées quoi qu'avec confusion ; mais pour son honneur j'aurais souhaité qu'il se fut attaché uniquement à traiter sa matière sans la perdre de vue et qu'il ne se fut pas détourné pour corriger le texte de quelques auteurs latins et grecs qu'il n'a pas entendus parce que ses corrections ne donnent pas une grande idée de son habileté dans la critique. Comme il a un grand soin d'appuyer d'autorités tout ce qu'il avance, afin de faire voir qu'il a une grande lecture de tous les bons auteurs ; pour faire voir que personne n'était exempt de la raillerie des Alexandrins, il en rapporte un exemple par lequel il prétend qu'ils appelaient les gouverneurs des provinces éloignées sitientes, des altérés pour ainsi dire et il cite un passage de Pline pour le prouver. C'est à la page 28 : mais Pline dit toute autre chose comme nous l'allons voir. Voici le passage. Sinus insulis refertus (notre ami ne rapporte point ces mots qui sont nécessaires) ex iis quae Mareu vocantur, aquosae : quae Eratonos, sitientes. Regnum ii [his] praefecti fuere [Pline, HN, VI, XXXIV (169)] ; c'est-à-dire : il y a un golfe rempli ou parsemé d'îles dont celles qu'on appelle les îles de Mareus ont beaucoup d'eau et celles que l'on nomme les îles d'Ératon n'en ont point. Ces personnages, à savoir Mareus et Ératon, étaient des gouverneurs du temps des Rois. C'est le véritable sens de Pline qui fait la description d'un golfe de la Mer Rouge et qui, comme vous le voyez, n'entend parler d'aucune raillerie. Sitientes ne se rapporte point a praefecti mais aux îles dont le passage fait mention. Notre ami qui, par la trop grande vivacité de son esprit, n'a pas compris que les gouverneurs dont parle le passage y fussent nommés, a imaginé deux corrections aussi fausses l'une que l'autre et qui rendent le sens confus d'une manière qu'il n'y a que lui qui puisse l'entendre, à savoir en séparent nos d'avec Erato et en lisant ibi pour ii. Il devait considérer que Mareu est écrit en latin pour et Eratonos pour . La rapidité de son imagination qui le porte à favoriser ses premières pensées, le fait tomber dans ces sortes de bévues. La correction d'un autre passage du même auteur, au même livre, ch. 30, et non pas 70 que je prends pour une faute d'impression, n'est pas plus heureuse. Il y ôte usus ignium pour y suppléer usus ungium [HN, VI, XXXV (30)]. Je suis fâché d'être ici contraint de dire à notre ami que la démangeaison de critiquer ne devait pas le porter à faire dire une extravagance à Pline qui paraît partout de si bon sens. En effet, est-il possible de s'imaginer que ces peuples qui avaient eu des ongles de tous temps aient ignoré jusques à Ptolémée Lathurus qu'ils pouvaient s'en servir pour se gratter et pour égratigner, car c'est à quoi l'usage des ongles est utile ? Est-il difficile de comprendre que dans l'Éthiopie dont parle Pline, où il fait si chaud, des peuples aient pu vivre sans l'usage du feu ? Laissons de croire qu'ils furent jusques alors assez grossiers pour ne savoir pas faire ce que les singes font si naturellement. Votre rhétorique ne serait peut-être point capable de lui persuader le contraire. Portarent pour portarem et Neapolitani pour Neapoli, p. 152 [Galland renvoie aux pages de l'imprimé et donc Genébrier lui a adressé non pas le manuscrit mais le livre], dans le passage de la lettre de Cicéron [Epistolae ad Quintum fratrem, II, 10, de mai 55 a.C., lettre 121 de l'édition Nisard, chez Didot, vol. V, 1864; 12 (II, 9), 2, datée de juin 56, éd. Loeb] ne sont pas mieux imaginés. Cicéron veut dire qu'il menait Ptolémée de Naples à Baïes [en fait Cicéron conduit Anicius de Naples à Baies, avec une escorte de cent hommes armés, dans une litière à huit porteurs, mais pas celle offerte par Ptolémée à Anicius, mais l'erreur vient en partie de Baudelot qui n'a rien compris au passage qu'il veut corriger, confondant dans sa traduction Anicius, correctement désigné p. 151 comme un ami de Cicéron, avec Ptolémée, p. 152]. Ainsi ces corrections ne redressent pas le passage, elles le corrompent. Parlons présentement des corrections grecques que vous ne trouverez pas plus recevables que les latines. Nonobstant le changement que l'on nous fait de , un des surnoms de Ptolémée Aulètes, en , je m'en tiendrai à [p. 254 de Baudelot] qui est un beau nom et qui signifie « Désirable ». Notre ami est trop prévenu en faveur du dont il ne peut cesser de parler [pp. 254-257] pour ne pas soupçonner qu'il lui fait plus d'honneur qu'il ne lui en appartient. P[age] 283, le changement de en dans les deux vers grecs rapportés par Plutarque pour faire signifier des bandages au mot d' [armes] n'est pas supportable. Minerve voulant jouer de la flute avait quitté sa lance et son bouclier, et peut-être son casque, ses armes ordinaires, et sur cela le satyre lui dit : « Cet air de fluteuse ne vous convient pas, quittez vos flutes pour reprendre vos armes et laissez nous voir vos joues avec leurs agréments ordinaires ». L'explication de notre ami est forcée et accommodée à son sens particulier et non pas au sens naturel de ces vers. Quoiqu'il veuille dire, le mot d' en cet endroit-là signifie la lance, le bouclier et le casque de Minerve et non pas des bandages de fluteurs et de fluteuses [Plutarque, De cohibenda ira, Mor. 456 B]. Pages [sic ed.] 294, le mot de changé en doit demeurer en sa place mais à l'ablatif, en cette manière [avec iota souscrit] : il se rapporte à , pour signifier : « il retint par force ». Le mot , qui signifie à double son, des vers de Nonnus [Nonnos de Panopolis, Dionysiaques, X, 225, voir p. 362 de Baudelot; le mot comme souvent chez Nonnos est un hapax, pour le sens de « double son », voir LSJ, s.v.] qu'il a plu à notre ami de changer en , sans aucun fondement, doit aussi demeurer à sa place. Il m'avait parlé de ce changement et j'avais pris la liberté de lui dire qu'il ne fallait pas se hasarder de corriger les auteurs si librement à moins que d'être fondé sur de bons manuscrits authentiques ; que le mot est un mot grec fort bon et convenable à l'endroit où il était employé et que la raison qu'il m'apportait, la même qu'il a insérée dans son ouvrage, n'était pas recevable ; mais l'événement fait voir de quelle manière mon avis fut reçu. Le passage était destiné à l'usage auquel il a servi : il n'y avait pas moyen de le déranger pour le placer ailleurs et il ne fallait pas que la peine d'avoir feuilleté Nonnus fut perdue. Je laisse là quelques autres corrections inutiles pour remarquer des fautes qui viennent de la connaissance imparfaite de la langue grecque. Dans le passage que je viens de marquer qu'il faut laisser le mot de , ceux-ci t [Plut, Mor., 456 C] ne signifie pas la rudesse mais l'impétuosité du souffle. [e.g. p. 303], qui signifie « le cou », signifie chez notre ami, fort mal à propos en différents endroits le nez et la tête. Il n'a pas su que le mot a signifié le cou avant que de signifier l'isthme de Corinthe qui est un « col de terre » et non pas une « langue » comme il l'explique. Ainsi, qui vient du même mot signifie un ornement du cou, c'est-à-dire un collier. C'est pour cela qu'il fait sans raison une longue digression pour prouver faussement que ce dernier mot, employée dans l'Odyssée d'Homère [pp. 342-347], a du rapport avec les jeux isthmiens quoique ces jeux ne fussent pas établis du temps d'Homère, prétendant qu'il a été inséré depuis ce poète. Tout ce qu'il dit là-dessus n'est qu'une fable de son invention et le mot n'est pas une coiffure ni un ornement qui couronne la tête, c'est un collier [sur et ainsi que sur les mots de cette famille, voir Chantraine, DELG, pp. 469-470] de même que qu'il n'a pas entendu. Cette faute lui en a fait faire plusieurs autres. Les Fricasseuses d'Aristophane citées en gros caractères [p. 349] ne sont pas des fricasseuses, ce sont des fricasseurs [Les Rôtisseurs, ]. Il devait consulter la grammaire grecque sur la signification des mots terminés en -. Lui qui aime si fort les proverbes et qui ne saurait s'empêcher d'en citer souvent n'a pas entendu celui-ci : qui se trouve p. 357. Ce n'est pas comme il l'explique enfler un roseau. C'est inflare rete, « enfler des filets », pour dire « prendre de la peine et travailler inutilement ». J'aurais à dire beaucoup d'autres choses et particulièrement touchant les médailles qu'il explique : mais comme cela demande une discussion trop longue, vous voudrez bien me dispenser de passer plus outre. Je me suis seulement attaché à ce peu de remarques pour vous dire mon sentiment sur l'Histoire de Ptolémée Aulètes, comme vous me l'avez demandé, afin de vous les indiquer comme celle qui feront un tort considérable à la réputation de notre ami auprès de tous les savants qui se font un mérite de bien entendre les auteurs latins et grecs et qui se piquent de savoir la langue grecque dans la perfection, sachant qu'il faut bien posséder ces connaissances pour avoir l'entrée dans la belle littérature. Je ne l'ai point fait par un esprit de malignité, mais parce que je suis véritablement touché du peu d'estime que cela lui attirera de la part de ceux qui en peuvent juger. Je suis parfaitement, Monsieur, votre etc. » (Correspondance de Caen ; Abdel Halim, p. 243, n° XCIII – transcription complète de Guy Meyer).  
-Lettre du 20 mai 1700 (de Caen) : « Je le (nb : Baudelot) plains de la persuasion où il est dans l’infaillibilité de ses sentiments, encore plus d’avoir les oreilles fermées aux bons avis de ses véritables amis, et de ne les avoir ouvertes qu’aux louanges qu’on lui donne par flatterie ou par pur compliment. Je ne sais ce qu’il pense de la liberté que je me suis donnée. Vous savez en quels termes et avec quel douleur, je vous ai toujours parlé du peu de disposition, que je voyais en lui de s’acquérir une véritable réputation parmi les gens de lettres, par ses préjugés et par ses préventions presque sur toutes les matières. Je ne suis pas le seul qui ai remarqué les fautes dont je vous ai entretenu ; d’autres que moi les ont aperçues en France, et chez nos voisins. Ce n’est pas une marque d’approbation, que personne ne les ait relevées en public. C’est qu’elles sont en si grand nombre, et de telle nature, que l’on ne veut point perdre à les réfuter le temps que l’on peut employer plus utilement. Il ya déjà du temps que j’ai achevé ma Réplique à la Défense de M. Dubos ; mais je ne suis pas encore bien résolu de la faire imprimer. Sa publication n’ajouterait rien davantage à la bonne cause des trois Gordiens, dont le défenseur des quatre n’a rien diminué, puisqu’il n’a pas répondu aux plus fortes objections que je lui ai faites, et que ce qu’il a opposé aux autres ne les détruit pas. Ceux qui liront nos raisons de part et d’autre, sauront bien prendre le bon parti » (Abdel Halim p. 285=286, n° CXIX).  +
-Lettre du 17 juillet 1693 (de Paris) : « Quoique mes lettres à Mr Dubos détruisent entièrement le système de dissertation touchant les quatre Gordiens ; néanmoins son sentiment est que mes lettres et sa dissertation soient imprimées conjointement ; mais pour son intérêt mon sentiment serait de n’imprimer ni sa dissertation ni mes letres » ; « On lui (Foy-Vaillant) a apporté hier la première épreuve de l’explication des médaillons de Mr l’abbé de Signi (nb : l’abbé François de Camps de Signy, 1639-1721). Comme il ne doit y avoir que cinquante pages d’impression, je crois que c’est un ouvrage que l’on verra bientôt » (Paris, Bnf, Man. Fonds français 9362, f° 196-197 ; Abdel Halim, p. 189-190, n° LXIX).  +
-Lettre du 25 déc. 1698 (de Caen) : « Je ne sais si vous aurez appris que le dernier ouvrage de notre ami M. Baudelot paraît enfin sous ce titre : Histoire de Ptolémée Aulètes. Dissertation sur une pierre gravée antique du cabinet de Madame. J’en ai reçu un exemplaire de sa part par l’entremise d’un ami commun qui m’a demandé en même temps ce que j’en penserais. Je lui envoyai ma réponse hier, en le priant de la communiquer seulement à l’Abbé Giraud, et à un très petit nombre d’amis particuliers, et de confiance, souhaitant qu’elle ne fasse point d’éclat, en considération de l’amitié dont M. Baudelot m’honore. J’espère que la copie que je vous en envoie avec cette lettre vous fera passer quelques moments assez agréablement, en attendant que vous ayez reçu l’ouvrage au sujet duquel elle est écrite, qui vous divertira encore davantage » (Correspondance de Caen ; Abdel Halim, p. 244, n° XCIV).  +
-Lettre du 21 nov. 1699 (de Caen) : « Vous avez eu connaissance de mon voyage à Paris. J’y ai fait un séjour de trois mois dans des occupations continuelles, tant pour faire de nouvelles acquisitions de médailles que pour d’autres commissions dont j’étais chargé » ; « Je ne suis pas moins satisfait que vous de la sincérité de M. Cuper, touchant l’Auletes de M. Baudelot. La vérité doit l’emporter par dessus tout autre intérêt. M. Baudelot est le meilleur homme du monde. Il a plusieurs belles connoissances, il aime les livres, les antiquités et les médailles. Mais il a le défaut de ne pouvoir revenir de ses préventions,dont il est d’autant plus difficile de le guérir, qu’il s’y estengagé depuis longtemps, en se faisant un point d’honneur de penser d’une manière différente de celle des autres. Je l’ai vu quelquefois à Paris. La mort de Madame sa mère ne lui a guère procuré plus de repos qu’il en avait auparavant ; au contraire, il paraît que ses affaires vont plus mal. J’étais encore à Paris, lorsqu’il perdit un procès, qui n’était pas de peu de conséquence. L’augmentation de médailles pour notre cabinet, que j’ai apportées de Paris, est de cinq à six cent, en or, en argent et en bronze, de toutes les grandeurs, et il y en a de très rares. M. Foucault en a aussi apporté quelques unes de son voyage en Poitou, parmi lesquelles il y en a une de Germanicus qui n’a pas encore été vue. Elle représente d’un côté la tête de ce Prince, avec cette inscription : GERMANCVS (pour GERMANICVS) TI. AVGVSTI F. AVG. N. Au revers, Germanicus paraît assis, tenant une patère de la main droite, la gauche appuyée au côté, avec cette autre inscription: CONSENSV SENAT. ET EQ. ORDIN. P. Q. R. Elle m’a fourni le sujet de quatre ou cinq lettres que j’ai écrites à un savant P. Jésuite de Rouen (nb: Pierre-Joseph de Grainville), à qui j’en avais donné avis, lequel prétendait par l’inscription et par le type de la médaille, que Germanicus avait été mis au rang des dieux. Mais, pour lui prouver le contraire, je me suis servi de l’Arrêt du Sénat, donné touchant les honneurs qui lui furent rendus après sa mort, et rapporté par Tacite, ou il n’est fait aucune mention de consécration. Mais il a de la peine à se rendre à mes raisons touchant le temps que la médaille a été frappée, prétendant que ce fut sous Caligula fils de Germanicus. Mon sentiment est que ce fut sousTibère, dans le temps que tous les honneurs portés par l’Arrêt du Sénat lui furent rendus, et il me semble plus soutenable que le sien. Je crois vous avoir parlé de la tête d’Hippocrate trouvée dans notre cabinet sur une médaille de l’île de Cos. Comme la médaille est fort petite, M. Foucault l’a fait dessinée d’une grandeur raisonnable, et j’ai fait, pour les mettre au dessous, ces quatre vers, que je soumets a votre censure :Hippocratis vultum, quam cernis reddit imago ;Divina in scriptis mens manifesta patet. At scripta et vultum in corpus si junxeris unum,Hippocrates, dicas, en mihi vivus adest. Je suis toujours avec un très grand respect, … » (Paris, BnF, Man. Fonds Français 4363, Correspondance de l’Abbé Nicaise, f° 11-12 ; Caillemer 1885, Lettre n° 19, p. 96-98 ; Abdel Halim, p. 277-279, n° CXV).  
-Lettre du 17 fév. 1699 (de Caen) : « Touchant ce que vous me mandez par votre lettre du 13 de janvier, de la médaille de Tibère que possède M. Cuper, j’ai de la peine à croire que l’on y lise IMP. VNICVS ; je voudrais l’avoir vue pour en être persuadé. Il n’est pas possible de croire que cela soit, puisqu’il est constant qu’Auguste, sur l’autorité de ses médailles, était aussi IMPERATOR, et qu’il l’a été jusqu’à XXI … M. Cuper et M. Spanheim ont grande raison de n’être pas content des Antiquités grecques de M. Gronovius … » ; « L’on a voulu dire à M. Baudelot, sans parler de moi, quelque chose des fautes grossières qu’il a laissées dans son flûteur ; mais il n’est pas moins sourd qu’aveugle, et il est persuadé que c’est par jalousie que l’on en parle. Il est heureux de croire que ce qu’il fait est hors de repréhension ; mais c’est à la manière de ceux qui bâtissent des châteaux en Espagne. Pour vous dire quelque chose touchant à la curiosité des médailles à l’occasion de celles de M. Cuper, M. Vaillant en a présenté une singulière à M. le Duc de Maine, pour étrennes. C’est un Carausius d’argent avec EXPECTATE VENI, au revers, qui représente la Félicité tendant la main à Carausius. M. Vaillant l’a achetée d’un Anglais » (Paris, BnF, Man. Fonds français 9360, f° 193-194 ; Abdel Halim, p. 249-250, n° XCVIII).  +
-Lettre du 13 mars 1699 (de Caen) : « Je suis bien aise que ma critique vous ait donné du plaisir. L’ouvrage qui m’a fourni le sujet de ce petit amusement vous aurait diverti davantage, s’il était venu jusqu’à vous. Je me suis seulement attaché aux fautes les plus grossières. Les autres m’auraient emporté trop loin, et m’auraient fait perdre trop de temps. L’on a voulu parler de quelques-unes de ces fautes à l’auteur sans nommer personne ; mais il se croit irrépréhensible, et incapable d’en commettre aucune. S’il n’est pas habile homme dans les matières qu’il entreprend, il est au moins heureux dans la persuasion où il est de l’être, et de ne pas s’apercevoir que l’on se moque de lui. Je n’attends plus rien de bon de tout ce qu’il promet. Par-dessus toute chose, il faut entendre parfaitement les auteurs grecs et latins, pour bien traiter ces sortes de sujets, et il ne les entend pas, et ne les entendra jamais ; non seulement perche uccello vecchio non impara mai : mais encore, parce qu’il abonde trop en son sens, qu’il a tout au revers de celui des autres. Il y a longtemps que j’avais entendu dire que M. Dubos devait se défendre contre M. Cuper, qui lui a donné prise en quelques endroits, comme je l’ai connu en lisant son ouvrage l’année passée à la Bibliothèque du roi ; mais je ne savais pas sous quel titre ni que ce dut être en latin. Pour ce qui regarde ce que j’ai écrit sur le même sujet, je ne crois pas qu’il ait rien trouvé, qui puisse détruire mes arguments. M. Cuper que je ne laisse pas d’honorer comme il le mérite, a écrit avec trop de sécheresse, et il n’a pas approfondi la question. Depuis la dernière lettre que j’ai eu l’honneur de vous écrire, j’ai fait la même réflexion que M. de la Thuillère, sur ce qui lui a donné occasion de lire IMP. VNICVS, et j’en ai écrit mon sentiment à M. Oudinet dans les mêmes termes. Il n’y a pas de doute que c’est cela qui a fait tomber M. Cuper en erreur, dont il se relèvera facilement, d’abord que vous lui aurez mandé ce que l’on en pense. M. Vaillant va faire travailler à une seconde édition de son dernier ouvrage, plus augmentée, et il prétend faire graver une médaille rare à chaque tête, comme dans ses Numismata praestantiora. Il a traité pour cela avec un libraire de Hollande. Cette édition sera meilleure que la première, en ce qu’il pourra corriger toutes les fautes qu’il a renvoyées à l’errata, qui est fort long. Néanmoins, elle sera toujours défectueuse, en ce que les inscriptions et les descriptions des têtes, de chaque médaille y manqueront. Je lui en avais dit mon sentiment avant qu’il eût commencé de faire imprimer ; mais ce fut inutilement, parce qu’il n’avait fait ses collections que sur les inscriptions, et les descriptions des revers. De plus, il ne voulait pas charger son ouvrage d’impression, et c’est aussi ce qu’il a observé dans les Numismata Praestantiora. Cependant je suis persuadé qu’il faut rendre ces sortes d’ouvrages parfaits, autant qu’on le peut » (Paris, BnF, Man. Fonds français 9360, f° 194-195 ; Abdel Halim, p. 253-255, n° C).  
-Lettre du 12 févr. 1700 (de Paris) : « M. Vaillant, puisque vous me demandez de ses nouvelles, est dans une santé parfaite, et nous dînames hier ensemble chez un gentilhomme suédois curieux de médailles. Il travaille avec autant d’application que d’assiduité à l’explication des médailles consulaires. Vous savez que Goltzius a donné ces médailles seulement par rapport aux Fastes, et Fulvius Ursinus par rapport aux Familles, et que ni l’un ni l’autre, ils n’ont rien dit des médailles en particulier. C’est à quoi il s’applique présentement. Il m’a chargé de vous faire ses compliments. Pour ce qui me regarde, la vente des livres de M. Boucot m’a donné de l’occupation tout le temps qu’elle a duré de même que la recherche des médailles pour l’augmentation du cabinet de M. Foucault, laquelle continue de m’en donner. Je lui en ai acquis plus de six cents propres à toutes les suites dont son cabinet est composé, et nous sommes en marché de plus de cent autres d’argent, tant impériales que consulaires. S’il fait cette acquisition, sa suite d’argent impériale sera de plus de 2600 médailles » ; « Je n’ai vu M. Baudelot qu’une seule fois en passant de ce dernier voyage. C’a été chez M. l’Abbé Giraud, où il vint dans le temps que j’y étais. Il est toujours entêté de son Flûteur, et persuadé qu’il a fait le plus bel ouvrage du monde. Il a su que M. Spanheim par honnêteté en a dit du bien à Madame. Il a été l’en remercier. Jugez si M. Spanheim n’aura pas ri en lui-même du compliment. J’apprends que M. Spanheim va nous donner une nouvelle édition de son ouvrage De usu numismatum augmentée de nouvelles dissertations, de même qu’une ample dissertation en […] touchant la fête de Bacchus. Je fais une grande estime de toutes les productions de son esprit ; […] il me semble qu’il faut perdre haleine trop souvent en le suivant, pour trouver quelque chose qui arrête. Je ne sais rien de M. Toinard (Thoynard). Je ne l’ai vu qu’une fois à la bibliothèque du roi où nous n’avons pas eu grand entretien ensemble. Je ne crois pas que M. Dubos s’occupe à autre chose qu’à se divertir à l’opéra, et avec ceux qui s’en mêlent. Touchant à l’Histoire des quatre Gordiens, il ne paraît pas qu’il songe plus à répondre à M. Cuper qu’à ma lettre. Je crois que M. de Lompré s’était chargé de la fatigue sur ce qui me regarde, puisqu’il m’a dit qu’il avait une Réponse toute prête de sa composition, qu’il ne faisait pas imprimer pour de certaines considérations. Je lui dis qu’aucune considération ne devait l’empêcher de soutenir la vérité s’il croyait l’avoir de son côté » (Paris, BnF, Man. Fonds Français 9362, correspondance de l’Abbé Nicaise, f° 179-180 ; Abdel Halim p. 280-283, n° CXVI).  
-Lettre du 23 juillet 1700 (de Caen) : « Vous ne me dites rien du Vindiciae pro quatuor Gordianorum historia : ne l’auriez-vous pas encore reçu ? Vous y trouveriez de quoi passer une demi-heure de temps assez agréablement. Vous avez été mal avec M. Baudelot, et vous voilà enfin raccommodé avec lui ; je m’en réjouis. Mais, je suis mal avec lui à mon tour, et je ne sais pas quand nous serons raccomodés. Quelques amis qui ont lu ma lettre touchant son Aulètes, lui en ont fait voir un extrait. Au lieu d’en profiter, j’ai su qu’il s’en est scandalisé, et c’est pour cela qu’il ne m’a pas envoyé sa Lettre à M. Lister… Si la Response de notre ami (je ne laisse pas de l’appeler de ce nom malgré sa colère), si sa Response, dis-je, à M. l’Abbé de Vallemont, se trouve aussi modérée que la préface de sa Lettre à M. Lister, et qu’elle soit appuyée de bonnes raisons, il en recevra des louanges, et il ne serait pas aisé à M. l’Abbé de Vallemont, de répliquer, du moins, solidement. Car de l’humeur dont il est, bien ou mal, il ne manquera pas de répliquer. Il s’est engagé à traiter d’une matière dans laquelle il n’est pas bien versé, et à l’âge où il est, il n’y a pas apparence qu’il vienne à bout de l’approfondir davantage. Philoxène a cru pouvoir dire aussi un mot, et son sujet lui en a donné l’occasion, de sa hardiesse à publier des médailles qui n’ont jamais été. M. Foucault m’a chargé de vous envoyer le dessin qu’il a fait faire de la médaille d’Hippocrate, que vous trouverez en ce paquet, et de vous prier en même temps de la garder pour vous, et de ne pas la communiquer « ; « La Gemme antiche, nous vient aussi de Rome : c’est M. de la Chausse lui-même qui l’envoie » (Paris, BnF, Man. Fonds Français 9362, correspondance de l’Abbé Nicaise, f° 184-187 ; Abdel Halim p. 331-333, n° CXXXIX).  +
-Lettre du 16 jan. 1701 (de Caen) : « Depuis que je n’ai eu l’honneur de vous écrire, j’ai fait tenir à M. de Spanheim les traductions latines des deux lettres contre le quatrième Gordien. Je ne doute pas qu’il ne les ait envoyées à M. Cuper, après la réponse honnête qu’il a eu la bonté de me faire sur ce sujet … Je ne perds point de vue le Selecta de nos médailles impériales ; j’en fais toujours quelque chose chaque matin, et j’emploie les après-midi au catalogue des pièces contenues dans quatre à cinq cents volumes de recueils in-8°, que nous achetâmes l’année passée à la bibliothèque de M. Boucot… » (Paris, BnF, Man. Fonds Français 9362, correspondance de l’Abbé Nicaise, f° 192-193 ; Abdel Halim p. 345-347, n° CXLVI).  +
-Lettre du 15 avril 1683 (d’Istanbul): He will not conceal from B. that his mission was to investigate Greek MSS. and coins, but he has been officially diverted to investigate Oriental codices, from which he hopes to enrich the Royal Library. He hopes for finds of Arabic, Persian, Turkish and Macedonian codices. (Oxford, Bodleian Library, MS Smith 72 fols. 37-40).  +