Antoine Galland - Claude Nicaise - 1699-11-21

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Antoine Galland - Claude Nicaise - 1699-11-21
FINA IDUnique ID of the page  5731
InstitutionName of Institution. Paris, Bibliothèque nationale de France
InventoryInventory number. Man. Fonds Français 4363, Correspondance de l’Abbé Nicaise, f° 11-12
AuthorAuthor of the document. Antoine Galland
RecipientRecipient of the correspondence. Claude Nicaise
Correspondence dateDate when the correspondence was written: day - month - year . November 21, 1699
PlacePlace of publication of the book, composition of the document or institution. Caen 49° 10' 58.08" N, 0° 22' 8.69" W
Associated personsNames of Persons who are mentioned in the annotation. Gisbert Cuper, Charles-César Baudelot de Dairval, Nicolas-Joseph Foucault, Pierre-Joseph de Grainville
LiteratureReference to literature. Baudelot de Dairval 16961, Caillemer 1885, Lettre n° 19, p. 96-982, Abdel-Halim 1964, p. 277-279, n° CXV3
KeywordNumismatic Keywords  egypt, ptolemies, ptolemy x, book, errors, biography, collection numbers, roman, germanicus, tiberius, hippocrates, kos
LanguageLanguage of the correspondence French
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Grand documentOriginal passage from the "Grand document".

-Lettre du 21 nov. 1699 (de Caen) : « Vous avez eu connaissance de mon voyage à Paris. J’y ai fait un séjour de trois mois dans des occupations continuelles, tant pour faire de nouvelles acquisitions de médailles que pour d’autres commissions dont j’étais chargé » ; « Je ne suis pas moins satisfait que vous de la sincérité de M. Cuper, touchant l’Auletes de M. Baudelot. La vérité doit l’emporter par dessus tout autre intérêt. M. Baudelot est le meilleur homme du monde. Il a plusieurs belles connoissances, il aime les livres, les antiquités et les médailles. Mais il a le défaut de ne pouvoir revenir de ses préventions,dont il est d’autant plus difficile de le guérir, qu’il s’y estengagé depuis longtemps, en se faisant un point d’honneur de penser d’une manière différente de celle des autres. Je l’ai vu quelquefois à Paris. La mort de Madame sa mère ne lui a guère procuré plus de repos qu’il en avait auparavant ; au contraire, il paraît que ses affaires vont plus mal. J’étais encore à Paris, lorsqu’il perdit un procès, qui n’était pas de peu de conséquence. L’augmentation de médailles pour notre cabinet, que j’ai apportées de Paris, est de cinq à six cent, en or, en argent et en bronze, de toutes les grandeurs, et il y en a de très rares. M. Foucault en a aussi apporté quelques unes de son voyage en Poitou, parmi lesquelles il y en a une de Germanicus qui n’a pas encore été vue. Elle représente d’un côté la tête de ce Prince, avec cette inscription : GERMANCVS (pour GERMANICVS) TI. AVGVSTI F. AVG. N. Au revers, Germanicus paraît assis, tenant une patère de la main droite, la gauche appuyée au côté, avec cette autre inscription: CONSENSV SENAT. ET EQ. ORDIN. P. Q. R. Elle m’a fourni le sujet de quatre ou cinq lettres que j’ai écrites à un savant P. Jésuite de Rouen (nb: Pierre-Joseph de Grainville), à qui j’en avais donné avis, lequel prétendait par l’inscription et par le type de la médaille, que Germanicus avait été mis au rang des dieux. Mais, pour lui prouver le contraire, je me suis servi de l’Arrêt du Sénat, donné touchant les honneurs qui lui furent rendus après sa mort, et rapporté par Tacite, ou il n’est fait aucune mention de consécration. Mais il a de la peine à se rendre à mes raisons touchant le temps que la médaille a été frappée, prétendant que ce fut sous Caligula fils de Germanicus. Mon sentiment est que ce fut sousTibère, dans le temps que tous les honneurs portés par l’Arrêt du Sénat lui furent rendus, et il me semble plus soutenable que le sien. Je crois vous avoir parlé de la tête d’Hippocrate trouvée dans notre cabinet sur une médaille de l’île de Cos. Comme la médaille est fort petite, M. Foucault l’a fait dessinée d’une grandeur raisonnable, et j’ai fait, pour les mettre au dessous, ces quatre vers, que je soumets a votre censure :Hippocratis vultum, quam cernis reddit imago ;Divina in scriptis mens manifesta patet. At scripta et vultum in corpus si junxeris unum,Hippocrates, dicas, en mihi vivus adest. Je suis toujours avec un très grand respect, … » (Paris, BnF, Man. Fonds Français 4363, Correspondance de l’Abbé Nicaise, f° 11-12 ; Caillemer 1885, Lettre n° 19, p. 96-98 ; Abdel Halim, p. 277-279, n° CXV).

Bibliothèque nationale de France

References

  1. ^ Baudelot de Dairval 1696 
  2. ^  Caillemer, E. (1885), "L’abbé Nicaise et sa correspondance", Mémoires de l’Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Lyon, 21, XXIV + 297 p.
  3. ^  Abdel-Halim, M. (1964), Antoine Galland, sa vie et son œuvre, Paris.